APRES LES ATTAQUES ANTI-IMPERIALISTES CONTRE WASHINGTON ET NEW-YORK :
QUE PENSER ? QUE CROIRE ? QUE FAIRE ?


AFTER THE ANTI-IMPERIALIST ATTACKS AGAINST WASHINGTON AND NEW YORK :
WHAT THINKING ? WHAT BELIEVE ? WHAT TO DO ?





1/ Le point de vue du PCN-NCP - The point of view of the PCN-NCP

_Statement of the European political board of PCN-NCP
_Déclaration du Bureau politique europén du PCN-NCP

2/ Réactions anti-impérialistes - Anti-imperialist reactions

_Réaction du Président Saddam Hussein
_Réaction de l'Irak
_Communiqué de Politique-Info
_Reaction of the Serbian Radical Party (SRS) : "Terrorism Boomerangs On America" - "Terorizam se Amerikancima vratio kao bumerang"
_La réaction du peuple de Belgrade - Reaction of the people of Beograd
_Réaction du maire d'Eygalayes (Drôme, France) : Pas d'hommage pour les Etats-Unis !
_For the arrogance of power America now pays a terrible price
_Reaction of the Russian PRAVDA : "Where is the democracy gone ?"
_Reaction from Brasil : "No counterattack from U.S. can to reverse such an impact. Final countdown for the end of the last world superpower is in progress already !"
_Communiqué du Regroupement Communiste

3/ Anti-impérialisme : la trahison des réformistes - The betrayal of reformists

_Réformisme ou Révolution : Quel anti-américanisme après les attaques anti-impérialistes contre washington et new-york ? Que faire ?

4/ Mediamensonges des media occidentaux : Que croire ? - Lies of western media : Where is the truth ?

_Crimes de guerre et terreur des usa et de l'otan : Qui sont les assassins ? Où est le terrorisme ? Qui représente le mal ?
_Revue de presse anti-impérialiste : Au delà de la propagande Occidentale, Un regard critique sur les attaques contre le Pentagon et Wall-Street
_Pendant les attaques, les affaires continuent !

5/ En savoir plus sur l'Impérialisme américain et ses buts - More information about American Imperialism and its goals

_Théories de l'impérialisme américain : la réponse des peuples
_American imperialism's theories : the peoples'answer
_Le "Choc des Civilisations" de Samuel Huntington : une théorie fallacieuse qui ne vise qu'à justifier les agressions américaines
_Samuel Huntington's "clash of cilizations" : a false theory to suport American agressions

6/ Que faire ? - What to do ?

_Inventaire de l'Anti-américanisme - Anti-Americanism in the World

7/ Analyses et points de vue - Analysis and points of view

_An American point of view : The American Century Ends With A Bang
_An American point of view : Why They Attack Us

8/ De Belgrade à New York : un air de déjà vu

_Les photos qui dérangent l'Occident

9/ Halte à la répression contre les forces anti-impérialistes !

_The Arab European League will go through with picket action in Brussels to comemorate
-----Sabra Shatilla victims depise threats, intimidation and harassment.

_Communiqué d' INFOSUD. une revue inculpée pour "apologie du terrorisme" :
-----Contre la militarisation de la société et les restrictions des libertés, Soutien à la presse indépendante !


10/ Halte à l'agression yankee contre l'Afghanistan !

_Non à la guerre américaine ! Oui au combat de libération des peuples ! Un, deux, trois, mille Afghanistan !

 

 


Statement of the European political board of PCN-NCP

13 September 2001

ANTI-IMPERIALIST ATTACKS AGAINST WASHINGTON AND NEW-YORK :
USA HIT IN THE HEART !

Since decades, USA attack the world. Today the arrogant America knows that one can hit in the same way in the heart of its big cities : Wall-Street symbol of capitalist opression, the Pentagon center of the yanki militarism, and the State Department, brain of the imperialistic octopus.

America pay the price for the deaths of Dresden and Hamburg, Hiroshima and Nagasaki, Baghdad and Beograd.

Theoreticians of the Pentagon, like Fukujama Brzezenski, speak of the XXIth century as the one of the American global domination. The American people now knows that he will be the one of its destruction. Carthago delenda !

PCN denounces the western media hypocrisy that speaks of "terrorism" whereas it is war : the war that Washington makes to the world, the war that Zionism leads against the Palestinian people.

There are two years exactly, missiles of USA and of their European mupets of NATO hit the building of our comrades of SPS in Beograd : "just punishment of Milosevic" said the same journalists that speak today of "terrorism".

PCN deplores the innocent victims but it is the war: every day in Gaza and in Cisjordania, in Baghdad, Bassora or Skopje and elsewhere, the imperialistic war kills women and children. The responsible of these deaths are not the liberty fighters but Washington, Tel-Aviv and NATO!

Email: info@pcn-ncp.com

For more information :

http://www.pcn-ncp.com


Communiqué de presse du PCN-NCP

(Bruxelles et Paris) - 11 septembre 2001

ATTAQUES ANTI-IMPERIALISTES CONTRE WASHINGTON ET NEW-YORK : LES USA FRAPPES AU COEUR !

Depuis des décennies, les USA agressent le monde. Aujourd'hui l'arrogante amérique sait que l'on peut frapper au coeur même de ses métropoles : Wall-Street symbole du capitalisme opresseur, le Pentagone centre de l'agression militariste yanquee et le State Department, cerveau de la pieuvre impérialiste.

Depuis des décennies, les USA agressent le monde. Aujourd'hui l'arrogante amérique sait que l'on peut frapper au coeur même de ses métropoles.

Les Etats unis payent aujourd'hui le prix des morts de Dresde et de Hambourg, de Hiroshima et de Nagasaki, de Bagdad et de Belgrade.

Les théoriciens du Pentagone, les Fukujama et les Brzezenski, parlent du XXIème siècle comme celui de la domination planétaire américaine. Le peuple américain sait maintenant qu'il sera celui de sa destruction. Carthago delenda !

Le PCN dénonce l'hypocrisie des medias occidentaux qui parlent de "terrorisme" alors que c'est la guerre : la guerre que Washington fait au monde, la guerre que le Sionisme mène contre le peuple palestinien.

Il y a tout juste deux ans, les missiles des USA et de leurs valets européens de l'OTAN frappaient le building de nos camarades du SPS à Belgrade : "juste punition de Milosevic" disaient les mêmes journalistes qui parlent aujourd'hui de terrorisme.

Le PCN déplore les victimes innocentes mais c'est la guerre : chaque jour à Gaza et en Cisjordanie, à Bagdad ou à Bassora, à Skopje et ailleurs, la guerre impérialiste tue des femmes et des enfants. Le responsable de ces morts ne sont pas les combattants de la liberté mais Washington, Tel-Aviv et l'OTAN !

Email : info@pcn-ncp.com

Pour en savoir plus :

http://www.pcn-ncp.com

 



Réaction du président irakien Saddam Hussein :

Alors que tous se couchent peureusement dans le monde arabe et que le divorce est complet entre l'opinion publique arabe et ses dirigeants, "le président irakien Saddam Hussein continue de défier les Etats-Unis après les attentats sanglants sur leur sol", écrit l'AFP, estimant que les "Américains récoltent le fruit de la politique "criminelle" de leurs dirigeants".

Les Américains "ont récolté les épines semées par leurs dirigeants dans le monde entier", a déclaré mercredi Saddam Hussein, dans sa première réaction aux attentats spectaculaires mardi à Washington et New York. Il a ajouté que, quels que soient "les sentiments humains contradictoires" à l'égard des attentats, les Etats-Unis "n'ont laissé aucun endroit dans le monde où un monument symbolisant leurs actes criminels n'a pas été érigé, que ce soit au Japon, victime d'une destruction nucléaire, au Vietnam ou en Irak".

Le président irakien, dont l'animosité est sans égale à l'égard des administrations qui se sont succédé à la Maison blanche depuis la guerre du Golfe en 1991, est l'un des rares dirigeants du monde à n'avoir pas condamné les attentats.

"Dans l'Histoire, personne n'a franchi l'Atlantique, avec des armes, pour nuire aux Etats-Unis, mais ce sont eux qui ont traversé l'Océan pour amener la mort, la destruction dans le monde", a dit Saddam Hussein. Il fesait ainsi allusion à l'intervention américaine dans les différents conflits armés dans le monde.

Saddam Hussein, qui n'a montré aucun signe de compassion devant l'ampleur sans précédent des attentats, confirme son défi à l'égard de Washington, qu'il tient pour responsable du maintien des sanctions de l'ONU contre son pays et de la poursuite des raids américano-britanniques dans les zones d'exclusion aérienne dans le nord et le sud de l'Irak.

 



Pour l'Irak, les attentats sont une leçon infligée aux tyrans américains

L'Irak, plongé dans un génocide rampant par l'embargo occidental depuis 10 ans, frappé quotidiennement par les bombes anglo-américaines, n'a pas eu les précautions diplomatiques contrites des autres états arabes, éperdus de peur face à la brutalité attendue des réactions américaines.

En Irak meurent chaque mois, depuis 1991, 4.500 bébés à cause de l'embargo. Soit 120 fois les morts de Wall-Street. Le peuple irakien compte plus d'un million de morts, civils pour une écrasante majorité, frappés par la barbarie occidentale. A Bagdad, nos camarades du Parti BAAS disent donc ouvertement ce que les masses arabes pensent et partagent les positions et l'analyse du PCN.

Les médias officiels en Irak ont accueilli mercredi comme une "leçon" infligée aux "tyrans américains" les attentats meurtriers de la veille à New York et Washington, excluant toute implication de l'Irak et des Palestiniens.

Sous le titre "L'Amérique brûle", le quotidien Al-Irak affirme que "ce qui s'est passé aux Etats-Unis hier est une leçon pour tous les tyrans, les oppresseurs et les criminels". "Les dirigeants américains devaient s'attendre à une telle leçon, car ils ont fait preuve d'une insupportable cruauté envers les peuples et cela a fini par leur exploser à la figure, détruisant leurs symboles et faisant pleurer amèrement les Américains", ajoute le journal. Pour Al-Irak, "ce sont le prestige, l'arrogance et les institutions de l'Amérique qui brûlent". "L'Amérique sauvage et atteinte de la folie des grandeurs a infligé l'humiliation, la famine et le terrorisme à tous les pays du monde, et aujourd'hui elle récolte les fruits de sa politique arrogante et stupide", ajoute le quotidien. "Quelle que soit la partie qui a commis ces attentats, elle a traîné la dignité du gouvernement américain dans la boue et démasqué son arrogance vaine. Un Etat ne peut être puissant s'il est incapable de se défendre à l'intérieur", poursuit Al-Irak. Selon lui, "le mythe de l'Amérique s'est effondré avec le World Trade Center de New York. La grande puissance qui a semé la terreur partout dans le monde a été hier terrifiée, affolée et humiliée".

La télévision d'Etat a présenté mardi soir les attaques contre les USA comme "le fruit des crimes américains commis contre l'humanité". "Les cow-boys américains récoltent les fruits de leurs crimes commis contre l'humanité et (ces attentats) sont une gifle douloureuse donnée aux politiciens américains", a estimé le commentateur de la télévision. "C'est un jour noir dans l'histoire des Etats-Unis, qui goûtent la pire des défaites pour leurs crimes et leur mépris à l'égard de la volonté des peuples qui aspirent à une vie libre", a poursuivi la télévision irakienne. "La destruction des centres de pouvoir américains est la destruction de la politique américaine qui a dévié des valeurs humaines pour se ranger du côté du monde sioniste, continuer à massacrer le peuple palestinien et appliquer les plans américains pour dominer le monde sous la couverture du soit-disant Nouvel ordre mondial", a poursuivi la télévision.

 

 

USA : 11 Septembre

Communiqué de Politique-info

Qui pouvait imaginer que l'on pouvait longtemps encore se moquer de la santé de la planète en ne signant pas les accords de Kyoto, que l'on pouvait impunément jouer les Rambo en Irak, ou en Yougoslavie; que l'on pouvait se dire " civilisé " en appliquant la peine de mort et en vendant des armes au monde entier.... qui sinon les dirigeants des USA et leurs collaborateurs disséminés dans " nos " " démocraties ".

