BARRER LA ROUTE A L'EXTREME-DROITE,
CHASSER LES VOLEURS DU POUVOIR :
POURQUOI NOUS COMBATTONS 
L'EXTREME-DROITE NEO-LIBERALE !

 

La présence de Le Pen au second tour de l’élection présidentielle française est l’occasion d’une mobilisation sans précédent contre la Réaction Lepéniste et d’un débat de fonds sur les raisons et les motivations de combattre l’extrême-droite néo-libérale.

Dans ce débat les Communautaristes européens du PCN, ne se retrouvent pas, ne se reconnaissent pas. Parce que les motivations avancées pour combattre le "Front National", même si certaines sont sincères, sont pour nous mal exprimées. Parce que surtout nous voyons aujourd’hui ceux qui ont amené le Lepénisme au niveau politique qui est aujourd’hui le sien, prétendre le combattre. Enfin parce que ceux qui sont responsables de la faillite politique, morale, sociale, économique et esthétique du Régime et du Système sont mal placés pour donner des leçons. Ce ne sont pas les fourriers de l’extrême-droite qui peuvent aujourd’hui prétendre la combattre.

Il nous faut donc donner les raisons pour lesquelles les Communautaristes européens, en France, ou en Belgique, combattent l’extrême-droite réactionnaire, dont le "Front National" de Jean-Marie LE PEN est avec le "Parti libéral autrichien" de Jorg HAIDER la figure emblématique.

 

NOUS COMBATTONS L’EXTREME-DROITE NEO-LIBERALE PARCE QUE NOUS SOMMES UN PARTI REVOLUTIONNAIRE.

Notre but c’est la subversion du Système, c’est changer de régime. Et nous dénonçons dans l’émergence de l’extrême-droite partout en Europe, et singulièrement en Belgique, en France ou en Autriche, la dernière manœuvre du régime pour tenter de se maintenir au pouvoir. L’extrême-droite, c’est partout en Europe le dernier joker du régime. Il faut discerner "qui" a médiatiquement organisé l’émergence de ces partis, "qui" les a financé de manière occulte.

Et à ce titre l’exemple du "Front National" français est lui aussi révélateur, puisque l’on sait maintenant depuis la publication du livre "LA MAIN DROITE DE DIEU" que c’est François MITTERAND et les pseudo « socialistes » français qui ont organisé la montée en puissance du "Front National" et qui n’ont pas hésité à le financer.

Et avant c’est la droite au pouvoir, le RPR, qui à Dreux n’a pas non plus hésité en prenant des candidats du "Front National", dont son secrétaire-général Jean-Pierre STIRBOIS, sur une liste municipale à lui donner sa première légitimité et sa première consécration électorale.

Aujourd’hui l’extrême-droite est à double titre le dernier rempart du Régime.

Premièrement parce qu’elle bloque une part importante des mécontents, de ceux qui pourraient être dès aujourd’hui, et qui seront demain si l’on brise l’extrême-droite, la base sociale d’un mouvement d’alternative révolutionnaire.

Deuxièmement parce qu’elle constituera demain pour celui-ci un recours, le bras armé d’un capitalisme aux abois. Et l’on sait très bien dans les état-majors réactionnaires que le Lepénisme comme ses épigones européens, avec leurs milices privées, leurs organisations barbouzardes et le fondement anti-social de leurs organisations pourront jouer demain, en alliance avec la droite réactionnaire le rôle d’ultime chien de garde du capitalisme.

Que ceux qui en doutent, qui se laissent tenter par le chant faussement "social" des sirènes mensongères du Lepénisme regardent bien quelle a toujours été la pratique de celui-ci, quelle est la position sociale de ses dirigeants, quels discours ceux-ci tiennent. Un MEGRET annonçant que son but est d’unir les forces réactionnaires de droite, appelant les voix de la droite libérale et gaulliste à se grouper sous le gland tricolore du MNr" révèle très bien quelle est la stratégie qui est véritablement en œuvre. Et regardons aussi ailleurs, en Belgique par exemple, où le "Front National" belge apparaît littéralement par l’origine de ses dirigeants comme une succursale du Parti libéral. Ou en Autriche où l’extrême-droite porte ouvertement le nom de "Parti Libéral Autrichien". L’Internationale "Bleue-Brune", aujourd’hui, c’est la mise en œuvre d’une stratégie d’unification des forces réactionnaires et libérales pour organiser la dernière digue de défense d’un Système aux abois, qui prend peur devant les conséquences révolutionnaires de sa faillite.

