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PCN-Infos du 30 janvier 2005

 

L’AMERICANISME EST LE NAZISME DE L’ERE CONTEMPORAINE :
L’ESPRIT MALEFIQUE D’AUSCHWITZ
ANIME GUANTANAMO ET ABU GHRAIB !

 

Il y a 60 ans la Armée rouge libérait Auschwitz. L’Armée rouge et non pas « les alliés », comme le martèlent fallacieusement nos media aux ordres de l’OTAN, qui veulent associer les Anglo-Américains à la geste glorieuse des soldats soviétiques.

La réalité est que les Anglo-saxons, pourtant avertis du génocide, ont refusé d’aider les juifs, de bombarder l’infrastructure des camps. Et même de les laisser entrer aux Etats-Unis.

La présence du président russe Poutine à Auschwitz avait aussi pour but de rappeler le rôle des soviétiques, au moment où se déchaîne le révisionnisme occidental. « Nous rendons hommage au courage des soldats soviétiques dont six cent mille ont donné leur vie pour la libération de la Pologne, a-t-il déclaré. Nous n'oublierons jamais le prix exorbitant de 27 millions de vies humaines que l'Union Soviétique a payé pour la Grande victoire (…) Les premiers qui ont vu les horreurs d'Auschwitz ont été des soldats soviétiques. Ils ont éteint à jamais les fours d'Auschwitz et d'autres camps de concentration, ils ont libéré Cracovie. 600 000 soldats soviétiques ont laissé ici leurs vies, ils ont sauvé le peuple juif et beaucoup d'autres ».

Nous, Nationaux-communistes (1), héritiers des Nationaux-bolchévismes russe et allemand, ne pouvons que saluer cette libération. Les nôtres ont porté dans les prisons et les camps nazis le triangle rouge des déportés politiques. Et certains, comme notre camarade Fritz Wolfheim, fondateur du « Communisme national » de Hambourg en 1919, disparu dans la nuit et le brouillard de Buchenwald, aussi l’étoile jaune.

Avant Auschwitz, avant même Dachau et Buchenwald, dès le 30 janvier 1933, il y avait les camps improvisés de la SA et de la SS, où étaient déjà torturés et exécutés leurs adversaires. Les premières arrestations ne furent pas celles des Communistes, mais des militants nationaux-bolchéviques de la « Sozialistische Nation » et du « Gegner », en qui les nazis voyaient, avec raison, leur adversaire principal (2). C’est dans un de ces camps que le dirigeant national-bolchévique Harro Schulze-Boysen, après avoir été torturé et voir assisté à l’assassinat bestial d’un de ses amis du « Gegner », entama le chemin de Résistance qui le conduit à la direction du « groupe Arnack-Schulze Boysen », connu aussi sous le nom d’ « Orchestre Rouge » et au martyr dans les prisons de la Gestapo en 1942 (3).

La geste héroïque de nos camarades nationaux-bolchéviques allemands dans la Résistance et les camps nazis est une page sanglante de l’histoire de notre mouvance idéologique. Le sang généreusement répandu ne nos prédécesseurs était rouge comme leur idéologie.

Nous n’oublions pas non plus que le Nazisme n’a été vaincu que par le formidable effort de l’URSS et la ligne nationale-bolchévique imposée par Staline. Comme le rappelle l’essayiste Jean Daniel, dans son « VOYAGE AU BOUT DE LA NATION » : « sans le national-bolchevisme, point de combat efficace contre le national-socialisme ».

Les juifs et les tsiganes n’étaient qu’une étape dans le plan de domination nazi, le « Drang nach Osten », qui prévoyait l’extermination de 30 millions de Slaves entre l’Oder et Moscou. Les premières victimes d’Auschwitz furent polonaises et slaves. Pour briser ce rêve nazi, les Soviétiques perdirent 27 millions des leurs. Les pertes des Alliés anglo-saxons sont infimes comparées à ce tribut sanglant.

Les crimes nazis ne doivent pas non plus faire oublier, ou pire, justifier les crimes de guerre anglo-saxons. Il n’y a pas une balance ou une échelle de l’horreur. Les victimes civiles de Dresde, Hambourg, Hiroshima ou Nagasaki sont les compagnes inséparables des disparus d’Auschwitz, Guernica, Rotterdam ou Coventry (4).