Au jourd'hui 11 Septembre 2001 les réactions de " nos " dirigeants sont à l'image de leur surprise. La citadelle même du pouvoir mondial est attaquée. Ce fait était impensable. On pouvait " penser " le capitalisme, l'oppression, l'injustice, mais ces dirigeants - unanimes - ne pouvaient imaginer qu'au delà de la pensée il y avait des hommes et des femmes qui souffraient. Amérique latine, Asie, Europe centrale et pays de l'ex URSS et bien sur en première ligne : Palestine.

Faire souffrir les corps, détruire les esprits par les mensonges diffusés par les médias à la solde des puissants, cela se paye.

L'histoire est remplie de ces puissances omnipotentes, méprisantes, qui ont du plier sous la pression des peuples. On croyait les peuples et les travailleurs endormis, anesthésiés, anéantis. les voilà qui se réveillent.

Le réveil est brutal, désordonné, il ne se fait pas comme c'était écrit dans le manuel du parfait militant. Mais il se fait. Que n'ont dit les puissances européennes lorsque les français ont coupé la tête des rois !.

La révolution n'est pas un diner de gala. Ce qui se passe au USA ce 11 Septembre, n'est pas une réception mondaine à laquelle sont conviés Messieurs Koffi Annan, Arafat, Sharon, Jospin, Chirac.

Que ceux qui critiquent ces actions et poussent des cris d'orfraie ne viennent pas nous raconter des salades. La violence de ces actes est l'exact reflet de la violence quotidienne endurée par des peuples depuis des décennies. On peut le déplorer, mais avant de jouer les pleureuses qu'on balaie devant sa porte.

Finis les actes de repentance et de contrition.

Tout finit par se payer.

Démagogiques démocrates, qui osez nous parler des droits de l'homme en organisant la prédation du monde entier par le fric et les armes, ne demandez pas aux peuples de la galanterie dans leur révolte si vous n'avez aucune humanité dans vos rapports avec les peuples.

Quant aux victimes américaines de ces actions et au peuple américain en général, s'il cherche des responsables, qu'il se tourne vers le seul responsable de cela : la politique impérialiste, militariste, de ses dirigeants.

(Politique-info - 11 Septembre 2001 - http://www.politique-info.com/index.php )



The reaction of the Serbian Radical Party (SRS) :
"Terrorism Boomerangs On America"

"The United States has sown the terrorist wind and is now reaping the whirlwind", according to the Serbian Radical Party (SRS) leader on Thursday.

Accusing the United States of "pursuing a global policy of state terrorism which had now boomeranged on itself", Vojislav Seselj said that the United States must first reappraise its own policy if it wants to be effective in fighting terrorism.

"America cannot be the global policeman in the long term... and bomb other states and nations with impunity", Seselj told a news conference, commenting on outrages in New York and Washington.

Seselj : "Terorizam se Amerikancima vratio kao bumerang"

Predsednik Srpske radikalne stranke Vojislav Seselj izjavio je u cetvrtak da su SAD same posejale teroristicko seme zla i da im se terorizam sada vratio kao bumerang.

Optuzivsi SAD da sirom planete vode politiku drzavnog terorizma, on je zakljucio da ta zemlja, ukoliko zeli da uspesno suzbije terorizam, mora da preispita vlastitu politiku.

"Ne moze Amerika dugorocno da bude zandarm celom svetu" ...da nekaznjeno bombarduje drzave i narode", rekao je Seselj na konferenciji za novinare, komentarisuci teroristicke napade na Njujork i Vasington.

(From BORBA – Beograd – 14 september 2001)

 


 

The reaction of the people of Beograd :
Two Years After NATO Bombings, 
There is Little Sympathy with U.S. Among Yugoslavs

"I am sorry for those in the World Trade Center, but not for those in the Pentagon. Those people there bombed us." "It is probably some of their friends who did it,anyway."

Attacks on the World Trade Center and the Pentagon, broadcast virtually live on local television, drew much attention in Belgrade, but two years after the NATO bombing campaign against Yugoslavia, the havoc on American streets won little sympathy here. While political leaders did condemn the attack using hijacked passenger planes as bombs, many of the people in the streets were closer to saying that they survived similar treatment at the hands of the United States and other NATO states.

"I am sorry for those in the World Trade Center, but not for those in the Pentagon. Those people there bombed us," said a man in a video store. "It is probably some of their friends who did it, anyway," he added, reflecting the common belief in Yugoslavia that the United States support ethnic Albanian extremists in the Balkans and other similar groups elsewhere. NATO bombed Yugoslavia for 78 days in 1999.

Aleksandar, an owner of a shop in central Belgrade, said that "Americans are paying the price for putting their nose into too many places". Responding to an objection that the people in New York had nothing to do with the U.S. foreign policy, he said: "I had nothing with (Slobodan) Milosevic's policy, but the Americans bombed me." "New York is undoubtedly horrible, but Pentagon burning does not bother me at all," he said. "Look at the defense ministry ... now they have rubble to look at" he added, referring to some of NATO targets in Belgrade, which are devastated but still standing.

(from dpa - Deutsche Presse-Agentur)

 



Réaction du maire d'Eygalayes (Drôme, France) :
Pas d'hommage pour les Etats-Unis !

"Le maire d'un petit village de France a refusé l'hommage aux USA", titre Reuters !

Le maire d'Eygalayes, un petit village de la Drôme, a refusé de se plier à l'hommage rendu à travers l'Europe aux victimes des attentats qui ont frappé les Etats-Unis, mardi.

Alors que de l'Atlantique à l'Oural, des millions d'Européens, manipulés par la propagande de l'OTAN ou contraints et forcés dans les écoles et les entreprises, se recueillaient, Jacques Laurent, qui n'affiche aucune couleur partisane, a refusé d'observer les trois minutes de silence et de mettre en berne le drapeau tricolore de sa mairie.

"Je condamne toutes les formes de terrorisme. Toutes les victimes ont mon respect", a déclaré à Reuters le maire qui a expliqué qu' il refusait de se soumettre à "la pensée unique".

"J'ai tenu à faire trois minutes de différence pour dire que tout n'est pas rose et angélique dans le rôle et les actions des Etats-Unis. Quelque part, les choses apparaissent comme un retour de bâton" a-t-il dit. "C'est un décret presidentiel, mais j'assume mes responsabilités (...) Les victimes américaines valent-elles plus chères que les autres ?", a-t-il poursuivi.

 



For the arrogance of power America now pays a terrible price

by Jonathan Power

American syndicated columnist and author. He contributed this article to the "Jordan Times", (USA).

"The American nation appears not only immensely distressed and angry about the bombings but surprised too. It cannot understand why anyone should be moved by such hatred against it and, inured from the rest of us by the isolationism of most of its political representatives and its media, it has little idea of the currents swirling against it. An event of this magnitude was not only unimagined, it was unimaginable.

Yet, long before George Bush became president with his forceful in-your-face, take-it-or-leave-it attitude to the world outside on issues as diverse as global warming and anti-missile defences, America had been turning in on itself, to the point of self-destructiveness.

William Pfaff, the astute American commentator, wrote recently that "America is a dangerous nation while remaining a righteous one" and America's pre-eminent foreign policy observer, George Kennan, ambassador to the Soviet Union during Stalin's time, wrote quite a few years ago: "I do not think that the United States civilisation of these last 40-50 years is a successful civilisation. I think this country is destined to succumb to failures which cannot be other than tragic and enormous in their scope." And later added that for Americans "to see ourselves as the centre of political enlightenment and teachers to a great part of the rest of the world [is] unthought-through, vainglorious and undesirable."

It would be misunderstanding human nature to believe that most Americans want to hear such thoughts played back to them on their day of grief, victims of an evil deed that compares with the worst of the blood stained twentieth century. Yet they have to know that action produces reaction and not for nothing is anti-American resentment on the increase all over the world, not least in Europe, where there is some astonishment at the way the new American administration has ploughed ahead with its self-interested agenda as if no one else had a legitimate opinion or could perhaps view the same situation in a different light. Foreign observers do not miss the reports that come out of Pentagon think tanks of America's need to use this special moment after the defeat of European communism and the break up of the Soviet Union to make sure that America is militarily superior the world over, and that no one, not even its closest allies, should be in a position to tell it what to do.

The US began the new millennium as the most heavily militarised nation on earth. It is the US which poses the military threat to others. At the outbreak of World War II, the US army had only 174,000 men. Today it has 1.4 million in its "standing army" and a ready reserve and National Guard numbering 2.5 million. Despite the end of the cold war, under President Bill Clinton, the US made only a paltry effort to wind down the nuclear arsenals of the superpowers, and instead provocatively insisted on expanding NATO close to Russia's borders.

The Bush administration, with its declared ambition to abandon the Anti-Ballistic Missile Treaty, solemnly signed by Richard Nixon and Leonid Brezhnev, seems unconcerned that this will set in motion events that will unwind hard-won international norms on ending nuclear testing and on the non-proliferation of nuclear weapons, even hinting that it will understand if China has to increase its nuclear forces or test new nuclear weapons.

I have talked to a range of ordinary Europeans in the last 24 hours and they all say, in the face of the earnest shoulder-to-shoulder rhetoric of their leaders, that America has got itself into this hole by its own disregard for what others think. The first law of holes, of course, is to stop digging — which, of course, is what Washington should firmly have told Israel six presidents ago when it started its foolish and counterproductive policy of building settlements on what everyone knew was Palestinian land. Amazingly, the policy continues with apparent understanding from the Bush administration. While Arab governments wring their hands and young Palestinians fight one of the best trained armies in the world with stones, there are the inevitable few attached to the Palestinian cause who are moved towards serious violence — the suicide bombers and, we don't know yet, although it is the most likely explanation, the destroyers of the World Trade Centre.

In every political movement — be it the Palestinians or the globalisation protesters in Genoa, there are fringe elements that advocate violence. This does not mean the mainstream of that movement is wrong. It might or might not be. But, right or wrong, there will always be powerful elements of truth contained within it, or the passions and purpose would never be ignited. To meet it eye for eye and tooth for tooth, as Gandhi once said, is to make everybody blind.

America right now is a repository of exhausted ideas, like dead stars. The arrogance of power has produced its inevitable reaction. America is threatened not by nuclear tipped missiles from unknown rogue nations, but by small groups of angry men who, although prisoners of their zealotry, know well enough that much of the world whilst not agreeing with them understands their frustration.

To deal with this effectively requires a new way of looking at the world. George Kennan, the late senator William Fulbright, William Pfaff and others have been arguing what this might be for a long time. On this sad and tragic day one wishes their pens could become mightier than America's sword.

(by courtesy & © 2001 Jordan Times & Jonathan Power)





REaction of the russian PRAVDA : Where is the democracy gone ?

With all respect to the feelings of the American people: sometimes the materials and reports of mass media are really shocking. Some shouts of the Americans on the net are just disgusting. It was a couple of days ago when you blamed Russia for the inhuman policy in Chechnya, you criticized Moscow because the militia men were checking people’s documents everywhere in the streets. You called the Chechens "separatists" and had meetings with emissaries of the "independent republic" at the Department of State.

You bombed Yugoslavia which was running the policy of "genocide" in Kosovo. Now the "rebels" of Kosovo were stabbing the peacemakers in their motherland and seizing Macedonia. So now you are ready to execute the Palestinians without any trial or investigation. You are calling upon everyone "just to destroy those scoundrels, to kill everyone, women and children, a bullet in the head, to tear them into pieces, to exterminate them". Are you ready for genocide being the protectors of the innocent and the oppressed? "I wish our government could start the military operation as soon as possible. I would personally remove Afghanistan from the Earth, right on the night of that day, without even landing there. I would then start the overnight incursion in Palestine not leaving anyone alive there - either women or children. Any Arab country which would let out a squeak will lose its capital the same day. NATO would announce its support to America’s reaction but the opinions of other countries that are dependent on America’s economic assistance are not interesting to me". This is an opinion from one of our readers from New York.

And here is a text which has just been sent by the Interfax news agency: "Dozens of attacks on the Moslems were registered in the USA and in Canadaafter the acts of terrorism which happened this Tuesday. Police stopped 300 people which were trying to arrange a demonstration near the mosque. Unknown people threw a bomb in the center where the people of the Arab community gathered – this happened in Chicago as well. A drunk 75-year-old man was persistently following a woman from Pakistan threatening to kill her for "destruction of his country". Spokesmen for Kuwait’s embassy in the USA said the Kuwait’s nationals who attended American schools were insulted.