 

NOUS COMBATTONS L’EXTREME-DROITE PARCE QUE NOUS SOMMES SOCIALISTES.

Les Communautaristes européens revendiquent leur appartenance à l’Ecole socialiste, parce que nous voyons dans le combat de nos prédécesseurs socialistes pour la justice sociale et l’égalité la base même de notre action. Parce que le Communautarisme ce n’est pas seulement la volonté de constituer une Grande Nation européenne unitaire mais surtout et avant tout de développer au sein et au départ de celle-ci un nouveau modèle social et une nouvelle vision de l’Homme.

Le Lepénisme et ses avatars européens, dont le discours est fondamentalement ultra-libéral, qui visent à démanteler la sécurité sociale, les services publics et les acquis de décennies de luttes ouvrières, représentent pour nous l’ennemi de la société sans classes que nous voulons bâtir demain dans l’Europe unifiée et libérée.

 

NOUS COMBATTONS L’EXTREME-DROITE PARCE QUE NOUS SOMMES EUROPEISTES

Les Communautaristes européens voient dans l’unification européenne la dernière chance pour que nos peuples retrouvent le chemin de la dignité et de l’indépendance. Le Lepénisme en France, ses avatars partout en Europe, c’est le visage hideux de la xénophobie, de l’intolérance, du petit-nationalisme et des guerres civiles auxquelles il a toujours conduit et auxquelles il conduira toujours.

Aujourd’hui, partout en Europe, l’extrême-droite réactionnaire bleue-brune est la principale force d’opposition à l’unification européenne. C’est pourquoi nous la combattons résolument.

 

NOUS COMBATTONS L’EXTREME-DROITE PARCE QUE NOUS ASSUMONS L’HERITAGE POLITIQUE ET IDEOLOGIQUE DE NOS PREDECESSEURS NATIONAUX-REVOLUTIONNAIRES ET NATIONAUX-BOLCHEVIQUES

Nous n’oublions pas le sacrifice de nos camarades Allemands qui ont connu les camps de concentration nazis, la déportation, les exécutions, la torture. Nous nous reconnaissons dans le combat pour la dignité, la liberté, le socialisme et le nationalisme de libération des combattants du Réseau "Widerstand" d’Ernst Niekish, du "Groupe Hielsher", du "Cercle de Kreisau", des courageux combattants du 20 juillet 1944 ou encore des militants Allemands de l’ "Orchestre Rouge". Le "triangle rouge" des camps de concentration, cette marque que les nazis voulaient d’infamie, nous le revendiquons aujourd’hui comme une marque d’honneur. Les nôtres ont porté ce "triangle rouge", nous ne l’oublierons jamais.

Une idéologie n’existe pas intrinsèquement, dans le vide. Elle est un rapport de force avec d’autres courants politiques existants, elle naît, existe, croit, évolue par rapport à une situation sociale, politique, régionale et internationale. Une idéologie a aussi une lignée, un arbre généalogique, une genèse. C’est ce qu’oublient aujourd’hui les traîtres à notre camps, les nationaux-révolutionnaires ou les faux nationaux-bolcheviques qui prétendent aujourd’hui, en France ou en Russie notamment, placer notre combat dans le sillage de l’extrême-droite réactionnaire, aux relents néo-nazis trop évidents.

Le combat de nos prédécesseurs idéologiques des Années 1918-1945 nous impose une éthique de résistance anti-nazie et une ligne de combat frontal contre l’extrême-droite.

 

NOUS COMBATTONS L’EXTREME-DROITE PARCE QUE NOUS COMBATTONS AUSSI LE REGIME.

C’est la raison pour laquelle nous ne nous reconnaissons pas dans les appels de ceux qui, après avoir favoriser l’émergence de l’extrême-droite partout en Europe, directement par calcul ou manœuvre politique, ou indirectement par leur incapacité ou leur faillite, prétendent aujourd’hui combattre celui-ci et donner des leçons à ceux qui depuis toujours ont refusé la réaction.