Les crimes nazis ne justifient pas plus les crimes de guerre sionistes en Palestine occupée, depuis les dizaines de Deyr Yassin – l’Oradour palestinien – de 1948 jusque Sabra et Chatila (5). Méditons les paroles de Abdelwahab Badrakhane, éditorialiste du quotidien AL-HAYAT : « Il est tout à fait normal que l'ONU s'intéresse à cet événement et le commémore, pour son importance dans l'histoire de l'humanité, pas seulement juive. Mais l'exploitation de la commémoration ne doit pas servir à Israël pour blanchir sa noirceur. Chaque fois qu'Israël exploite l'Holocauste, il agresse sa mémoire, d'autant plus que des crimes contre l'humanité ne sauraient être condamnés en en commettant d'autres (…) Israël croit, à tort, pouvoir transformer la solidarité internationale avec les juifs à l'occasion de ce triste anniversaire en une solidarité avec ses crimes contre les Palestiniens… »

Auschwitz est aujourd’hui l’occasion d’une immense récupération au profit de la propagande occidentale, des USA et de l’OTAN, c’est-à-dire de ceux qui aujourd’hui commettent encore et toujours des crimes de guerre, de la Yougoslavie à l’Irak occupé.

Ceux-là même qui osent parler à Auschwitz participent à la réhabilitation des bandes fascistes et antisémites qui ont participé hier au génocide des juifs dans les pays baltes ou encore en Ukraine. Les anciens SS ont leur place dans le monde made in NATO ! (6)

A Riga, on célèbre chaque année la gloire des SS lettons, avec la complicité du gouvernement qui participe à l’OTAN et à l’Union Européenne. Et on y persécute les résistants soviétiques. En Estonie, on inaugure des monuments à la gloire des SS estoniens. Et l’Ecole des cadets de l’Armée estonienne, fleuron de la nouvelle OTAN, inaugurée en 2000 en présence de généraux de la Bundeswehr, porte le nom du commandant de la Légion SS estonienne.

En Ukraine, les bandes de hooligans néo-fascistes qui forment l’ossature du mouvement PORA, financé par Washington, et qui ont permis le coup d’état rampant pro-occidental de Yushenko, sont les héritières directes des bandes antisémites ukrainiennes et des SS ukrainiens. Dans la foule rameutée à coup de dollars pour soutenir Yushenko, on pouvait voir flotter les drapeaux de la Division SS ukrainienne et entendre de nombreux chants antisémites (7).

C’est ce révisionnisme, qui ne choque visiblement pas grand monde dans l’Occident américanisé, que dénonce la Russie. « La participation du président de la Fédération de Russie à ces actions (les commémorations du 60e anniversaire) est appelée à rehausser l'apport que notre pays a fait dans la victoire sur le nazisme, victoire qui a réuni les conditions nécessaires à un développement libre de la civilisation contemporaine », a déclaré à RIA NOVOSTI un représentant du Kremlin. « Alors que certains milieux tentent de revoir les résultats de la Seconde guerre mondiale et les valeurs y afférentes, cela servira à rappeler l'intangibilité des faits historiques connus », a-t-il ajouté. « L'appel du président de la Russie à rendre hommage aux héros de la guerre et à leurs exploits aura d'autant plus de poids qu'il sera lancé en terre polonaise abreuvée du sang de 600 000 soldats soviétiques qui ont donné leur vie au nom de sa liberté ».

La commémoration de la libération d’Auschwitz est l’occasion d’une gigantesque imposture.

Celle-ci avait été initiée dès 2003 par Bush, qui sans vergogne paradait à Auschwitz, alors que la fortune de sa famille provient en grande partie de la collaboration avec le IIIe Reich et de l’exploitation économique des détenus juifs des camps nazis (8).

Ce 27 janvier on voyait aussi à Auschwitz, toute honte bue, le roi Albert II de Belgique, dont la famille a organisé le génocide du peuple congolais dans les années 1870-1900, avant de partager la responsabilité morale du génocide ruandais. Son père, le roi Léopold III, partisan des théories autoritaires dans les Années 1930-45, a serré la main de Hitler, qui lui réservait un état vassal dans l’Europe nazie.

Tout cela dans le silence assourdissant des groupes anti-fascistes autoproclamés, du style Ras’l Front, Reflex, RésistanceS ou Searchlight, qui démontent à nouveau qu’ils ne sont que des appendices des appareils d’état occidentaux.

