DEPECHE DU PCN-NCP

(VENDREDI 04 JUIN 2004)

Elections européennes et
élections régionales belges du 13 juin 2004 :
APPEL DU P.C.N. A UN FRONT REPUBLICAIN
POUR EN FINIR AVEC L'ENTITE BELGICAINE

 

Partisan d’une République européenne unitaire, présent dans 7 pays européens, le PCN a longtemps été indifférent à l’existence de l’Etat belge monarchique, forme politique dépassée et issue du XIXeme siècle.

Mais face à la répression et à la censure totale qui frappe ses activités en Belgique depuis la seconde moitié des Années 90 (notamment la prison préventive subie par un de nos cadres  à Liège pour un tract électoral de 1994), le PCN a été contraint de revoir ses positions. A la suite de son congrès régional de mai 2000, le PCN a pris désormais position pour la disparition rapide de l’entité belgicaine et l’autodétermination de la Wallonie, de la Flandre et de Bruxelles.

Le PCN appelle donc à la constitution d’un Front républicain, ouvert au-delà des idéologies à toutes les formations politiques qui luttent pour la disparition de l’Etat belgicain : les républicains wallons, le mouvement rattachiste pro-français, les républicains flamands de droite comme de gauche.

En particulier, un certain nombre de positions idéologiques séparent le PCN du Nationalisme flamand radical. Mais, lorsque nous entendons le mouvement nationaliste flamand proclamer "Belgie barst", nous sommes en total accord politique avec lui.

Les forces du PCN sont actuellement totalement engagées dans la constitution d’une structure transnationale à vocation anti-impérialiste et anti-colonialiste, question qui est bien plus importante que les stériles querelles politiciennes du royaume bananier belgicain.

Le PCN ne participera donc pas aux élections européennes et aux élections régionales belges du 13 juin 2004, où, en raison des lois iniques imposées par la particratie belge, les formations alternatives n’ont plus que la possibilité réduite de faire de la figuration (En avril dernier, le Bureau électoral principal a même tenté d’écarter toutes les listes émanant de formations non parlementaires qui se présentaient aux élections européennes en Belgique francophone).

Notre analyse de la situation belge et nos axes d’action :

Le PCN fait un choix tactique, qui est de favoriser l’éclatement et la destruction de l’entité belgicaine. L’Etat belgicain est en effet depuis 4 décennies notre ennemi résolu et n’a jamais ménagé les mesures, notamment policières, pour tenter de nous écraser. Lors de notre expérience parlementaire de 1996-99, le régime belgicain a particulièrement, et avec l’aide de l’extrême-droite, mené une campagne immonde contre le PCN. Nous ne sommes pas de ceux qui tendent la joue gauche quant on les frappe sur la joue droite !

Par ailleurs, la destruction de l’Etat belgicain conduira à deux situations que le PCN escompte :

- d’une part une période chaotique qui favorisera un Parti radical et républicain comme le nôtre,

- d’autre part le rattachement à la France de la Communauté française de Belgique (Wallonie et Bruxelles) qui donnera à la France – moteur d’une Europe indépendante depuis de Gaulle – un poids accru dans l’Union européenne.

Nos consignes de vote pour les élections européennes et aux élections régionales belges du 13 juin 2004 :

Le PCN appelle donc à voter pour des formations républicaines radicales, en dehors de leurs programmes idéologiques, que nous ne partageons pas :

- Aux élections européennes, en Wallonie et à Bruxelles, pour le RWF (« Rassemblement Wallonie-France »), en Flandre pour le « Vlaams Blok » ;

- Aux élections régionales du 13 juin qui sont organisées en Belgique en même temps : en Wallonie pour le RWF (« Rassemblement Wallonie-France »), en Flandre pour le « Vlaams Blok », à Bruxelles – où ce vote est capital car il peut déboucher sur un blocage des institutions régionales, premier pas vers la destruction de l’Etat fédéral belgicain (*) – pour le « Vlaams Blok ».

 

(*) L’état fédéral belgicain est le produit d’arrangements politiciens successifs, au caractère peu démocratique, de remodelages incessants de la Constitution – devenue une publication périodique – opérés au gré des accords de majorité depuis le début des Années 60.

A Bruxelles, ville aujourd’hui majoritairement francophone – et accessoirement arabophone -, sans parler des nombreuses communautés européennes installées avec les Institutions de l’Union européenne, les Néerlandophones sont minoritaires (entre 10 et 15%). Mais ils sont majoritaires dans l’Etat fédéral.

Bruxelles est à la fois une région fédérale – la région de Bruxelles-Capitale -, la capitale de la Communauté néerlandophone (qui regroupe la région Flamande et la Communauté – culturelle – néerlandophone de Bruxelles) et la capitale de la Région flamande (qui a donc choisi comme capitale une ville qui constitue une autre région autonome et un autre sujet de droit public), les Flamands se refusant à lâcher Bruxelles, ville flamande il y a 3 siècles. Tout ce bazar institutionnel – qui rend fou tout juriste cartésien - révèle le caractère artificiel de l’Etat belgicain.

Comment le vote républicain flamand peut-il bloquer les institutions fédérales ?

Tout simplement parce que l’Etat belgicain est pris au piège de ses propres montages électoralistes. Afin d’assurer la présence au gouvernement de la région de Bruxelles-Capitale des partis flamands minoritaires (moins de 15%), une loi spéciale a été prise. Elle instaure deux collèges électoraux séparés (bonjour l’apartheid linguistique !) pour les francophones (partis francophones et autres) et les Néerlandophones (partis flamands) et réserve à chaque collège un nombre fixe de députés régionaux (17 pour les partis flamands). Le gouvernement régional bruxellois doit disposer de la majorité dans CHACUN des collèges électoraux francophone et néerlandophone, les partis flamands (avec moins de 15% - bonjour la démocratie !) contrôlant donc l’exécutif régional et y participant automatiquement au niveau ministériel.

Le problème est la montée du parti républicain flamand « Vlaams Blok », qui appelle au vote francophone en sa faveur (les électeurs francophones peuvent voter dans le Collège régional néerlandophone – bonjour la logique !) et qui approche la majorité (9 sièges) dans le collège néerlandophone. Si le « Vlaams Blok » atteint ces 9 sièges, il imposera donc ses ministres au gouvernement régional, ce que refusent les partis francophones. Les institutions fédérales seront bloquées, premier pas vers la fin de l’Etat belgicain.

 

Pour se forger une opinion personnelle sur la Question républicaine en Belgique :

TOUDI (Républicains wallons)
http://www.toudi.org
VLAAMSE ONAFHANKELIJKHEID
http://www.vl-onafhankelijk.org
RASSEMBLEMENT WALLONIE-FRANCE 
http://www.ifrance.com/rwf
THE FLEMISH REPUBLIC (in English)
http://www.flemishrepublic.org

Voir notre dossier POUR EN FINIR AVEC L'ENTITÉ BELGICAINE

 

Service de presse : presse@pcn-ncp.com (04/06/04 - 19h00) 

 

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