 

NOUS COMBATTONS L’EXTREME-DROITE, SES CHEFS, SON IDEOLOGIE, SA TACTIQUE, MAIS NOUS NE COMBATTONS PAS LES CENTAINES DE MILLIERS DE NOS CONCITOYENS QUI DANS CHAQUE PAYS EUROPEEN VOTENT POUR L’EXTREME-DROITE PARCE QU’ILS Y VOIENT UN ESPOIR.

L’électorat de LE PEN et de ses émules européens, ce ne sont pas des "millions de salauds" comme le prétendait l’affairiste TAPIE, ce ne sont pas non plus des millions de "fascistes" ou de "néo-nazis", ce sont souvent des citoyens déracinés, déboussolés, égarés, effrayés par l’avenir qui croient rencontrer dans le discours de l’extrême-droite réactionnaire une alternative et un espoir.

Notre but c’est de récupérer cet électorat dans lequel nous voyons l’une des composantes d’une base protestataire et demain d’alternative au Système, avec aussi l’électorat écologiste ou communiste.

 

NOUS COMBATTONS L’EXTREME-DROITE, MAIS NOUS NE COMBATTONS PAS LES MILITANTS NATIONAUX-REVOLUTIONNAIRES QUI SE SONT EGARES DANS SES RANGS.

Nous n’avons aucune indulgence pour les petits cheffaillons qui, en France, notamment, par carriérisme, par intérêt par ambition, se sont placés dans le sillage de l’extrême-droite réactionnaire. Pour ceux-là nous ne voyons que le châtiment des traîtres !

Mais ceux-ci ont hélas entraîné de nombreux militants sincères qui ne voient pas les contradictions qu’il y a entre leur idéal et les fondements profonds de l’idéologie et de la stratégie de l’extrême-droite et du Lepénisme. Nous ne pratiquons pas la politique à court terme, nous savons planifier notre action parfois de longues périodes. Demain en France, lorsque LE PEN disparaîtra, nous savons que l'extrême-droite éclatera encore en de nombreux groupes (FN et MNr compris) et ce jour là nous savons aussi que ces camarades nationaux-révolutionnaires comprendront leur erreur et rejoindrons nos rangs. Les cheffaillons passeront, l’idéal de notre cause est éternel ! Nous avons prouvé en Belgique avec un succès certain notre capacité à combattre l’extrême-droite, à lui barrer la route, à lui arracher sa frange nationaliste et nationale-révolutionnaire. Nous avons entamé avec un certain succès le même combat en France. Nous ne l’arrêterons que lorsque nous aurons fait définitivement l’unité des nationaux-révolutionnaires avec tous les autres ennemis du Système, contre l’extrême-droite et contre le Régime dont elle est issue.

 

NOUS COMBATTONS L’EXTREME-DROITE PARCE QUE NOUS VOULONS CHASSER LES VOLEURS DU POUVOIR.

Tous les militants antinazis, sincères pour l’immense majorité d’entre-eux, nous le savons, qui prétendent combattre l’extrême-droite mais qui refusent de voir que ce combat passe aussi par celui contre le Système et contre les voleurs qui le dirigent n’aboutiront à rien.

Le Lepénisme se nourrit de la faillite du Système. L’extrême-droite se renforce des scandales, de la corruption, des "affaires", au point qu’elle réussit même à faire oublier les siennes. Car ne l’oublions pas l’extrême-droite partout en Europe est aussi, si pas plus, pourrie que le Système qu’elle prétend dénoncer. Et sa version caricaturale en Belgique, que nous avons souvent évoquée, est là pour le démontrer aux plus sceptiques.

Pour barrer la route à l’extrême-droite, il faut, nous le répéterons jamais assez, chasser les voleurs du pouvoir !

C’est la double tâche que nous nous sommes assigné. C’est la raison profonde du combat des Communautaristes européens contre l’internationale "bleue-brune".

 

Page principale - Retour dossier

( Copyright Editions MACHIAVEL / PCN - Tous droits de reproduction, d'adaptation ou de traduction réservés, sauf autorisation écrite de l'éditeur )