Non à la guerre américaine !

Oui au combat de libération des peuples !

Un, deux, trois, mille Afghanistan !

Après Tripoli, Bagdad, Khartoum et Belgrade, les USA frappent à nouveau. La nouvelle agression terroriste yankee contre l’Afghanistan n’est pas la " nouvelle guerrre de l’Amérique ", c’est la continuation de la guerre que Washington mène depuis la fin du XIXème siècle contre les peuples des quatre continents et pour la domination mondiale (1).

Pour les naifs – et les faux naifs – qui en douteraient, les faucons du Pentagone comme le Secrétaire adjoint à la Défense Paul Wolfowitz, ou encore le leader de la minorité républicaine au Sénat Trent Lott.annoncent déjà à Washington la prochaine agression contre l’ Irak  (2) !

Au PCN, nous sommes anti-américains. Radicalement ! Totalement !

Parce que que les déterminismes de la Géopolitique et de l’Histoire font des USA l’ennemi à abattre.

Parce qu’en tant que militants révolutionnaires européens en lutte pour la libération et l’unification de notre patrie continentale, de Reykjavik à Vladivostok, nous refusons l’occupation de l’Europe depuis 1945 par les USA et leurs Kollabos de l’OTAN.

Parce qu’en tant que militants socialistes nous savons que les USA s’identifient totalement au modèle capitaliste qui est directement issu de la mentalité collective yankee, n’en déplaisent aux billevesées petites-bourgeoises des " anti-globalisations " sur le " peuple de Seattle ".

Parce qu’en tant que militants anti-impérialistes conséquents, subissants la domination yankee en Europe, nous sommes solidaires de la Cause des peuples des quatre continents.

Au milieu des années 60, le CHE Guevara nous indiquait déjà la voie : " créons Un, Deux, Trois, Mille Vietnam ! ", combattons l’impérialisme partout où il se trouve nous disait-il.

Dès 1967, Jean THIRIART, le fondateur du Communautarisme européen, appellait à la constitution d’un Front quadricontinental contre l’impérialisme pour vaincre les Etats-Unis et leurs alliés. THIRIART y préconisait la chasse aux impérialistes " en meute " comme les loups. Et il ajoutait " peut importe la couleur du pelage, ce qui importe c’est de mordre ! "(3)

Le PCN est un parti laïque. Nous avons combattu l’Islamisme quant il était instrumentalisé par les USA contre l’Europe et la Russie. Aujourd’hui, conséquence directe de l’arrogance américaine au Proche-Orient et de la brutalité sioniste en Palestine occupée, il existe des mouvements islamistes qui combattent directement l’impérialisme, avec le soutien de larges masses du monde musulman. C’est au tour de Washington et de Tel-Aviv et de leurs alliés réactionnaires arabes de connaître la déstabilisation. L’Histoire connaît souvent de tels renversements d’alliances.

La position réaliste, la nôtre, dictée par les impératifs de la lutte révolutionnaire et anti-impérialiste, est de ne pas faire d’amalgames. L’islamisme qui combat contre l’Europe et la Russie doit être extirpé du continent. Mais l’islamisme qui frappe nos ennemis américano-sionistes est notre allié objectif.

Aujourd’hui, l’Afghanistann est l’ennemi des Etats-Unis et la résistance qu’on y organise est dirigée contre l’impérialisme et le Nouvel ordre mondial.

Georges Bush l’a bien défini : il n’y a pas de neutralité possible. " Aujourd'hui, nous nous concentrons sur l'Afghanistan, mais la bataille est plus vaste (...)Dans ce conflit, il n'y a pas de neutralité ", assène avec justesse le président yankee.

Où l’on est avec les USA, où l’on est contre leur arrogante volonté de suprématie mondiale. Nous sommes contre l’impérialisme yankee, partout dans le monde, à Kaboul comme à Bagdad, à Paris comme à Bruxelles. Aujourd’hui, il n’y a plus que deux camps : celui de l’impérialisme américano-sioniste et celui du Front mondial des peuples en lutte pour leur liberté et leur dignité.

La nouvelle agression contre Kaboul prend par ailleurs la suite de l’agression ango-saxonne continue menée depuis le siècle dernier contre l’Afghanistan (4). Celle des Britanniques. Celle des USA, aidé des Contra féodaux de Massoud, contre le régime progressiste instauré par le " Parti démocratique du Peuple afghan " en 1978, le seul que connu jamais le pays, et que l’URSS eu le courage de soutenir (5). Les motifs de cette agression occidentale résident dans les intérêts géopolitiques de l’Occident, le contrôle des oléoducs pétroliers et l’isolement de la Russie notamment. La " liberté des femmes afghannes " ou le " terrorisme " n’en sont que des prétextes cyniques.

