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L'actualité commentée du Parti Communautaire National-européen - PCN-NCP

 

PCN-Infos du 11 mars 2006

 

In Memoriam Slobodan Milosevic (1941-2006) :
HOMMAGE AU PRESIDENT SLOBODAN MILOSEVIC
ASSASSINE DANS LES GEOLES DU PSEUDO « TPI »

 

Le président yougoslave, 64 ans, est mort, ce 11 mars dans les geôles de La Haye du pseudo « Tribunal Pénal International pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) », machine de guerre anti-serbe et anti-yougoslave, créée, financée et contrôlée par Washington et ses valets de l’OTAN, où il était détenu depuis plus de quatre ans pour de soi-disant « crimes de guerre, crimes contre l'humanité et génocide », après avoir été kidnappé à Belgrade, au mépris des lois yougoslaves et internationales.

Le pseudo procès, procès truqué et organisé par l’OTAN contre le Président Milosevic, avait été plusieurs fois suspendu depuis son début le 12 février 2002 pour raisons de santé. Slobodan Milosevic souffrait notamment de troubles cardio-vasculaires graves, ce qui n’empêchait pas les media aux ordres de l’OTAN de l’accuser de simulation.

Le pseudo TPI avait rejeté fin février une demande de remise en liberté provisoire déposée par les avocats de Milosevic, désireux de se faire soigner en Russie, en dépit des garanties déposées par Moscou..

La Radio-télévision de Serbie a indiqué que Milosevic était décédé après que son état de santé « se fut soudainement détérioré ». Une situation prévisible. Un décès qui s’apparente à un crime. Et une mort qui tombe à pic pour le pseudo TPI et ses maîtres, alors que le Président Milosevic, de l’avis général des observateurs indépendants, mettait à mal l’accusation et était de facto le vainqueur moral du combat inégal et difficile qu’il menait face à ses geôliers.

Nous partageons en effet les accusations de notre camarade russe Babourine, qui qualifie de « crime » le refus du Tribunal de La Haye d'autoriser Milosevic à suivre un traitement en Russie : « C'est commettre un crime que de refuser une assistance médicale à un malade. Il s'agit là d'une grossière violation des droits de l'homme ». C'est en effet en ces termes appropriés que le président de la fraction Rodina à la Douma (chambre basse du parlement russe), Sergueï Babourine, a commenté samedi pour RIA Novosti la nouvelle du décès du président yougoslave.

Avec Sergueï Babourine, nous estimons que les « juges » iniques et indignes du pseudo « Tribunal » de La Haye n'avaient aucun intérêt à mener jusqu'au bout l'enquête judiciaire concernant Slobodan Milosevic. C'est la raison véritable pour laquelle le pseudo TPI  avait refusé d'autoriser Milosevic à se rendre à Moscou pour y suivre un traitement.

Il faut rappeler que Slobodan Milosevic est le troisième inculpé serbe à décéder par manque de soins appropriés dans les cellules de la prison de La Haye. « Il faut mettre un terme à cette chose ignominieuse (le Tribunal de La Haye) et remettre tous les inculpés aux autorités judiciaires de leurs pays respectifs pour y être jugés par des tribunaux nationaux », a dit Sergueï Babourine dans sa conclusion que nous approuvons.

Le frère de Milosevic, Borislav, a de son côté accusé à Moscou le pseudo TPI d'être « entièrement responsable » du décès du président yougoslave.

Le décès du président yougoslave est en effet fort trouble. A Belgrade même, dans les milieux de l’information professionnelle, on évoque même un assassinat du Président Milosevic, camouflé en arrêt cardiaque. Et justifié par l’effondrement de l’accusation, notamment suite au suicide la semaine dernière de Milan Babic, ancien président autoproclamé des Serbes de Croatie, et qui devait témoigner contre Milosevic après avoir été soumis au chantage du TPI.

Des voix s’élèvent aussi en Russie pour dénoncer un assassinat. Et non des moindres. Ecoutons le Général Leonid Ivashov – ex chef du Département de la Coopération internationale du Ministère russe de la Défense et vice-président de l’Académie russe pour les problèmes géopolitiques – qui affirme que la mort de Milosevic est un « assassinat politique » : « Je regarde ce décès comme un contrat d’exécution politique parce que le tribunal est incapable de prouver sa culpabilité et qu’acquitter Milosevic reviendrait à dénoncer l’OTAN pour son agression contre la Yougoslavie. C’est un meurtre. Les docteurs auxquels Slobodan Milosevic accordait sa confiance n’était pas autorisés à le rencontrer. De plus, il n’avait pas été autorisé à venir en Russie pour être soigné alors qu’il le demandait. Il a été délibérément placé dans la situation qui a causé sa mort ».

