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L'actualité commentée du Parti Communautaire National-européen - PCN-NCP

 

PCN-Infos du 16 février 2009

CRISE ECONOMIQUE ET FAILLITE
DU MODELE LIBERAL-CAPITALISTE « MADE IN USA » :

Oui l'Alternative existe, c'est notre « socialisme communautaire » !

 

L'Organisation Internationale du Travail (OIT) par la voix de son directeur général, Juan Somavia, a appelé lors de la dernière réunion européenne de l'Organisation, l'Europe à jouer un « rôle majeur » face à la crise mondiale et la « récession sociale » qui l'accompagne. « Alors que la mondialisation néo-libérale n'existe plus, le modèle social européen est resté », a-t-il souligné avant d'ajouter que « les travailleurs doivent être au centre des décisions des gouvernements ».

On ne peut être que d'accord avec cette analyse. Enfin dans ses grandes lignes. Les grandes lignes car le diable se cache dans les détails comme nous le savons tous. En effet, selon José Manuel Barroso, président de la Commission de Bruxelles, le « plan européen de relance économique tout à fait en ligne avec les objectifs pour un travail digne » de l'OIT, car « il souligne le besoin d'aider ceux qui sont soumis à une plus forte pression ». Mais attendez le meilleur (du pire) arrive …

Car Socrates, le « Tony Blair portugais », Premier ministre de son pays, a appelé les pays à « éviter le piège du protectionnisme » qui « représenterait un pas en arrière pour le monde ». « Le chemin ne passe pas par le protectionnisme ou par la réduction des droits sociaux », selon lui. Ce protectionnisme que Saint Obama inscrit en toile de fond de son programme économique de relance avec son « Buy american » !

Et oui bien qu'ils avouent que « la mondialisation ultra-libérale n'existe plus », il ne faudrait pas rétablir des barrières protectrices. En Europe en tout cas, ce « grand marché ouvert » à tous les prédateurs multinationaux. Mais sans barrières protectrices comment peut-on éviter « la réduction des droits sociaux », Messieurs? Poser la question c'est y répondre !

PCN-INFOS a posé quelques questions à Fabrice BEAUR, Secrétaire-Général du PCN, pour aller plus loin.

Q: Comment pouvons-nous résumer la situation?

R: La crise du modèle libéral-capitaliste, qui est le modèle made in USA, est reconnue par tout le monde. Les réponses qu'apportent les politiques au pouvoir (droite ou sociale-démocratie) sont-elles à la hauteur? Non ! Sont-ils ici incompétents, comme ils le sont dans tant de domaines ? Non ! C'est ici une question de choix politique.

Ils ne remettent pas en cause le système du libre-échangisme mondial. La crise aurait du voir le retour du Politique et de son contrôle sur la Finance internationale, mais il n'en est rien. Au contraire, leurs actions font tout pour conserver les mécanismes de la mondialisation. Il y a un accord idéologique fondamental entre-eux.

Q: Un exemple significatif ?

R: En France, l'aide aux banques - 22 milliards qui vont bien peser sur le budget de l'Etat donc au final sur les contribuables - n'est en rien contrôlé quand aux conditions de son utilisation. Les déclarations gouvernementale ne sont que de l'esbroufe. Selon le site d'information Mediapart « celles-ci ont la liberté de fixation des taux des prêts consentis aux PME. En clair, les banques vont pouvoir faire des profits grâce à un dispositif censé venir en aide aux PME et partiellement financé par les contribuables. Choquant! Parti pris ». Relance? Oui celles de la Finance et non d'une aide véritable aux entreprises.

Q: Une alternative existe?

R: Oui, bien sûr! Ce n'est pas parce que les médiamensonges ne donnent la parole qu'aux gouvernants et aux pantins du cirque électoral – à la Le Pen père et fille où à la Besancenot, le « Le pen de Sarkozy » - qu'il n'y a pas de « plan B ». Il ne nous referont pas le tour du Traité constitutionnel bien qu'ils s'y essayent avec le zèle des bons serviteurs de la « main invisible du marché » qu'ils sont!

Q: Il existe donc une solution. Quelle est telle?

R: Le Socialisme !

Q: Quel socialisme?

R: Pas les recettes du père noël de la social-démocratie qui n'ont plus rien de « socialistes » depuis fort longtemps ; non plus celles éculées de la vieille extrême-gauche, héritées du XIXeme siècle. Non, mais un Socialisme pragmatique et intelligent, un socialisme pour le XXIe siècle : le Socialisme communautaire proposé par le PCN !

Q: Et quel est est donc le programme ?

R: Immédiatement l'instauration de barrières douanières protectrices aux frontières de l'Ue. Il est plus que temps de produire en Europe ce que les Européens consomment et, qui plus est, savent produire. Dans un deuxième temps, établir un marché fermé à l'échelle continentale (Ue+ Russie/CEI).

Q: Pourquoi ce marché continental?

