COMMUNIQUE DE PRESSE

(05 OCTOBRE 2006)

ELECTIONS COMMUNALES BELGES DU 8 OCTOBRE 2006 :
TOUT SAUF LE REGIME BELGICAIN !!!

 

A part peut-être dans l’Italie des jumeaux particrates Berlusconi-Prodi et certains états fantoches issus de l’éclatement du Bloc soviétique, les citoyens des autres pays de l’Union Européenne n’ont aucune idée de l’état avancé de décomposition politique qui règne particulièrement en Belgique.

LA DEMOCRATIE CONFISQUEE

La Belgique est une pseudo démocratie, où le pouvoir a été confisqué par la Particratie.

A quoi servent les élections, dans un système où une poignée de partis au pouvoir depuis des décennies, menés par de véritables dynasties de professionnels de la politique alimentaire (certains en sont à la 4e génération), ont confisqué le Parlement, monopolisent à 100% tous les media et reçoivent (extrême-droite comprise) 35 millions d’Euros de l’Etat pour leur propagande (ceci pour la seule année 2006) contre zéro Euros aux formations extra-parlementaires ???

Sans parler des trucages du vote électronique, reconnu non valide par tous les observateurs internationaux, des sondages bidons, de l’action des plusieurs polices politiques, de la création de faux partis d’opposition (comme le fantomatique « FN » belge, créé en 1985 à l’initiative du Ministre de l’intérieur), et des interdictions professionnelles qui frappent les ennemis du Système.

Alors que des accords de majorité ont été, de l’aveu même des partis dominants, déjà conclu avant le vote de ce 8 octobre dans plus de 50% des communes, ces élections sont une farce. Et la négation même de la démocratie. A quoi sert de voter pour de faux adversaires, qui, copains et coquins comme cochons, ont déjà décidé de gouverner ensemble ?

On parle parfois de « cirque électoral », ici, au Royaume bananier belgicain, mais il s’agit plus exactement d’un « théâtre électoral ». Où on joue à l’électeur la comédie de la fausse démocratie.

UN REGIME  REFUSE PAR LES CITOYENS

Alors que la particratie – engluée depuis deux décennies dans des scandales sans fin – n’a que les mots d’éthique (sic) et de bonne gouvernance (resic) à la bouche, une majorité de citoyens ne croit plus au Système et au régime. Le divorce total entre les citoyens et les professionnels de la politique alimentaires, avides de privilèges et de prébendes, est total. Comme le révèle – exemple parmi beaucoup d’autres – un sondage publié et sur lequel l’hebdo LE VIF-L’EXPRESS (Bruxelles, 6 oct. 2006) titre significativement « Iriez-vous encore voter si le vote n'était plus obligatoire ? »

Ce sondage révèle que 56 % des électeurs du royaume n’irait plus voter si le vote n’était pas obligatoire. Les autres questions confirment le désaveu du régime belgicain par une population désabusée. On notera que malgré les sanctions pénales prévues et les amendes, 15 % des électeurs ne vont plus voter à chaque élection et que le « vote blanc », astucieusement non comptabilisé dans les résultats, est très important. Ainsi que le vote pour des formations républicaines et anti-belges en Flandres (un électeur sur trois).

LA POSITION REPUBLICAINE DU PCN

Partisan d’une République européenne unitaire, le PCN, présent dans 7 pays européens,  a longtemps été indifférent à l’existence de l’état belge monarchique, forme politique dépassée et issue du XIXeme siècle.

Mais face à la répression et à la censure totale qui frappe ses activités en Belgique depuis la seconde moitié des années 90 (notamment la prison préventive subie par un de nos cadres à Liège pour un tract électoral de 1994), le PCN a été contraint de revoir ses positions. A la suite de son congrès régional de mai 2000, le PCN a pris désormais position pour la disparition rapide de l’entité belgicaine et l’autodétermination de la Wallonie, de la Flandre et de Bruxelles.

Le PCN appelle donc à la constitution d’un Front républicain, ouvert au-delà des idéologies à toutes les formations politiques qui luttent pour la disparition de l’état belgicain : les républicains wallons, le mouvement rattachiste pro-français, les républicains flamands de droite comme de gauche.