Il y a en effet apparemment, pour la morale à géométrie variable du parti américano-occidental, de bons et de mauvais fascistes. Nos journalistes et nos politiciens atlantistes, si prompts à hurler au « Fascisme » contre les Le Pen et autre Haider, sont bien silencieux lorsqu’il s’agit des néofascistes et néonazis de l’extrême-droite xénophobe des pays baltes, du Belarus ou d’Ukraine.

Plus honteux encore est le silence des associations juives, que l’on n’a pas non plus entendues protester quand Bush, petit-fils de Prescot Bush (9) le financier des Nazis, paradait à Auschwitz. « Aucune association de survivants n'a dénoncé l'indécence de M. Bush venant se recueillir à Auschwitz alors qu'une partie de l'héritage qu'il a reçu de son grand-père, Prescott Bush, provient précisément de l'exploitation d'une usine installée à Oswiecim et fonctionnant en réduisant en esclavage les prisonniers du camp d'Auschwitz (…) aujourd'hui, où l'administration Bush est la principale alliée du gouvernement Sharon, des associations défendant la mémoire des victimes du IIIème Reich ont décidé de fermer les yeux et de se taire », commentait le QUOTIDIEN VOLTAIRE.

Pourtant des voix juives se sont élevées pour dénoncer lé révisionnisme occidental et sioniste. Ainsi Juliette Broder, résistante et juive (10) : « Cette commémoration me laisse un goût amer (…) commémorer Auschwitz et le martyr des bébés, des vieillards, des hommes et des femmes nés juifs, cela justifie-t-il que l'on taise presque toujours le martyr des tziganes, des prisonniers de guerre et civils soviétiques qui alimentèrent les mêmes fours crématoires en compagnie des juifs ? Une autre chose me bouleverse. Pourquoi commémorer spécifiquement la délivrance d'Auschwitz et taire celle des autres camps de la mort ? En quoi les martyrs du fascisme et du nazisme sont-ils différents? En quoi les bourreaux sont-ils différents ? (…) Pourquoi taire que des juifs ne se sont pas livrés comme des moutons à l'abattoir nazi mais ont mené le combat avec des résistants et partisans armés non-juifs? Pas un mot là-dessus à la TV, à la radio, dans la presse (…) Il y eut résistance de juifs dans tous les pays occupés, organisée en collaboration étroite ou fusionnée avec des non-juifs belges, hollandais, français, italiens et allemands, etc. La Résistance, quel que fut l'endroit où elle s'exerça était une, comme sont uns tous ceux que le fascisme, le nazisme a martyrisés, exterminés pour leurs opinions comme pour leur origine. C'est cette mémoire-là que nous devons cultiver et que nous devons laisser en héritage aux jeunes d'aujourd'hui et de demain ».

Pour ce 60e anniversaire de la libération d’Auschwitz, les USA étaient représentés par Paul Wolfowitz, l’idéologue et le chef de file des néoconservateurs yankee. La famille de Wolfowitz a disparu à Auschwitz. Ses morts appellent le respect. Et nous aurions trouvé légitime sa présence à titre privé. Mais pas en tant que représentant du Régime Bush, dont les néoconservateurs forment l’ossature.

Car ils sont le résultat de l’osmose étroite entre l’extrême-droite conservatrice américaine et la droite et l’extreme-droite sioniste et israélienne (11). Et de nombreux observateurs, à l’intérieur même des USA, et à juste titre, voient en eux la version américano-sioniste du Fascisme, « un fascisme à visage démocratique » (12).