How much is left for the first step of America’s execution? One hour, two, three? If such material which is now published by The New York Times had appeared on the pages of some Russian papers, there would have been warnings following from the State Committee for Press; licences could be withdrawn too. But it is not a matter of sanctions. There was no material of this kind in the Russian press which unfortunately can not be said about the American media. Unknown terrorists destroyed the myth about democracy and tolerance, the myth about the only multi-national country in the world in which there was no nationalism or chauvinism. Show your true colors.

Sergei Snegov - PRAVDa.Ru

 




Reaction from Brasil :
No counterattack from U.S. can to reverse such an impact. 
Final countdown for the end of the last world superpower is in progress already !

In 1994 ethnic conflict between Hutus and Tutsis in Rwanda, Africa, killed around 500 thousand people, mostly by blows of machetes. This fact was shown on TVs around the world, but we were not so touched by it.

Bombed in 1991 by USA, Iraq is suffering from economic sanctions imposed by United Nations. Result of this embargo is deprivation in the country of provisions, including medicines, resulting in the deaths of an unknown number of human beings. Children mainly. Again, we seem not to be so moved.

Recently, Palestinian children and teenagers armed with stones and slings have been shot to death by Israeli troops in the Occupied Territories of West Bank and Gaza. Images come daily in the news bulletins, but not enough to move us.

However, scenes of the attack on the World Trade Center suceeded in producing tears around the world. How to understand this strange sensibility? Sure! The Rwandans, Iraquis, Palestinians...they are not like us, common citizens from Western. Americans are!!!

Those lives are more human than ours.

We spent a lot of time eating their fast food, listening to their rock 'n roll, wearing their jeans, watching their Rambos and Titanics, that we ended up believing we are just like our "Brothers from North". We hold on to this idea to forget our own status of deprivation. Who cares if rained "made in USA" bombs in Japan, Korea, Vietnam and Serbia? It's about THEM and not US. I speak english and I know who Michael Jackson is. I've got a pair of Nike tennis shoes and have just pierced my nose, just like I saw in a movie. I feel myself almost an American. By the way, who said I am a Latin American? I am an A-m-e-r-i-c-a-n!!!

That's the same concept that makes US interventions seem fair in foreign countries on behalf of freedom and democracy. It's for our own welfare. Uncle Sam is defending ourselves from THEM.

Our stupid complicity has agreed to american hegemony for all this time. But change comes fast, aboard passenger planes. Not even Francis Fukuyama could have expected this...

What crashed against Twin Towers was History. The same History, which reduced to ruins powerful empires such as Egyptian and Roman, started to corrode former untouchable yankee kingdom. No counterattack from U.S. can to reverse such an impact. Final countdown for the end of the last world superpower is in progress already. It's impossible to foresee when it will finish, but undoubtedly it's an irreversible process.

The day 11 of September can be understood as a kind of "Tet Offensive" for American nation. It didn't defeat it, but reported the nearness...

(this reaction come from Brasilian artist Latuff, who animate the "ZApatist Art Gallery")

 



COMMUNIQUE DU "REGROUPEMENT COMMUNISTE"

Pour la première fois de leur histoire, les USA ont subi l'équivalent d'un bombardement aérien massif. Hiroshima, Nagasaki, la Corée, le Vietnam, la Libye, l'Irak, la Yougoslavie… autant d'endroits où les gouvernements US ont fait des dizaines de millions de morts par leurs bombardements aériens, avec la certitude d'être eux mêmes intouchables. Depuis un demi-siècle, sous la menace de leur aviation et de leur marine, avec l'appui de leurs vassaux de l'OTAN, ils imposent leur volonté et oppriment tous les peuples de la planète. Bien que battus au Vietnam, ils gardaient la certitude d'une totale invulnérabilité sur leur territoire.

Le 11 septembre 2001 marque une nouvelle étape. Les USA récoltent ce qu'ils ont semé. Le coup qui les frappe est à la mesure des crimes qu'ils ont commis et des souffrances qu'ils ont répandues partout dans le monde. La riposte qui frappe leurs centres de la finance et de la guerre n'est que la conséquence de leur propre terrorisme permanent.

Complices des crimes que les gouvernements français ont perpétrés, du Vietnam à l'Algérie et tant d'autres lieux, Chirac, Jospin et tous les politiciens français, qui ont participé à l'entreprise de génocide contre l'Irak et dans les Balkans ont, bien sûr, affirmé leur solidarité avec le gouvernement US. A aucun moment l'idée d'alléger le calvaire de ceux qu'ils appellent "le Sud" ne les a effleurés; ils ont aussitôt fait de nouveaux pas dans l'asservissement aux USA. Un matraquage intolérable est opéré par les médias et répercuté dans les écoles, la répression s'organise à l'échelon mondial. L'émotion est utilisée pour rameuter l'OTAN et mobiliser toutes les forces disponibles de l'impérialisme autour de son chef de file.

Toute la presse bourgeoise évoque l'approfondissement du fossé entre riches et pauvres en Europe et l'augmentation astronomique du nombre de ces derniers. Elle est plus discrète sur les souffrances des peuples pressurés et martyrisés à force d'exploitation féroce. Les situations horribles du Rwanda, du Congo, de l'Indonésie, du peuple palestinien et de tant d'autres sont ou bien oblitérées, ou bien traitées comme des anomalies fatales et sans grande importance. Tout le monde oublie que ce 11 septembre comme chaque jour, 35.615 enfants sont morts de faim selon la FAO, que les USA avec le Royaume Uni continuent de bombarder l'Irak, et soutiennent inconditionnellement depuis plus de 50 ans le terrorisme de l'Etat d'Israël.

L'oppression impérialiste a abouti à provoquer une accumulation de haine et une réaction à la mesure de la sauvagerie sans limites des impérialistes US et de leurs complices de l'OTAN. La barbarie de l'impérialisme, le niveau intolérable des souffrances qu'il entraîne aboutit à ce que des centaines d'êtres humains en arrivent à ne plus voir d'autre issue que le sacrifice de leur vie dans des actes désespérés.

La crise de l'impérialisme atteint des sommets. Face à la récession qui se précise, le capitalisme n'a d'autre recours que la guerre. Effrayés par une riposte au niveau de leur propre terrorisme, les Bush, Chirac, Blair, Schröder n'ont d'autres perspectives que de l'aggraver et de plonger le monde dans la guerre et le chaos à tous les niveaux. Seule une réaction révolutionnaire des prolétariats des pays capitalistes dominants, pour imposer un autre ordre et d'autres rapports humains, pourra arrêter l'engrenage de la terreur et de la guerre.

(Regroupement Communiste, Marseille, 12-09-01)

 

 

Réformisme ou Révolution :
QUEL ANTI-AMÉRICANISME APRÈS LES ATTAQUES ANT-IMPÉRIALISTES CONTRE WASHINGTON ET NEW-YORK ?
Message à nos amis et à nos détracteurs.

Le PCN a été quasiment le seul à avoir le courage de dire tout haut ce que bon nombre de militants anti-impérialistes pensent réellement et à saluer les attaques exemplaires menées contre les métropoles impérialistes, frappant au coeur l'impérialisme yanquee et l'oppression capitaliste qui lui est indissolublement liée.

Cela nous a valu de nombreux messages de soutien. Et publiquement ou sur divers forum, dont celui de "Nation-Arabe", des messages ont été publiés qui rejoignent notre point de vue (1).

Cela a aussi provoqué de basses attaques indignes nous pretant des positions politiques qui ne sont pas les nôtres et auxquelles nous répondrons par voie de droits de réponse et de rectificatifs.

Le choc provoqué par ces attaques sans précédent ne frappe pas seulement les Américains. Il touche aussi les mouvances anti-impérialiste et anti-globalisation, qu'il faut se garder de confondre. Une cassure nette est apparue entre réformistes et révolutionnaires. Elle ira en s'accentuant.

Les réformistes déplorent, condamnent, présentent leurs condoléances, cherchent des coupables ou des provocateurs, parlent de "terrorisme", à grand renfort de citations détournées de leur contexte (la position de certains états anti-impérialistes, guidés par les impératifs de la diplomatie, est toute autre et ne doit pas être confondue).

La position des réformistes se place entre celle des medias et des politiciens pro-américains et celle des révolutionnaires.

Les révolutionnaires, parmi lesquels le PCN est la seule organisation politique à parler ouvertement, saluent eux une étape décive dans la guerre que mènent les peuples du monde contre l'impérialisme pour la liberté et la dignité.

Car c'est bien d'une guerre qu'il s'agit et d'actions de guerre, comme les Bush (2) et autres Chirac le reconnaissent. Et non pas d'"attentas terroristes".

Une guerre qui est menée inlassablement par Washington depuis des décennies et dont le but, ouvertement revendiqué par les théoriciens de l'impérialisme yankee, est la domination mondiale et le règne définitif du modèle américain sur le monde, l'anti-civilisation abjecte de Mc Do, Coca-Cola ou Hollywood (3).

C'est ce que perdent de vue tous les réformistes. Et lorsqu'ils citent par exemple Lenine prenant position contre le terrorisme, ils oublient que Vladmir Illitch condamnait les attentats individuels des anarchistes et des populistes et pas la guerre anti-impérialiste.

Les attaques menées contre New-York et Washington sont des actions de guerre, avec des objectifs militaires et économiques, qui ont parfaitement été atteints. L'économie capitaliste est frappée au coeur, le prestige des USA est brisé. Plus rien ne sera jamais comme avant. Et partout les peuples du monde colonisés et exploités savent maintenant que les Etats-Unis ne sont pas invulnérables. L'espoir a changé de camps.

Les réformistes se voilent d'ailleurs la face et refusent de voir la réalité : les peuples exploités, à commencer par les Palestiniens, ont parfaitement compris la portée des coups infligés à la superpuissance yankee. Partout la joie a éclaté. A Gaza et en Cisjordanie, malgré les réactions apeurées de l'Autorité palestinienne. Dans les rues du Caire, de Amman, de Tunis ou de Damas, malgré les déclarations contrites des dirigeants arabes.

En Europe aussi. A Pristina ou à Belgrade, comme à Skopje, la joie régnait, comme nous l'ont confirmé nos correspondants.

Sans parler des quartiers populaires de Bruxelles !

Tout cela a été bien entendu soigneusement dissimulé par les media occidentaux aux ordres de l'OTAN. Et les réformistes se font les complices de ces médiamensonges.

A Bagdad ou à Bassorah, où l'on vit quotidiennement sous les bombes anglo-américaines, dans l'enfer du génocide rampant organisé par Washington depuis dix ans, on a désigné clairement l'ennemi américain. La joie des masses, à qui l'espoir est revenu, a rejoint le discours officiel. En Irak, la télévision publique a indiqué dans la soirée que "le cow-boy américain récolte les fruits de ses crimes contre l'humanité. C'est un jour noir pour l'Histoire de l'Amérique, qui goûte à la défaite amère de ses crimes et de son mépris pour la volonté des peuples à mener une vie libre et décente", a-t-elle dit. "Les explosions massives dans les centres du pouvoir d'Amérique, notamment au Pentagone, infligent un douloureux camouflet aux hommes politiques américains qui doivent mettre un terme à leur hégémonie et à leur tentative d'imposer leur loi à tous les peuples", a ajouté le commentateur, estimant que les attentats traduisaient "un rejet de la politique irréfléchie" des Etats-Unis.

Et nous saluons le courage indomptable du gouvernement ba'thiste qui, au milieu de l'hypocrisie apeurée des dirigeants arabes, a sauvé l'honneur de la Nation arabe.

Mais sans doute nos réformistes savent-ils mieux juger la situation que nos camarades irakiens qui se battent sur la ligne du front ...

Nous avons même vu des discours réformistes, condamnant les attaques anti-américaines, se terminer par des références au CHE. C'est oublier que le CHE Guevara n'attendait pas la "mobilisation de la société civile" ou le "dialogue avec les institutions internationales", ces tartes à la crème des anti-globalisations, mais prônait la lutte armée et la guerre révolutionnaire.

La récupération du CHE par les réformistes et les opportunistes de tous bords est révoltante. Nous en parlons avec tranquillité. Le PCN est l'expression politique depuis 1984 d'une Organisation communautariste transnationale qui fêtera l'année prochaine ses quarante ans. Dès 1965, nous défendions dans notre presse Cuba et l'action du CHE. Parmi les réformistes qui nous critiquent aujourd'hui, certains parlaient encore au début des années 80 à propos du CHE et des militants qui à sa suite partaient en Afrique faire leur devoir de solidarité internationaliste de "mercenaires cubains". La critique est aisée mais nos archives sont bien tenues ...

