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L'actualité commentée du Parti Communautaire National-européen - PCN-NCP

 

PCN-Infos du 03 septembre 2007

APRES LES NOUVELLES PROVOCATIONS DE TBILISSI (2) :
REPRESSION ET MENACES DE GUERRE
SUR FONDS DE CHAOS ECONOMIQUE,
LA FUITE EN AVANT DU REGIME GEORGIEN !

 

« On peut plus ou moins comprendre l'objectif visé par Mikhaïl Saakachvili : s'il réussit à présenter les événements qui surviennent à la frontière russo-géorgienne comme un conflit qui s'inscrit dans la logique de l'opposition Russie-Occident, il pourra compter sur un soutien plus actif de la part des Etats-Unis et de l'UE. L'OTAN, de son côté, a évoqué l'intensification de sa coopération avec Tbilissi à la suite des derniers événements. Il ne reste qu'à attendre qu'encore quelques « missiles » tombent [sur la Géorgie] pour obtenir l'adhésion à l'Alliance de l'Atlantique Nord, si longtemps convoitée. Il sera alors beaucoup plus facile de régler les conflits avec l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud (qui ne doivent pas figurer sur la carte de l'OTAN), en l'absence des soldats de la paix russes. »

(Quotidien d’opposition « Belarus segodnia », 24.08.2007)

 

Le régime géorgien est aux abois. A l’intérieur, il a perdu une part importante de ses appuis de la « Révolution des roses » (en fait un coup d’état financé par Washington), la contestation gronde et le régime se fascise de plus en plus, multipliant la répression. A cela s’ajoute la crise économique. A l’extérieur, Saakachvili est confronté à la montée en puissance de la Russie, qui appuie à ses frontières les deux républiques auto-proclamées d’Abkhazie et d’Ossétie du Sud. Tbilissi pratique donc la fuite en avant, dans le but de forcer la main à l’OTAN pour l’entrée rapide de la Géorgie dans l’Alliance. Et ensuite par une nouvelle guerre annihiler les deux petites républiques du Caucase. Le tout visant à garder le contrôle du pays.

 

LES PROVOCATIONS « MADE IN NATO » DU REGIME GEORGIEN

Tbilissi démultiplie donc les provocations. Accusations sans fin contre la Russie qui « violerait l’espace aérien géorgien », arrestation de soldats nord-ossètes de la force multinationale d’intervention (que ne dirait-on si la Russie arrêtait des casques bleus) il y a quelques jours, et organisation d’une campagne anti-russe sur l’affaire du missile « tiré sur la Géorgie » le 6 août dernier (la Géorgie affirme que deux avions russes ont violé son espace aérien le 6 août dernier pour tirer un missile sur un radar situé non loin de la ville géorgienne de Gori, cfr notre édition du 27 août).

Il faut revenir sur cette affaire car elle est doublement exemplaire. A la fois révélatrice des méthodes de Tbilissi, mais aussi de la Russophobie made in NATO qui s’est répandue dans les media occidentaux, tout acquis à la thèse du dictateur géorgien, et des méthodes de manipulation appliquées à la (dés)information.

On notera tout d’abord pour la bonne bouche l’existence de deux commissions d’enquêtes, une venue de Russie et l’organisation d’une seconde Commission d’enquête fantoche – d’où la Russie a été écartée – composée notamment « d'experts internationaux » … venus des Etats-Unis, de Lettonie et de Lituanie. La délégation comprend aussi l'attaché militaire d'Estonie aux Etats-Unis, le général Vello Loemaa, ancien commandant de l'Armée de l'air, officier formé aux USA. On rappellera que les trois Etats baltes sont les plus fidèles caniches de l’OTAN en Europe. Et qu’il y règne une hystérie anti-russe permanente.

