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PCN-Infos du 05 avril 2005

Dans le cadre du débat qui agite la France au sujet du prochain référendum sur la « constitution européenne » (sic), nous vous livrons ici une réflexion sur les véritables enjeux géopolitiques du combat actuel. C’est l’avenir même du futur possible de l’Europe comme Nation en devenir et indépendante qui se joue.

 

LA NOUVELLE OFFENSIVE DE L’OTAN A L’EST :
L'UKRAINE ET LES USA NOUENT
UN « PARTENARIAT STRATEGIQUE »

 

« Sans l'Ukraine, la Russie cesse d'être un empire, mais elle le devient automatiquement avec une Ukraine subornée, puis subordonnée »
(Zbigniew Brzezinski, in « Le Grand Echiquier »)

La contre-révolution « Orange » (fortement teintée de brun) (1) qui a secoué l’Ukraine fin 2004 avait pour but l’isolement de la Russie et le rattachement de l’Ukraine à l’OTAN et au bloc impérialiste américain.

Les beaux esprits faussement naïfs – la naïveté simulée à propos de la « démocratie », de la « liberté » et autres grands sentiments version made in USA caractérise le discours atlantiste et néoconservateur – nous expliquaient pourtant que le Tsunami orange n’avait aucun buts anti-russes. Hypocrisie renouvelée par Iouchtchenko, la marionnette de Washington à Kiev, lors de son premier voyage officiel effectué à Moscou. « Ce qui est essentiellement en cause, c'est … précisément la nature des relations entre l'Ukraine et la Russie, et, au-delà, la place que celle-ci peut espérer occuper dans les affaires du monde », commentait récemment LE MONDE (Paris) (2).

Poutine paye cash sa politique hésitante, louvoyant entre les restes du pro-occidentalisme hérité du Régime Eltsine et les intérêts vitaux de la Russie qui continuent ceux de la défunte URSS.

Aujourd’hui, Poutine est lui-même la cible d’une des contre-révolutions organisées à l’Est par Washington et la CIA à coups de millions de dollars. Il est vrai que les analystes occidentaux commencent à taxer – non sans raison – le régime de Poutine de « néo national-bolchevisme » (3). Tant il est vrai que le National-Bolchévisme est l’essence même de la Grandeur et de la puissance russe.

LA POLITIQUE ATLANTISTE EST MENEE
CONTRE LES INTERETS VITAUX DE LA RUSSIE

La visite de Iouchtchenko à Washington est l’occasion de jeter bas les masques ! Et de dévoiller la nature essentiellement anti-russe de l’opération ukrainienne, clé de voute de la nouvelle offensive de l’OTAN à l’Est.

Le président américain George Bush et son homologue ukrainien Viktor Iouchtchenko ont en effet proclamé ce 4 avril « une ère nouvelle de partenariat stratégique » entre leurs pays, le chef de la Maison blanche appelant de ses voeux l'adhésion de Kiev à l'Otan et à l'OMC.

Bush a réservé un traitement d'honneur à son vassal Iouchtchenko en le recevant à la Maison blanche pour la première fois depuis le processus électoral à rebondissements qui, en fin d'année, a secoué l'Ukraine avant que la victoire revienne au candidat de la contre-révolution orange que boycottait Moscou. « Aujourd'hui, les Etats-Unis et l'Ukraine proclament une ère nouvelle de partenariat stratégique entre nos pays et d'amitié entre nos peuples », dit un communiqué conjoint de Bush et de son valet de Kiev.

Le président ukrainien a entrepris une visite de trois jours à Washington qui culminera avec un discours aux deux chambres du Congrès réunies en séance commune. La marionnette ukrainiene de Washington  a exprimé son « intérêt » (sic) pour une adhésion de son pays à l'Alliance atlantique. « Je suis partisan de l'entrée de l'Ukraine dans l'Otan. Je crois que c'est important », a dit Bush à ce propos.

