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L’Amérique fait
la guerre aux peuples du monde. Une guerre impitoyable et totale menée
depuis la fin du XIXème Siècle pour imposer partout l’hégémonie
yankee au nom d’une « destinée manifeste »
autoproclamée qui ferait des USA le nouveau « peuple élu ».
La seule réponse à
cette guerre totale c’est l’unité quadricontinentale des
peuples d’Afrique, d’Asie, d’Amérique latine et d’Europe
dans un Front uni anti-impérialiste, ce qui veut dire clairement
anti-américain. Car comme le rappelait le « Che » Guevara,
partisan résolu de la destruction totale et définitive de la
puissance yankee, l’impérialisme a une tête, elle est à
Washington et il faut la couper !
Après le 11
septembre, des « communistes de margarine »,
comme les appelait le Maréchal Staline, qui n’aimait pas plus les
ersatz en politique qu’en cuisine, ont critiqué notre anti-américanisme
radical. Ce sont les mêmes anarcho-maoïstes qui se drapent
aujourd’hui dans le culte du « Che », après l’avoir traité
de « mercenaire cubain » jusqu’au milieu des Années
80. Mais le « Che » disait exactement la même chose que le PCN :
l’impérialisme c’est l’Américanisme et il doit être éradiqué.
Le quotidien
bruxellois « LE SOIR » (29 juillet 2002) a publié récemment
une interview du « Che », réalisée par le journaliste Léopold
Unger au moment de la crise des missiles à Cuba en avril 1962, qui
y affirme un anti-américanisme viscéral et radical que nous
partageons sans réserve :
« Il fait
encore nuit. Quelques rares et pâles percées dans la nuit
tropicale annoncent le jour naissant. L'entretien avec le Che dure déjà
plus d'une dizaine de minutes, la fin de la demi-heure promise
approche. Les phrases se font plus courtes: ce ne sont plus des
opinions, mais des sentences.
Le Che : En acceptant le démontage des
bases et des fusées, les Russes ont commis une erreur historique...
Moi : Et toi,
qu'aurais-tu fait à leur place ?
Le Che : Si les fusées avaient été
entre mes mains, elles auraient été tirées et auraient atteint la
cible vers laquelle elles ont été orientées. C'est pour cela
qu'elles ont été installées ici.
Moi : Pourtant si
vous les aviez tirées, la riposte américaine aurait été immédiate
et terrible. Cuba aurait été engloutie sous l'océan.
Le Che : Peut-être.
Tel aurait pu être le cours des événements. Mais le but aurait été
atteint, et l'impérialisme yankee nous aurait accompagnés au fond
de l'océan. »
Aujourd’hui, la
nouvelle étape de la guerre yankee est l’Irak.
Et le devoir de tous
les militants anti-impérialistes est de soutenir Bagdad sans réserve.
Le PCN et LA CAUSE DES PEUPLES réaffirment à cette occasion leur
soutien inconditionnel aux camarades du Parti Ba’ath socialiste
arabe et au Président Saddam Hussein, qui représentent le seul
pouvoir légitime en Irak. Car notre soutien ne va pas seulement à
un peuple mais surtout à un système politique socialiste et révolutionnaire,
qui fait face avec n courage indomptable à la superpuissance américaine.
Dans la sale
guerre que les USA imposent au monde, la question de l’information
sera capitale.
Car la révolte
contre l’impérialisme couve un peu partout dans le monde. On en
est conscient à Washington où « Bush se lance dans la
propagande », comme le précise l’agence AP, qui ajoute
que « La Maison Blanche » vient de mettre en place un
bureau chargé d'améliorer la réputation du pays de par le monde.
Objectif: veiller à ce que les messages de George Bush soient bien
compris et obtenir la plus large adhésion possible aux objectifs américains
… La présidence américaine a révélé l'existence de ce
"bureau sur les communications internationales" au moment
où un centre d'études des relations étrangères basé à New-York
exhortait George W. Bush à réparer "l'image chancelante de
l'Amérique à l'étranger", avant que cette perception négative
ne finisse par nuire aux intérêts américains ».
« De par le
monde, de l'Europe occidentale à l'Extrême Orient, beaucoup voient
les Etats-Unis comme arrogants, hypocrites, égocentriques,
complaisants vis à vis d'eux-mêmes et méprisants vis à vis des
autres », note le rapport du Conseil sur les relations étrangères.
« Nous devons arriver à comprendre et accepter que les
'problèmes d'images' et la 'politique étrangère' ne sont pas deux
choses séparées: elles font partie d'un tout", conclu le
rapport ».