Leur idéologie, nous la voyons à l’œuvre notamment à Guantanamo et à Abu Ghraib. L’éditorialiste (américain) de la PRAVDA.RU, Timothy Bancroft-Hinchey, dans des propos que nous partageons et sur lesquels il n’y a rien à ajouter, esquisse le chemin qui conduit d’Auschwitz à Guantanamo (13) : « Nul n’est fondé à faire du tapage autour d’Auschwitz, ni à en tirer profit. Quant à Guantanamo, cela ne devrait pas non plus exister à notre époque. Avant que ne s’abatte sur l’auteur une pluie de critiques, accompagnées de tentatives de piratage et de messages de menace adressés par e-mail, soulignons qu’Auschwitz ainsi que les autres camps de concentration ont révélé les sommets de la dépravation et de l’horreur que l’homme est capable d’atteindre. Seuls ceux d’entre nous qui ont visité un tel camp peuvent tenter d’imaginer l’incommensurable barbarie de ce qui s’y est produit, le déchaînement planifié de la cruauté qui s’est exercée à l’encontre d’êtres humains innocents, hommes, femmes et enfants sans défense, dont le seul crime était d’être nés. Ceux qui n’ont pas vécu pareille expérience ne sauraient prétendre se mettre à la place des victimes ni avoir l’idée de ce qu’elles ont enduré. Encore aujourd’hui subsiste imprégnée dans la brume l’odeur pestilentielle qui se dégageait de la promiscuité dans laquelle étaient tenus des centaines d’êtres humains. Encore aujourd’hui retentissent dans le silence les plaintes et les cris. Encore aujourd’hui demeure le souvenir du regard incrédule et effrayé d’un enfant de six ans qu’on va gazer ainsi que celui d’un enfant de trois ans ne voulant pas lâcher la main rassurante de sa mère alors qu’on les sépare.

Aujourd’hui, soixante ans après la libération d’Auschwitz par l’Armée rouge, continue de sévir l’injustice des hommes, laquelle atteint des degrés invraisemblables pour notre époque. Les horreurs perpétrées dans les camps de concentration d’Abou Ghraib ou de Guantanamo sont à l’image d’Auschwitz, Bergen-Belsen, Treblinka ou Dachau. Torturer, au troisième millénaire, détenir des prisonniers trois années durant, sans aucun procès, sans aucune accusation formelle, au mépris du droit à être défendu, est-ce cela la justice américaine ? Est-ce cela la liberté, la démocratie et les droits de l’homme dont les Etats-Unis nous rebattent les oreilles ? Est-ce cela la civilisation dont on prétend faire un modèle ? Les citoyens américains n’auraient-ils guère le droit à des procès équitables, ce qui représente un droit fondamental dans tout pays démocratique ? Les citoyens américains sont-ils à ce point supérieurs aux autres êtres humain ? Pourquoi le régime de Bush s’ingénie-t-il alors à bafouer la dignité de l’homme à chaque fois ou presque qu’il agit ? Et comment des citoyens responsables ont-ils pu voter à nouveau pour un tel régime, ce qui constitue une insulte adressée aux hommes qui durant l’histoire ont subi des traitements dégradants et une réelle régression dans les progrès de la civilisation humaine ? Bush, Rumsfeld et Cheney n’appartiennent certes pas au genre humain, mais à un autre monde ».

Cet autre monde, c’est celui de l’Américanisme, une doctrine de domination mondiale, basée sur la conviction d’une « destinée particulière » - la « Manifest destiny » - qui appelle les USA à diriger le monde (14). Les nazis, convaincus que « la providence » - dixit Hitler - faisait d’eux la race élue, ne disaient rien d’autre : « Aujourd’hui l’Allemagne, demain le monde ». L’Américanisme est le nazisme de l’époque contemporaine (15). Ni plus ni moins.

On sait comment a fini l’aventure hitlérienne, dans les ruines fumantes et sanglantes de Berlin. Les USA ont pour eux l’éloignement, qui leur assure la durée. Mais leur aventure colonialiste et impérialiste finira de la même façon que celle du IIIe Reich.

Ce jour là, les morts d’Auschwitz, comme ceux de toutes les guerres coloniales et de tous les génocides, dormiront enfin en paix.

Luc MICHEL

 

Notes et renvois :