Au début du siècle, LENINE nous montrait déjà la voie. Au regard de la révolution et du combat contre l’impérialisme, " l’Emir d’Afgnahnistan est plus progressiste que l’impérialisme britannique ", disait-il. Aujourd’hui le régime des Talibans est lui aussi de facto partie prenante du Front mondial contre l’impérialisme yankee.

La position correcte des militants révolutionnaires face à la " croisade " américaine, c’est :

- Pas un Euro, pas un homme pour la guerre américaine !

- Front quadricontinental avec les peuples du monde en lutte !

- Dissolution de l’OTAN !

- Libération nationale et sociale du peuple européen, de Vladivostok à Reykjavík : Yankee Go Home !

Ce que nous vivons, c’est le dernier acte de la guerre permanente menée par l’impérialisme américain depuis plusz d’un siècle contre les peuples du Monde. Le dernier chapitre est ouvert, il sera long et sanglant. L’épilogue se fera attendre, mais il arrivera inéluctablement.

Car les Etats-Unis ont déjà perdu la guerre !

Nous ne sommes pas de ceux qui succombent aux sirènes de la propagande des media de l’OTAN, qui nous parlent de " croisade ", de " lutte mondiale contre le terrorisme ", du " monde rallié aux Etats-Unis " (sic).

Mais derrière tout cela, les Etats-Unis sont seuls avec leur fidèle caniche britannique.

La Russie de Poutine, qui pratique la realpolitik, ne cherche qu’à obtenir les mains libres contre ses indépendantistes locaux, en Tchétchènie et ailleurs. C’est-à-dire de démanteler à ses frontières les pions américains du " grand échiquier " eurasiatique (6).

La Chine qui a aussi ses séparatistes musulmans, vise à la même chose.

Partout l’arrivée possible de l’OTAN suscite refus et levée de boucliers. A Moscou et à Pékin en premier. Au sein même de l’OTAN, on n’est guère enclin à suivre la " croisade " yankee. Passé les premiers moments d’émotion verbale, la peur de la folie destructrice des Etats-Unis va ouvrir des failles béantes au sein de l’OTAN.

Le pire pour Washington est à venir au Proche-Orient. Car les Etats-Unis veulent forcer la main aux dirigeants arabes, contre leurs opinions publiques. L’arrogance américaine ne voit pas que contraindre ses vassaux arabes et musulmans à une " croisade " anti-islamique est un suicide, et pour eux, et pour les Etats-Unis.

Les Etats-Unis, avec leur brutalité de cow-boys incultes qu’ils sont restés, n’offrent pas d’alternative. Ils disent : " où vous êtes avec nous, où vous êtes contre nous ". Ils finiront seuls !

Les attaques du 11 septembre sont un tournant historique. Le prestige et la peur des Etats-Unis sont définitivement détruits pour les peuples en lutte. L’anti-américanisme vient de changer de dimension !

Dans le Front mondial anti-américain qui se constitue, il n’y a pas de place pour les " neutres ", les tièdes, les lâches. Tous ceux-là, comme les lamentables " anti-mondialisations ", qui comme un José Bové suintent l’américanophilie (7), ou encore les Le Pen et Megret (8) à l’extrême-droite, sont déjà dans le camp américain, celui de l’OTAN et de la guerre.

Luc MICHEL

Notes et renvois

(1) Luc MICHEL, "Théories de l'impérialisme américain: la réponse des peuples". Conférence au second "Youth Camp for Green, Peace and Alternative movements" (Landau, Allemagne, juillet 2001).

(à consulter sur : http://www.pcn-ncp.com/youthcamp2001fr.htm).

(2) " L'Irak serait la prochaine cible des Etats-Unis " titre Reuters ce 7 octobre 2001, qui précise que " Des élus du Congrès américain ont déclaré que l'Irak serait probablement la prochaine cible de la guerre américaine contre le terrorisme. Une attaque militaire contre Bagdad n'interviendrait que dans un second temps, a toutefois ajouté le leader de la minorité républicaine au Sénat, Trent Lott (...) Selon Lott, les récentes déclarations du secrétaire adjoint à la Défense, Paul Wolfowitz, selon lesquelles l'Irak serait une cible à un moment ou à un autre étaient "probablement justes". "Un conseiller que nous avons vu nous a rappelé que la vengeance était un plat qui se mange froid. En d'autre termes, prenez votre temps, faites un plan, poursuivez votre première cible, puis la seconde", a déclaré Lott. "Au un moment donné vous allez devoir affronter le cas irakien. Ils (les Irakiens) ont leur forme de terrorisme, et ils ont toujours Saddam Hussein", a-t-il estimé. Joseph Lieberman, sénateur démocrate et ancien candidat malheureux à la présidence, a estimé qu'une telle hypothèse serait justifiée ... "