Le véritable motivation des réformistes est sans aucun doute la lâcheté. Peur de la répression, peur de perdre des sympathies parmi les petit-bourgeois qui courent aujourd'hui derrière la "taxe-Tobin" et autres sucreries sociale-démocrates et veulent aménager (sic) la globalisation et le capitalisme.

C'était la même peur qui faisait en 1985 défiler toute la classe politique belge à Bruxelles contre les CCC. Certains de nos critiques ont alors défilé avec le "Front National". Nous pas !

Les réformistes nous disent que nous "ne rendons pas service aux masses arabes ou aux Palestiniens". Que ce serait "attirer la répression sur eux". Comme si Tel-Aviv avait besoin de prétextes pour tuer chaque jour en Palestine occupée ! Comme si Washington avait besoin de motivations pour bombarder quotidiennement l'Irak ! Faux prétexte !

La Résistance palestinienne est sortie toute entière de la lutte armée et des actions directes contre l'occupant israélien. Et elle s'incarne aujourd'hui dans la guerre ouverte qu'est l'Intifada.

Sans le sang des martyrs des premiers jours, au milieu de ces terribles années 60, où Israël étendait implacablement l' ombre sioniste vers le Tigre et l'Euphrate (4), la Résistance palestinienne n'aurait jamais donné l'espoir à son peuple. Nous en parlons aussi l'esprit tranquille. Nos critiques réformistes parlaient alors de "nationalisme bourgeois" à propos des Fedayins. Notre organisation, elle, se battait à leurs côtés ! Dès le début, avant Arafat. Roger Coudroy, le premier européen tombé les armes à la main dans les rangs du Fatah, était des nôtres.

Mais il est plus facile de se dire "communistes" et de dénoncer les "terroristes". C'est à dire d'utiliser le langage de l'adversaire, de l'occupant impérialiste.

Les Nazis considéraient que les résistants français étaient des terroristes. Pour justifier des massacres comme Oradour. Les Américains, et les Français avant eux, considéraient que les Vietcong étaient des terroristes. Pour justifier des massacres comme My Lai ou l'utilisation de l'Agent orange. Les blancs d'Afrique du sud considéraient que Mandela était un terroriste. Pour justifier l'Apartheid.

Et pour Sharon, le criminel de guerre de Sabra et Chatila, les résistants palestiniens sont des terroristes, même le vieux Arafat, perdu entre son administration corrompue et la peur de l'impérialisme, triste fin pour celui qui fut le symbole d'un combat légitime.

Mais pour justifier leur lâcheté et leur compromission avec le Système, les réformistes avancent aussi la thèse de la provocation. Les services secets US, où "une fraction du pouvoir", auraient monté une gigantesque provocation. On évoque pêle-mêle milices d'extrême-droite et réseaux de la CIA, on recherche de "la documentation". Le plus triste c'est que cette thèse du complot est justement celle que défend en ce moment l'extrême droite raciste américaine.

Certes les service secrets de l'OTAN ont souvent utilisé la provocation, singulièrement dans l'Italie des "Années de plomb" et de la "stratégie de la tension". Et encore aujourd'hui, ils utilisent des groupuscules "rouges-bruns" comme agents provocateurs contre la mouvance anti-OTAN et anti-globalisation (5).

Mais il s'agissait toujours d'attentats réduits contre des cibles limitées, comme à Milan ou Beyrouth.

S'imaginer que le pouvoir yankee va détruire le centre de Wall-Street, infliger un coup fatal à son économie, détruire le Pentagone, saper les bases mêmes de son prestige et sa puissance, c'est faire rimer réformisme avec débilité.

Et surtout c'est insulter le sacrifice des combattants de la liberté qui ont frappé l'impérialisme au coeur de ses centres militaire, politique et économique.

Nous ne savons pas à cette heure d'où ils proviennent. Mais leur sacrifice appelle le respect du aux combattants morts pour leur idéal.

Les salir, les traiter de "terroristes" ou pire encore d'"agents provocateurs", c'est salir tous les résistants qui sont morts pour la liberté. Depuis les résistants des années 40-45 jusqu'aux Fedayins ou aux gamins de l'Intifada, tombés sous les balles israéliennes.

Les réformistes nous ont aussi servi la leçon sur le "bon peuple américain", sur les "travailleurs frappés par la terreur" (Wall-Street est évidemment fréquenté par des ouvriers ...) et qui, nous dit-on se" soulèveront un jour contre l'ordre capitaliste". Fantasme que tout cela. A part quelques minorités ethniques, le peuple américain soutient à une large majorité le système.

Certes aucun peuple n'est totalement bon ou mauvais. Les militants anti-impérialistes américains mènent un combat exemplaire. Mais ils sont l'exception.

Pour ceux qui l'ont oublié, les foules yankee applaudissaient aussi bien aux bombardements de Bagdad que de Belgrade (6). Fini de rire. Les bombes, la mort aveugle, ce n'est plus seulement pour les autres !

Les Etats-unis et l'OTAN préparent la riposte. Ils vont frapper aveuglément, comme à Tripoli en 1986 ou au Soudan en 1998 (7). Mais cela aussi fait partie de la guerre totale menée actuellement.

La répression appellera la radicalisation. Et la radicalisation amènera des nouveaux militants à la conscience. Nous sommes léninistes, pas le Léninisme de caricature et de catéchisme qu'annoncent les réformistes, mais un Léninisme aux dimensions du combat quadricontinental et à l'heure du XXIe Siècle. Et nous croyons donc à la radicalisation, à la nécessité de franchir des paliers dans le combat.

Les attaques exemplaires portées constituent un seul décisif. Il y a maintenant un avant et un après. Et rien ne sera plus comme avant.

Le combat anti-impérialiste est à la croisée des chemins.

Il suivra soit la voie du réformisme, celle de l'enlisement, du compromis, de la récupération par le Système. C'est la voie des petits-bourgeois inspirés par le Trotskysme et la Sociale-démocratie. Celle du "dialogue" avec le capitalisme et l'impérialisme. Celle que combattit Lenine toute sa vie. Celle que refusa toujours le CHE, tombé les armes à la main, lui aussi qualifié de "terroriste" par les bourgeois bien pensants et la CIA.

Où le combat anti-impérialiste suivra le chemin difficile de la révolution. Celui d'où le compromis est banni.

Il importe aujourd'hui de définir les bases du combat dans les conditions difficiles du temps présent.

Que faire ? Quel combat mener ? Avec qui ?

Les tâches des révolutionnaires sont aujourd'hui essentielles parce qu'elles préparent le combat de demain .

- Informer, désinformer, combattre les medias du Système, amener à la conscience les meilleurs éléments du mouvement de contestation qui surgit à nouveau.

- lutter pour la préservation des libertés publiques, tâche essentielle face aux projets liberticides de l'OTAN contre l'"ennemi intérieur".

- Coordonner l'action des forces anti-impérialistes des quatre

continents (tâche essentielle en Europe, la principale colonie des USA depuis 1945, le second poumon de son économie)

- Soutenir toutes les luttes légitimes de libération nationale et toutes les Intifadas (pas seulement celle des Palestniens mais aussi, au coeur de l'europe, celle des Irlandais en Ulster et celle des Serbes au Kosovo)

- Constituer un Front uni face à l'ennemi, ouvert à toutes les forces qui mènent le combat contre les USA et l'OTAN et le Système (sans distinction politique).

Tout cela nous éloigne du "dialogue", des compromis, du réformisme, des foules décervelées qui s'agitent. Etre révolutionnaire c'est aussi accepter d'être minoritaire, de mener un combat d'avant-garde, de tracer la voie. Ce fut le choix de Lenine ou du CHE, c'est aujourd'hui le nôtre !

Luc MICHEL,
président du PCN-NCP.

(1) par exemple : USA : 11 Septembre : Communiqué de Politique-info – "Qui pouvait imaginer que l'on pouvait longtemps encore se moquer de la santé de la planète en ne signant pas les accords de Kyoto, que l'on pouvait impunément jouer les Rambo en Irak, ou en Yougoslavie; que l'on pouvait se dire " civilisé " en appliquant la peine de mort et en vendant des armes au monde entier.... qui sinon les dirigeants des USA et leurs collaborateurs disséminés dans " nos " " démocraties ".

Aujourd'hui 11 Septembre 2001 les réactions de " nos " dirigeants sont à l'image de leur surprise. La citadelle même du pouvoir mondial est attaquée. Ce fait était impensable. On pouvait " penser " le capitalisme, l'oppression, l'injustice, mais ces dirigeants - unanimes - ne pouvaient imaginer qu'au delà de la pensée il y avait des hommes et des femmes qui souffraient. Amérique latine, Asie, Europe centrale et pays de l'ex URSS et bien sur en première ligne : Palestine.

Faire souffrir les corps, détruire les esprits par les mensonges diffusés par les médias à la solde des puissants, cela se paye.

L'histoire est remplie de ces puissances omnipotentes, méprisantes, qui ont du plier sous la pression des peuples. On croyait les peuples et les travailleurs endormis, anesthésiés, anéantis. les voilà qui se réveillent.

Le réveil est brutal, désordonné, il ne se fait pas comme c'était écrit dans le manuel du parfait militant. Mais il se fait. Que n'ont dit les puissances européennes lorsque les français ont coupé la tête des rois !.

La révolution n'est pas un dîner de gala. Ce qui se passe au USA ce 11 Septembre, n'est pas une réception mondaine à laquelle sont conviés Messieurs Koffi Annan, Arafat, Sharon, Jospin, Chirac.

Que ceux qui critiquent ces actions et poussent des cris d'orfraie ne viennent pas nous raconter des salades. La violence de ces actes est l'exact reflet de la violence quotidienne endurée par des peuples depuis des décennies. On peut le déplorer, mais avant de jouer les pleureuses qu'on balaie devant sa porte.

Finis les actes de repentance et de contrition.

Tout finit par se payer.

Démagogiques démocrates, qui osez nous parler des droits de l'homme en organisant la prédation du monde entier par le fric et les armes, ne demandez pas aux peuples de la galanterie dans leur révolte si vous n'avez aucune humanité dans vos rapports avec les peuples.

Quant aux victimes américaines de ces actions et au peuple américain en général, s'il cherche des responsables, qu'il se tourne vers le seul responsable de cela : la politique impérialiste, militariste, de ses dirigeants." (Politique-info 11 Septembre 2001)

(2) George W. Bush, premier président des Etats-Unis confronté à une telle crise depuis Pearl Harbor, a déclaré que ces attentats étaient un "acte de guerre" dont les Etats-Unis sortiraient vainqueurs. "Ce sera une lutte monumentale du bien contre le mal, mais le bien l'emportera", a-t-il dit à l'issue d'une réunion à la Maison blanche avec les principaux responsables de la sécurité.

(3) Lire : Luc MICHEL, " théories de l'imperialisme américain: la reponse des peuples". Conférence au second "Youth Camp for Green, Peace and Alternative movements" (Landau, Allemagne, juillet 2001).

(4) "A ta postérité je donne ce pays, du fleuve d'Egypte jusqu'au grand fleuve, le fleuve d'Euphrate " (Genèse XV, 18).

"Si l'on possède le livre de la Bible, si l'on se considère comme le peuple de la Bible, on devrait posséder toutes les terres bibliques." (Général Moshé Dayan, Jerusalem Post, 10 Août 1967).

(5) Communiqué de presse du PCN-NCP (Bruxelles et Paris) - 7 septembre 2001 :

Le PCN dénonce les provocations policières contre les anti-mondialisations:

LE RETOUR DES BARBOUZES NEONAZIES.

Contre la contestation inernationale qui s'organise, le Système va démultiplier les provocations parapolicières, prétexte au fichage, à la limitation des libertés par des légistations d'exceptions, à la répression directe. Depuis Gênes, on sait que lorsque l'Etat capitaliste se sent en danger, la frontière entre l'Etat de droit formel et la dictature bourgeoise policière est étroite. Dans l'Europe de Schengen et de Maastricht, si prodigue en leçons de démocratie et de droits de l'homme, on assassine et on torture les militants révolutionnaires..

A l'occasion des incidents de Gênes, nous dénoncions le rôle des provocateurs barbouzards comme les "Black Block" anarchistes en Allemagne et en Italie ou les groupuscules "rouge-bruns" en France et en Belgique.