Partageant ces accusations pertinentes, le leader du KPRF, le Parti communiste de Russie, deuxième parti du pays, Guenadi Zouganov affirme qu’ « après quatre années de procédure menée par le pseudo Tribunal international, les juges se sont eux-mêmes placés dans une impasse. Et la mort de Milosevic est la sortie de cette impasse pour ceux qui ont organisé cet honteux procès truqué ».

Le président du Comité des Affaires internationales de la Douma russe, Konstantin Kosachev, fait écho à des interrogations graves et a déclaré que « les circonstances de la mort de Milosevic devaient faire l’objet d’une enquête serrée ». Il a ajouté que la compétence des médecins qui « ont refusé de reconnaître la gravité de l’état du président yougoslave devait également être examinée ».

Défenseur du peuple serbe, mais aussi et surtout de l’Idéal transnational yougoslave, le président Milosevic avait donné un coup d’arrêt à l’effondrement de la première Yougoslavie socialiste – celle du maréchal Tito –, voulu et planifié par Washington et Bonn, étape indispensable de l’expansion de l’OTAN à l’Est, consécutive à l’effondrement de l’URSS.

La résistance héroïque qu’il avait dirigée pendant la dernière décennie du XXe Siècle contre les agressions de l’OTAN (alliée notamment aux mafias albanaises, aux fascistes croates et aux islamistes bosniaques, le tout au nom de la « démocratie » – sic – et des « droits de l’homme » – resic), et dont les points d’orgues avaient été l’embargo et les bombardements criminels de 1999, a été un élément capital qui a empêché l’Europe orientale de basculer entièrement aux mains du néo-colonialisme atlantiste. Elle a notamment donné du temps au rétablissement de la puissance russe, ou encore à la contre-offensive victorieuse du Socialisme dans le Belarus du Président Lukashenko. Et a été un des fronts où a été contenu le Nouvel Ordre Mondial made in USA.

Se souvenant du rôle de Tito dans le mouvement des non-alignés, la seconde Yougoslavie socialiste, instaurée par Slobodan Milosevic en 1991, était aussi active dans le combat anti-impérialiste et avait notamment développé des liens d’amitié et d’aide avec le Belarus, l’Irak et la Syrie ba’athistes et la Libye socialiste.

En Serbie, bien loin d’être oublié, Slobodan Milosevic était le symbole de la Résistance face à l’offensive occidentale. Ses partisans restent nombreux et les partis de l’Opposition nationale-patriotique – SPS, SRS, SSJ – qui poursuivent son combat son en pleine ascension. Bien que prisonnier des geôles du pseudo TPI, Milosevic lui-même avait été triomphalement élu député lors des dernières élections de 2004.

Loin de clore une ère, comme l’espèrent les valets de Washington à la Solana, le décès trouble de Slobodan Milosevic va au contraire accélérer la montée en puissance de l’Opposition nationale-patriotique et singulièrement du SRS. Car le peuple serbe n’est pas – encore – enserré dans le carcan du conformisme occidental et conserve des valeurs d’honneur et d’héroïsme.

Le Président Milosevic n’avait jamais abdiqué, jamais renoncé. Seul face à ses geôliers, il menait un combat efficace et pugnace, en défense de sa Yougoslavie et de l’honneur du peuple serbe, auxquels il avait sacrifié sa vie. Il est mort en menant ce dernier combat, par lequel il rejoint les héros serbes tombés face à l’ennemi.

Demain, quand une Europe véritable, Une, Grande et libre, de Vladivostok à Reykjavik, se sera libérée des chaînes du néocolonialisme et de l’impérialisme yankee, les fils et les filles d’Europe se souviendront avec émotion du combat du dernier président yougoslave et salueront sa mémoire.

Nous n’oublierons pas, nous ne pardonnerons pas, le combat continue !

Slobodan Milosevic présent ! 

 

Luc MICHEL
(11 mars 2006)

Président du « Comité International pour la Défense
de Slobodan Milosevic » (Bruxelles – Paris – Sofia)
http://www.free-slobo.org 

 

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