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L'actualité commentée du Parti Communautaire National-européen - PCN-NCP

 

PCN-Infos du 05 avril 2006

 

PLUS DE 3 MILLIONS DE MANIFESTANTS
DANS LA RUE CONTRE LE CPE :
LES ENJEUX POLITIQUES
DANS LA DERNIERE LIGNE DROITE DE LA LUTTE !

Les mediamensonges du Système bourgeois nous promettaient un essoufflement du mouvement. Mal leur en a pris de croire à leur propre propagande. En effet, les manifestations de ce mardi 4 avril ont été aussi massives, voir plus nombreuses que celle du mardi 28 mars. Cela constitue un incontestable succès !

Nous assistons à une crise de régime ou tout le moins une crise de gouvernement. Le pouvoir panique. Deux exemples le démontrent très clairement.

- D’une part le gouvernement par l’intermédiaire de son ministre de la Cohésion sociale Jean-Louis Borloo, a demandé ce lundi 3 avril aux branches professionnelles « de ne pas signer de contrat première embauche (CPE) ». Or « le fait, par une personne dépositaire de l'autorité publique, agissant dans l'exercice de ses fonctions, de prendre des mesures destinées à faire échec à l'exécution de la loi est puni de cinq ans d'emprisonnement et de 75.000 euros d'amende » selon l'article 432-1 du Code pénal relatif aux « abus d'autorité dirigés contre l'administration ». Et si cela est suivi d’effet, ce ministre est passible de « dix ans de prison et 150.000 euros d'amende » selon l’article 432-2 du Code pénal.

- D’autre part, en enlevant l'affaire du CPE, et de la Loi mal-nommée « Egalité des chances », d'entre les mains du sire de Villepin pour la livrer à Nicolas Sarkozy, c'est directement à l'UMP que Chirac a confié la mission de « sortir le pays de la crise ». 

Face à la crise, la particratie panique et sort du cadre même, légal et constitutionnel, bourgeois pourtant garant de sa domination. Le CPE est une illustration de la faillite du système capitaliste. Aujourd'hui, la situation sociale est en train que révéler que ceux d'en haut, de plus en plus, ne peuvent plus gouverner comme avant, parce que ceux d'en bas ne veulent plus vivre comme avant.

La lutte pour enterrer le CPE semble donc aujourd’hui arriver sur sa dernière ligne droite. Et maintenant plus que jamais, il faut avoir à l’esprit le jeu des bureaucraties syndicales, les ambitions des partis de gauche et les manipulations gauchistes, tous occupés à capitaliser le mécontentement en leur faveur sur le dos de la contestation en vue des élections de 2007.

« L’opposition » est une opposition… 
quand elle n'est pas au gouvernement !

Les militants communautaristes européens se doivent de rappeler que « l'opposition » est une opposition… quand elle n'est pas au gouvernement.

Les partis de Gauche s'opposent au CPE aujourd’hui, et puis… votez pour nous en 2007 ! Mais qui a oublié, entre 1981 et 2002, les « Années Mitterrand », deux septennats « socialistes » (sic), six gouvernements de Gau­che, avec 8 années de participation du PCF ? En 1970, le taux de contrats précaires en France était de 0,5%. Le chômage était 10 fois moins important qu'aujourd'hui. Qui a vu baisser le chômage et la précarité entre 1981 et 2002 ?

On n'arrête pas la guerre économique et sociale capitaliste avec un bulletin de vote et quelques réformes en trompe-l’oeil. Mais avec une lutte populaire massive, sans perdre la perspective du combat politique fondamental pour un véritable pouvoir du peuple.

Leur « alternance Electorale », 
c’est la continuitE du systeme !

Les militants communautaristes européens se doivent aussi de dénoncer le fait que leur « alternance » c’est la continuité de la même politique libérale.

La précarité a une histoire : TUC, CES et « Emplois-jeunes » quand la Gauche (Plurielle) était au gouvernement ; CNE et CPE avec la droite. La précarité au travail a continuellement été aggravée par les uns comme par les autres. Le produit est le même, seul l’emballage change.

Leur vEritE, c’est le mensonge !

Les militants communautaristes européens se doivent de démonter les mensonges de la novlangue de la particratie.

En 2003, ils prétendaient « sauver les retraites ». En 2005, ils disaient vouloir une « Europe sociale » et « l’égalité des chances à l’école ». Aujourd’hui, ils prétendent « lutter contre la précarité et le chômage », « donner du travail aux jeunes », « sauver notre modèle social », etc. À chaque fois, ils disent exactement l’inverse de ce qu’ils font ! Ils utilisent le vocabulaire de nos espoirs pour faire passer les pires saloperies du Système. Nous ne tombons pas dans le panneau !

Oui, la lutte est politique, 
et elle est dEjA commencEe !

Il faut arrêter ce gouvernement ! Commencer par saborder le CPE, comme l'a été le CIP (contrat d'insertion professionnelle) de Balladur en 1994. Il faut faire la liaison entre jeunes, étudiants et travailleurs, entre actifs ou inactifs (chômeurs ou retraités) : sur un seul mot d’ordre « TOUS ENSEMBLE ! »

Il faut faire mieux que des journées d'action de temps à autre ; tactiques classiques des bureaucraties syndicales pour contrôler et orienter les mouvements sociaux. La grève générale alors ? Ce serait déjà mieux mais encore faut-il transformer les syndicats en organisation de lutte et non de collaboration.

Il faut se battre à deux niveaux :

- Au niveau syndical, pour impulser une lutte réelle contre le CPE, contre sa logique même, c’est-à-dire contre la précarité.

- Et au niveau politique, pour un véritable Socialisme. Pas un pseudo « socialisme » bourgeois à la PS. Pour un programme révolutionnaire qui trace la voie vers le Socialisme réel. Et pour un Parti révolutionnaire qui organise et agit quotidien­nement en ce sens !

Il faut passer de la contestation aux actions quotidiennes unitaires rassemblant lycéens, étudiants et travailleurs. Aucun député de l’UMP ne doit plus pouvoir agir et dormir tranquillement !

Nous faisons nôtre la conclusion de Dieudonné Mbala Mbala, candidat à la prochaine présidentielle, qui déclare que « Le CPE est l’arbre qui cache la jungle néolibérale à laquelle nous conduisent, nous offrent en pature, l’ensemble des dirigeants de l’UMPS et des syndicats dont les dirigeants ont depuis belle lurette fait le choix de la trahison. Un changement politique réel implique la mise à l’écart des forces politiques et syndicales traditionnelles largement corrompues et l’avènement de forces nouvelles dirigées par des hommes nouveaux, qui seules permettront l’édification d’une république authentiquement sociale et démocratique, écologiste et progressiste ».

Alors si l’analyse est bonne, il faut avoir le courage de pousser la réflexion jusqu’à sa conclusion finale : ce ne sont pas des réformettes qu’il faut, mais bel et bien un autre système alternatif, un changement radical, en un mot une Révolution.

Le seul véritable clivage qui conserve tout son sens est alors celui qui oppose les partisans du Système et ceux qui œuvrent à le renverser : si vous êtes de ceux-là, rejoignez-nous !

Pour le plein emploi, contre le chômage ! 
Pour un syndicalisme de lutte ! 
Contre la guerre économique et sociale du capitalisme. 
Pour le Socialisme, pour travailler et vivre autrement !
Luttons pour reconstruire un programme et un nouveau Parti révolutionnaire à l’échelle européenne.

 

Fabrice BEAUR

 

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