De nouvelles révélations sur les incidents dramatiques de Gênes donnent totalement raison à notre analyse. Un document secret des forces de sécurité italiennes relate en effet la préparation d'actions d'infiltration. Les agents provocateurs sont notamment des militants du groupe néonazi "Forza Nuova". Selon le quotidien italien "SECOLO XXI", ce document top-secret de la police gênoise évoque la préparation d'actions d'infiltration par des groupes néonazis au Sommet de Gênes.

Le quotidien mexicain "LA JORNADA" donne des détails supplémentaires. "Des "militants radicaux de droite" auraient participé aux actes violents durant le Sommet de Gênes". Leur objectif : "s'attaquer aux forces de sécurité et, de cette manière, mettre la gauche dans une position hostile vis-à-vis de la police et de l'opinion publique." Entre 25 et 30 militants de "Forza Nuova" auraient notamment infiltré les pacifistes "Tute Bianche". Gavino Angius, le président des sénateurs démocrates de gauche en Italie, a accusé le ministre de l'Intérieur Claudio Scajola d'avoir menti au Parlement à propos de l'existence du document en question.

"Fuorza Nuova" n'était pas seul en cause. "LA JORDANA" dénonce aussi la présence de néonazis non-italiens.

"IL MESSAGERO" et l'agence de presse "AdnKronos" publient eux les accusations de Biagio Cacciola, vice-président du Conseil communal de Frosinone (Ligurie), qui révèle que "trente militants du Fronte Nazionale étaient présents à Gênes". Aucun n'a bien entendu été arrêté !

Le "Fronte Nazionale", un groupuscule italien présidé par Adriano Tilgher, est le correspondant du groupuscule barbouzard français "Unité Radicale", qui annonçait d'ailleurs ouvertement la provocation sur son site Internet. "Unité Radicale", dont la direction est liée au monde des sectes lucifériennes et néo-templières, est aussi directement lié au groupuscule belge "Nationalistes contre l'OTAN" (sic), issu de la milice privée néonazie L'ASSAUT, qui le 13 juin dernier perturbait avec la complicité et la protection directe de la police une manifestation contre la venue de Georges Bush devant le siège de l'OTAN à Bruxelles, provoquant arrestations et fichages.

Pour situer "Unité Radicale", celle-ci fait aussi campagne pour la libération de Michel Lajoye, une barbouze néonazie, incarcéré pour préparations d'attentats et pour un attentat raté contre un café d'immigrés, sur ordre de la DPSD, la sécurité militaire française, après avoir été "laché" par ses agents traitants.

Le monde des provocateurs est petit et l'internationale barbouzarde une triste réalité !

Les sommets des prochaines semaines en Belgique vont être l'occasion de nouvelles provocations, au moment où la répression s'organise au niveau européen. A nouveau des provocations sont organisées par l'intermédiaire des groupscules néonazis.

Le groupuscule L'ASSAUT a pris cette fois le nom d'un nouveau pseudopode fantôme le "Comité Nationalistes contre la globalisation" qui annonce sa participation à toutes les manifestations. Ce sera l'occasion pour les provocateurs de renouveler des incidents du genre du 13 juin dernier devant l'OTAN. Ce même groupe entreprend actuellement une mission d'infiltration non seulement des milieux anti-mondialisation mais aussi de la frange antiaméricaine du parti nationaliste flamand Vlaams Blok, pour le plus grand bénéfice du Système belge qui craint les indépendantistes flamands.

Le PCN dénonce aussi la publicité étrange dont disposent les néonazis depuis plusieurs mois, notamment une interview (avec publicité pour leur site Internet), publiée dans le magazine flamand TRENDS ce 6 septembre alors que le Comité fantôme n'a que 4 jours d'existence.

(6) Dans la nuit de Bagdad bombardée, trois reporters-vedettes, installés en lieu sûr (l'hôtel Rachid), rivalisent d'inconscience et de vulgarité: "Ils raillent la passivité des Irakiens; ils s'étonnent que depuis une heure trente, l'armée irakienne les laisse poursuivre ce commentaire en direct. Ils finissent en éclatant de rire, en s'extasiant sur l'esthétisme du feu d'artifice, en devisant sur la qualité du repas ... " (Cité dans "Le Soir", 18 janvier 1991)

(7) En 1986, après une explosion dans une discothèque allemande fréquentée par des soldats américains, l'aviation américaine bombarde Tripoli et Benghazi en Libye. Des centaines de civils dont des enfants, sont tués dans la nuit On apprendra plus tard que la Libye n'avait rien à voir avec l'attentat prétexte, ce que les services de renseignements américains ne pouvaient pas manquer de savoir..

En août 1998, le Pentagone ordonne le bombardement d'une usine pharmaceutique d'un pays pauvre d'entre les pauvres, le Soudan. Cette usine fournissait une grande partie du pays en médicament. Combien des centaines de personnes sont mortes des suites directes de cet acte barbare? Qui s'en est soucié?

Et pourtant "tout le monde" (l'Occident) l'a accepté avec la plus grande indifférence: Il a suffit que les USA prétendent que le Soudan soit impliqué dans l'attentat de Nairobi, que l'usine produirait en réalité des armes chimiques, on n'a pas eu besoin de la moindre preuve (Au passage, bombarder une usine d'armement chimique serait terriblement criminel, pour la pollution que cela devrait engendrer).




CRIMES DE GUERRE ET TERREUR DES USA ET DE L'OTAN :
QUI SONT LES ASSASSINS ? OU EST LE TERRORISME ? QUI REPRESENTE LE MAL ?

George W. Bush a déclaré que les attaques anti-impérialistes contre Washington et New-York étaient un "acte de guerre" dont les Etats-Unis sortiraient vainqueurs. Il a ajouté : "Ce sera une lutte monumentale du bien contre le mal, mais le bien l'emportera", à l'issue d'une réunion à la Maison blanche avec les principaux responsables de la sécurité.

Arguments repris par les media aux ordres de l'OTAN et par toutes les putains de l'Amérique dans le monde occidental.

Bernard Kouchner, gauleiter du Kosovo, revenu sévir en France donnait sous le titre "La pathologie du monde" dans "Le Monde" (13 septembre 2001) un bel exemple de cette propagande occidentale, recyclée de la guerre froide et de Ronald Reagan en lutte contre l'URSS, l'"empire du mal" .

Nous le citons : "Nous sommes tous, aujourd'hui, désormais des Américains; des Américains d'Europe. Les pères des victimes de New York ou de Washington furent à nos côtés contre l'horreur nazie. Nous devons aujourd'hui à leurs enfants, malgré nos divergences, la même solidarité sans faille et sans réserve face à cette nouvelle barbarie. Il nous faut d'abord ne pas accepter. Ne pas accepter l'inhumanité parce que l'horreur nous submerge, que le nihilisme menace à nouveau, que le terrorisme sans frontière est devenu, pour certains, la règle. Il nous faut aussi ne pas dire "stupeur", ne pas dire "inimaginable". Cette horreur fut décrite, répétée, filmée, transformée en séries télévisées et en jeux vidéo pour les enfants du monde. Cette horreur a inspiré les adolescents. Elle a été donnée en modèle. A qui notre monde riche se donnait-il alors en spectacle? Le mardi 11septembre 2001on a déclaré la guerre à la démocratie. C'est bien aux valeurs de l'humanité que se sont attaqués les criminels. Ce n'est pas aux Américains que l'on s'en prend aujourd'hui mais bien à chacun d'entre nous, nous qui nous estimons démocrates, nous qui nous pensons des hommes libres. L'humanisme ne saurait être un pacifisme. Peut-être lui faudra-t-il encore, comme parfois dans l'histoire, assurer sa survie avec force".

Mais tout ce beau discours s'écroule face à la réalité des crimes de guerre inlassablement commis par les USA depuis 60 ans et devant la terreur systématique employée comme arme de guerre par les armées américaines et l'OTAN, qui font systématiquement des civils leurs cibles prioritaires. Des morts civils devenus des "dommages collatéraux" !

Face à la réalité que nous allons rappeler, la propagande de l'OTAN, les discours humanistes et vertueux des Bush et autres Kouchner s'effondrent comme une vulgaire tour du Manhattan Center par un matin de septembre !

A l'heure où "ça recommence", où l'on retrouve les bonnes vieilles sensation de préguerre, où dans quelques jours on va nous accepter à l'opinion publique occidentale de participer à des bombardements "réclamés par l'opinion publique internationale", et où les "dommages collatéraux" immédiats seront expédiés en quelques secondes par nos journaux, les désastres à long termes, ignorés, imputé à la fatalité, les crimes de guerre dissimulés ... il est urgent de rappeler qui sont les véritables terroristes, et avec quel indifférence inhumaine les puissances occidentales acceptent et cautionnent de la terreur avec une insondable et terrible inhumanité terrible.

Voici quelques exemples de l'"humanisme" occidental vanté par Kouchner et les siens ...

GUERRE DE COREE :

"Le 13 mai 1953, vingt bombardiers de l'US Air Force F-84 foncèrent en trois vagues successives sur la digue d'irrigation de Toksan, en Corée du Nord. D'une altitude de trois cents pieds, ils lancèrent leurs cargaisons d'explosifs sur les murs renforcés de la digue. La crue subite qui s'ensuivit nettoya les 40 kilomètres de vallée en aval. D'autres attaques similaires eurent lieu sur les digues de Chasan, Kuwonga, Kusong et Toksan ( ... ) qui fournissent 75% de l'eau utilisée pour la culture du riz en Corée du Nord. Ces actions, largement ignorées par la presse, les experts militaires et les commentateurs de l'information, au profit d'événements plus spectaculaires mais moins importants, ont constitué une des opérations aériennes les plus significatives de la guerre de Corée ( ... ) L'Occidental ne réalise guère l'atrocité que représente pour l'Asiatique la perte de ces produits de première nécessité: la famine et la mort lente. La disette de riz, fléau séculaire de l'Orient, est crainte davantage que la peste la plus mortelle. D'où les démonstrations de fureur, les violentes colères et les menaces ouvertes de représailles lorsque les bombes sont tombées sur cinq digues d'irrigation."

Ce texte n'a pas été rédigé par une plume pacifiste ou du camp communiste. Il s'agit d'une étude de l'US Air Force elle-même, publiée durant l'hiver 1953-54 dans la "Air Universities Quaterly Review". Cette jubilation devant l'accomplissement de ce qui constitue manifestement un crime de guerre, contraire aux conventions internationales, et indique que ce ne sont pas les impératifs moraux qui arrêtent l'armée américaine.

 

ASSASSINATS TERRORISTES DE MASSE EN INDONESIE :

"Le gouvernement américain essaie de récupérer une histoire officielle de ses rapports avec l'Indonésie, qui prouve une responsabilité dans le massacre de milliers de communistes indonésiens dans les années soixante, et qui comprend un câble ordonnant des paiements aux escadrons de la mort appuyés par les militaires.

La CIA et les responsables du Département d'Etat s'étaient mis d'accord en mai dernier pour surseoir à la diffusion des textes récemment imprimés, qui faisaient partie de la collection ministérielle des "Relations extérieures des Etats-Unis". Mais, selon les responsables, ils ont déjà été malencontreusement distribués par le Bureau d'impression gouvernementale à des librairies dans le monde entier [...]

Le volume sur l'Indonésie contient des documents qui prouvent qu'il y a 35 ans, les autorités américaines ont fourni les noms de milliers de membres du Parti Communiste Indonésien à l'armée de Djakarta qui les pourchassait et les tuait. Les estimations du nombre d'assassinés vont de 100.000 à un million. " (Extrait de "International Herald Tribune", 30 juillet 2001)

 

GUERRE DU VIETNAM :

Les USA y ont envoyé plus de 500.000 GI’s et déversé sur place plusieurs fois le tonnage de bombes de la 2e guerre mondiale, l'"Agent orange", la dioxine répandue fait des ravages encore 30 ans après. La " Campagne Phoenix " de la CIA a liquidé sans forme de procès 70.000 suspects "VietCong" !

Ici aussi l'Armée yankee ne s'embarrassait pas de scrupules moraux : " Il apparaît que des actions contre des cibles de la population (comme telles) non seulement créeront une vague contre-productive de rejet à l'étranger et dans le pays, mais en outre augmenteront gravement le risque d'élargir le conflit à la Chine et à l'Union soviétique. Par contre, la destruction de digues et de barrages, si on la mène correctement, pourrait (peut-être après la prochaine Pause) apporter des résultats. Il faudrait l'étudier. Une telle destruction ne tue ou ne noie pas les gens. En inondant les rizières, elle entraîne après un certain temps une famine à grande échelle (plus d'un million?) à moins qu'on ne fournisse de la nourriture - ce que nous pourrions proposer de faire à la table de conférence."