Bush doit se rendre en Lettonie, aux Pays-Bas, en Russie et en Géorgie au mois de mai, officiellement pour commémorer le 60e anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale, en fait pour encourager les changements pseudo-démocratiques made in USA dans les ex-républiques soviétiques.

Il a également exprimé l'intention de soutenir les efforts de l'Ukraine pour adhérer à l'Organisation mondiale du commerce (OMC) et d'engager le Congrès américain à lever les restrictions aux échanges commerciaux avec ce pays. Ce qui a pour but de saboter l’ « Union économique slavo-eurasienne » qui réuni la Russie, le Belarus, l’Ukraine et d’autres républiques ex-soviétiques (4). Suivant les ordres de ses maîtres américains, Iouchtchenko « a informé Bush que Kiev espérait entrer dans l'OMC d'ici à la fin de l'année » (sic). La première étape est que les Etats-Unis reconnaissent l'Ukraine comme une économie de marché et soutiennent sa candidature à l'OMC.

Propulsé au pouvoir par les manifestations de la contre-révolution orange fin 2004, Iouchtchenko lie chacune de ses initiatives à l'objectif d'adhérer rapidement à l’OTAN. Marié à une Américaine, Iouchtchenko est considéré à juste titre par Washington comme un pion important sur le « grand échiquier » eurasien.

Iouchtchenko rencontrera, outre Bush, la secrétaire d'Etat Condoleezza Rice, les leaders néo-conservateurs et des responsables des milieux d'affaires.

LA GUERRE POUR LA DOMINATION
DU « GRAND ECHIQUIER » EURASIATIQUE

Que les naïfs relisent Zbigniew Brzezinski et son « GRAND ECHIQUIER », publié en 1997 (5). Disciple de Henry Kissinger – le « Richelieu américain » selon certains – et adepte de la « real politique » comme lui, Brzezinski, d'origine polonaise, est expert au Center for Strategic and International Studies (Washington DC) et professeur à l'Université Johns Hopkins de Baltimore. Il fut conseiller du président des Etats-Unis de 1977 à 1981.

La réflexion de Brzezinski est centrée sur les conditions géopolitiques de la puissance américaine et de son contrôle sur l'Eurasie, le « grand échiquier » où Washington doit éliminer tout rival potentiel ou réel. Brzezinski entend définir les conditions de la puissance américaine au XXIeme siècle, la maintenir dans son rôle hégémonique de garants du « Nouvel Ordre Mondial » et pérenniser la sujétion de l'Europe occidentale. Pour maintenir leur leadership, qui n'est rien d'autre que la domination mondiale, les USA doivent avant tout maîtriser le « grand échiquier » que représente l'Eurasie, où se joue l'avenir du monde.

Cette maîtrise repose sur la sujétion de l'Europe occidentale, étroitement liée aux USA dans un ensemble politico-économique occidental, la communauté atlantique cadenassée par l'OTAN (Jean Thiriart parlait de l'OTAN non comme d'un bouclier mais d'un harnais pour l'Europe). Elle repose aussi sur l'isolement de la Russie qu'il faut affaiblir irrémédiablement et démembrer.

Le danger mortel pour les USA, puissance extra-européenne à l'origine de par sa situation même, serait d'être expulsée d'Europe occidentale, sa tête de pont en Europe. Dans cet objectif, tout rapprochement de l'Europe et de la Russie, toute union eurasienne, sans même parler de fusion « euro-soviétique » comme l'évoquent Jean Thiriart et notre Communautarisme européen, doit être empêchée par tous les moyens.

Zbigniew Brzezinski écrit : « L'Europe est la tête de pont géostratégique fondamentale de l'Amérique. Pour l'Amérique, les enjeux géostratégiques sur le continent eurasien sont énormes. Plus précieuse encore que la relation avec l'archipel japonais, l'Alliance atlantique lui permet d'exercer une influence politique et d'avoir un poids militaire directement sur le continent. Au point où nous en sommes des relations américano-européennes, les nations européennes alliées dépendent des Etats-Unis pour leur sécurité. Si l'Europe s'élargissait, cela accroîtrait automatiquement l'influence directe des Etats-Unis. A l'inverse, si les liens transatlantiques se distendaient, c'en serait finit de la primauté de l'Amérique en Eurasie ».