Plus sérieusement, les enquêtes menées par de vrais experts conduisent toutes à une provocation géorgienne. « La Géorgie a mis en scène l'incident aérien du 6 août dernier lorsqu'un missile a été découvert sur le territoire géorgien », a déclaré ce 29 août l'ingénieur en chef de l'Armée de l'air russe pour les armements aéroportés Pavel Akoulenok, membre de la commission d'enquête russe. « La partie géorgienne a falsifié les faits », a indiqué l'expert au cours d'une conférence de presse à RIA-Novosti. Les experts russes ont « découvert seulement un tiers des éléments du missile sur le lieu de l'incident », non loin du village de Tsitéloubani, et « rien n'attestait que les éléments étalés sur le sol étaient ceux d'un missile russe », selon M.Akoulenok. Ils ont découvert « seulement un bloc de commande du missile qui avait l'air d'être coupé alors que les Géorgiens affirment qu'ils l'avaient séparé du missile en le faisant exploser ». « Si l'on admet que les Géorgiens ont fait sauter une partie du missile, il devrait y avoir des débris », a dit Igor Khvorov, chef d'État-major général de l'armée de l'air russe pendant la conférence de presse. « Quand on fait exploser un missile, il ne s'évapore pas, il y a des débris. On aurait pu les ramasser. Nous n'avons pas retrouvé les deux tiers des éléments du bloc dynamité », a-t-il déclaré. « Qui plus est, les arbres voisins n'ont pas été endommagés par les débris du missile. On peut donc supposer que le missile n'a pas explosé au contact du sol, alors qu'il aurait dû le faire. Une question se pose : ne l'a-t-on pas enfoui dans le sol ? Nous n'avons pas eu de réponses », a ajouté M.Khvorov.

Par ailleurs, les spécialistes russes ont découvert des éléments « d'autres missiles sur le lieu de l'incident. Nous avons remarqué un bloc peint de couleurs vives et portant des inscriptions en anglais. Cela démontre qu'il y avait des éléments de plusieurs missiles, parce qu'il est interdit d'utiliser des pièces étrangères pour fabriquer les armes aéroportées conformément aux arrêtés du gouvernement soviétique et russe », a précisé Igor Khvorov. La partie géorgienne a en outre refusé de présenter le numéro du missile non explosé ce qui fait penser à une falsification des faits, selon M.Akoulenok.

« L'incident aérien survenu entre la Russie et la Géorgie a été provoqué par un tiers », a aussi déclaré mercredi le général Igor Khvorov, chef d'état-major général des forces aériennes russes. « Les conclusions géorgiennes ont été tirées d'une manière qui n'a rien de professionnel. J'y ai vu surtout des mobiles politiques. Les experts qui étaient chargés d'étudier les faits et d'établir une simple conclusion, peut-être ennuyeuse, mais fondée sur des faits, en ont présenté une qui se termine sur un scénario prévu où un ennemi est clairement désigné en direction du Nord », a indiqué Igor Khvorov. « Par conséquent, je tiens à affirmer qu'au lieu de chercher un ennemi au Nord, il faut chercher celui qui a provoqué cet événement ailleurs. Il ressort de tout cela une impression générale qu'il s'agit d'une grossière provocation contre la Russie, mais orchestrée de manière très maladroite », a fait remarquer le général.

D'après les données des forces de maintien de la paix stationnées dans la zone du conflit osséto-géorgien, l'avion provenait du territoire de la Géorgie et y est retourné. L'état-major général des forces armées russes a démenti tout vol d'avions russes à l'heure indiquée dans l'espace aérien limitrophe de la Géorgie.

Le régime géorgien est semble-t-il bien maladroit dans l’organisation de ses provocations. Le nouvel incident de la fin août le confirme et tourne à nouveau à la confusion de Tbilissi : « selon Tbilissi, les forces aériennes russes ont encore survolé à deux reprises le territoire géorgien après l'incident de Tsiteloubani mais, cette fois, de l'autre côté, à partir de l'Abkhazie. Les militaires géorgiens auraient soi-disant réussi à abattre un des aéronefs non loin du village de Lata. Seulement, voilà, ils ne parviennent pas à le retrouver. Les montagnes sont hautes, il fait mauvais, en un mot, on n'y voit goutte. Par contre, la visibilité politique est tout à fait nette », analyse Mamouka Arechidze, directeur du Centre caucasien de recherches stratégiques (Tbilissi), membre du Conseil d'experts de RIA Novosti. « Les militaires russes qualifient de nouvelle provocation les dernières déclarations de Tbilissi, selon lesquelles l'avion russe aurait violé l'espace aérien de la Géorgie et aurait été touché au-dessus de l'Abkhazie. Quand même, Moscou ne va pas marcher deux fois, non, trois fois de suite sur le même râteau ? Pour Tbilissi, par contre, pourquoi la violation de son espace aérien ne pourrait-elle pas servir de prétexte pour tenter d'écarter Moscou du règlement des conflits en Ossétie du Sud et en Abkhazie ? »

