FRONT TRANSNATIONAL

De Moscou à Tripoli, l'action transnationale du PCN.
From Moscow to Tripoli, PCN-NCP' Transnational Action

 

SEPTEMBRE 2006 : 
VISITE D’UNE DELEGATION DU PCN
EN PRIDNESTROVIE
- Les Photos -

POURQUOI NOUS DEFENDONS LA PMR
WHY WE DEFEND PMR

 

Jean-Pierre VANDERSMISSEN, membre du Bureau Politique du PCN, fait le compte-rendu de la visite, fort réussie, de la délégation de notre Parti en Pridnestrovie, à l’occasion du Référendum du dimanche 17 septembre 2006 pour l’indépendance de cet Etat.

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A l’invitation de l’ « Organisation internationale de surveillance des élections dans les pays de la CEI » basée à Moscou, une délégation du PCN et du MEDD s’est rendue du 16 au 18 septembre 2006 à Tiraspol, capitale de la République Moldave de Pridnestrovie (en russe : Pridnestrovskaia Moldavskaia Respublika – PMR) alias la « Transnistrie » (du nom roumain du fleuve Dniestr, le « Nistru ») pour être observateur au référendum sur l’indépendance et l’éventuel futur rattachement à la Fédération de Russie de ce petit pays entre l’Ukraine et la Moldavie, sur la rive gauche du Dniestr.

L’occasion aussi de développer nos contacts politiques et de développer notre action dans la CEI, cette seconde Europe.

Départ tôt le matin, samedi, par un vol via Prague pour Odessa où Fabrice BEAUR, Secrétaire-général du PCN-NCP et moi-même, agissant comme Secrétaire aux Relations extérieures du MEDD (le « Mouvement Européen pour la Démocratie Directe »), sommes accueilli par les organisateurs russes qui nous conduisent en voiture à Tiraspol. Luc MICHEL, Président du PCN-NCP, venu de Kichinev (Moldavie), est déjà sur place. Nous allons au Centre international de presse où nous rencontrons d’autres observateurs : nos camarades Italiens, dont la délégation est dirigée par le Dr Stefano Vernole, des Allemands, des Russes etc. Nombreux journalistes de la presse écrite et de la télévision. Nombreuses conférences de presse de Luc MICHEL, qui donnera durant ces 48h de nombreux entretiens aux chaînes de TV russes et locales, largement diffusées sur toutes les télévisions de la CEI. Un ami russe lui dira avec humour qu’il « est devenu l’observateur le plus populaire de la CEI ».

Soirée amicale entre camarades russes, moldaves, francophones et italiens dans un restaurant réputé. Très bon repas et nombreux toasts à la vodka ou au cognac de Tiraspol – une spécialité locale.

On est logé dans un centre de repos pour militaires, belles chambres modernes avec tout le confort.

La première impression est que cette jeune république – indépendante de facto depuis 16 ans – est un état moderne et bien entretenu (routes, bâtiments). La République a toutes les institutions qui font un état moderne.

La Moldavie voisine, dirigée par un président « communiste », mais pour autant très proche de l’OTAN (en 1985, dans notre revue CONSCIENCE EUROPEENNE, nous évoquions de façon prémonitoire les « communistes de Washington » …), n’accepte pas l’indépendance de ce pays peuplé pour 2/3 de Slaves (Russes et Ukrainiens) et donc un tiers de Moldaves (qui parlent une variante dialectale proche du Roumain), alors qu’il n’a jamais fait partie de la Moldavie sauf entre 1940 et 1990 à cause du pacte Molotov-Ribbentrop, lorsque la Moldavie (ex-Bessarabie, annexée à la « Grande-Roumanie » depuis 1918) fut ré-annexée à l’URSS. Mais historiquement, le Dniestr était la frontière entre les empires russe et ottoman. Tiraspol, la capitale a d’ailleurs été fondée en 1792 par le Maréchal russe Souvorov dont la statue orne le centre de la ville.