LA STRATEGIE AMERICAINE EN EUROPE :
DIVISER POUR REGNER

Nous avons évoqué le rôle de Henry Kissinger comme « Richelieu américain ». Ce n'est nullement une figure de rhétorique. Le Cardinal de Richelieu est le Premier ministre de la France au moment où la Guerre de trente ans ravage la Mittel Europa. Son but est d'assurer à la France des Bourbons la domination en Europe en neutralisant l'Allemagne et l'Empire des Habsbourg, tant en Espagne qu'en Allemagne. Menant une politique cynique et opportuniste, Richelieu transforme une guerre de religion entre protestants et catholique en un grand embrasement dont la France sort victorieuse lors du Traité de Westphalie (1648). Sous prétexte de préserver les « libertés germaniques », la France impose le démembrement du Reich germanique en plusieurs centaines de micro-états non viables. La France, état unitaire, a ainsi assuré sa prédominance en Europe jusqu'au début du XIXeme siècle. L'historien allemand Frédéric Grimm évoque à ce propos dans son livre « LE TESTAMENT DE RICHELIEU » de concept de « kleinstaaterei ».

La leçon – magistrale – n'a pas été perdue pour les Etats-Unis. Aujourd'hui, sous prétexte de préserver les droits des peuples – les nouvelles « libertés européennes » –, Washington impose la « kleinstaaterei » en Europe, dans les Balkans, le Caucase et en Russie même.

Depuis 1943, les Etats-Unis théorisent et favorisent le démembrement et la fragmentation des grands états. En 1945, Morgenthau, conseiller de Roosevelt, prône le morcellement de l'Allemagne et sa désindustrialisation. La partition de fait en résulte. On ignore souvent que Staline était opposé à la division de l'Allemagne et proposa jusqu'en 1948 une Allemagne unifiée et neutre.

Ici la géopolitique se rapproche du courant « réaliste » des relations internationales, dont un des fondateurs le plus célèbre est justement Hans J. Morgenthau, dont elle partage nombre de postulats

Depuis 1989, les Etats-Unis multiplient leur soutien à l'éclatement des Etats dans les Balkans et en Europe orientale. L'éclatement de l'Union soviétique et de la seconde Yougoslavie en résulte directement. Une nouvelle étape voit aujourd'hui le démembrement de la troisième Yougoslavie née en 1991. Et Brzezinski vise enfin au démembrement non seulement de la Fédération de Russie mais aussi de la Russie historique elle-même en trois entités. Comme il l’exposa notamment dans le très conservatrice « NATIONAL REVIEW » de Washington.

Il convient ici de dresser un autre parallèle : celui des théses de la géopolitique nazie - dont le principal théoricien fut Alfred Rosenberg, l'auteur du « MYTHE DU XXEME SIECLE » – avec les projets des Etats-Unis en Europe. Le même plan est appliqué que ce soit dans les Balkans ou contre la Russie. Et les alliés privilégiés actuels de Washington étaient ceux du IIIeme Reich entre 1935 et 1944.

L’un des axes des théories de Rosenberg était déjà le détachement de l’Ukraine – où est né, à Kiev, cœur historique de la Russie, l’Etat Russe – du bloc historique russe.

Le laboratoire des contre-révolutions de l’Est a été le coup d’état rampant contre le président yougoslave Milosevic en octobre 2000. Il s’en est suivi immédiatement le démembrement de la Toisième Yougoslavie. Et on assiste aujourd’hui aux préparatifs pour le démembrement même de l’Etat serbe, déjà amputé du Montenegro, et qui va devoir faire face à la sécession du Kosovo – noyau historique de l’Etat serbe –, avant-prélude à d’autres menées sécessionnistes.

