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L'actualité commentée du Parti Communautaire National-européen - PCN-NCP

 

PCN-Infos du 06 novembre 2007

LA « CEI 2 » S’ORGANISE ET SE RENFORCE :
RENCONTRE ENTRE LES PRESIDENTS ABKHAZE, SUD-OSSETE ET TRANSNISTRIEN A SOUKHOUM

 

Les 4 et 5 novembre 2007, les leaders abkhaze, sud-ossète et transdniestrien ont participé, à Soukhoum, au sommet de la Communauté « Pour la démocratie et les droits des peuples ». La rencontre a été consacrée au règlement des conflits abkhazo-géorgien, osséto-géorgien et transdniestrien, ainsi qu'à la coordination des efforts déployés par les trois républiques non reconnues. Les gouvernements des trois républiques ont aussi tenu une réunion conjointe.

Le 14 juin 2006, les leaders de trois républiques non reconnues – l'Abkhazie, la Transnistrie et l'Ossétie du Sud – ont signé à Soukhoum une déclaration conjointe – la « Déclaration des trois républiques de Soukhoum » – proclamant la création de la Communauté « Pour la démocratie et les droits des peuples ». Le document fondamental de la Communauté cite comme objectif primordial de la nouvelle alliance : « Achever la consécration politique et juridique de la désintégration de l'URSS en reconnaissant la personnalité juridique de la République d'Abkhazie, de la République moldave de Transdniestrie et de la République d'Ossétie du Sud ».

L'Abkhazie, la Transdniestrie et l'Ossétie du Sud revendiquent la reconnaissance internationale. Le 3 novembre, les ministres des Affaires étrangères d'Abkhazie, de Transnistrie et d'Ossétie du Sud ont signé à Soukhoumi une déclaration définissant les critères de la reconnaissance internationale des trois républiques autoproclamées.

A l'issue de leur réunion, Sergueï Chamba, Valeri Litskaïa et Mourad Djioïev ont appelé la communauté internationale à reconnaître la souveraineté de la République d'Abkhazie, de la République moldave de Transdniestrie et de la République d'Ossétie du Sud. La déclaration interministérielle invite à « encourager l'Abkhazie, la Transnistrie et l'Ossétie du Sud à rétablir la stabilité et la sécurité durables dans la région du Caucase ».

Les ministres ont par ailleurs exprimé leur préoccupation face à la politique de Tbilissi et de Chisinau qui « viole les droits des Abkhazes, des Transdniestriens et des Sud-Ossètes et vise à régler les conflits en place par la force » (*).

Il est en effet impossible de régler les conflits « gelés » dans la CEI sans impliquer les parties concernées, comme le souligne avec insistance la diplomatie transdniestrienne dans une déclaration du 11 septembre 2007. Le Ministère des Affaires Etrangères de Transdniestrie est en effet préoccupé par l'intention des chefs de diplomatie du GUAM d'examiner un projet de résolution de l'ONU sur les conflits « gelés » en Transnistrie, en Abkhazie, en Ossétie du Sud et au Nagorny-Karabakh. Le GUAM est une Organisation made in NATO qui regroupe la Géorgie, l'Ukraine, l'Azerbaïdjan et la Moldavie.

« Cette tentative pour régler les conflits "gelés" dans la CEI (Communauté des Etats indépendants) sans la participation de toutes les parties concernées et sans tenir compte de leur avis suscite l'inquiétude », lit-on dans le commentaire officiel du Premier vice-ministre des Affaires étrangères de Transnistrie Vladimir Iastrebtchak publié sur le site du Ministère des Affaires Etrangères de la République.

Selon lui, les pays du GUAM essaient d'imposer à la communauté mondiale leurs points de vue concernant les Etats qui ont exercé leur droit à l'autodétermination. « Cette manière de poser le problème, même au niveau de l'ONU, ne contribuera certainement pas au règlement équitable des conflits. Il serait dangereux d'ignorer la volonté des peuples de Transnistrie, d'Ossétie du Sud, d'Abkhazie et du Nagorny-Karabakh exprimée aux référendums », indique le commentaire.

Le passage des conflits à la phase « chaude » n'intéresse ni l'Union européenne, ni la Russie, ni les Etats du GUAM. « Néanmoins, nous estimons que l'examen de l'ensemble des conflits dans l'espace de la CEI est une tendance positive. Quel que soit le niveau auquel ils sont examinés, il serait plus facile de défendre nos positions en commun », lit-on dans le commentaire du Premier vice-ministre des Affaires Etrangères de Transdniestrie.

Par ailleurs les trois Républiques autoproclamées, déjà liées par un Pacte d’assistance militaire, s’organisent et renforcent leurs liens. Ce 5 septembre, les ministres des assurances sociales de Transdniestrie, d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud ont signé à Tiraspol, capitale de la république de Transdniestrie, un protocole instituant un système unique d'assurances sociales au sein de la Communauté de ces républiques : « La création d'un espace social unique de la Communauté "Pour la démocratie et les doits des peuples" constituera une étape importante dans le développement des Etats membres de la Communauté dans son ensemble et conférera une nouvelle impulsion à notre coopération dans ce domaine ». La Transdniestrie, l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud coordonneront leurs efforts en vue de s'intégrer dans les mécanismes et les structures institués en vertu d'accords en vigueur au sein de la Communauté des Etats indépendants, rappelle le communiqué.

Les trois républiques ont notamment convenu d'harmoniser la base juridique des activités conjointes en matière d'assurances sociales. Le protocole signé à Tiraspol prévoit en outre de mettre en place une structure permanente de coordination en charge des questions relatives à la coopération dans le domaine des assurances sociales, souligne un communiqué du Ministère des Affaires Etrangères transdniestrien.

 

Bureau de Presse du PCN-NCP.

 

(*) Quatre « conflits gelés » perdurent dans les pays de l'ex-URSS. La Géorgie compte deux régions séparatistes, l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud, où les combats n'ont cessé qu'après l'intervention d'une force internationale de maintien de la paix. La situation reste tendue dans le Haut-Karabakh, enclave à majorité arménienne en Azerbaïdjan, malgré le cessez-le-feu et les efforts de médiation de l'OSCE. La Transdniestrie, une bande de terre étroite coincée entre le fleuve Dniestr et l'Ukraine, à majorité russophone, réclame son indépendance par rapport à la Moldavie et abrite un contingent de paix russe malgré l'opposition moldave.

 

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