Extraits d'une analyse rédigée par la CIA elle-même sur la stratégie dans la guerre du Viêt-nam mars 1966 (Citée dans "The Chomsky Reader", The United States and the World, p .270).

 

AGRESSION CONTRE LA LIBYE :

En 1986, après une explosion dans une discothèque allemande fréquentée par des soldats américains, l'aviation américaine bombarde Tripoli et Benghazi en Libye. Des centaines de civils dont des enfants, sont tués dans la nuit On apprendra plus tard que la Libye n'avait rien à voir avec l'attentat prétexte, ce que les services de renseignements américains ne pouvaient pas manquer de savoir..

 

GUERRE DU GOLFE :

Aperçu du massacre final perpétré par les armées occidentales à la fin de la guerre du Golfe :

Les 25 et 26 février, quelque 2 000 véhicules sont bombardés par les alliés sur la route menant de Koweït-City à Bassorah. Films et photos ne nous montreront que des carcasses métalliques. Pas de cadavres. Les descriptions seront brèves et sobres. Ne pas gâcher d'euphorie de la victoire ? Quelques témoignages, pourtant, font apparaître la phase finale de la guerre comme une épouvantable boucherie, violant les conventions internationales...

"Alors que nous roulions lentement entre les carcasses, nos véhicules pataugeaient dans de larges mares d'eau sanglante", témoigne un reporter.("Newsweek", 11 mars 1991. Mais ce détail est enfoui dans un article consacré à la "bravoure" des soldats US).

"Pour s'enfuir, ils avaient tout emmené, nous disaient les officiers saoudiens: ambulances, voitures privées, camionnettes de livraison, il y avait même là des voitures de police. J'ai demandé: "Mais comment pouvez-vous être sûrs que c'étaient des soldats?" Car cela pouvait tout aussi bien être des civils: ces civils irakiens qui vivaient au Koweït, ou des otages koweïtiens. Ils levaient seulement les épaules. C'est le genre de question auxquelles sans doute vous ne recevrez jamais de réponse." Voilà ce qu'a confié à un chercheur le reporter suédois Ingmari Froman (Stig Norhstedt, "The Gulf war news reporting as seen by some non-pool joumalists", communication au colloque dAmman).

"A en juger par les réverbères intacts et les carcasses tordues par la chaleur et entassées l'une sur l'autre, les alliés doivent avoir combiné des armes explosives essence-air et des bombes à fragmentation. ( ... ) "Cela doit avoir été ce qu'on peut imaginer de plus semblable à l'enfer", a dit le commandant Gareth Derrick, de la British Navy, un des premiers officiers alliés présents sur les lieux. Dans l'euphorie de la victoire, le Pentagone a passé sous silence le fait que des civils innocents ont été tués dans la nuit du 25 au 26 février. Mal à l'aise, la presse occidentale et la télévision ont également minimisé l'affaire. ( ... ) Bien des otages emmenés du Koweït les 21 et 22 février sont revenus depuis au pays, mais l'espoir que des autobus entiers d'otages toujours disparus aient été épargnés par les alliés, semble illusoire. Sur un kilomètre et demi seulement, j'ai compté plus d'une douzaine d'ambulances et d'autres véhicules marqués du signe du Croissant-Rouge. La convention de Genève de 1949 - sans parler des propres règlements du Pentagone - garantit à ces ambulances une protection absolue. Même si les Irakiens en retraite ont employé abusivement des véhicules médicaux, comme il est probable, les alliés avaient néanmoins l'obligation de distinguer les cibles et de choisir leurs armes en conséquence. " (Andrew V. Thitley, "New York Book Review", 30 Mai 1991).

"Les véhicules irakiens, dont certains arboraient des drapeaux blancs, ont subi un déluge de bombes anti- personnel." "C'était, comme tirer sur un poisson dans un tonneau", déclara un pilote américain. "Sur chaque pont, l'équipage du porte-avions rechargeait à un rythme forcené de nouvelles bombes pour un nouveau matraquages."(Knut Royce et Timothy Phelps, "One-sided carnage", "New York Newsday", 1er avril 1991).

Très discrète, la presse occidentale sur cette épouvantable boucherie. Elle a continué à parler de guerre "terrestre" pour désigner un simple "tir aux pipes" sans aucun risque pour l'aviation alliée. Des soldats irakiens décimés sans avoir même eu le temps de voir qui les frappait... Des dizaines de milliers de soldats abattus alors qu'ils étaient en train d'évacuer le Koweït, soit exactement ce qu'on leur demandait de faire depuis des mois! Mais quand George Bush déclara: "Les forces US n'attaqueront pas de soldats désarmés en retraite " (Cité dans "Le Monde", 28 février 1991). Aucun média ne le traita de menteur.

Quelles images nous montrait-on inlassablement à ce moment? Des prisonniers irakiens se rendant "en masse", recevant des rations de nourriture et baisant les pieds de leurs "libérateurs". Un peu plus loin, des centaines des soldats irakiens en train de se rendre avaient été abattus. Les images de guerre sont des images de propagande, soigneusement sélectionnées, voire mises en scène

D'autres soldats irakiens étaient enterrés vivants dans les sables du désert, sur une centaine de kilomètres de tranchées. On l'ignorera jusqu'aux révélations du New York Newsday, le 12 septembre 9 1. Même alors, les médias maintiendront une discrétion complice. Tout scandale n'étant pas bon à publier, la presse à sensation ignorera l'affaire. Dans la presse sérieuse, elle sera traitée loin des premières pages, en de brefs articles aux termes sobres: "l'armée américaine défend ses choix", "tactique moins meurtrière pour leurs troupes".

Dans son unique article sur le sujet, "Le Soir" (Bruxelles) consacrera 57 lignes aux justifications des militaires US et ... 4 lignes aux dénonciations du "New York Newsday". Aucun avis "dissident" ne sera cité. Le désamorçage maximum. Pas un mot sur le fait que l'opération était contraire aux "codes de conduite en période de guerre" du Pentagone lui-même, ni sur le fait qu'elle avait été cachée dans le rapport sur la guerre présenté par le Pentagone au Congrès et au Sénat.

Tirer "comme sur un poisson dans un tonneau" en direction de camionnettes, d'ambulances et d'autobus en fuite, enterrer vivants des milliers de soldats irakiens dans les sables du désert, sans parler du fait de priver les enfants irakiens de lait en poudre, de nourriture et de médicaments, tout cela méritait-il vraiment une avalanche de médailles et d'indécentes parades de victoire dans les rues de New York? Aucun média ne posa cette question.

"Ils se rendent... Tirez !", titrait "The Independent on Sunday" le 17 novembre 1991.

"A un moment donné, nous avons reçu l'ordre d'ouvrir le feu sur un groupe de soldats irakiens sans défense. lis avaient déjà jeté leurs armes, montré qu'ils se rendaient et venaient vers nous les deux bras en l'air. "Tirez!" commanda l'officier. D'abord, je ne pouvais enclencher le chargeur. Ils étaient misérables, et nous armés jusqu'aux dents. Mais l'ordre fut répété, et finalement j'ai tiré mon premier coup. Après le premier tir, libérateur, les autres sont sortis tout seuls de mon fusil. J'étais comme saoul. Finalement, je ne pouvais plus m'arrêter. Nous avons descendu des centaines, peut-être des milliers d'Irakiens."

Ce témoignage d'un soldat américain a été recueilli par Mike Ehrlich, collaborateur du "Military Counselling Network", une organisation d'aide pratique, médicale et psychologique aux soldats américains, établie en Allemagne. Il a été confirmé par d'autres sources. Ehrlich affirme que d'autres soldats US lui ont fait de semblables récits. "L'armée américaine interdit aux soldats d'ouvrir la bouche en ce qui concerne les faits de guerre, sous peine de graves sanctions. Ils ne peuvent rien dire, même à leur femme."

Le témoignage ci-dessus a été diffusé par conférence et communiqué de presse à Bruxelles, le 22 mars 91. Le Soir et Le Monde ont refusé d'y faire écho, de même que le reste de la grande presse francophone.

Combien de victimes lors de la guerre du Golfe?

Le nombre des victimes américaines est précis: 124. Par contre, on ne connaîtra sans doute jamais le nombre des victimes irakiennes, même approximativement. Le chiffre le plus souvent cité (100.000) est déduit du nombre de soldats irakiens présents au Koweït. Or, celui-ci reste incertain.

Pourtant, la Convention de Genève impose l'obligation humanitaire de communiquer le nombre de victimes (et aussi de leur donner une sépulture décente, selon leurs croyances ... ). Les Etats-Unis ont violé ces obligations. Pourtant, ces mêmes Etats-Unis réclament toujours, campagne de presse à l'appui, que le Viêt-nam leur communique de telles données. L'organisation humanitaire "Middle East Watch" affirme que ce silence occidental dans le Golfe est "délibéré: les alliés possédaient la technologie nécessaire pour estimer les pertes, et ils l'ont utilisée quand ils le souhaitaient".

 

GENOCIDE CONTRE LE PEUPLE IRAKIEN :

Les alliés ont mené une guerre à retardement. Leur but : le génocide du peuple irakien, un lent assassinat de tout un peuple commencé en 1991, jamais arrêté !

L'impact sur la population irakienne ne peut s'apprécier en considérant uniquement les dégâts encourus jusqu'au cessez-le-feu. Ecoutons le témoignage du docteur américain Louise Cainkar, visitant l'Irak en mai 1991 : "J'ai vu un hôpital rempli de tout jeunes enfants brûlés. Leurs petits corps sont brûlés de la tête aux pieds. Et ils n'ont aucun moyen de traiter ces bébés. Le traitement normal consiste à les immerger dans une sorte de bain et à les enduire d'une lotion. Ils n'ont rien de tout ceci. Les hôpitaux sont sans médicaments, sans équipement médical, sans eau. Comment des chirurgiens peuvent-ils réaliser une opération s'ils ne peuvent rien nettoyer? Ils ont peu ou pas d'électricité, ils n'ont pas de réfrigération pour conserver du sang, il y a de graves épidémies de choléras, de méningites, de typhus et d'hépatites. Les bombardements chirurgicaux ont été pratiqués de façon à ce que chaque Irakien en souffre. C'est pire que le bombardement au hasard. C'est comme de la neurochirurgie: ils ont enlevé le cerveau d'une nation entière. Ainsi, les fonctions que doit diriger le cerveau s'effondrent tout simplement. Ceci est une nouvelle sorte de guerre et il faut la considérer tout à fait différemment. Je l'appelle guerre biologique. Tous les décès ne sont pas encore survenus. Combien de gens continueront à mourir chaque jour? Vous savez qu'en détruisant l'infrastructure, vous répandez les maladies."

Aucun média occidental n'a expliqué cette stratégie américaine de "guerre biologique" ! Aucun n'a indiqué qu'une telle stratégie constituait un crime de guerre aux regards des conventions internationales.

"George Bush lui-même l'avait affirmé: les civils seraient épargnés tant que faire se peut à Bagdad. C'est d'ailleurs cette confiance qui m'a décidé à rester dans la ville, qui m'a convaincu que l'hôtel Rachid où nous résidions ne serait pas visé. ( ... ) En fait, dans les autres régions (que Bagdad) ils n'ont presque pas utilisé les bombes téléguidées. Les bombes intelligentes étaient trop chères pour être utilisées partout... A l'extérieur de la capitale, j'ai moi-même vu des dizaines de cratères béants dans des quartiers civils, à Samara par exemple où le complexe militaire avoisinant a bel et bien été manqué." ("Trop cher !",Peter Arnett, CNN, 7 septembre 1991)

Deux remarques. Encore une fois, on peut tout dire, à condition d'attendre qu'il soit trop tard. Pourquoi Arnett dit-il ceci seulement sept mois après la guerre? Deuxièmement, les bombes intelligentes étant "trop chères" pour être utilisées là où il n'y a pas d'Occidentaux, à quel montant peut-on évaluer la valeur d'un habitant de Bassorah, par exemple?