« Tbilissi ne réussira pas à exclure la Russie du « groupe des amis » du secrétaire général de l'ONU, en dépit de la requête officielle adressée par la Géorgie à Ban Ki-moon », devait déclarer Vitali Tchourkine, représentant permanent de la Russie aux Nations Unies. « Toute tentative pour régler les conflits dans les « points chauds » sans la participation de la Russie est vouée à l'échec », estimait-il. Le ministère russe des Affaires étrangères a exposé sa version des faits par la voix de son vice-ministre Grigori Karassine : « derrière l'incident du missile tombé à Tsiteloubani se cachent des forces désireuses de semer la zizanie entre Moscou et Tbilissi ». Tout ce que l'on fait « mousse » autour de l'incident du 6 août « profite à ceux qui sont hostiles à des relations normales, efficaces, entre la Russie et la Géorgie ». La Russie, a déclaré Grigori Karassine, n'a aucun intérêt au maintien d'une situation « de nervosité et d'instabilité » dans le Caucase.

De son côté, l'Alliance atlantique (c'est sans nul doute à l'OTAN précisément que pensait Grigori Karassine quand il parlait des forces mauvaises) a profité elle aussi de la situation pour proposer d'intégrer la Géorgie à son système d'échange d'informations. Des pourparlers sur cette question sont en cours depuis 2003. Aujourd'hui, on est parvenu à une entente et la base technique est prête. « Si bien qu'en plus de l'Albanie, de la Macédoine, de l'Ukraine et de la Finlande, ce programme commencera à fonctionner très prochainement en Géorgie également. Tbilissi estime que cela sera d'une grande importance pour la défense des frontières nationales. Si bien que la bataille des géants politiques – la Russie et les Etats-Unis – se poursuit sur le petit terrain de la Géorgie. A savoir seulement si la bombe explosera la prochaine fois ? », concluait  Mamouka Arechidze.

 

QUAND TBILISSI PREPARE LA GUERRE AVEC L’AIDE DE L’OTAN :
LES DEPENSES MILITAIRES DE LA GEORGIE MONTENT EN FLECHE

Le journal russe VOENNO-PROMYCHLENNYI KOURIER (13/10/2006) donnait d’intéressantes précisions sur le militarisme géorgien et ses commanditaires :

Extraits : « Voici quelques chiffres attestant la tendance de la politique militaire de l'actuelle direction géorgienne, écrit Anatoli Tsyganok, expert militaire. Soucieuse de rattacher à tout prix les territoires non reconnus, la Géorgie a presque décuplé depuis 2004 le financement de ses forces armées qui a déjà atteint un demi-milliard de dollars. Cette année, Tbilissi a augmenté de plus du tiers le budget du ministère de la Défense: maintenant le trésor public débourse à des fins militaires plus de 600 millions de laris (336 millions de dollars), soit 15,8% du chapitre des dépenses du budget national ou 4,6% du PIB. Pour obtenir le reste, l'administration de Mikhaïl Saakachvili met à contribution différents « fonds extrabudgétaires ». D'après des experts internationaux (analystes de Jane's Sentinel Security Assessment, Russia and the CIS), les fonds supplémentaires destinés à la défense viennent principalement de Turquie et d'Amérique.

Depuis la « révolution des roses » (novembre 2003) les Américains ont assigné à la Géorgie, à titre d'aide, 1,5 milliard de dollars. Pendant les mêmes années, la Géorgie s'est vu accorder plus de 64 millions de dollars dans le cadre du programme américain « Formation et équipement » et rien qu'en 2005, 60 millions de dollars dans le cadre du programme « Opération de stabilisation ». Pendant la même période, elle a reçu, à titre d'aide militaire, 40 millions de dollars par an de la Turquie. En même temps, les autorités géorgiennes ne déboursent annuellement pour la sécurité sociale que 100,9 millions de laris (55 millions de dollars), chiffre qui n'a pas été augmenté depuis plusieurs années déjà.

