PERON :

20 ANS AVANT CASTRO,

UN LEADER ANTI-IMPERIALISTE

 

Sur le plan de la politique étrangère PERON accomplit aussi une tâche importante; ose affronter avec les USA et proclame sa volonté de suivre une "troisième voie" ("tercera via") entre le capitalisme et le communisme. Un peu partout en Amérique latine des mouvements nationalistes suivent son exemple :

- en Equateur, Valesco IBARRA prend le pouvoir;

- Au Chili, le "Partido Obrero y Campesino" du général IBANEZ (déjà président en 1927) gagne les élections en 1952 et son chef pratique une politique de rapprochement avec l’Argentine ;

En Bolivie, en 1952, Paz ESTENSORO prend le pouvoir à la tête du MNR et applique aussitôt un programme nationaliste, qui assure une profonde réforme agraire et permet au gouvernement de prendre le contrôle des mines, richesse fondamentale du pays

Ainsi prend naissance un bloc anticommunisme et anti-impérialiste sous la direction de Juan PERON.

En novembre 1952, les syndicats d’orientation péroniste créent la "Centrale Syndicale d’Amérique du Sud", tandis que l'Equateur et le Paraguay concluent une union économique avec l'Argentine à la grande colère des USA.

PERON entend le plus vite possible réaliser une fédération latino-américaine et, en 1953, au Chili, il proclame : "l’union totale avec le Chili devrait être le noyau central le l’unité latino-américaine".

 

L’ALTERNATIVE JUSTICIALISTE

Le "Justicialisme" se définit comme la recherche de :

- l’indépendance économique ;

- la justice sociale ;

- la souveraineté nationale .

Dès 1947, une "déclaration des droits des travailleurs" accorde de substantiels avantages à la classe ouvrière. Tous les syndicats doivent adhérer à la CGT, contrôlée par le gouvernement; les droits civiques et syndicaux sont accordés à la femme.

Les services publics, aux mains de compagnies étrangères, sont rachetés et un plan quinquennal met en chantier une industrie nationale. De 46 à 50, le revenu national brut passe de 260 dollars à 300 dollars par tête et ces trois cents dollars sont infiniment mieux répartis que les 260 antérieurs.

Eva PERON devient la représentante de la classe ouvrière auprès du Pouvoir; elle dirige une «fondation d’aide sociale » qui, outre une subvention gouvernementale de 5 millions de dollars, dispose des bénéfices de six journaux, de l'Union des Casinos, d’usines, de stations de radio, de dons divers, soit plus de 100 millions de dollars. cette énorme somme permet de construire des maisons de retraite, des maternités, des hôpitaux, des villages d’enfants, de multiplier les oeuvres sociales.

Une fois encore entre l’oligarchie capitaliste et l’utopie marxiste, le Péronisme offre une troisième voie, celle de la Révolution nationaliste, de la Justice sociale et de l'Indépendance économique.

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