Vladimir Poutine devrait méditer sur cet exemple serbo-yougoslave. Il annonce des jours sombres pour la Russie – et l’Europe dont le sort y est étroitement associé (6) –, si Moscou ne rompt pas avec l’Occident.

POUTINE A L’HEURE DU DESTIN

Et il menace le pouvoir même de Poutine, comme l’analysait fort pertinemment dès décembre 2004 LE MONDE (2) : « Pour asseoir son pouvoir, M. Poutine entend donc les convaincre de sa volonté de rendre son rang à leur patrie. Or il a déjà dû accepter que les Etats baltes intègrent l'OTAN et l'Union européenne. Il a également accepté que la région de Königsberg, devenue Kaliningrad à la suite de la défaite nazie, soit séparée du reste de la Russie par des morceaux de Lituanie et de Pologne. Que des soldats américains soient stationnés au Kazakhstan, au Tadjikistan, en Géorgie. Que cette dernière abatte son régime prorusse et n'ait plus d'yeux que pour l'Occident (…) Si Viktor Iouchtchenko, le leader de la révolution orange, dont on n'oublie pas à Moscou qu'il est marié en secondes noces à une Américaine, est élu le lendemain de Noël à la tête de l'Ukraine, la Russie, aujourd'hui encore l'Etat le plus étendu de la terre, grand deux fois comme les Etats-Unis, mais dont presque tous les ports sont bloqués six mois par les glaces, ne va-t-elle pas retrouver son obsession ancestrale de l'encerclement ? Les tsars ont souvent fait la guerre dans le passé pour tenter d'obtenir un accès aux mers chaudes (…) Il se trouve de surcroît que l'Ukraine, dont le nom signifie marche, est considérée par la plupart des Russes comme partie intégrante de la Rodina, de leur terre adorée. N'est-ce pas saint Vladimir, prince de Kiev, dont la statue domine depuis toujours sa bonne ville, qui a fondé et baptisé en 988 le premier Etat russe, la Rous ? Ils tiennent toujours Kiev pour la « mère des villes russes », la capitale qu'on aime, alors qu'on respecte Saint-Pétersbourg et que l'on craint Moscou ».

LE BELARUS NATIONAL-COMMUNISTE DU PRESIDENT LUKASHENKO
PIVOT DE LA RESISTANCE DE L’EURASIE

Paradoxalement – et c’est la preuve que la montée de nos idées passe toujours par la radicalisation des positions et des acteurs, la montée aux extrêmes de la Sociologie politique –, l’OTAN n’est pas le seul vainqueur de la crise ukrainienne.

L’autre vainqueur, c’est le président du Belarus Alexander Lukashenko, le seul homme d’état post-soviétique (avec Milosevic), qui a arrêté l’OTAN et a stoppé la liquidation des acquis du Socialisme dans son pays. Marginalisé par Poutine depuis plusieurs années, en raison de l’erreur stratégique fondamentale commise par le président russe de rechercher – et de croire – à une alliance avec l’Occident, Lukashenko, chantre de l’Union Slave (4), est en effet le seul à avoir défait à deux reprises déjà les tentatives de contre-révolution made in USA (7).

En, leur opposant une Idéologie nationale-étatique officielle (et enseignée dans les Ecoles) – proche de notre National-communisme (8) – et la mobilisation de la jeunesse dans un « Front de la jeunesse patriotique » qui dispute la rue aux hooligans financés par Washington.

Avec l’échec russe dans la crise ukrainienne – qui a des répercussions profondes en Russie –, Lukashenko est devenu le pivot de la lutte anti-américaine en Europe de l’Est. Et nous savons que nous pouvons lui faire confiance pour écraser la contre-révolution néofasciste de l’OTAN et des USA.

