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PCN-Infos du 29 mars 2005

 

DEFENDRE LA FORTERESSE BA’ATHISTE SYRIENNE :
LA BATAILLE DE L’INFORMATION EST CAPITALE !

 

Damas est aujourd’hui la cible prioritaire des néoconservateurs yankee au Proche-Orient, comme nous l’annoncions dès 2003. La bataille pour la défense de la dernière forteresse du Ba’ath est donc engagée. Nous entendons y participer.

Le PCN soutient donc le lancement des « COMITES SYRIE », qui entendent faire de la bataille de l’information leur combat principal.

Nos ennemis américano-sionistes ne s’y sont pas trompés, puisque les Kollabos « syriens » du RPS attaquaient les « COMITES SYRIE » dès leur première apparition, publiant un communiqué rageur intitulé « Ba'athist Propaganda Opens an Office in France » le 25 février dernier. Notre président Luc MICHEL y était à nouveau attaqué et semble devenir la cible privilégiée des attaques sionistes, qui le dénoncent depuis fin novembre dans plusieurs centaines de media.

Les kollabos du RPS ne se sont pas trompés de cible : les « COMITES SYRIE » sont bien leur adversaire principal !

Le marchand d’armes Farid Ghadry, président du « Reform Party of Syria » (RPS), inconnu en Syrie et basé à Washington, dissimule soigneusement la véritable nature de son RPS, un groupuscule exclusivement américain directement lié à l’extrême-droite néo-conservatrice américaine et à la Droite radicale sioniste et israélienne (1).

Chargé par ses maîtres de déstabiliser la Syrie, le RPS, « chargé de coordonner les efforts pour renverser le gouvernement du Président syrien Bashar Assad », ne représente rien selon le WASHINGTON POST (2) qui précise ce qui suit : « Une réunion, organisée par le nouveau « tsar de la démocratie » du State Department Elizabeth Cheney, a réuni de hauts représentants du Cabinet du Vice-président Cheney, du  National Security Council et du Pentagone, et un quarteron de Syriens américains, incluant des activistes politiques (…) et un groupe d’opposition, nous a confirmé un représentant du State Department. Le groupe d’opposition provient du Syria Reform Party, une minuscule organisation syrienne basée aux USA et souvent comparée à l’Iraqi National Congress dirigé par Ahmed Chalabi. L’INC, qui dirigeait la campagne pour renverser le président irakien Saddam Hussein, avait bénéficié de larges soutiens financiers et politiques des Administrations Clinton et Bush, ainsi que du Congrès (…) Des analystes américains et d’autres Syriens américains avertissent que le Syrian Reform Party et ses alliés ne représentent rien et sont trop petits pour avoir le moindre impact ».

« Ses membres sont extrêmement peu nombreux et il ne peut être pris au sérieux », précise Murhaf Jouejati, directeur du « George Washington University's Middle East Studies Program ».

Le RPS joue le même rôle contre la Syrie que le groupe de l’escroc « irakien » Ahmed Chalabi – auquel il se compare volontiers (3) – et à qui l’on doit la plupart des fausses informations sur l’Irak ba’athiste, qui ont servi de prétexte à la guerre en 2003.

Avec l’officine de propagande MEMRI, liée à l’Armée israélienne, et ses relais médiatiques comme le Cabinet BENADOR (Washington) ou le site sioniste « Proche-Orient Infos » (Paris), le RPS est avant tout une machine à désinformer, qui diffuse quotidiennement de fausses informations destinées à déstabiliser et diaboliser la Syrie (4).

La dernière de ces fausses nouvelles étant l’annonce d’un « coup d’Etat » (sic) et d’une « purge de centaines d’officiers non ba’athistes » (resic) à Damas. Fausses nouvelles démontées notamment par divers chercheurs américains spécialistes de la Syrie, comme John Landis du Département d’Histoire de l’Université d’Oklahoma (5).

