NCP-INFOS

The hotline information network from NCP

Français - English

 

PCN-Infos du 25 avril 2005

 

1975-2005 :
3Oe ANNIVERSAIRE DE LA FIN DE LA GUERRE
DE LIBERATION ET D’UNIFICATION
DE LA NATION VIETNAMIENNE …
DEMAIN L’EUROPE ?

 

Le 30 avril 1975, les chars de l'Armée nationale populaire du Vietnam appuyés par les forces de guerillas Vietcong s'emparaient du palais présidentiel de Saigon. Le pouvoir fantoche des Kollabos sud-vietnamiens des USA s'effondrait, l'ambassadeur yankee quittait la ville dans la honte, la bannière étoilée roulée comme une serpillière sous son bras.

Le long combat pour la libération nationale et sociale du Vietnam, commencé à l'aube des Années 20, était enfin terminé. L'alliance du Parti communiste et du mouvement nationaliste vietnamien avait vaincu, un petit peuple courageux de paysans-soldats avait chassé la première puissance impérialiste du monde. Une humiliation que les impérialistes yankee n'oublieront jamais.

Le National-communisme vietnamien a donné là aux peuples du monde, et singulièrement à la Révolution européenne, une leçon de courage et d'espoir : OUI L'AMERIQUE PEUT ETRE VAINCUE !  

Trente ans après la victoire des forces progressistes communistes menées par Ho Chi Minh contre l'impérialisme américain, le peuple vietnamien souffre encore des séquelles innombrables des armes chimiques odieuses utilisées par les bandes impérialistes prêtes à tout, à l'époque, comme aujourd'hui dans d'autres régions du monde, pour détruire les nations qui résistent à leur domination.

Ici pas de repentance, pas de réparations. Ce que l’on accorde si aisément ailleurs est encore contesté par les agresseurs trois décennies plus tard, jusque devant les tribunaux des USA. Où les Américains, industrie chimique en tête, refusent d’indemniser les victimes vietnamiennes du fameux agent orange.

Et aujourd’hui, les USA menacent à nouveau le Vietnam avec leur « Vietnam Human Rights Act », dont les sanctions économiques sont un instrument de guerre destiné à détruire un système politique opposé aux USA (*).

Des décennies de négationnisme américain, de propagande occidentale visant à réécrire l'histoire de la guerre en faisant passer les valeureux combattants communistes de la péninsule indochinoise pour des monstres, des années de diabolisation, de xénophobie dans les livres, les films et les discours des impérialistes, n'ont cependant pas pu effacer l'une des plus grandes victoires révolutionnaires. Et n'ont pas empêché leur lutte historique de devenir un exemple pour tous les peuples confrontés aujourd'hui aux stratégies terroristes de Washington et de ses vassaux de l’OTAN.

La guerre du Vietnam, à travers les leçons que tous les militants révolutionnaires du monde peuvent encore en tirer, ne s'est pas terminée pourtant à Saigon en 1975, mais continue sa marche implacable au cœur même de l'Europe trente ans plus tard. L'unité du Vietnam, l'union d'un peuple divisé trop longtemps par l'impérialisme occidental, doit être un exemple pour une Europe que la domination impérialiste américano-sioniste cherche à morceler et à démanteler.

Le peuple vietnamien, par un élan qui symbolise des milliers de Valmy, par ses sacrifices, ses millions de victimes assassinées par les soudards yankee qui, malgré leur supériorité technologique, ont finis brisés à jamais par la révolution nationale-communiste triomphante, montre à présent au peuple européen comment il doit traiter l'envahisseur impérialiste.

Et si l'uranium appauvri d’Irak et de Yougoslavie a remplacé le gaz orange du Vietnam, la stratégie meurtrière de l'impérialisme est toujours la même, à une différence près. La guerre du Vietnam a été perdue car l'opinion internationale dans son ensemble s'est retournée contre les exactions américaines, et depuis Washington a développé une machine de propagande médiatique si puissante qu'elle est à même de manipuler des nations entières. Les média occidentaux, esclaves de l'impérialisme, prostitués de la domination capitaliste, petits Kollabos pour qui les célébrations à venir au Vietnam impliquent forcément quelques critiques bien apprises sur l'évolution du régime, empêchent à dessein le peuple européen d'ouvrir les yeux sur le colonialisme moderne des Etats-Unis.

Nous saluons de tout cœur la fierté légitime du communisme Vietnamien, mais nous n'oublions pas que si la guerre là-bas s'est arrêté en 1975, elle a continué sur notre sol européen lorsque Washington a déclaré la guerre à la Yougoslavie national-communiste. Et elle s’étend aujourd’hui au Proche-Orient, où elle frappe nos frères arabes.