(1) « National-communisme » est une définition que je n'aime pas, parce qu'elle est réductrice, mais qui a l'avantage d'être plus parlante, c'est une définition par défaut. Lorsque le PCN était représentés dans plusieurs parlements belges, notamment au Parlement wallon entre 1995 et 1999, la questure du Parlement wallon, non pas à notre demande, mais suite à la consultation de politologues, nous avait étiqueté comme « national-communistes ». Pour l’anecdote, le terme a été utilisé par Trotski dès 1930 contre le « programme de libération nationale et sociale » du KPD en Allemagne. Dans le « National-communisme »  qui n'est pas un phénomène isolé, les politologues sérieux il y en a d'autres malheureusement ! placent le « Parti Communiste de la Fédération Russe » de Ziouganov, le KPRF, le « Parti Socialiste Serbe » de Milosevic, le SPS, le Système politique du Belarus du président Lukashenko, et également la République Populaire de Corée, en compagnie du PCN. En ce qui concerne les Serbes, le Belarus ou les Communistes russes, ce n'est pas le PCN qui les a imités, mais bien l'inverse. C'est un mouvement idéologique que nous avons lancé au début des années 80 et qui a essaimé en Europe, avec un succès beaucoup plus important en Europe de l'Est. La démarche de créer un mouvement « national-communiste », c'est-à-dire de combattre pour une société communiste ou socialiste dans un cadre national, a été initiée par le PCN. Dans la même mouvance, on place  également un mouvement révolutionnaire arabe qui est le Parti Ba'ath arabe socialiste, qui a été au pouvoir en Irak et qui est au pouvoir en Syrie et où il existe une même démarche, c'est-à-dire une société socialiste dans un cadre national. Nous considérons les communistes russes, le SPS de Milosevic, ou encore le parti Ba'ath comme des partis-frères, et leurs idéologies, comme des idéologies-soeurs de notre Communautarisme européen. Le Système libyen, avec ses « Comités révolutionnaires » présente aussi des aspects proches de cette synthèse. En 1982, un politologue français présentait la Révolution de Kadhafi comme « un socialisme entre Marx, Allah et Robespierre ».

Sur le National-communisme, lire :

- Luc MICHEL, « L’IMPACT DU « COMMUNAUTARISME EUROPEEN » A L’EST » – 1ère partie, « DU KPRF AU PCN : LA MOUVANCE NATIONAL-COMMUNISTE », septembre 2004, « La Cause des Peuples » – n° 21.

- Luc MICHEL, « LE NATIONAL-COMMUNISME EST LE MEILLEUR REMPART CONTRE L'IMPERIALISME ! », PCN-Infos Hebdo, 3 février 2003.

(2) Dans ses conversations avec Hermann Rauschning, publiée dans deux livres – « HITLER M’A DIT » et « LA REVOLUTION DU NIHILISME » -, Hitler évoque le National-bolchévisme, le Socialisme prussien et l’œuvre de Ernst Jünger « DER ARBEITER », qui évoque le projet national-bolchévique d’un « vaste Espace continental de Vladivostock à Flessingue », érigé par un Etat transnational né de l’union germano-soviétique. Il y voit l’ennemi principal du nazisme.
« L’idée d’un état supranational des travailleurs avec le travail infligé comme un pensum dans un réseau d’industries savamment groupées (…) c’est dangereux, parce que cela barre la route au national-socialisme », dit explicitement Hitler.
Lire : Hermann Rauschning, « HITLER M’A DIT », Le livre de Poche, Paris, 1979.

(3) Sur ce sujet, consulter :

- Luc MICHEL, « LA RESISTANCE NATIONALE-BOLCHEVIQUE ET NATIONALE-REVOLUTIONNAIRE AU IIIE REICH » (1ére  PARTIE).

- Luc MICHEL, « LA RESISTANCE NATIONALE-BOLCHEVIQUE ET NATIONALE-REVOLUTIONNAIRE AU IIIE REICH » (2ème PARTIE).

- Luc MICHEL, « L’AUTRE ALLEMAGNE » SOCIALISTE ET PRUSSIENNE » (les fondements nationaux-bocheviques et antifascistes de la DDR).

(4) Sur les crimes de guerre anglo-américains, lire :

- Luc MICHEL, « NOUVEAU CRIME DE GUERRE YANKEE : BAGDAD EST EN FLAMME ! », PCN-Infos Hebdo, 25 mars 2003.

- Luc MICHEL, « ARMES DE DESTRUCTION MASSIVE : 59e ANNIVERSAIRE DE L'ATOMISATION D'HIROSHIMA ET NAGASAKI PAR L'ETAT-VOYOU DES Etats-Unis », PCN-Infos Hebdo, 16 août 2004.