R: Tout simplement parce l'Ouest à les ressources techniques dont l'Est à besoin et l'Est les ressources énergétiques que l'Ouest cherche ; cela fera de cet ensemble un espace (d'abord) économique auto-centré viable. Déconnecté du parasitisme des spéculateurs internationaux et du cancer de l'économie nord-américaine, nous pourrons alors construire un vrai modèle économique équilibré permettant de réels progrès économiques et sociaux. Un marché de près d’un Milliard d'individus avec les compétences et les richesses qu'ils contient a fort peu besoin du reste du monde, surtout des zones financières parasitaires, productrices de fort peu de valeurs ajoutées, comme les USA.

Q: Ce sont des mesures macro-économiques. Mais en quoi cela peut-il améliorer le sort des peuples et des travailleurs?

R: Ces premières mesures sont effectivement d'ensemble. Une fois le cadre posé, on peut donc mettre en œuvre un nouveau modèle économique et social alternatif. C'est là que le programme économique et social du Communautarisme européen prend tout son sens et apparaît comme adapté et adoptable. Il s'agit de créer des nouveaux rapports entre Capital et Travail.

Q: Et pourquoi faut-il ce nouveau cadre pour appliquer les mesures que le PCN préconise?

R: La crise a démontré le caractère criminel et la voie suicidaire du Libre-échangisme mondial et de la « gouvernance mondiale » du Marché. Le monde ne peut plus vivre sous la dictature des marchés qui imposent une exploitation toujours plus grande des ressources naturelles sans prise en compte de l'équilibre écologique. Le monde ne peut plus vivre dans la bulle irréelle des marchés qui demandent des taux de rendement impossible à atteindre industriellement et avec responsabilité. Le capitalisme financier ne peut plus produire de progrès. Il vient de faire la démonstration de son caractère virtuel, parasitaire et criminel vis-à-vis de l'économie réelle, celle des entreprises et des producteurs. Il faut donc un nouveau cadre pour de nouveaux rapports.

Q: Faut-il donc remettre au cause tous les mécanisme du marché, le marché en lui-même?

R: Il n'est pas dans notre propos de nier le caractère positif de la libre entreprise. Une économie ne peut se développer à long terme qu'avec un tissu d'entreprises innovantes menées par de vrais entrepreneurs. La compétition, c'est aussi l'émulation, base de tout progrès. Mais nous faisons bien le distinguo entre libre-entreprise et libre-échangisme, entre libre-entreprise et libre marché.

Il nous faut donc réinventer de nouveaux mécanismes de rapports économiques et sociaux. C'est ce que propose le programme du PCN. Pour faire simple (au risque de simplifier), il s'agit de l'appropriation progressive, intelligente et équitable des moyens de productions dans les mains des producteurs.

Q: Bien que vous dîtes faire le distinguo entre entrepreneurs-producteurs et capitalisme financier, cela ne ressemble-t-il pas à une collectivisation de l'économie?

R : Le programme du Communautarisme européen n'est pas de ressortir de vieilles recettes. L'Europe a pratiqué toutes les expériences économiques et sociales possibles et imaginables. Elle est assez mure aujourd'hui pour faire la synthèse du meilleur de celles-ci.

Je n'aurais pas assez de temps et de place ici pour vous expliquer en détails tous les mécanismes du Socialisme communautaire. Mais je voudrais donner un exemple des mesures que nous préconisons.

Nous développons depuis le début des années 60 la « Théorie du capital-champignon ». Celle-ci est un mécanisme, qui sous la forme de la règle des trois tiers des bénéfices d'une entreprises (33% pour les salariés, 33% pour le ou les entrepreneurs et 33% pour l'investissement dans l'entreprise) permet progressivement d'élever le niveau de vie des salariés et de prendre part à égalité avec le Capital aux décisions de leurs entreprises tout en respectant et rémunérant l'entrepreneur. C’est l'Etalon Travail réhabilité pour tous les producteurs (patrons et salariés).

Il y aurait encore tant à dire rien que sur cette mesure fondamentale, révolutionnaire. Mais nous reviendrons dessus prochainement et aborderons en détails les éléments programmatiques du Socialisme communautaire. Un Socialisme intelligent, réellement scientifique, comme je le disais. Un socialisme qui sait qu'il faut partir de la réalité et faire avec les hommes tels qu'ils sont et pas comme on voudrait qu'ils soient. Un socialisme qui sait que l'organisation de l'économie doit être différente selon les secteurs et les dimensions. Un socialisme loin du parasitisme verbal social-démocrate, loin du dogmatisme marxiste mais un socialisme pragmatique et efficace.

Q: Le mot de la fin alors...

R: Il n'y a pas de « moralisation » possible du capitalisme. C'est de la foutaise! Le capitalisme ne permet plus de proposer l'espoir d'une vie meilleure. Il faut une autre politique pour un autre avenir ! Pour notre avenir, celui de la planète et de nos enfants ! L'avenir est au Socialisme!

Avec le PCN, pour le Socialisme de l'avenir, le Socialisme communautaire!

 

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