Loin d’être une « dictature à parti unique » comme le prétend le RPS, la Syrie ba’athiste a développé depuis sa réforme constitutionnelle de 1970-73 un système parlementaire adapté à la réalité syrienne et où neufs partis de toutes obédiences – dont le Ba’ath – participent aux élections, aux côtés de centaines de candidats indépendants issus de la société civile, dans le cadre d’un « Front national progressiste ». La Syrie est par ailleurs, et depuis la destruction de l’Irak ba’athiste, avec le Liban, le seul état séculier du Proche-Orient, avec une société politique et civile ouverte à toutes les nombreuses minorités, qu’elles soient musulmanes ou chrétiennes.

Farid Ghadry, ne dirige pas un « parti » mais une officine barbouzarde instrumentée dans le seul but d’amener la guerre – étrangère (6) et civile – en Syrie.

Les « COMITES SYRIE » entendent bien révéler son imposture.

 

Le Bureau Politique du PCN.

 

Pour télécharger gratuitement en PDF les publications des « Comités syrie » - SIRYA INFO (Français et Anglais) et INFO SIRIA (Espagnol) - : HTTP://COMITES.SYRIE.ONLINE.FR

 

Note : 

(1) Voici la véritable nature du RPS, selon des informations données par THE GUARDIAN (Londres), LE FIGARO et le QUOTIDIEN VOLTAIRE (Paris) :

On sait le rôle joué par l’escroc Chalabi, financé par la CIA, dans l’agression contre Bagdad. Washington entend faire jouer le même rôle au RPS. « Alors que l'Union européenne s'apprête à signer un accord d'association historique avec Damas, des opposants syriens en exil appellent les Quinze à cesser de soutenir le régime de Bachar el-Assad. Créée à Washington en novembre dernier, la Coalition syrienne pour la démocratie en Syrie (SDC), qui regroupe une vingtaine de partis et d'organisations d'opposition, a dépêché une délégation à Bruxelles, afin de faire du lobbying auprès des institutions communautaires », commentait le 20 janvier 2003 LE FIGARO. « Sans surprise, ses premières rencontres informelles, à Bruxelles, n'ont pas été très concluantes. La plupart des diplomates se méfient de cette coalition syrienne, assimilée à une marionnette de Washington », ajoute le quotidien parisien.

Sans aucune subtilité, on rejoue la même musique sonnant faux qu’à Bagadad hier. « A l'unisson avec l'Administration américaine, les opposants au régime de Damas insistent sur la présence, en Syrie, d'armes de destruction massives en provenance d'Irak ». Le « journaliste » Nizar Nayyouf, exilé à Paris, et dont les propos sont repris et amplifiés par des media sionistes – et ce n’est n’est nullement un hasard – comme « Proche-Orient infos », assure que « des armes irakiennes, chimiques et bactériologiques, ont été cachées dans les entrepôts de la garde républicaine à Damas, avant le déclenchement de la guerre en Irak ». L'opposant mentionne comme sources (sic) des «officiers supérieurs» qui auraient « directement participé à cette affaire ».

Le quotidien VOLTAIRE donnait récemment un coup de projecteur sur ces hommes de l’ombre. « En vue d'un changement de régime en Syrie, il faut déterminer qui sera le Hamid Karzaï de Damas ». « Nir Boms et Erick Stakelbeck proposent dans le Jerusalem Post la candidature de Farid Ghadry, président états-unien d'origine syrienne du Parti de la Réforme en Syrie (RPS), fondé peu après le 11 septembre ».

La personnalité des parrains – tous d’extrême-droite – des kollabos syriens est révélatrice. Ancien fonctionnaire à l'ambassade d'Israël aux États-Unis, Nir Boms est vice-président de la Foundation for the Defense of Democracies et membre du Council for Democracy and Tolerance, de Tashbih Sayyed et du cabinet Benador associates (sur celui-ci lire : http://pcn-ncp. com/PIH/pih-030416.htm). Erick Stakelbeck est rédacteur pour l'Investigative Project, un institut de recherche sur le « terrorisme » basé à Washington. « Ils voient comme un encouragement l'invitation de cette formation à assister au discours prononcé par le président Bush à l'occasion du vingtième anniversaire de la Fondation nationale pour la démocratie, une officine de la CIA fondée par Ronald Reagan et chargée d'organiser le renversement de régimes ennemis de Washington ». En outre, les deux auteurs se félicitent que le RPS se soit associé à deux autres groupuscules syriens pour fonder la « Coalition démocratique syrienne » dont le programme économique – ultralibéralisme, liquidation du socialisme ba’athiste, recolonisation occidentale, « des réformes économiques conduisant à la création d'une ALENA au Moyen-Orient » (sic) – « ressemble beaucoup à celui que Paul Bremer applique en Irak. Nir Boms sait de quoi il parle, il est le vice-président de la Fondation pour la défense de la démocratie, un think tank fondé par James Woolsey, le « découvreur » d'Ahmed Chalabi ».