(5) On oublie trop souvent que le terrorisme de masse est une invention de l’extrême-droite sioniste. Jusque là, l’action directe visait les centres et les personnalités du pouvoir ou des forces d’occupation. Telle était la conception de Michaël Collins le fondateur de l’IRA. Ou encore celles des « Populistes » russes d’avant 1917. Le terrorisme de masse, lui, fait son apparition avec l’attentat sioniste contre l’Hôtel King David à Jérusalem en juillet 1946 (48 morts, 76 disparus, 58 blessés). Et il accompagnera la guerre sioniste jusqu’a ce que la terreur chasse les Palestiniens de leur terre. Ce terrorisme est le fait des organisations dites « extrémistes » comme l’Irgun ou le groupe Stern. Mais aussi des forces auxiliaires de la Haganah (d’où est issue Tsahal, l’armée d’occupation sioniste) le Palmach. Il culminera avec le massacre volontaire – dans le but de faire fuir les Palestiniens - des habitants arabes du village de Deir Yassine en 1948, l’ « Oradour palestinien ». De ses terroristes, notamment les Begin, chef de l’Irgun, et les Shamir, chef du Stern, Israël fera ses plus éminents dirigeants. Et dès 1948, Tsahal, la mal nommée, incorporait les groupes terroristes dans ses rangs. En 1953, Tsahal crée une unité secrète – l’ « Unité 101 » - chargée des « représailles » et des « expéditions punitives » en terre arabe, et commandées, déjà, par un certain Ariel Sharon, officier sioniste qui promettait. Bien avant Sabra et Chatilla, elle mènera notamment un raid de terreur contre le village jordanien de Kibya en octobre 1953. Bilan 69 morts, en majorité civils, « des femmes, des vieillards et des enfants », écrasés sous les décombres du village rasé par 600 Kg de TNT. Ben Gourion déclare alors à Sharon : « Peu importe ce que monde entier peut penser de nous. Ce qui compte c’est comment réagiront les Arabes. De ce point de vue l’opération est un succès » !

Sur ce sujet, lire : Luc MICHEL, « L’AXE AMERICANO-SIONISTE, C’EST LA HAINE, LA GUERRE ET LE VERITABLE TERRORISME », éditorial du 2 avril 2004 pour RADIO PCN.

(6) lire : Luc MICHEL, « LES S.S. DE L’OTAN », « NATION-EUROPE HEBDO », n° 31 – 21 avril 2000.

(7) La base de l’activisme pro-occidental mobilisé derrière Yushenko est l’extrême-droite nationaliste, les nostalgiques des fascistes ukrainiens de 1919-50. Le GUARDIAN (Londres) révélait ainsi que les pseudo « démocrates » de PORA chantent de vieux hymnes antisémites des années 20-40 !

Pour ceux qui auraient encore des doutes sur la nature réelle, d’extrême-droite, antisémite et néofasciste des hooligans de PORA, voici ce qu’en dit le reporter du quotidien britannique SPECTATOR (6 novembre 2004), John Laughland : “A few years ago, a friend of mine was sent to Kiev by the British government to teach Ukrainians about the Western democratic system. His pupils were young reformers from western Ukraine, affiliated to the Conservative party. When they produced a manifesto containing 15 pages of impenetrable waffle, he gently suggested boiling their electoral message down to one salient point. What was it, he wondered? A moment of furrowed brows produced the lapidary and nonchalant reply, “To expel all Jews from our country”. It is in the west of Ukraine that support is strongest for the man who is being vigorously promoted by America as the country’s next president: the former prime minister Viktor Yushchenko. On a rainy Monday morning in Kiev, I met some young Yushchenko supporters, druggy skinheads from Lvov. They belonged both to a Western-backed youth organisation, Pora, and also to Ukrainian National Self-Defence (Unso), a semi-paramilitary movement whose members enjoy posing for the cameras carrying rifles and wearing fatigues and balaclava helmets. Were nutters like this to be politically active in any country other than Ukraine or the Baltic states, there would be instant outcry in the US and British media; but in former Soviet republics, such bogus nationalism is considered anti-Russian and therefore democratic”.

Sur le coup d’état rampant de l’OTAN en Ukraine, lire : Luc MICHEL, « NOUVELLE OFFENSIVE DE L’OTAN A L’EST : « L'UKRAINE ENJEU DE L'IMPERIALISME AMERICAIN » MENACEE PAR LA PESTE ORANGE ! », 27 novembre 2004, "LA CAUSE DES PEUPLES - NEWS" - N° 9.

(8) Sur les rapports de la famille Bush avec les nazis, lire :

- Luc MICHEL, « PROPAGANDE ET REVISIONNISME HISTORIQUE A WASHINGTON », PCN-Infos Hebdo, 16 septembre 2003.