Au cours de ces quatre dernières années la Géorgie a acheté 24 chars, 97 véhicules blindés, 95 pièces d'artillerie, 100.000 armes d'infanterie, 4 avions Su-24, 4 chasseurs Mig-23, 5 hélicoptères. A l'heure actuelle, les forces armées géorgiennes comptent 26.000 hommes, 80 chars, 18 lance-roquettes jumelés, 7 avions d'assaut Su-25, 10 avions d'entraînement, 15 hélicoptères dont 2 appareils d'assaut Mi-24. La marine de guerre géorgienne dispose pour sa part de 8 vedettes de surveillance, 2 petites vedettes de débarquement et 2 vedettes porte-chars ».

On comprend qu'avec cet arsenal et un budget militaire en croissance permanente la Géorgie continuera de négliger la recommandation du Conseil de sécurité de l'ONU et de l'OSCE de conclure avec l'Ossétie du Sud et l'Abkhazie (deux républiques autoproclamées sur le territoire de la Géorgie) un accord sur le non recours à l'emploi de la force armée.

« Dans cette situation, analyse le quotidien russe, la Russie estime à juste titre que la sécurité régionale au Caucase est menacée. Pour cette raison Moscou se croit en droit de revoir sa position sur l'intégrité territoriale de la Géorgie et, en privilégiant le droit des nations à l'autodétermination, de reconnaître l'indépendance de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud. Il est fort probable que l'actuel conflit entre Moscou et Tbilissi confortera la direction russe dans sa certitude qu'il est inutile d'attendre une réédition du précédent du Kosovo et qu'il est nécessaire de définir nettement sa position en ce qui concerne les conflits gelés sur le territoire de la CEI, autrement dit de créer son propre précédent ».

 

LA VERITABLE NATURE DU REGIME GEORGIEN :
CE QUE L’OCCIDENT PASSE  SOUS SILENCE

A l’occasion de la visite du président géorgien (irrégulièrement « élu ») aux USA en juillet 2006, Vladimir Simonov, de RIA Novosti, démontrait la véritable nature dictatoriale et fascisante du régime  pro-américain de Mikhaïl Saakachvili (formé aux USA) :

« Tant à Washington qu'à Tbilissi on a rendu publique la liste des questions qui devraient être débattues le 5 juillet à la Maison-Blanche par les présidents américain et géorgien. Une liste plutôt impressionnante : intégration dans les structures euro-atlantiques, règlement pacifique des conflits autour de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud, sécurité énergétique, etc. Pourtant, dans cet ordre du jour on ne trouve pas un thème très actuel et toujours plus brûlant : celui des droits de l'homme. En Géorgie et – pourquoi pas ? – aux Etats-Unis.

On se souvient comment, dans l'euphorie qui avait suivi le remplacement d'Edouard Chevardnadze par Mikhaïl Saakachvili, l'administration américaine avait qualifié la Géorgie de modèle pour le développement démocratique du Caucase. Seulement aujourd'hui, près de trois années plus tard, une prestigieuse organisation internationale de défense des droits de l'homme est d'un autre avis : la Géorgie ressemble de plus en plus à une zone d'arbitraire ».

La veille de la visite de travail de Mikhaïl Saakachvili à Washington, HUMAN RIGHTS WATCH a adressé à George W. Bush une lettre lui demandant d'interroger son hôte sur la multiplication des atteintes aux droits de l'homme dans le pays dont il est le président. Les signataires de la lettre, Holly Cartner et Tom Malinowski, directeurs de division à HRW, étudient trois domaines où les violations des droits de l'homme en Géorgie sont particulièrement flagrantes : tortures dans les lieux carcéraux, exécutions sommaires effectuées par les organes judiciaires géorgiens, démantèlement par les autorités des derniers restes de l'indépendance du système judiciaire national. Comme cela est caractéristique des documents de HRW, la lettre est saturée de faits. Ses auteurs y démontrent que les prisons sont utilisées par les autorités géorgiennes pour neutraliser l'opposition politique et réprimer ses leaders.