(3) Cette problématique de l'unité des peuples face à l'impérialisme n'est pas nouvelle. En 1967, à La Havane, Castro lançait en compagnie de la Chine de Mao Zedong et contre l'avis de Moscou la "Tricontinentale". Cette fameuse "Tricontinentale" dont on rêvait à Hanoi où à la Havane vers 1967, a échoué. Elle n'a pas eu et n'aura jamais la force de venir à bout de la puissance américaine, même si hier la victoire du peuple vietnamien a permis de contester celle-ci. Dès 1967, Thiriart lançait l'idée de la "Quadricontinentale".

Aujourd'hui plus que jamais, il faut une alliance quadricontinentale contre l'impérialisme. La seule Europe occidentale détient aujourd'hui, comme il y trois décennies, des moyens de puissances cinquante fois supérieurs à la "tricontinentale" (Asie/Afrique/Amérique latine). L'erreur commise hier à Cuba, à Alger, ou à Hanoi, a été de n'avoir voulu introduire la révolution que dans les pays pauvres, de ne pas avoir vu qu'il fallait introduire l'action révolutionnaire dans la colonie la plus riche des Etats-Unis, l'Europe. Le dogmatisme qui inspirait hier les capitales anti-américaines au nom d'une solution idéale les a conduit à l'immobilisme.

La puissance industrielle américaine, renforcée de la puissance industrielle européenne, fait de celle-ci une super-puissance mondiale. C'est cette alliance des deux industries mondiales les plus avancées qui a contraint à la capitulation complète, économique et militaire, une URSS débile et asphyxiée. L'URSS est aujourd'hui disparue, le mythe communiste est usé, l'URSS a été battue à plat de couture sur le terrain de l'économie pure par le néo-capitalisme américain renforcé de sa colonie européenne.

La victoire finale contre les USA ne pourra être remportée qu’en Europe. Le rôle de l'Europe dans la lutte contre les Etats-Unis est le rôle primordial, le rôle capital. Pour déséquilibrer le colosse américain, il faut lui faire perdre son terrain d'action européen. Au nom de la géopolitique, de la géostratégie et de la géo-économie, indissolublement liées, Brzenzinski ne nous dit pas autre chose. Le sort de la superpuissance yankee se joue ici en europe. Et l'unité entre l'Europe et la Russie est le péril qui lui donne le plus d'angoisses.

Les peuples opprimés par le "Nouvel Ordre Mondial", que se soit, en Afrique, en Asie, en Palestine, en Amérique ou en Europe doivent s'unir pour former un Front uni contre l'impérialisme américain.

L'Europe occidentale est le second poumon de l'impérialisme américain, sa meilleure colonie, sa réserve d'hommes, de matériels industriels et militaires. Aujourd'hui, si l'on retranchait l'Europe de l'Ouest de l'empire néo-carthaginois américain, celui-ci perdrait plus de la moitié de sa puissance, car de facto l'Union européenne est la première puissance économique mondiale. C'est en Europe que devra être porté le coup décisif qui abattra la nouvelle Carthage américaine !

Consulter : Luc MICHEL , "Front quadricontinental contre l'impérialisme !", Intervention à la Tribune du Symposium inernational sur la Globalisation, Tripoli, Libye, Avril 1997 et "Actualité du Front quadricontinental", septembre 2001.

(4) L’impérialisme anglais (toujours intrigant) a dû confier la direction stratégique aux États-Unis. Son armée s’est cassé à deux reprises les dents sur l’Afghanistan (Engels s’en est fait l’écho). Elle a subi un désastre sanglant dans sa campagne de 1841-42, détruisant dans son humiliation les plus beaux monuments de la capitale afghane et elle a échoué dans sa deuxième tentative d’occupation en 1879. Depuis le XIX° siècle les intérêts britanniques et russes s’opposent en Afghanistan mais les Russes, à l’inverse des Anglais, ont été considérés comme des alliés jusqu’à l’intervention soviétique.

