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CELEBRATIONS EN LIBYE
DU 30EME ANNIVERSAIRE DU POUVOIR DU PEUPLE
ET DE LA NAISSANCE
DE LA PREMIERE JAMAHIRIYA DANS L’HISTOIRE
 

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Au pouvoir depuis sa révolution du 1er septembre 1969, Moammar Kadhafi a célébré en grande pompe le 2 mars 2007 le 30e anniversaire de la Jamahiriya, expérience de démocratie directe à la libyenne,  dans laquelle chaque citoyen s'implique dans la direction du pays par l'intermédiaire des Conférences populaires.

 

LA DEMOCRATIE DIRECTE VERSION LIBYENNE

Les partisans de ce « système de masse » illustré par des congrès populaires et d'où sont exclus les partis politiques oligarchiques, estiment qu'il garantit à la population un droit de regard sur les affaires nationales et favorise la stabilité politique. Beaucoup de Libyens estiment qu'un tel système – seule forme de gouvernement qu'aient connue la plupart d'entre eux – peut se perpétuer des années sans changements significatifs.

Arrivé au pouvoir en 1969 par un coup d'Etat militaire sans effusion de sang, Kadhafi a proclamé en 1977 le régime populaire de la Grande Jamahiriya (Etat des masses) en vue de créer une société conforme aux préceptes de son « LIVRE VERT », qui conjugue des notions issues du socialisme, du Nationalisme révolutionnaire (notamment du Jacobinisme) et du panarabisme.

Il a supprimé les grandes entreprises privées et interdit aux Libyens de s'employer entre eux, affirmant avec justesse que ce serait une forme d'exploitation.

Les réunions communautaires locales appelées « congrès populaires de base », dont les décisions sont mises en oeuvre par des comités populaires composés de partisans enthousiastes du « LIVRE VERT », prennent des décisions qui sont soumises au Congrès général du peuple via une pyramide de comités et de congrès.

 

« RICHESSE PARTAGEE »

Kadhafi soutient que cette structure a démontré sa valeur politique. En matière d'économie, il a opté en revanche depuis des années pour le pragmatisme. « Les uns parlent de socialisme populaire, les autres de capitalisme populaire : c'est sans importance. Ce qui compte, c'est que la richesse soit partagée entre les gens », déclarait-il en 1994.

Des observateurs considèrent que ce pays d'environ cinq millions d'habitants a prospéré dans le cadre de la Jamahiriya. Il s'inscrit au 64e rang sur un total de 177 pays dans l'indice du développement humain des Nations unies, et l'espérance de vie y était de 74 ans en 2003, avec un degré d’alphabétisation de 92% (contre 8% avant la Révolution !).

 

UN DEBAT PUBLIC SUR LA DEMOCRATIE

Le dirigeant libyen participait ce 2 mars 2007 à un débat public sur la démocratie avec le politologue américain Benjamin Barber et le sociologue britannique Anthony Giddens.

Dans un discours prononcé le 1er mars 2007 dans l'oasis de Sebha, Kadhafi a défendu son « système de masse » en déclarant :

« Tous les peuples doivent administrer leur pays selon l'environnement culturel et social. Les peuples d'Afrique vivent en tribus et chaque tribu a un chef, aussi le système des élections et des partis politiques convient-il à l'Europe et à l'Amérique davantage qu'à l'Afrique. » (…)

« La politique occidentale relève de la loterie et l'Onu accueille 190 dirigeants qui ne sont pas désignés par leurs peuples mais contrôlent pourtant six milliards de vies », a-t-il ajouté : « Ils sont arrivés au pouvoir par la corruption. La politique, pour eux, passe par l'achat de voix d'électeurs. »

Kadhafi s'est aussi élevé contre le système financier international, qu'il a présenté comme une « dictature » basée sur la peur à laquelle son pays n'avait d'autre choix que de se soumettre.

« Les plus grands pouvoirs aujourd'hui sont dans les mains de ceux qui détiennent les pouvoirs économiques et militaires et qui peuvent intimider les autres. Ils peuvent vous affamer. Ils peuvent couper toutes vos possibilités d'exporter vos matières premières, comme le café ou le pétrole », a-t-il dit lors d'un débat public avec des intellectuels étrangers.

Cette discussion de deux heures a eu lieu en présence de journalistes dans l'oasis de Sebha, où Kadhafi avait proclamé son système de Pouvoir populaire il y a 30 ans. Elle s'inscrivait dans le cadre de la célébration de cet anniversaire.

« Il s'agit d'une dictature internationale qui s'exerce contre les peuples, en particulier contre les peuples les plus pauvres », a-t-il dit en évoquant les conditions fixées par les bailleurs de fonds internationaux.

« Ceux qui vous menacent avec leur puissance militaire ou avec le Conseil de sécurité sont ceux qui contrôlent le monde. Si vous vous élevez contre eux, vous risquez d'être détruits. Les Libyens l'ont compris. Par réalisme et pragmatisme, la Libye a amélioré sa relation avec le monde. »

Le dirigeant libyen Moammar Kadhafi a par ailleurs déploré que son pays n'ait pas bénéficié des compensations qui lui avait été promises par les pays occidentaux après avoir renoncé en 2003 à son programme d'armement nucléaire. Il a déclaré dans un entretien à la BBC diffusé le 2 mars 2007 que les Occidentaux n'avaient pas aidé la Libye à transformer son programme nucléaire militaire en un programme civil comme ils s'y étaient engagés.