Il y a 3 langues officielles : le moldave, le russe et l’ukrainien. Le régime est présidentiel – le Président actuel est Igor Smirnov soutenu par le Parti Respublica et réélu en 1996 et 2001 mais depuis les dernières élections législatives, le Parlement qui a gardé son nom de Soviet suprême (soviet veut dire conseil en russe) est dominé par l’opposition du Parti du Renouveau, de tendance réformiste. Sur 43 sièges, il y en a 29 pour Renouveau, 13 pour Respublica et 1 indépendant. Plus aucun élu communiste, ceux-ci souffrant du ressentiment contre les communistes du PC moldave !

Le rEfErendum du dimanche 17 septembre 2006

Les différents observateurs sont reçus au Soviet suprême par son ancien Président, Grigore Maracoutsa, roumanophone et n° 2 du Régime, qui est le Chef de la Commission des Relations interparlementaires du Parlement. Il nous explique la situation du pays et répond aimablement à nos questions.

En fin de matinée, Luc MICHEL, Fabrice BEAUR et moi-même, avec notre interprète et notre chauffeur, partons pour monitorer une série de bureaux électoraux, en voiture vers le Nord pour la ville de Rybinitsa, ce qui nous fait longer le Dniestr et traverser villes et villages. Le pays fait deux fois le Luxembourg et ressemble un peu au Grand-Duché.

Nous allons dans différents bureaux de vote installés dans des écoles, tout est comme chez nous : contrôle des électeurs, urne transparente, isoloirs etc. Donc tout se déroule d’une façon démocratique. Nous sommes reçus à chaque fois par le maire et les responsables du Comité électoral et devons goûter à de nombreux zakouski arrosés de vodka ou de cognac local ! La même chose dans plusieurs villages.

Le pays compte 555.000 habitants et presque tous veulent l’indépendance même les Moldaves car la Pridnestrovie est plus riche que la Moldavie. Le résultat du référendum donnera 95% de oui à l’indépendance et à un éventuel rattachement plus tard à la Fédération de Russie.

Journée de visites

Le lundi matin, notre petit groupe fait un peu de tourisme : visite de la capitale, Tiraspol, le long du Dniestr, ses monuments principaux, sa cathédrale et le Monument aux morts et aussi  Bendery (Bender), unique zone située sur la rive droite du fleuve (Ouest) où nous voyons les monuments de la guerre de 1992 lorsque les Moldaves ont envahi le pays mais furent heureusement arrêtés grâce à l’armée russe du général Lebed. Il y a encore de nombreuses statues de Lénine et l’emblème de la République contient toujours le marteau et la faucille mais c’est plus par souvenir du passé que par attachement au communisme très affaibli.

Notre chauffeur nous conduit à la Résidence du Président Smirnov, où nous sommes aimablement reçus, et aussi au Jardin botanique à côté de la résidence présidentielle, ouvert spécialement pour nous. Nous allons aussi au stade Sheriff, l’un des plus grands complexes multi-sports d’Europe.

Après un déjeuner à l’hôtel avec les autres observateurs, reprise des contacts politiques. Nous allons tous, d’abord à l’Université d’Etat où le Recteur, le professeur S.I. Beril nous donne des informations sur les études et ensuite, nous retournons au Soviet suprême où cette fois, nous sommes reçus par Evgueny Chevtchouk, le jeune (38 ans) Président du parlement qui est le chef du Parti du Renouveau (Obnovlenie en russe).

Nos amis russes nous emmènent ensuite à la résidence épiscopale à côté de la cathédrale où Mgr Justinian, évêque de Tiraspol et Dubossary (Patriarcat de Moscou), nous offre le thé et répond à nos questions. Son diocèse couvre le territoire de la république mais fait toujours partie de la métropole de Moldavie. Les habitants de Pridnestrovie – Moldaves, Russes et Ukrainiens – sont majoritairement orthodoxes et l’Eglise est multi-ethnique comme l’Etat.

Plus tard en soirée après le départ de Luc MICHEL, reparti pour Kichinev, où il a des attaches, un prêtre nous conduit au monastère de Novo-Niametskii au village de Kitskany. Il est immense avec plusieurs églises, 50 moines environ.

Nous gardons tous un excellent souvenir de l’accueil chaleureux des autorités et des villageois qu’ils soient d’ethnie russe ou moldave.

 

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Pridnestrovie 2006 - Les Photos.

 

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