Inquiet de l’arrivée au pouvoir des communistes en 1978, l’impérialisme yankee n’est pas resté inactif, il joue la carte de l’Islam le plus rétrograde et influent en Afghanistan. Maîtres d’œuvre, il intervient par le truchement de deux alliés l’Arabie saoudite (wahhabite), et le Pakistan lui aussi fondamentaliste, la première fournit les fonds, le second l’endoctrinement et la formation militaire. De là sont sortis les Talibans et Ben Laden. De là l’extrême paupérisation de ce peuple qui puise une part de ses ressources dans la culture du pavot. Aujourd’hui l’impérialisme entend reprendre le contrôle de la situation qui lui a échappé et du passage des Talibans dans le camps anti-américain. Washington rêve maintenant de substituer aux fondamentalistes du Sud les islamistes pro-occidentaux – car c’est celà la réalité de Massoud et de ses féodaux - de l’Alliance du Nord. L’impérialisme abandonne un fer pour en prendre un autre au feu. On peut se demander si le drame de New-York est la cause du branle-bas militaire ou le prétexte

La maîtrise de l’énergie et principalement du Pétrole est un enjeu majeur pour le Capitalisme. Or l’Afghanistan est une des pièces du puzzle pétrolier. Les États-Unis projettent d’évacuer les pétroles du Turkménistan ( quatrième producteur mondial) vers la mer d’Oman, via l’Afghanistan et le Pakistan. Leur objectif est de contrôler les anciennes républiques soviétiques du sud et les gisements pétroliers du Caucase et de la Caspienne En août 1997, Madeleine Albright convoquait à Washington le président de l’Azerbaïdjan, Alliev, et lui déclarait: " Pour l’Amérique, ce serait une tâche exaltante de prendre en charge le destin du Caucase ". Ce sont les intérêts de la Russie qui sont menacés comme en Tchétchénie avec les mêmes forces obscurantistes et dans le cadre d’une même stratégie pétrolière.

(5) En 1978, de jeunes officiers progressistes, formés aux valeurs socialistes d'égalité et de liberté, ont renversé en Afghanistan le vieil Etat féodal monarchique à peine déguisé en dictature républicaine. Lorsque leur mouvement révolutionnaire, le " Parti démocratique du Peuple afghan " (PDPA), est parvenu au pouvoir, ce sont toutes les structures réactionnaires du pays qui ont été jetées dans les poubelles de l'histoire impérialiste, avant que l'Occident ne s'empresse de financer leur rétablissement. Comme le Tibet avant la libération chinoise, comme le Nicaragua avant la révolution sandiniste, l'Afghanistan avant 1978 était un pays tenu à l'écart de la grande civilisation socialiste, que des monarques ou dictateurs successifs gouvernaient par la peur et la corruption. La victoire du PDPA fut la victoire du peuple afghan tout entier. Le nouveau régime engagea des réformes sociales et économiques, lutta pour la fin du féodalisme et pour l'unification du pays contre les clans : le vieux système agraire inégalitaire fut supprimé, l'école devint obligatoire. Et, au moment où on parle beaucoup du droit des femmes afghanes, supprima l’antique " droit de cuissage ", imposé par les féodaux regroupés aujourd’hui autour du vieux roi Mohammed Shah, après avoir soutenu Massoud.

Mais pour Massoud, comme pour ceux qui craignaient dans ces réformes la fin de leurs privilèges féodaux et claniques, comme pour l'Occident qui voyait là une nation autrefois servile passer dans le camp du progrès, l'existence d'un Afghanistan moderne et démocratique était intolérable. Et c'est ainsi que les subsides occidentaux commencèrent à affluer, et les Etats-Unis renouvelèrent leur vieille stratégie de soutien aux pires mouvements contre-révolutionnaires locaux.

L'URSS avait-elle alors d'autre choix que de tenter de défendre sur place les acquis inestimables de la révolution socialiste afghane ? Quelle hypocrisie de la part des occidentaux qui ont dénoncé après 1979 la tentative soviétique de préservation d'une jeune démocratie face aux dociles exécuteurs de la réaction impérialiste ! Alors qu'au Nicaragua, au Chili, en Argentine, les contre-révolutionnaires formés et fanatisés par les Etats-Unis massacraient sans contrainte des centaines de milliers d'innocents, la sauvegarde d'un régime progressiste aux frontières de l'Union Soviétique devenait, selon les médias occidentaux, une agression !