- Toby ROGERS, « LA FORTUNE DES BUSH ENTACHEE DU SANG DES DEPORTES ».

(9) On parle beaucoup de « repentance », le nouveau terme à la mode. Il n’y a pas de repentance chez les Bush. Le dernier petit-fils de Georges W Bush, né en 2004, a reçu le prénom de Prescot. Celui là même du « grand ancêtre » qui collaborait avec le IIIe Reich.

(10) C’est une parente de Pierre Broder, qui fut responsable à Charleroi du « Comité de Défense des Juifs », affilié au « Front de l'indépendance », organisation de résistance majoritairement communiste. Qui était notamment dirigée par Désiré Motte, qui deviendra sénateur communiste.
Désiré Motte anima avec Gilles Munier dans les années 70, en France et en Belgique, l’ « Association européenne Roger Coudroy », antisioniste et de soutien à la Résistance palestinienne. Roger Coudroy était des nôtres. Membre du « Parti Communautaire Européen », le nom porté par notre Organisation transnationale en 1965-70, Roger Coudroy est le premier européen tombé les armes à la main en Palestine occupée dans les rangs du « Fatah », en 1968.

(11) Les années 30, virent une partie du Sionisme – celle dont le « Likoud » de Sharon est directement issu – faire alliance non seulement avec l’Italie fasciste, mais aussi et surtout avec les Nazis. Les historiens ont depuis éclairé la collusion entre les Nazis et l’aile fasciste du Sionisme, celle des « révisionnistes », terme poli pour désigner l’extrême-droite sioniste qui suivit les enseignements de Vladimir Jabotinski (1880-1940), le fondateur du BETAR et de l’IRGUN, le maître des Begin, Shamir et autres Sharon, l’idéologue du « Grand Israël du Nil à l’Euphrate » issu de « la colonisation de masse ». Ces « sionistes-révisionnistes », grands admirateurs par ailleurs de Mussolini, firent plus que se compromettre avec le Reich hitlérien et la SS, allant jusqu’à faire porter dans l’Allemagne d’après 1933 la chemise brune ornée d’un brassard à étoile de David à leurs formations de jeunesse, avec la bénédiction des bâtisseurs d’Auschwitz. On oublie trop souvent cette face sombre du Sionisme et ces complicités odieuses.

Le phénomène de fascisation du Sionisme n’est pas récent. Dès mai 1988, dans « GLOBE » (numéro spécial. Les 40 ans de l’Etat hébreu), l’historien israélien Zeev STERNHELL, spécialiste du Fascisme, dressait le constat de l’inquiétante mutation du Sionisme sous le titre « Le nationalisme intégral ». Un titre non innocent qui renvoie le Sionisme à une parenté sulfureuse avec la doctrine de MAURRAS, en France, l’un des piliers de l’extrême-droite française, en qui STERNHELL voit un « précurseur du Fascisme » ! « L’élément national s’imposera-t-il au détriment de l’idée d’une société juste, égalitaire … 1967, où est ta victoire ? » s’interrogeait STERNHELL, qui ajoutait « depuis la guerre de Six jours, l’alliance du nationalisme et de la religion, le fardeau des territoires font peser autant de menaces sur la démocratie » et dénonçait la « montée d’une certaine intolérance voire d’une inclinaison pour certaines formes d’autoritarisme au sein de la jeunesse ». Lire STERNHELL éclaire la dérive des Sionistes, que ce soit dans la construction de l’Apartheid israélien où dans la montée de la haine en France : « Le Nationalisme israélien a subi un bouleversement en profondeur. Il est devenu extrémiste, intégral (pour reprendre une catégorie bien française). A n’en pas douter, 1967 constitue un pivot et la victoire des Six jours représente un véritable désastre national : cette guerre … nous a plongé dans une situation coloniale qui ne fait qu’alimenter ce nationalisme intégral qui nous devient propre. Ce phénomène, toutefois, plonge ses racines dans l’histoire du sionisme, comme mouvement national (…) Au risque d’écorner la légende, j’affirme que David Ben Gourion porte une part de responsabilité personnelle dans ce processus … il a laissé l’élément national s’imposer au détriment de l’idée d’une société juste, égalitaire, meilleure. Lorsque 1967 survient, tout est donc en place pour une mutation mentale qu’alimentent le nationalisme et la religion. Prétendre alors constituer une société différente faisait désormais sourire. « Sionisme ! », disait-on naguère, en manière d’ironie, avant que le terme ne revêtit la coloration nationaliste et néo-messianique qu’il affiche aujourd’hui (…) Aujourd’hui, nationalisme et extrémisme religieux se nourrissent l’un l’autre (…) Il va sans dire que l’occupation de la Cisjordanie porte atteinte non seulement aux droits des Palestiniens mais aux fondements de notre démocratie. Une société démocratique ne peut voir s’instaurer sans dommages deux catégories d’hommes en son sein ».