Une fois encore, une fois de plus (9), le National-communisme est la seule voie pour la lutte victorieuse des Peuples contre l’impérialisme.

 

Luc MICHEL

 

Note : 

(1) La base de l’activisme pro-occidental mobilisé derrière Yushenko est l’extrême-droite nationaliste, les nostalgiques des fascistes ukrainiens de 1919-50. Le GUARDIAN (Londres) révélait ainsi que les pseudo « démocrates » de PORA chantent de vieux hymnes antisémites des années 20-40 !

Pour ceux qui auraient encore des doutes sur la nature réelle, d’extrême-droite, antisémite et néofasciste des hooligans de PORA, voici ce qu’en dit le reporter du quotidien britannique SPECTATOR (6 novembre 2004), John Laughland : “A few years ago, a friend of mine was sent to Kiev by the British government to teach Ukrainians about the Western democratic system. His pupils were young reformers from western Ukraine, affiliated to the Conservative party. When they produced a manifesto containing 15 pages of impenetrable waffle, he gently suggested boiling their electoral message down to one salient point. What was it, he wondered? A moment of furrowed brows produced the lapidary and nonchalant reply, “To expel all Jews from our country”. It is in the west of Ukraine that support is strongest for the man who is being vigorously promoted by America as the country’s next president: the former prime minister Viktor Yushchenko. On a rainy Monday morning in Kiev, I met some young Yushchenko supporters, druggy skinheads from Lvov. They belonged both to a Western-backed youth organisation, Pora, and also to Ukrainian National Self-Defence (Unso), a semi-paramilitary movement whose members enjoy posing for the cameras carrying rifles and wearing fatigues and balaclava helmets. Were nutters like this to be politically active in any country other than Ukraine or the Baltic states, there would be instant outcry in the US and British media; but in former Soviet republics, such bogus nationalism is considered anti-Russian and therefore democratic”.

Sur le coup d’état rampant de l’OTAN en Ukraine, lire :
Luc MICHEL, « NOUVELLE OFFENSIVE DE L’OTAN A L’EST : « L'UKRAINE ENJEU DE L'IMPERIALISME AMERICAIN » MENACEE PAR LA PESTE ORANGE ! », 27 novembre 2004, "LA CAUSE DES PEUPLES - NEWS" - N° 9.

(2) André Fontaine, « L'Ukraine, clé de l'empire russe », LE MONDE (Paris), 14/12/04.

(3) Il s’agit d’un National-bolchévisme de fait et non pas idéologique à sa base, « National » dans ce qu’il incarne les intérêts vitaux de la Russie, « bolchévique » dans le sens où ceux-ci passent par la préservation ou la restauration de l’héritage soviétique, « national-bolchévique » enfin car il s’inscrit dans la ligne directe du National-Bolchévisme russe en tant qu’idéologie de base du Stalinisme.

L’origine de ce courant, qui a marqué de son empreinte puissante le XXe Siècle, est l’aile gauche du Parti bolchevique avant 1917, comme l’a précisé l’étude fondatrice du professeur Agursky sur « LA TROISIEME ROME, LE NATIONAL-BOLCHEVISME EN RUSSIE ». Après la victoire de Staline, cette idéologie devait s’affirmer comme le courant dirigeant en URSS, comme vient encore de le démontrer magistralement le professeur Brandenberger dans son « NATIONAL BOLSHEVISM. STALINIST MASS CULTURE AND THE FORMATION OF MODERN RUSSIAN NATIONAL IDENTITY »

(4) Sur l’Union Slave et ses dérivés économiques, lire sur le site du « Comité International Solidarité Lukashenko » : http://lukashenkosolidarity.free.fr/union.htm

(5) Sur les justifications et les fondements idéologiques de l’impérialisme américain, lire :
Luc MICHEL, « THEORIES DE L'IMPERIALISME AMERICAIN : LA REPONSE DES PEUPLES », Conférence au « Youth Camp for Green, Peace and Alternative Movements » (Landau, Allemagne, juillet 2001).

