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De Moscou à Tripoli, l'action transnationale du PCN.
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3-5 MARS 2007 :
LE PCN EN ABKHAZIE AVEC UNE MISSION
D’OBSERVATEURS INTERNATIONAUX
POUR LES ELECTIONS PARLEMENTAIRES
 

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Rapport sur l'élection parlementaire abkhaze du 5 mars 2007.
(Avec Reuters, The Tiraspol Times, PCN-NCP Press Office, RIA Novosti, REGNUM).

Regnum Agency (5 March 2007) : « Nous ne comprenons pas qu'une politique de double standard soit appliquée à l'Abkhazie », a annoncé l'observateur international Luc Michel à une conférence d'information au Centre international de presse à Soukhoum, dont la télévision abkhaze et russe et de nombreuses agences de presse ont rendu compte. Un correspondant de REGNUM cite l'observateur qui indique que ce sont les premières élections dans l'histoire de l'Abkhazie visitées par des observateurs internationaux. « La première impression est la sanglante trace de la guerre, les bâtiments et les monuments de l'héritage historique et culturel détruits », a-t-il dit ajoutant que « vous luttiez pour votre originalité, votre indépendance et cela devrait être respecté ». « Vous avez un pays très démocratique. Et vous en êtes persuadés. L'information que la Géorgie donne à la communauté internationale ne reflète pas la situation réelle », notait Michel.

 

Les élections au parlement abkhaz avaient lieu le 4 mars. Ses 35 sièges ont été brigués par 111 candidats. Ces élections se déroulaient au scrutin majoritaire. Les élections en Abkhazie sont considérées comme valides si le taux de participation est supérieur à 25%.

L'Abkhazie, ex-république autonome de la Géorgie depuis 1931, a combattu les forces géorgiennes de 1992 à 1994, au lendemain de la dissolution de l'URSS en décembre 1991. Soukhoum ne reconnaît pas la souveraineté de Tbilissi sur son territoire et applique depuis plus de 16 ans déjà une politique visant à accéder à une indépendance reconnue par la communauté internationale.

La république sécessionniste (pro-russe) d'Abkhazie, séparée du reste de la Géorgie après un conflit sanglant, déclenché par les ultra-nationalistes géorgiens, dans les années 1990, élisait ce 4 mars 2007 son parlement, un scrutin qualifié « d'illégal » par le président géorgien d’extrême droite Mikheïl Saakachvili qui rêve de reprendre en main la république rebelle.

Quelque 130.000 personnes étaient appelées à élire leurs 35 représentants au parlement de cette république située dans le nord-ouest de la Géorgie et dont l'indépendance n'est pas encore reconnue par la communauté internationale.

L'Abkhazie, ancienne « république autonome » de l'Union soviétique rattachée à la Géorgie par Staline, a proclamé unilatéralement son indépendance en 1992, après la fin de l'URSS. Tbilissi y envoie alors ses troupes pour mettre au pas la région rebelle. Le conflit, qui ravage notamment la capitale Soukhoum, est perdu par Tbilissi, grâce au soutien de Moscou aux séparatistes abkhazes pendant la guerre de 1992-94.

L'Abkhazie bénéficie jusqu'à aujourd'hui d'un soutien de fait de la Russie, en particulier sur le plan économique, même si officiellement Moscou ne reconnaît pas la jeune république.

L'économie de l'Abkhazie basée sur le tourisme et l'agriculture et qui s'était effondrée après la guerre, retrouve peu à peu son souffle, grâce aux investissements russes et les exportations d'agrumes abkhazes vers la Russie.

Mais Tbilissi, depuis l’arrivée au pouvoir du Régime ultra-nationaliste et autoritaire de Saakachvili, fidèle valet de Washington et de l’OTAN – qui encourage l’instabilité dans le Caucase – recherche la guerre comme solution au problème.

« Aujourd'hui, une nouvelle génération a grandi en Géorgie, qui ne tolérera pas le séparatisme et l'emploi de la force », affirme dans un discours aux accents mussoliniens Saakachvili qui visitait le jour même de l’élection abkhaze une base militaire géorgienne en construction à Gori, au nord-ouest de Tbilissi. « Nos ennemis veulent que nous, et ceux qui ont été chassés de leurs maisons, oublions et acceptons, mais ce ne sera jamais le cas », a souligné le président dont les propos ont été diffusés par la chaîne de télévision Roustavi 2. Le chef de l'Etat avait promis, après son arrivée au pouvoir en 2003, de faire revenir dans le giron de la Géorgie les républiques séparatistes d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud, de facto indépendantes de Tbilissi. Un défi qui paraît difficile, alors que les négociations sur le règlement du conflit abkhazo-géorgien sont bloquées depuis plusieurs années.

« Malgré les tentatives de la Géorgie de faire peur à la population, les gens votent », s'est contenté de dire le président abkhaze Sergueï Bagapch, cité par l'agence Interfax, ajoutant que le scrutin se déroulait « pour l'instant dans le calme et en conformité avec les normes démocratiques ».

Une délégation d’observateurs internationaux venus de l’Union européenne, de la CEI et de plusieurs pays arabes – et dont Luc MICHEL, président du PCN, et de Fabrice BEAUR, Secrétaire-Général du Parti faisaient partie – attestait de la régularité du scrutin et de son organisation selon les normes de l’UE.

« Les prochaines élections parlementaires montreront que l'Abkhazie est un Etat où toutes les branches du pouvoir sont formées », a estimé à la veille de cette élection le parlementaire russe Fedor Nefedov, qui se trouvait en Abkhazie en qualité d'observateur international, dans un entretien aux journalistes à Soukhoum. « Si les élections au parlement abkhaz sont réussies et se déroulent dans la dignité, ce sera un nouveau pas vers la reconnaissance de la république par la communauté internationale », a encore estimé le député.

Selon le parlementaire russe, le fait que certaines organisations internationales estiment que les élections abkhazes ne sont pas légitimes trahit leur parti pris.

Des membres de l'Assemblée interparlementaire des pays membres de la « Communauté pour la démocratie et les droits des peuples » (dont font partie l'Abkhazie, la Transnistrie et l'Ossétie du Sud), de l'organisation « Dialogue transeuropéen » et de l’ONG EODE (Eurasian Observatory for Democracy and Elections, Brussels-Paris-Sofia) étaient arrivés en Abkhazie le 3 mars.

Les représentants de ces organisations ont suivis le déroulement des élections au parlement de la république.

A l'issue des élections législatives les observateurs ont rédigé un rapport conjoint qui affirme que « Les élections législatives en Abkhazie ont été conformes à la législation nationale, aux principes internationalement admis ». 

La mission d'observation comprenait des représentants de parlements et d'associations d'Italie, de Pologne, de France, de Belgique, d'Allemagne, de République de Chypre Nord, de République du Sahara occidental, d'Arménie, de Moldavie, d'Ukraine, de Russie et d'autres pays.

Même si la Géorgie et la communauté internationale ne reconnaissent pas cette république, le président abkhaze Sergueï Bagapch pouvait affirmer à l’issue de l’élection ce qui suit : « La communauté internationale doit comprendre qu'il y a des institutions démocratiques en Abkhazie, qu'il y a une opposition, des médias indépendants et des élections libres ». Le président abkhaze. Sergueï Bagapsh estime encore que la population de son pays restera « sur la voie qu'elle a choisie ». Et cette voie, c'est celle de l'indépendance, proclamée en 1992.

 

 

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