"Nous sommes en train de détruire une nation entière. C'est aussi simple et terrifiant que cela. C'est illégal et immoral", déclare Dennis Halliday, coordinateur humanitaire démissionnaire des Nations Unies pour l'Irak en juillet 1998. Les sanctions imposées par les "démocraties" occidentales ont causés à ce jour la mort directe de plus d'un million et demi de personnes, selon les chiffres mêmes des Nations-Unies. En octobre 1996, l'UNICEF avait établi que plus de 4500 enfants en dessous de 5 ans mourraient chaque mois de faim ou de maladie. Nos démocrates humanistes perpétuent jour après jour un génocide, dans l'indifférence totale.

4.500 enfants chaque mois depuis 10 ans, 120 fois les morts de Wall Street !!! Où est le terrorisme ?

Depuis 1991, le sud de l'Irak connaît une explosion de cancers,de leucémies, et de naissances monstrueuses, des bébés sans bras, ou sans tête.Que l'uranium appauvri soit le responsable direct fait peu de doute. Au lieu de venir au secours de la population dans cette catastrophe humanitaire qu'il a lui-même provoqué, l'Occident, qui a pourtant toujours le mot humanitaire à la bouche, impose au contraire un embargo implacable qui la prive notamment des secours médicaux indispensables.

L'éducation était des plus performantes avant 1990. Elle a été réduit à néant, la majorité des enfants ne fréquente plus l'école faute de moyen. Nous avons sciemment transformé en neuf ans un pays développé en pays du Tiers-monde. Que valent nos discours humanitaires sur l'aide au développement, sur le combat contre la misère ?

Le système d'égout et de purification des eaux a été partiellement détruit ou gravement endommagé par les bombardements. Maintenant nous empêchons de livrer du matériel pour les réparations, ou des produits qui permettrait de désinfecter les eaux, sous prétexte que ces produits pourraient être utilisés par l'armée. Il y aura-t-il un jour un tribunal international pour juger les crimes contre l'humanité de nos respectables démocraties?

Certains témoignages ont insupportables : "... Enfants couchés à deux ou plus sur une couverture crasseuse d'un lit d'hôpital, bébés agonisants sous les yeux de leur mère, l'unité de soins coronaires à l'hôpital universitaire de Bagdad avec deux de ses cinq moniteurs cardiaques cassés, l'odeur fétides des tuyauteries bouchées et cassées[...]. Cependant l'image qui hante le plus, c'est les larmes silencieuses des parents qui regardent leur enfant en train de mourir. Ils guettent désespérément chaque souffle, pendant que leur fille de 4 mois se bat avec la pneumonie. Ils tiennent la main molle de leur enfant vaincu par la gastro-entérite et la déshydratation. Pour eux, ces enfants ne sont pas des statistiques destinées à être évalués par d'important chefs d'état; ce sont des vies précieuses et irremplaçables.[...] Lorsque les sanctions seront finalement levées, on verra et entendra l'horreur complète d'une nation affamée, mal éduquée et, sauf miracle, cherchant à se venger. L'Histoire nous dira si les responsables devront rendre des comptes pour leurs crimes." (Susan Wareham, "Iraq sanctions: A Crime Against Humanity")

 

AGRESSION CONTRE LE SOUDAN

En août 1998, le Pentagone ordonne le bombardement d'une usine pharmaceutique d'un pays pauvre d'entre les pauvres, le Soudan. Cette usine fournissait une grande partie du pays en médicament. Combien des centaines de personnes sont mortes des suites directes de cet acte barbare? Qui s'en est soucié?

Et pourtant "tout le monde" (l'Occident en fait) l'a accepté avec la plus grande indifférence: Il a suffit que les USA prétendent que le Soudan soit impliqué dans l'attentat de Nairobi, que l'usine produirait en réalité des armes chimiques, on n'a pas eu besoin de la moindre preuve (Au passage, bombarder une usine d'armement chimique serait terriblement criminel, pour la pollution que cela devrait engendrer).

Depuis, les USA, traduits devant les tribunaux par le propriétaire de l'usine, se sont "excusés" !

 

AGRESSION CONTRE LA YOUGOSLAVIE :

Qu'est-ce qu'on sait de la saloperie immonde qu'a été le bombardement pendant 72 jours de la Yougoslavie, le marché de Nis frappé en plein jour par des bombes à fragmentation, les bombardements qui reprenaient 15 minutes après une première vague, au même endroit, pour être sûr que les équipes de secours soient touchées?

Comme en Irak, on utilise systématiquement les armes à uranium appauvri et on pratique volontairement des désastres écologiques !

Réagissant aux attaques contre New-York et Washington, "Balkans Infos" rappelle comment s'est déroulé "le bombardement de la Yougoslavie par l'OTAN. Un crime qui n'a pas duré que quelques heures, mais 78 jours. Un crime commis aussi lâchement que celui des terroristes, par des exécutants hors d'atteinte, à 5.000 m d'altitude. Un crime qui, plus que quelques édifices symboliques, a détruit un pays tout entier, et qui a fait vivre, pendant près de trois mois, une population terrorisée dans le fracas des explosions et la misère des décombres Ce crime-là, on ne l'a pas dénoncé sur la terre entière. On n'a pas montré, dans une formidable spirale de surenchère médiatique destinée à exacerber la compassion et l'indignation du public, les images d'immeubles fracassés, de fuyards épouvantés, de ruines fumantes, d'usines broyées, de cadavres déchiquetés, de villages réduits en cendres. Si on l'avait fait, si on avait évoqué avec le même retentissement l'uranium appauvri ou les bombes à fragmentation, le monde aurait été sensibilisé hier aux souffrances de la Serbie (et aux milliers de ses victimes civiles) comme il l'est aujourd'hui à celles des USA, et il se serait rendu compte que l'Occident n'a rien à envier au Proche-Orient sur le terrain de la barbarie."

Après les attaques du 11 septembre contre les USA, on ne peut s'empêcher de penser aux réjouissances triomphalistes qui marquèrent l'anéantissement de la Serbie au terme d'une impitoyable " attack " qui produisit d'innombrables dommages " collatéraux ", qualifiés par d'éminents juristes de crimes de guerre.

Nous pensons à la pulvérisation des ponts séculaires jetés sur le beau Danube bleu, à l'explosion d'un autocar bourré de femmes et d'enfants mitraillés sur une petite route de campagne, à la destruction scientifiquement organisée de l'immeuble de la RTS, de routes, de voies de chemin de fer, d'aéroports, de raffineries, et même de de centrales électriques, coup d'éclat qui plongea les habitants de Belgrade dans une nuit infiniment noire et priva les hôpitaux d'électricité. Nous nous souvenons du missile qui d'une maternité fit un brasier et des pompiers - alter ego de leurs collègues de New York - qui, jour après jour, nuit après nuit, combattirent mille feux et cela pendant trois mois, du moins ceux qui ne disparurent pas. Nous n'avons surtout pas oublié un communiqué de l'Otan qui s'enorgueillissait de la mort de Serbes, militaires, faut-il croire.

Belgrade n'est pas New York, et pourtant la détresse humaine y fut et y est la même.

 

PITTSBURGH CE 11 SEPTEMBRE 2001 :

Nos humanistes font aussi la guerre à leur propres civils.

"L'avion écrasé à Pittsburgh pourrait avoir été détruit en vol", écrit "Reuters" (13 septembre 2001) : "Les enquêteurs fédéraux américains ont déclaré qu'ils ne pouvaient pas écarter l'hypothèse que l'avion qui s'est écrasé mardi près de Pittsburgh ait été abattu. "Nous n'avons pas écarté cela", a déclaré un agent du FBI interrogé sur les témoignages rapportant que le Boeing 757 d'United Airlines détourné en vol pourrait avoir été détruit en vol par un avion de chasse américain. "Nous n'avons rien écarté pour l'instant."

Le département de la Défense avait démenti catégoriquement cette hypothèse le 11 septembre. "Certains pensent que l'avion pourrait avoir été détruit afin qu'il n'atteigne pas sa cible - peut-être Washington. Le vol 93 d'United Airlines s'est écrasé avec 45 personnes à bord mardi, à 128 km de Pittsburgh. Parti de Newark dans le New Jersey à destination de San Francisco, il avait été détourné au-dessus du nord-est de l'Ohio et se dirigeait vers le sud-est, dans la direction de Pittsburgh. Des responsables de la police de l'Ohio ont indiqué que des débris de l'avion avaient été retrouvés jusqu'à 13 km de la zone de l'impact, dans un quartier résidentiel. Des habitants de ce quartier ont déclaré aux médias locaux avoir vu un deuxième avion dans la zone et des débris en feu tombant du ciel."

AP précisait ce 16 septembre 2001 que "Des avions de chasse avaient été lancés pour intercepter les avions détournés" et ajoutait que "Les autorités miliaires américaines ont annoncé samedi que des avions de chasse avaient été lancés mardi matin à la poursuite des avions détournés qui se sont écrasés à New York, Washington et en Pennsylvanie."

 

LA GUERRE COMME SPECTACLE :

"La guerre filmée en direct: c'est aussi, évidemment, en raison des images que la planète entière a pu voir en direct ou légèrement en différé que l'attaque du 11septembre acquiert tout son poids... Cette volonté de donner à voir la guerre en direct, cette utilisation de la télévision à des fins de communication à l'échelle planétaire, reprend la tactique mise en œuvre pour la première fois par les Américains eux-mêmes lors de la guerre du Golfe", écrit Nadia Khouri-Dagher dans "Le Monde" de ce 13 septembre.

Les media occidentaux se sont fait les complices de cette médiatisation de l'horreur.

Ainsi, en 1991, dans la nuit de Bagdad bombardée, trois reporters-vedettes de CNN, installés en lieu sûr (l'hôtel Rachid), rivalisaient d'inconscience et de vulgarité: "Ils raillent la passivité des Irakiens; ils s'étonnent que depuis une heure trente, l'armée irakienne les laisse poursuivre ce commentaire en direct. Ils finissent en éclatant de rire, en s'extasiant sur l'esthétisme du feu d'artifice, en devisant sur la qualité du repas ... " (Cité dans "Le Soir", Bruxelles, 18 janvier 1991).

Ce sont ces media qui aujourd'hui font la morale au monde et dénoncent le "terrorisme" !

 

GUERRE BIOLOGIQUE ET BACTERIOLOGIQUE :

Qui donc utilise les armes biologiques? "La guerre biologique peut comprendre l'utilisation de bactéries, de virus et de toxines pour provoquer la maladie ou la mort chez les êtres humains, les animaux et les plantes." écrit le lieutenant Robert P. Kadlec de l'US Air Force, dans un document interne à la force aérienne. Ce document, intitulé "Armes biologiques pour mener la guerre économique", explique comment les armes biologiques peuvent affecter les économies des pays du Tiers-Monde visés: "Les pays moins développés, ou en voie de développement sont dans une position beaucoup plus précaire. Si la ressource visée est la récolte ou la source de nourriture principale, utiliser des armes biologiques peut gravement dévaster l'économie de cette nation et probablement avoir en conséquence un impact politique. L'Histoire montre le chaos et l'instabilité politique crée par des catastrophes naturelles telles que les famines et les épidémies. L'utilisation des armes biologiques en ce sens permettrait de mener des guerres de basse intensité avec un résultat stratégique." (source : International Action Center).

On sait que ces armes ont été utilisées contre Cuba.

 

ARMES GENETIQUES :

On ignore souvent l’intérêt particulier porté par le ministère américain de l’Energie au "Projet Génome Humain". Ce ministère supervise aussi l’arsenal d’armes nucléaires des Etats-Unis.

Selon les spécialistes, la thérapie génique peut servir à fabriquer des armes génétiques, utilisées sur des gênes qu’on ne trouve que dans certains groupes de population. Ces armes pourraient prendre la forme de gaz, mais aussi être diffusées via l’eau potable. C’est en 1970 que le "Military Review", périodique de l’armée américaine, a évoqué pour la première fois les armes ethniques.

En 98, le "London Times" annonçait le succès de la mise au point par Israël d’une "balle ethnique" spécifiquement génétique, qui ne toucherait que les Arabes. Un porte-parole de l’armée israélienne n’a ni confirmé ni infirmé l’info, mais a sèchement fait savoir que "nous avons pas mal de surprises en réserve et nous n’hésiterons pas à en faire usage si nous estimons que l’Etat d’Israël est fortement menacé." (http://projectcensored.org/c2001stories/16.html).

 

COURSE AUX ARMEMENTS ET SABOTAGE DES TRAITES DE DESARMEMENT :

"La conférence de l'ONU sur le désarmement, virtuellement désagrégée" écrit l'AFP, ce 13 septembre 2001 : "La conférence de l'ONU sur le désarmement s'est d'ores et déjà virtuellement désagrégée sous les coups de butoirs répétés d'intérêts contradictoires de ses Etats-membres, estime-t-on jeudi à la clôture de sa session annuelle.