« La vague d'actes de violence perpétrés par les gardiens de prison déferle avec une force grandissante depuis le mois de décembre 2005 », lit-on dans le document. Les détenus sont soumis à la torture quand ils ne sont pas victimes d'exécutions de masse. Le 27 mars 2006, dans la prison de Tbilissi des commandos ont tiré à l'arme automatique, faisant au moins 7 morts parmi les détenus. Le gouvernement géorgien continue d'ignorer les appels de l'OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe) à ouvrir une enquête sur les circonstances de la tragédie. Les militants de HRW ont calculé qu'en 2005 et au début de cette année les services secrets géorgiens ont abattu plus de 48 personnes au moment de leur arrestation en vertu de la notion de « tolérance zéro contre le crime ».

« Il semble bien qu'à l'époque de ses études aux Etats-Unis Mikhaïl Saakachvili ait « séché » les cours sur le principe de présomption d'innocence, ajoutait RIA Novosti. L'exécution sommaire comme forme de justice est de plus en plus en vogue en Géorgie au fur et à mesure que les autorités privent les juges de ce qui leur reste d'indépendance ».

Les amendements à la Constitution adoptés au début de 2004 ont permis au président de s'arroger le droit de nommer et de destituer les juges. « En 2005, sous la pression exercée d'en haut, 21 des 37 juges de la Cour suprême de la Géorgie ont été contraints de démissionner. Des mesures disciplinaires ont été prises à l'égard de neuf juges qui avaient osé rester à leur poste en dépit des injonctions présidentielles. Tous les moyens sont bons pour se débarrasser des indésirables ».

Depuis que Mikhaïl Saakachvili a accédé à la présidence les pouvoirs judiciaire et exécutif ont été balayés en Géorgie.

 

LE CHAOS ECONOMIQUE COMME TOILE DE FONDS DE LA GEORGIE

Cette dégradation de la démocratie théorique, jadis promise par le chef de la « révolution des roses », a pour toile de fond le chaos économique. La Géorgie aura bientôt le triste honneur de figurer parmi les pays les plus corrompus au monde. Elle doit constamment faire face à une pénurie d'argent, elle n'est même plus capable de payer les membres de son propre gouvernement, ces derniers sont rémunérés par de généreux sponsors étrangers.

« La population est cruellement touchée par le chômage et une misère sans précédent, elle est souvent privée des commodités de la vie les plus élémentaires comme l'électricité, quand ce n'est pas le bois de chauffage ».

En l'espace des huit derniers mois les Géorgiens qui estiment que Saakachvili et ses partisans conduisent le pays dans la mauvaise voie sont passés de 25 à 51%. La cote de popularité du président et du Mouvement national au pouvoir qui était de 65-70% au moment de la victoire aux « élections » de 2004 est tombée aujourd'hui à 25-30%. Les pétales des roses de la révolution sont fanés depuis longtemps.

 

PAR SON ATTITUDE HOSTILE A LA RUSSIE,
« LA GEORGIE CACHE SES PROBLEMES INTERIEURS » (LAVROV)

« L'hostilité des autorités géorgiennes envers la Russie leur sert à détourner l'attention des problèmes intérieurs de la Géorgie », a déclaré le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, dans une interview publiée ce 14 décembre 2006 par le quotidien brésilien FOLHA de Sao Paolo.

« Les autorités de Tbilissi cherchent à réprimer ainsi le mécontentement de la population provoqué par la situation socio-économique, à dissimuler les violations des droits de l'homme et des minorités nationales, à détourner l'attention de l'opinion mondiale de leurs propres activités tendant à compromettre toutes les ententes existantes et à préparer des actions militaires aventuristes en Abkhazie et en Ossétie du Sud », a indiqué le ministre.

« Il est évident que cette politique mène dans une impasse », a-t-il souligné. « En ce qui concerne la Russie, nous sommes toujours attachés au développement des rapports de bon voisinage avec la Géorgie et le peuple géorgien ami. La tension actuelle n'est pas notre choix. Nous espérons que finalement le bon sens l'emportera à Tbilissi et que les autorités proposeront une perspective de développement des relations avec la Russie plus digne de leur peule », a expliqué le chef de la diplomatie russe.

Comme ceci le vrai visage du « bon élève » caucasien de l’OTAN prend ses vraies couleurs !

 

Luc MICHEL
(Avec RIA NOVOSTI, BELARUS SEGODNIA, VOENNO-PROMYCHLENNYI KOURIER, FOLHA, HUMAN RIGHTS WATCH)

 

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