Pour tous les militants sincères de la cause révolutionnaire et anti-impérialiste, l'intervention de l'Union Soviétique en Afghanistan apparaît, encore aujourd'hui, comme juste et nécessaire. Les armes à la main, les courageux soldats socialistes de l'Armée Rouge sont venus défendre le peuple afghan et sauver la liberté que le PDPA lui avait offerte ! Mais ce sont les forces de la réaction qui son finalement parvenues au pouvoir, et l'entrée de Massoud à Kaboul a fait frémir alors ceux qui se souvenaient encore des odieux stades de la mort au Chili, ou des écoles militaires concentrationnaires en Argentine. Massoud, le Pinochet d'Afghanistan, n'a pourtant pas connu la fortune tragique de son homologue chilien. Il n'a pas eu le temps d'instaurer dans le pays l'un de ces régimes obscurantistes, l'un de ces dictatures sanglantes chargées d'opprimer un peuple qui, après avoir goûté à la liberté socialiste et progressiste, est brutalement ramené aux tristes diktats du néo-libéralisme, du capitalisme et de l'impérialisme international. Car l'histoire a joué un mauvais tour à l'Occident lorsque les Talibans, une force incontrôlable dans le jeu des alliances des grands stratèges de Washington, ont pris le pouvoir à Kaboul.

(6) Un des grands théoriciens de l'impérialisme américain au XXIeme siècle est Zbigniew Brzezinski dont le domaine est la géostratégie et la géopolitique et qui publie "The Grand Chessboard" en 1997, titré "Le grand échiquier. L'Amérique et le reste du monde" pour son édition française. Disciple de Henry Kissinger et adepte de la "real politique" comme lui, Brzezinski, d'origine polonaise, est expert au Center for Strategic and International Studies (Washington DC) et professeur à l'Université Johns Hopkins de Baltimore. Il fut conseiller du président des Etats-Unis de 1977 à 1981. La réflexion de Brzezinski est centrée sur les conditions géopolitiques de la puissance américaine et de son contrôle sur l'Eurasie, le "grand échiquier" où Washington doit éliminer tout rival potentiel ou réel.

Consulter : Luc MICHEL, "THEORIES DE L'IMPERIALISME AMERICAIN : LA REPONSE DES PEUPLES", opus cit..

(7) Le 13 septembre 2001, Bové déclarait à l'AFP : "Je me sens solidaire du peuple américain, c'est la plus grande bêtise que de dire que les Etats-Unis, que le peuple américain est un adversaire (...) Quand nous contestons la logique néo-libérale, nous ne contestons pas les Etats-Unis, mais plutôt une idéologie où le politique ne décide plus". Le 17 septembre, il précisait au "Monde" ce qui suit : "Je suis américanophile. On le sait, j'ai vécu trois ans aux Etats-Unis. L'américain est ma deuxième langue maternelle. Une partie de ma famille y a émigré."

(8) Bruno Mégret, président du Mouvement national républicain, " consterné par les effroyables attentats qui viennent de frapper le peuple américain assure celui-ci de sa sympathie dans l’épreuve qu’il traverse " (Communiqué du MNR, 11 septembre 2001)

Le bureau national du MNR, réuni le 17 septembre 2001, a " manifesté son émotion à la suite des événements tragiques survenus aux Etats-Unis le 11 septembre dernier. Il a rendu hommage aux victimes et exprimé sa compassion à leur famille et à l’ensemble des Américains (...) face à ce choc de civilisation, le MNR ne se trompe pas d’ennemi et considère comme légitime que la France apporte son soutien aux Etats-Unis pour les actions de représailles à entreprendre ... " (Motion votée par le bureau national du MNR , 17 Septembre 2001)

" J’ai cependant un regret, que notre présence à celle-ci ne nous ait pas permis d’être au côté de Bruno Mégret qui manifestait ce même après-midi contre le terrorisme devant l’ambassade d’Afghanistan. J’aurais aimé que nous soyons tous avec lui ... ", précise Christian Bouchet, gourou d’ " Unité Radicale ", un groupuscule satellite du MNR ("Sur les assises de la radicalité", 24 septembre 2001)

" La France peut et doit compatir au malheur d'un allié (...) Dans son malheur, j'ai admiré le peuple américain. Face à l'adversité, il a serré les coudes comme je souhaite que nous puissions le faire dans des circonstances identiques. Quelles que soient les fautes commises en son nom, ce peuple est un grand peuple ... ", précise Le Pen (23 septembre 2001) .

" ... alors qu'elle se trouvait, dimanche 23 septembre au stand de SOS-enfants d'Irak, l'association qu'elle préside, Jany Le Pen, la femme du président du FN, arborait un foulard aux couleurs du drapeau américain et un bracelet étoilé : "C'est en signe d'amitié au peuple américain ... ", écrit Le Monde ("La situation internationale embarrasse les militants du FN", 24 septembre 2001).