Depuis trois ans, les représentants des 66 pays qui la composent sont contraints de "se tourner les pouces", selon l'expression de l'ambassadeur américain Robert T. Grey qui achève quatre ans de présence dans cette seule instance internationale dédiée au désarmement."

"Cette conférence a littéralement implosé après les assauts répétés de certains de ses membres contre un ordre du jour, peut-être généreux, mais sûrement trop ambitieux", a estimé pour sa part, un des spécialistes de cette instance, Jozef Goldblat, de l'institut des Nations unies pour le désarmement.

Les Etats-membres s'avèrent incapables de s'entendre sur leur programme de travail afin de négocier les questions fondamentales qu'ils ont inscrites à leur ordre du jour, parmi lesquelles la démilitarisation de l'espace, l'interdiction des matières fissiles entrant dans la confection de bombes nucléaires, le désarmement nucléaire.

"Le blocage tient de la volonté des Etats-Unis de relancer leurs projets de missiles anti-balistiques utilisant l'espace. Un tel projet, ont répété à l'envi Russes et Chinois, remettrait en cause le traité ABM de 1972 entre Washington et Moscou limitant les systèmes anti-missiles, et, par contre coup, relancerait la course aux armements".

Cette conférence, née de la Charte des Nations unies, a pourtant engrangé de "beaux succès", selon un diplomate, comme la Convention sur les armes chimiques en 1993, ou le Traité d'interdiction complète des essais nucléaires en 1996, associé à la prorogation indéfinie du traité de non prolifération des armes nucléaires (TNP) adopté en 1995.

Aujourd'hui, l'une des conséquences les plus manifestes de cet écroulement est l'émergence de l'hyper-puissance américaine, de moins en moins soucieuse de se voir bridée par des instruments juridiques internationaux. L'insistance permanente de Washington à développer des armes anti-balistiques utilisant l'espace, ou encore son refus exprimé en août de s'associer à un futur traité d'interdiction des armes biologiques, sont perçus par nombre de diplomates comme des manifestations d'une désagrégation effective de la conférence de Genève.

Les divisions devraient réapparaître dès novembre à Genève, lors de la conférence de revue de la Convention de 1972 sur les armes biologiques, et en janvier prochain à l'ouverture de la session 2002 de la conférence sur le désarmement.

 

EXPLOITATION DES PEUPLES DU MONDE :

L'Occident, soit 20% de la population mondiale, consomme 80% des ressources de la planète. Si l'attaque contre New York à été qualifiée comme "inhumaine", comment pouvons-nous qualifier l'acte de laisser mourir 13 millions d'enfants par an ? Le 11 septembre 2001, selon la FAO, plus de 35.000 enfants sont morts de faim dans le monde, comme chaque jour de chaque année.

Cette sensibilité sélective caractérise l'Occident et les Américains en particulier. Enfants irakiens : affamés, par les Anglo-Américains. Enfants palestiniens : ghettoisés, par Israël.

Et que voudrait l'occident américanisé ? Qu'ils meurent en silence, en lui laissant le monde ?

Il y a déjà longtemps que la guerre est déclarée. Par Washington, par l'OTAN, par le monde occidental capitaliste. Nous sommes tous des soldats, depuis longtemps. Dérisoire de jouer aujourd'hui les vierges effarouchées.

Mais libre à nous en Europe de choisir notre camps. Celui de la barbarie américano-occidentale, à l'humanisme verbal et au terrorisme bien réel. Ou celui de la Cause des peuples, à commencer par le peuple européen colonisé par Washington depuis six décennies.

(Collecif media du PCN-NCP – 13 septembre 2001)

 

 

 

An American point of view : The American Century Ends With A Bang

by James Ostrowski

On the last day of the American Century and the first day of the 21st century, I was about to give a summation to the jury in a case alleging discrimination against Arab-American deli owners by the City of Buffalo and its Police Department. When the news came, the courthouse closed and I drove back to my office. As I heard that the World Trade Center had collapsed, I almost crashed my vehicle. I felt an emotion I never felt before and never want to feel again. I thought of the tens of thousands of people who may still have been in the buildings. For four years in the 1980s, I had passed through the WTC on the way to work a block away. When I got to my office, I was proud that I had a view of the giant edifice, even if I had to stretch my neck a bit to see it.

My next concern was my three close relatives who lived or worked nearby. I could not get through to my parents’ house to get news about my sister, so I drove there. Julie was okay. My nephew Joel was okay. He had watched the disaster from Midtown. My niece Amanda, attending Pace University in the shadow of the WTC, could not be reached. I headed home, stopping to vote in the Republican primary election on the way. Corny as it sounds, I wasn’t going to let those SOBs get me down.

Now I am home and the TV is on. The nonsense, lies, and evasions filled the airwaves like the dust in Downtown Manhattan. Not a single hint of the true cause of this disaster – our policy of global military intervention. No, just a bunch of jerks with axes to grind and dirty little agendas to push, not even waiting for the bodies to be recovered. From James Baker – we need to take the reins off the CIA and allow them to murder people. From another clown: we need more missiles. Huh? From another fool, Cap Weinberger, I think: we need more military spending, more troops. Others suggested that individual freedom needs to be curtailed.

Then the shell-shocked President, hiding out in some military base, showed his face and said that "freedom itself was attacked." A floating abstraction. It seemed to me that a global military empire had been attacked. But what do I know? Bush looked like he was ready to turn over the keys to the Oval Office to Al Gore.

Hours passed and there was still no mention of the likely cause of the disaster – an angry reaction to our global military empire. Instead, there was talk of Pearl Harbor. I thought to myself: this is far worse than Pearl Harbor. That was a military base in a colony. This was chaos and mass civilian murder in the real capital of America. This was Pearl Harbor and the Kennedy assassination and more and worse in one package. This changes everything forever. At least there was good news at 3:00 p.m.: my niece Amanda was safe in Brooklyn. She had not gone to school that morning.

I kept waiting for someone in authority to admit the obvious and accept responsibility. Our nation is defenseless against those who would kill us. There are many who would kill us because we have killed many, and we support other countries that have killed many, and our federal government sticks its nose into other peoples’ business in far corners of the world.

The likely perpetrators of these atrocities list their concerns as the mistreatment of Palestine and Iraq, and the quartering of American troops in Saudi Arabia, and the protection of a hated government in Egypt. Only the day after did our leading establishment columnist, George Will, unabashedly put our policy on Israel at the heart of the disaster: "The acrid and unexpungable odor of terrorism, which has hung over Israel for many years, is now a fact of American life. . . . Americans . . . are targets because of . . . their . . . loyalty to those nations that, like Israel, are embattled salients of our virtues in a still-dangerous world." He and Newt Gingrich, who almost gloated about how Americans now know what it is like to live in Israel, have it exactly wrong. One of the reasons why the odor of terrorism hangs over America as it has in Israel, is our one-sided support for Israel for over fifty years. We are not a target for terrorism like Israel; we are a target for terrorism in large part because of Israel and because of our other Middle East interventions. We have chosen to make the enemies of Israel our enemies. We have chosen to make the friends of Iraq our enemies. Will and Newt want me to know what it is like to live in Israel. Fellas, I don’t want to know what it is like to live in Israel. I want to know what it was like to live in America before September 11, 2001.

I am still waiting for someone to accept responsibility and fall on his sword. I am still waiting for someone, the President, the Secretary of Defense, the Secretary of State, the CIA director, to say, you know, when we fail, we take responsibility, and we hereby resign so that others with different and better ideas can take the country in a different direction. No such luck. Those who have created and supported our disastrous foreign policy which has led to the creation of tens of thousands of bitter suicidal enemies in the Middle East and elsewhere, accepted no responsibility. What I heard from them was, "We cannot defend you, but we will do everything we can to make sure people all over the world want to kill you."

This isn’t like Pearl Harbor. After that attack, heads rolled. They weren’t the right heads to be sure, but heads rolled. I want to see heads roll now! This hit too close to home, too close to my sister, my niece, my nephew, my old stomping grounds. I don’t want to go to New York on October 5th to argue a federal court appeal at Foley Square, and see Beirut. I am mad as hell and I am not going to take it anymore.

To all those who control our foreign policy, I say this: the United States must immediately and unequivocally get the hell out of the Middle East and the Far East and Europe and the Balkans and South America! Do you hear me, you morons?

(Antiwar.com - September 14, 2001 - James Ostrowski is an Amercan attorney - Copyright © 2001 LewRockwell.com)

 

 


An American point of view : Why They Attack Us

by Samuel Francis

"We're at war," the young waitress, her voice catching, informed me when I first heard of the terrorist attacks on the World Trade Center and the Pentagon this week. She was hardly the only one. "America at war," the Washington Times' lead editorial pronounced the next day. "It's WAR," screamed its editorial cartoon. A "new kind of war has been declared on the world's democracies," the Wall Street Journal's editorial pontificated.

"The War Against America" was the subject of the New York Times editorial. "A state of war," the Washington Post called it. "This is war," pronounced columnist Charles Krauthammer. "They were acts of war," confirmed the President of the United States.

Well, it probably is – except that, even as everyone from waitresses to the president was declaring war or howling for it, nobody was exactly sure who we were at war with. The usual suspect was the shadowy Osama bin Laden, though some experts said the attacks didn't fit his profile, and even if we were sure, no one seemed able to say how we should wage the war, how we could win it, or what would constitute victory.

Mainly, what most Americans wanted to do – entirely understandably – was to blow the hell out of somebody or something. No doubt, in time, we will.

But the blunt truth is that the United States has been at war for years – at least a decade, since we launched a war against Iraq in 1991, even though Iraq had done absolutely nothing to harm the United States or any American. Our bombing attacks on Iraq certainly caused civilian casualties, and if they were not deliberate, nobody beating the war drums at the time felt much regret for them. For ten years, we have maintained economic sanctions on Iraq that have led to the deaths of hundreds of thousands of civilians, and we have repeatedly bombed it whenever it failed to abide by standards we imposed on it.

Under Bill Clinton, we again launched bombing raids against civilians – once against so-called "terrorist training camps" supposedly under bin Laden's control in Afghanistan and at the same time against a purported "chemical weapons factory" in Sudan that almost certainly was no such thing. The attacks just happened to occur on the same day as Monica Lewinsky's grand jury testimony that she had engaged in sex with the president. "This is unfortunately the war of the future," Secretary of State Madeleine Albright said in justifying the U.S. raids, officially launched in retaliation for terrorist attacks on American embassies.

Later the same year, Mr. Clinton ordered (but later countermanded) yet more missile attacks on Iraq – the day after the Paula Jones sex scandal was settled in court. Later, yet again, Mr. Clinton ordered more bombings in Iraq the day before Congress was scheduled to vote on his impeachment. Then there are the Balkans, where the United States has waddled forth to war for no compelling reason, and where it has also slaughtered civilians with its unprovoked bombings.

In all the buckets of media gabble about the terrorist attacks in New York and Washington, not once have I heard any journalist ask any expert the simple question, "Why did the terrorists attack us?"

There is, of course, an implicit answer to the unasked question: It's because the terrorists are "evil"; they "hate democracy"; they are "fanatics," "barbarians" and "cowards." Those, of course, are answers that can satisfy only children. Some day it might actually dawn on someone in this country that the grown-up but unwelcome answer is that the terrorists attacked us because they were paying us back for what we started.

Let us hear no more about how the "terrorists" have "declared war on America." Any nation that allows a criminal chief executive to use its military power to slaughter civilians in unprovoked and legally unauthorized attacks for his own personal political purposes can expect whatever the "terrorists" dish out to it. If, as President Bush told us this week, we should make no distinction between those who harbor terrorists and those who commit terrorist acts, neither can any distinction be made between those who tolerate the murderous policies of a criminal in power and the criminal himself.

The blunt and quite ugly truth is that the United States has been at war for years – that it started the war in the name of "spreading democracy," "building nations," "waging peace," "stopping aggression," "enforcing human rights," and all the other pious lies that warmongers always invoke to mask the truth, and that it continued the war simply to save a crook from political ruin. What is new is merely that this week, for the first time, the war we started came home – and all of a sudden, Americans don't seem to care for it so much.

(September 15, 2001 - Samuel Francis is a nationally syndicated columnist

 

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