Reste que du refus
du protocole de Kyoto sur le réchauffement de la planète à la
hausse des droits de douanes sur l'acier, en passant par le retrait
de l'aide au Fonds pour la population des Nations unies, le soutien
au colonialisme sioniste, ou encore le refus de la nouvelle Cour pénale
internationale, sans parler des crimes de guerre yankee en
Afghanistan ou en Irak, les décisions unilatérales des Etats-Unis
ont contribué à détériorer leur image dans le monde.
Comme le souligne
Shibley Telhami, professeur à l'université du Maryland, qui
explique que les études réalisées à travers le monde démontrent
une impression générale que "les Etats-Unis ne projettent
pas de compassion vis-à-vis de la souffrance et de la douleur des
autres", particulièrement quand il s'agit des relations
israélo-arabes. "Il y a beaucoup, beaucoup de sujets qui
expliquent le ressentiment des gens. Le premier c'est la politique
(...) et il y a aussi l'impression que l'Amérique est trop pro-israélienne"
(sic), dit-elle à l’AP.
Après le 11
septembre, alors que par lâcheté ou peur, beaucoup d’anti-impérialistes
de salon exprimaient leur « sympathie », voire leur
soutien, aux USA frappés au cœur, nous écrivions que l’Amérique
finirait seule, malgré l’unanimisme de façade de ses valets et
colonies. Nous écrivions aussi que l’Amérique finirait par
perdre la guerre.
Les spécialistes
nous donnent aujourd’hui raison. « Sur le sol américain,
la bataille de la sécurité semble mal engagée. Les Etats-Unis
ont-ils perdu la guerre contre le terrorisme ? », écrit
ainsi Jean-Luc MARRET (LE MONDE, 2 juillet 2002), chercheur à la
Fondation pour
la recherche stratégique
et auteur de «Techniques du terrorisme» (Presses universitaires de
France), qui ajoute que « Les Etats-Unis vont affronter la
menace terroriste sur leur sol pendant les dix ou vingt prochaines
années » et que « le 11 septembre 2001 fut à la
fois la plus grande réussite d'une mouvance activiste religieuse
appelons-la « djihadiste » et le plus grand échec des services
de renseignements américains ».
Quant à l’héroïque
résistance de l’Irak, elle marque, qu’elle que soit son issue,
une défaite politique pour l’impérialisme.
L’échec yankee
s’inscrit en filigrane dans sa crise économique latente et son
système grangrené par la corruption et le culte égoïste du
profit.
Le « COURRIER
INTERNATIONAL » (29 juillet 2002) nous donne pour une fois
raison. Sous le titre « Les Etats-Unis en panne »,
l’hebdo d’Alexandre Adler, gauchiste reconverti dans le
philo-impérialisme, décrit crûment la corruption et la faillite
économique des USA : « Nous avons beau en France
avoir une certaine habitude des magouilles, l’exemple américain
laisse plutôt stupéfait. Jugez-en d’après le commentaire de
l’économiste Paul Krugman : voici un président qui a soudain
fait fortune sur le dos d’une municipalité, en étant copropriétaire
de l’équipe de base-ball du coin. Après avoir vendu très cher
ses parts à un “ami”, il le remercie aussitôt en le plaçant
à la tête d’une société parapublique chargée de gérer les
fonds de l’université du Texas... Vous voyez le système ? Quant
au vice-président Dick Cheney, c’est pire : la société pétrolière
qu’il présidait, Halliburton, a arrangé ses comptes, comme la
trop fameuse société Enron. Ajoutez à cela une Bourse plus déprimée
que jamais, le moral des Américains qui chute et, surtout, un déficit
annuel de la balance courante de 400 milliards de dollars, et vous
avez une assez bonne image de la superpuissance américaine. Un
pays qui, après une décennie d’avancées technologiques et
d’inflation irraisonnée de la valeur des actifs, en revient aux
tristes réalités économiques de la fin des années 80. A savoir :
un pays qui dépense trop et n’épargne pas assez, dont la dette
extérieure totale s’élève à 23 % du PIB et dont les seules
armes sont le dollar et la guerre ».
Il y a deux millénaires un système politique impérialiste tentait déjà
de s’imposer par la Guerre, le colonialisme et le commerce imposé.
Il était gouverné par une oligarchie marchande égoïste et
corrompue. Sa loi était celle du profit. Il s’appelait
Carthage. Souvenons-nous de ce que nous Européens, lorsque
l’Europe s’appelait Rome, avons fait de Carthage. Ecoutons les
injonctions du « Che ». Demain, l’Amérique comme Carthage
sera détruite !
Luc MICHEL
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