(2) « Bush Administration Probes Syria's Future With Assad's Opposition »,  March 26, 2005, By Robin Wright and Glenn Kessler-Washington Post Staff Writers.

(3) Le RPS est dirigé par le « chalabi » syrien Farid Ghadry, dont la personnalité est éclairante. Le « COURRIER INTERNATIONAL » (Paris, 29 sept. 2004) le présente comme un « exilé pro-Bush inspiré par l’exemple de l’Irak » : « Farid Ghadry, 50 ans, est issu d’une famille syrienne installée à Washington depuis une trentaine d’années (…) Ghadry, qui, au lendemain des attaques du 11 septembre 2001, a fondé le Parti de la réforme en Syrie, espère pouvoir accomplir pour la Syrie ce que les exilés irakiens ont pu faire pour l’Irak : former un réseau d’opposants syriens en exil qui serait soutenu par le Congrès américain, dans le but de faire pression sur Damas et déloger le régime en place. Après la chute du régime de Saddam Hussein, « il a réussi à organiser une rencontre entre des petits groupes inconnus d’exilés syriens qui se sont mis d’accord sur une charte stipulant le remplacement du régime baasiste, en vigueur en Syrie, par une démocratie ». »

« Partisan passionné de George W. Bush » selon le « COURRIER INTERNATIONAL », Ghadry « est accusé d’être un néoconservateur » par le « FINANCIAL TIMES », qui précise qu’ « à la lumière de l’expérience irakienne, il reconnaît que l’option militaire n’est plus à retenir » et qu’ « il rêve d’une agitation politique intérieure à la Syrie qui serait soutenue par l’opposition à l’étranger afin de venir à bout du régime syrien (…) il admet qu’il n’y a pas encore de mouvement pouvant mener à une révolution. Mais Ghadry ne se décourage pas. Il a également pris des contacts avec des responsables au ministère britannique des Affaires étrangères et établi des liens avec les Frères musulmans syriens en exil ».

Ghadry ne cache pas la sympathie que lui inspire le Kollabo de Washington-Tel Aviv et Téhéran Ahmed Chalabi, ex-banquier escroc, qui fut l’un des plus proches alliés de l’administration américaine, et qui a trahit son pays au profit de tous ses ennemis : « Personnellement, je l’aime bien. Il a rendu un grand service à son pays » (sic), confie Ghadry au « FINANCIAL TIMES ». Il n’y a rien à ajouter !

(4) L’administration Bush veut déstabiliser Damas en soutenant et en finançant l’émergence artificielle d’une opposition fantoche – les « Chalabi » syriens – autour du « Reform Party of Syria » (né et implanté aux seuls USA) et de la « Coalition démocratique syrienne » qui regroupe le RPS et deux autres groupuscules encore plus fantomatique. Le RPS est parrainé par les mêmes milieux néocons, sionistes et israéliens qui ont lancé Chalabi contre l’Irak. Le 6 novembre 2003, George W. Bush appelait « à l'établissement de la démocratie au Moyen-Orient » devant les représentants dudit RPS.

(5) Lire John Landis, « False Reports of a Coup in Syria and Analysis », sur le blog SIRYA COMMENT (March 18, 2005) : http://faculty-staff.ou.edu/L/Joshua.M.Landis-1/syriablog/2005/03/false-reports-of-coup-in-syria-and.htm

(6) Révélatrice est à ce sujet l’interview accordée par Ghadry au magazine israélien KOTERET et publiée dans son édition de décembre 2004. Trahissant les intérêts vitaux du peuple syrien, Ghadry y prend position contre la signature de tout accord de paix entre Israël et la Syrie « tant que la Syrie n’est pas devenue au préalable une nation démocratique ».

 

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