En particulier, un certain nombre de positions idéologiques séparent le PCN du nationalisme flamand radical. Mais, lorsque nous entendons le mouvement nationaliste flamand proclamer « Belgie barst », nous sommes en total accord politique avec lui.

Les forces du PCN sont actuellement totalement engagées dans la constitution d’une structure transnationale à vocation anti-impérialiste et anti-colonialiste, question qui est bien plus importante que les stériles querelles politiciennes du royaume bananier belgicain.

Le PCN ne participera donc pas aux élections communales belges du 13 juin 2004, où, en raison des lois iniques imposées par la particratie belge, les formations alternatives n’ont plus que la possibilité réduite de faire de la figuration (lors des élections de 2004, le Bureau électoral principal a même tenté d’écarter toutes les listes émanant de formations non parlementaires qui se présentaient aux élections européennes en Belgique francophone).

NOTRE ANALYSE DE LA SITUATION BELGE
ET NOS AXES D’ACTION :

Le PCN fait un choix tactique, qui est de favoriser l’éclatement et la destruction de l’entité belgicaine. L’état belgicain est en effet depuis 4 décennies notre ennemi résolu et n’a jamais ménagé les mesures, notamment policières, pour tenter de nous écraser. Lors de notre expérience parlementaire de 1996-99, le régime belgicain a particulièrement, et avec l’aide de l’extrême-droite et de ses groupuscules néo-nazis, mené une campagne immonde contre le PCN. Nous ne sommes pas de ceux qui tendent la joue gauche quant on les frappe sur la joue droite !

Par ailleurs, la destruction de l’état belgicain (*) conduira à deux situations que le PCN escompte :

- d’une part une période chaotique qui favorisera un Parti radical et républicain comme le nôtre,

- d’autre part le rattachement à la France de la Communauté française de Belgique (Wallonie et Bruxelles) qui donnera à la France – moteur d’une Europe indépendante depuis De Gaulle – un poids accru dans l’Union européenne.

NOS CONSIGNES DE VOTE POUR
LES ELECTIONS COMMUNALES BELGES DU 8 OCTOBRE 2006 :

Le PCN appelle donc à voter pour des formations républicaines radicales, en dehors de leurs programmes idéologiques, que nous ne partageons pas :

Soit pour le RWF (« Rassemblement Wallonie-France ») ou le « Vlaams Belang ».

Et surtout pas un vote pour les fausses listes d’opposition créées par le Système, à commencer par les néo-nazis des différents FN ou les groupuscules trotskistes !

 

Bureau Politique Européen du PCN-NCP
& le Secrétariat Régional Wallonie-Bruxelles.

 

(*) L’état fédéral belgicain est le produit d’arrangements politiciens successifs, au caractère peu démocratique, de remodelages incessants de la Constitution – devenue une publication périodique – opérés au gré des accords de majorité depuis le début des années 60. Et sans que jamais – par référendum notamment – la population n’ait été consultée.
L’exemple de Bruxelles, qui est tout à la fois la capitale fédérale, une région fédérale – la région de Bruxelles-Capitale –, la capitale de la Communauté néerlandophone (qui regroupe la région Flamande et la Communauté – culturelle – néerlandophone de Bruxelles) et la capitale de la Région flamande (qui a donc choisi comme capitale une ville hors de son sol, qui constitue une autre région autonome et un autre sujet de droit public, les Flamands se refusant à lâcher Bruxelles, ville flamande il y a 3 siècles !). Tout ce bazar institutionnel – qui rend fou tout juriste cartésien – révèle le caractère artificiel de l’état belgicain. Et son caractère non démocratique. Comme le démontre à nouveau l’exemple bruxellois.
Afin d’assurer la présence au gouvernement de la région de Bruxelles-Capitale des partis flamands minoritaires (moins de 15%), une loi spéciale a été prise. Elle instaure deux collèges électoraux séparés (bonjour l’apartheid linguistique !) pour les francophones (partis francophones et autres) et les Néerlandophones (partis flamands) et réserve à chaque collège un nombre fixe de députés régionaux (17 pour les partis flamands). Le gouvernement régional bruxellois doit disposer de la majorité dans CHACUN des collèges électoraux francophone et néerlandophone, les partis flamands (avec moins de 15% – bonjour la démocratie !) contrôlant donc l’exécutif régional et y participant automatiquement au niveau ministériel.

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