Sur la Droite sioniste, lire :

- Marius Schattner, HISTOIRE DE LA DROITE ISRAELIENNE DE JABOTINSKI A SHAMIR, Ed. Complexe,

- Luc MICHEL, « DESCENTE DANS LES ENFERS DE LA POLITIQUE : LE VRAI VISAGE DE LA HAINE SIONISTE », PCN-Infos Hebdo, 30 septembre 2003.

- Et Justin Raimondo, “Israel's taliban, the rising tide of Israeli extremism”, (ANTIWAR.COM) BEHIND THE HEADLINES, 17 mai 2002.

(12) lire sur ce sujet : Justin Raimondo, “Today's Conservatives Are Fascists”, (ANTIWAR.COM) BEHIND THE HEADLINES, January 3, 2005.

Extraits : “The idea that today's conservatives are in any way defenders of individual liberty, the free market, and what Russell Kirk called "the permanent things", i.e., the sacred traditions that have accumulated over time to constitute the core of our Judeo-Christian culture, is no longer a defensible proposition. Instead, what used to be called the conservative movement has morphed, almost overnight, into a coterie of moral monsters, whose political program is one of unmitigated evil. (...) In any case, by this time the evidence for the malevolent transformation of the American Right is all around us – in the ravings of Fox News "commentators," in the sheer existence of Ann Coulter, in the usurpation of a formerly respectable political tendency by the greasy evasions of the "neo"-conservatives. This change is most starkly dramatized in three disturbing trends: Widespread support on the Right for internment of Japanese-Americans during World War II, touting Michelle Malkin's shoddy-to-nonexistent scholarship, with the implication that we should be contemplating the same treatment for Americans of Arab descent, the justification of torture when utilized by the American military in the name of the "war on terrorism" by "conservative" legal theorists, and advocacy of a ruthlessly aggressive foreign policy of military expansionism, supposedly in order to spread "democracy" around the world (...) the totalitarian sickness is gnawing away at the very vitals of the American conservative movement. This cancer germinated as a result of the Right's lockstep support for the worldwide "war on terrorism," which they take to mean not just the ongoing conflict in Iraq, but a perpetual war for perpetual "peace". (...) It is the banner of a thoroughly degenerated and corrupt "conservatism" that is, in effect, fascism – a blueprint for totalitarianism erected in the name of fighting "terrorism". (...) Mussolini never got his thick mitts on nuclear weapons, and for that we ought to be grateful: but today's neocons do have access to nukes, via their sock puppet in the White House, and thus represent an imminent threat. They are not only waging an immoral and destructive war in Iraq – a war destructive of U.S. interests as well as Iraqi lives – but they are moving on new fronts, from Syria to Russia and the Caucasus, to start new conflicts. This is the main justification and motivating factor behind their political agenda: tyranny on the home front and blood-lust abroad (...) Surely "fascism with a 'democratic' face" sums up the Bushian "global democratic revolution" just as accurately and succinctly, although admittedly this fails to capture the full horror of what the "liberation" of Iraq actually entails. Perhaps "fascism with a democratic face – and bloodstained hands" is more precise”.

(13) Timothy Bancroft-Hinchey, “Guantanamo, The United States' Auschwitz”, in PRAVDA.RU, january 25, 2005.

(14) Sur les justifications et les fondements idéologiques de l’impérialisme américain, lire :

Luc MICHEL, « THEORIES DE L'IMPERIALISME AMERICAIN : LA REPONSE DES PEUPLES », Conférence au "Youth Camp for Green, Peace and Alternative Movements" (Landau, Allemagne, juillet 2001).

(15) lire : Luc MICHEL, « L’AMERICANISME EST LE NAZISME DU XXIe SIECLE ! », LA CAUSE DES PEUPLES, n° 16 – juin 2002.

 

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