Les dizaines de milliers de soldats américains et les centaines de milliers de Kollabos impérialistes du Sud-Vietnam qui ont perdu la vie face à l'indomptable élan du communisme national et révolutionnaire, doivent être autant de signes d'espoir pour chaque militant européen progressiste, à l'Ouest comme à l'Est. Et l'impérialisme occidental, qui triomphe à présent à l’Est, là où le Nazisme avait été finalement vaincu, a trop vite oublié, lui, l'avertissement donné par Ho Chi Minh et son peuple libéré à tous ceux qui veulent réduire le monde en esclavage.

La bonne conscience hypocrite des Etats-Unis, son négationnisme cynique vis à vis des méthodes utilisée aux Vietnam et, en général, du soutien américain aux dictatures réactionnaires de nombreux pays, masque de nouvelles exactions perpétrées de nouveau au nom du « monde libre », de la « démocratie capitaliste » et de la pseudo morale impérialiste.

La victoire du National-communisme au Vietnam, unissant étroitement libération nationale et sociale, est l'héritage des militants révolutionnaires européens et internationaux. Nous devons déjouer la propagande servile qui, sous couvert de grandes déclarations démocratiques, ne sert qu'à diviser l'Europe à l'aide des nations de Kollabos, la fameuse « nouvelle Europe » - nouvelle comme l’était celle du IIIe Reich -, dont la soumission à l'impérialisme rappelle celle du Vietnam du Sud pendant la guerre. De même que les forces progressistes du Nord ont balayé les réactionnaires vietnamiens, le peuple européen ne se libérera qu'en balayant définitivement les réactionnaires du continent qui ont trahi l'Europe toute entière.

Alors nous pourrons-nous aussi célébrer une nouvelle défaite des impérialistes occidentaux et joindre notre voix à celle éternelle des combattants vietnamiens dont la victoire n'aura été que le commencement brillant d'une libération internationale des peuples et des nations, au premier rang desquelles se trouvera un continent européen unitaire, progressiste et exemplaire, débarrassé des haines ethniques et de la domination capitaliste.

 

Jacques COMPTERE & Luc MICHEL

 

(*) Aux Etats-Unis, la Chambre des représentants a en effet approuvé, ce 19 juillet 2004, un projet de loi belliciste, un de plus, le « Vietnam Human Rights Act », visant à empêcher l’octroi au Vietnam d’aides américaines non humanitaires. Un projet qui irrite légitimement au plus haut point les autorités de Hanoi.

« Le projet de loi Vietnam Human Rights Act a été adopté par la Chambre des représentants par un vote de 323 voix pour et 45 contre. Ce projet doit encore être approuvé par le Sénat pour être effectif », rapportait le journal NHAN DAN. Le texte, dont l’auteur est le républicain Christopher Smith, vice-président du Comité des relations extérieures du Congrès, a pour but « d’accélérer le processus de démocratisation au Vietnam ». L’Amérique des chenils de Guantanamo et des tortures sado-maso de Abu Grahib ne manque décidément pas de culot !

Le Vietnam Human Rights Act propose d’imposer à ce pays des sanctions financières comme l’interdiction de l’aide non humanitaire, dont le montant s’élève actuellement à 40 millions de dollars. Une aide qui vient en fait en compensation morale des crimes américains lors de la guerre des Années 60-70, qui visait à empêcher la libération et l’unification de la Nation vietnamienne.

Comme en Yougoslavie ou en Irak hier, comme en Syrie ou en Libye aujourd’hui, les sanctions économiques sont un instrument de guerre destiné à détruire un système politique opposé aux USA.

Et ici aussi, ces sanctions s’accompagnent de mesures de financement destinées à ériger une opposition fantoche prostituée aux Américains. « L’adoption de ce projet permettra à la Maison-Blanche d’affecter une enveloppe de 4 millions de dollars aux organisations de Vietnamiens résidant à l’étranger et aux associations qui cherchent à promouvoir la démocratie au Vietnam. Si cette loi est votée par le Sénat, ces nouvelles affectations devraient être avalisées par le budget américain 2004-2005 », précisait le quotidien LAO DONG. Ce même budget pourrait également accorder plus de 10 millions de dollars à RADIO FREE ASIA, le clone de RADIO FREE EUROPE, la radio de la CIA, pour intensifier ses émissions en vietnamien. Au Vietnam aussi, le parti de l’étranger, celui des Kollabos yankee, se construit à coup de millions de dollars. Comment se dit « Quisling » en Vietnamien ?

Sur le même sujet, lire :

Luc MICHEL, LES ASSASSINS REVIENNENT TOUJOURS SUR LE LIEU DE LEURS CRIMES : L'IMPERIALISME YANKEE FRAPPE A NOUVEAU LE VIETNAM !, PCN-INFO HEBDO, 27 juillet 2004.

 

*****

ABONNEZ-VOUS A LA CAUSE DES PEUPLES !
La Tribune libre du combat contre l'impérialisme et l'exploitation !
- La Cause Des Peuples -

Retour à l'accueil