(6) Cfr Luc MICHEL, MOTION DE SOUTIEN DU PCN-NCP ET DE L'ASSOCIATION DE SOLIDARITE TRANSNATIONALE « LA CAUSE DES PEUPLES » au « CONGRES DU MOUVEMENT INTERNATIONAL EURASIEN » du 20 NOVEMBRE 2003 A MOSCOU.

(7) Luc MICHEL, « FACE A LA NOUVELLE OFFENSIVE DES USA, DE L'OTAN ET DES VALETS "EUROPEENS" DE WASHINGTON : SOUTENONS LE PRESIDENT LUKASHENKO ! JUSTICE ET VERITE POUR LE BELARUS SOCIALISTE ! », PCN-INFOS HEBDO, 4 août 2003.
et
Luc MICHEL, « MINSK N’EST NI BELGRADE NI TBILISSI : LE PRESIDENT LUKASHENKO MET EN ECHEC LES MENEES OCCIDENTALES AU BELARUS ! », PCN-INFOS HEBDO, 26 octobre 2004.

(8) « National-communisme » est une définition que je n'aime pas, parce qu'elle est réductrice, mais qui a l'avantage d'être plus parlante, c'est une définition par défaut. Lorsque le PCN était représenté dans plusieurs parlements belges, notamment au Parlement wallon entre 1995 et 1999, la questure du Parlement wallon, non pas à notre demande, mais suite à la consultation de politologues, nous avait étiqueté comme « national-communistes ». Pour l’anecdote, le terme a été utilisé par Trotski dès 1930 contre le « programme de libération nationale et sociale » du KPD en Allemagne.

Dans le « National-communisme » qui n'est pas un phénomène isolé, les politologues sérieux il y en a d'autres malheureusement ! placent le « Parti Communiste de la Fédération Russe » de Ziouganov, le KPRF, le « Parti Socialiste Serbe » de Milosevic, le SPS, le Système politique du Belarus du président Lukashenko, et également la République Populaire de Corée, en compagnie du PCN.

En ce qui concerne les Serbes, le Belarus ou les Communistes russes, ce n'est pas le PCN qui les a imités, mais bien l'inverse. C'est un mouvement idéologique que nous avons lancé au début des années 80 et qui a essaimé en Europe, avec un succès beaucoup plus important en Europe de l'Est. La démarche de créer un mouvement « national-communiste », c'est-à-dire de combattre pour une société communiste ou socialiste dans un cadre national, a été initiée par le PCN.

Dans la même mouvance, on place  également un mouvement révolutionnaire arabe qui est le Parti Ba'ath arabe socialiste, qui a été au pouvoir en Irak et qui est au pouvoir en Syrie et où il existe une même démarche, c'est-à-dire une société socialiste dans un cadre national. Nous considérons les communistes russes, le SPS de Milosevic, ou encore le parti Ba'ath comme des partis-frères, et leurs idéologies, comme des idéologies-soeurs de notre Communautarisme européen. Le Système libyen, avec ses « Comités révolutionnaires » présente aussi des aspects proches de cette synthèse. En 1982, un politologue français présentait la Révolution de Kadhafi comme « un socialisme entre Marx, Allah et Robespierre ».

Sur le National-communisme et en particulier Alexander Lukashenko, lire de Luc MICHEL, « L’IMPACT DU « COMMUNAUTARISME EUROPEEN » A L’EST » – 1ère partie, « DU KPRF AU PCN : LA MOUVANCE NATIONAL-COMMUNISTE », septembre 2004, « La Cause des Peuples » – n° 21.

(9) Luc MICHEL, « DE STALINGRAD A LA LIBERATION DE SAIGON : LE NATIONAL-COMMUNISME EST LE MEILLEUR REMPART CONTRE L'IMPERIALISME ! », PCN-Infos Hebdo, 3 février 2003. 

 

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