« Cela aurait du être un exemple à suivre. Mais, la Libye est déçue car les promesses faites par les Américains et la Grande-Bretagne en échange de l'abandon de nos capacités nucléaires n'ont pas été tenues », a déclaré Kadhafi selon le site Internet de la BBC.

« Et donc ces pays (l'Iran et la Corée du Nord) disent 'nous n'allons pas suivre l'exemple de la Libye puisque la Libye a renoncé à son programme sans bénéficier de compensations' », a-t-il ajouté.

La Libye a accepté en 2003 de renoncer à son programme d'armement nucléaire et elle a permis à des inspecteurs internationaux d'avoir accès à ses installations. Cette décision a permis à Tripoli de rompre son isolement sur la scène internationale.

« Ils ont dit que si nous abandonnions notre programme militaire, ils nous aideraient à développer une capacité nucléaire à des fins pacifiques, mais cela ne s'est pas produit », a affirmé le dirigeant libyen.

Les Etats-Unis ont dit qu'ils espéraient que la Corée du Nord et l'Iran allaient suivre l'exemple libyen.

Moammar Kadhafi a enfin affirmé, à l'occasion d'un débat assez inhabituel, qu'un jour, la Libye n'aurait plus besoin de lui comme leader.

« J'espère que les Libyens se gouverneront eux-mêmes par les Conférences populaires, et il n'y aura pas besoin de Moammar Kadhafi (...) dans l'avenir », a-t-il également affirmé. « Les masses ont désormais plus de pouvoir. J'espère que le peuple libyen sera un modèle pour le monde ».

 

CEREMONIES DE CELEBRATION DU 30EME ANNIVERSAIRE DU POUVOIR DU PEUPLE A SEBHA

Sebha 2 mars 2007 : à l’occasion de la célébration du 30eme anniversaire de la proclamation du pouvoir du peuple et de l’avènement de la première Jamahiriya dans l’Histoire, Moammar Kadhafi a assiste à une grande cérémonie populaire.

Une foule compacte venue de la région de Fezzan y a assisté. La ville de Sebha a connu une ambiance inhabituelle de part la présence du guide de la révolution, étant donné que cette ville fut le point de départ de la Révolution contre les forces du colonialisme et la réaction.

Au cours de cette cérémonie grandiose, il y a eu l’intervention du docteur Mohamed Annass Taher, membre de la direction populaire de la chaabiat (municipalité) de Sebha. Il a fait l’historique de la naissance de la première Jamahiriya dans l’Histoire et de l’avènement du pouvoir du peuple. Il s’est dit heureux de voir le guide présent à cet évènement mémorable, en ce lieu glorieux dont peuvent être fiers les Libyens. Il a ajouté la nécessité de s’attacher aux idéaux de la Révolution du Premier septembre et au pouvoir du peuple qui constitue un choix irréversible.

Les participants ont salué les efforts du guide en faveur de la paix et de la stabilité de l’Afrique. Il a été également rappelé l’affirmation de l’Unité arabe, qui est un choix irréversible quelles que soient les raisons de son échec.

Il a été également souligne la nécessite pour la communauté internationale avec ses différentes instances de préserver les droits du peuple palestinien. Les intervenants ont aussi souligné la nécessite de mettre fin à ce qui se passe en Irak.

En guise de reconnaissance et de considération de la part des masses de la région du Fezzan, celles-ci ont décoré le guide de la médaille des masses, qui est attribuée une seule fois. C’est le professeur Ahmed Senoussi Hammad, un des compagnons du guide, qui a honoré le guide de cette distinction.

De même que Ali Mohamed Hussein Aqil, un des fils d’un compagnon du guide a remis au guide un volume où figurent les signatures des Libyens et des Libyennes, des congrès de base des Chaabiats de Sebha, Wadi Achaati, Wadi al Hayat, Ghatt, Morzok. Puis les masses du Fezzan ont offert au guide un sabre par le biais de Saleh ben Massoud, petit-fils du martyr combattant Abdel Kader ben Massoud, qui  du Caire avait lancé le cri de la liberté contre l’occupation.

Ce fut au tour de Mohamed el Madani al Houdhairi, coordinateur des directions populaires et sociales de la chaabiat de Sebha de présenter le guide avant qu’il ne  prononce son allocution à l’occasion de la célébration du 30eme anniversaire du Pouvoir du peuple et la naissance de la première Jamahiriya dans l’Histoire.

Dans son intervention, Moammar Kadhafi a rappelé le sens profond et la dimension historique de l’évènement que nous célébrons ce jour. Le guide a indiqué que nous nous félicitons en ce jour historique qui vit naître le pouvoir du peuple et la naissance de la première Jamahiriya dans le monde. Il a ajouté que dans ce lieu historique fut déclenché le Mouvement des officiers libres contre les forces du colonialisme, la réaction et des agents de la solde à l’impérialisme. L’objectif de ce Mouvement était l’obtention de la liberté pour le peuple. Ce lieu fut le point de départ de la proclamation du pouvoir du peuple.

 

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