DIX ANS D'AGRESSIONS YANKEE 

CONTRE LA LIBYE

 

L'agression barbare de 1986 n'était qu'un maillon d'une chaîne d'actions militaires, relevant du terrorisme d'Etat, menées contre la Grande Jamahiriya depuis les premiers accrochages du Golfe de Syrte, visant en vain à intimider une Révolution nationaliste qui préconise la libération des territoires Arabes occupés, l'unité de la Nation arabe et son émancipation culturelle et économique.

L'armada américaine a toujours menacé de semer la mort dans les pays que Washington voulait intimider et mettre au pas...

L'agression américaine contre la Jamahiriya arabe libyenne confirme que tous les fronts arabes opposés aux complots et à la politique américaine, qu'elles soient proches ou éloignés de la Palestine, seront toujours l'objet de complots et d'agressions de la part des forces américaines.

Une fois de plus, l'agression américaine a mis l'accent sur le danger constant que représente entre autres la présence permanente des forces aériennes et maritimes américaines sur le territoires des pays du Tiers-Monde et dans leurs eaux territoriales. La politique inaugurée sous REAGAN qui voulait encercler le monde entier dans un réseau de bases militaires, entrave la sécurité et l'autonomie des pays en voie de développement. Cette agression américaine confirme pour la énième fois que l'impérialisme américain est bien une composante directe de toute agression contre la nation arabe et qu'il a le leadership du front de ses ennemis.

Ainsi les prétentions américaines au sujet de ces régions arabes qui «quémandent leur amitié» ne sont rien d'autre que de la poudre jetée aux yeux du monde, pour masquer les agressions et les atrocités de l'impérialisme.

Les Administrations américaines successives n'ont cessé de se faire des ennemis des arabes, de cumuler la haine et l'hostilité envers les droits nationaux palestiniens, d'agresser directement, ou par l'intermédiaire d'Israël en premier lieu, le mouvement de libération national arabe, dont les terres ne constituent pour eux qu'une zone d'influence leur assurant ainsi, qu'à leurs alliés, le pétrole brut à bon marché; enfin ces Administrations se sont toujours insurgées contre toute tentative d'union panarabe et aujourd'hui panafricaine.

L'agression contre la Grande Jamahiriya arabe libyenne démasque les faux slogans de l'Administration américaine.

Elle confirme que le véritable danger est bien le danger impérialiste. Toutes les facilités et bases militaires obtenues dans la région par les Etats-Unis, leur flotte et leurs vaisseaux de guerre, leurs forces d'intervention rapide toujours plus importantes, ne tendent en fait que vers un seul but : affronter les forces de libération nationale.

L'agression militaire déclenchée par les avions de la Vième flotte contre les avions libyens dans l'espace aérien de la Jamahiriya, loin d'être un acte improvisé, est le résultat d'un processus dangereux d'agression ourdi par les Etats-Unis contre la révolution libyenne et sa direction. cette agression ne surprit d'ailleurs personne, car depuis l'arrivée au pouvoir de Ronald REAGAN, cette campagne contre la Jamahiriya dans les milieux politiques américains ne cessent de croître.

La campagne américaine contre la Jamahiriya fut - et est - à ce point systématique qu'il serait difficile à n'importe quel observateur de nos jours de trouver un autre exemple d'Etat attaqué de cette manière sur tous les plans : militaire, politique et économique.

En fait l'Administration américaine avait besoin pour lancer une attaque aussi violente de ce que l'on pourrait appeler un prétexte direct, ce qui fit défaut au Américains malgré toutes les provocations faites à la Libye.

Ce qui gêne les ennemis de la Libye c'est le fait d'avoir à traiter avec un régime non traditionnel, dont la politique extérieure est intelligente, sans compter le fait que ces mêmes ennemis n'ont aucune alternative claire et capable d'être présentée et acceptée par le peuple libyen, conformément aux déclarations d'un expert dans les affaires pour le Proche-Orient à l'Université américaine de Georgetown.

Cet expert, William BENMAN, avertit «qu'il n'est pas facile d'emporter le morceau avec la Libye. Elle pourrait en faire voir de toutes les couleurs à tous ceux qui s'aventureraient à la toucher de trop près»; il ajoute: «selon nos évaluations, l'Etat libyen se trouve au point culminant d'une transformation révolutionnaire et sociale globale; s'il est facile de renverser une dictature militaire fondée sur le pouvoir d'une minorité, renverser un régime comme celui de la Libye est une autre affaires. Celui qui attaquera la Libye rencontrera une résistance féroce chez les libyens qui n'ont rien perdu de leur esprit guerrier. La Libye n'est pas un état traditionnel pas plus que KADHAFI n'est pas un leader traditionnel : ceci mène à l'échec toute manúuvre de type classique faite contre cet Etat».

 

Article paru dans "NATION-EUROPE" n°9/10


Retour à la page précedente / Retour à l'accueil PCN