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PCN-Infos du 04 novembre 2004

 

REELECTION DU PRESIDENT AMERICAIN BUSH :
LA FASCISATION DES USA APPELLE UNE SEULE REPONSE,
CELLE DE L’ANTI-AMERICANISME RADICAL ! 

 

LA VRAIE QUESTION POUR LES PEUPLES COLONISES
N’EST PAS L’IDENTITE DU PRESIDENT DES USA
MAIS BIEN CELLE DE L’MPERIALISME YANKEE.
LA REELECTION DE BUSH DEMONTRE L’ERREUR
DES POSITIONS ALTERMONDIALISTES.

Pour les peuples colonisés – En Europe comme en Afrique, en Asie comme au Proche-Orient ou en Afrique –, la vraie question, déterminante, n’est pas l’identité du président des USA mais bien celle de l’Impérialisme yankee. Et des moyens de le combattre en vue de sa destruction définitive.

Peu nous importe donc le choix entre Bush et Kerry ! Que la majeure partie de la Gauche européenne, des pseudo « socialistes » aux sectes trotskistes, en passant par les écologistes ralliés au Système et les altermondialistes, ait vu dans une possible victoire de Kerry une « alternative » à cet impérialisme yankee révèle le degré de dégénérescence idéologique de cette Gauche, toutes tendances confondues en plein pourrissement social-démocrate.

Car entre le milliardaire Bush, dynaste texan du pétrole et ami de Sharon, et le milliardaire Kerry, héritier de la dynastie Forbes, qui aurait voulu reconnaître Jérusalem comme la capitale de l’Etat sioniste, il n’y a aucune alternative !

Il faut souligner la profonde unité du Système politique américain où aucune alternative réelle de masse n’existe plus. Le faux débat entre Bush et Kerry, à l’occasion de l’élection présidentielle américaine de 2004, révèle d’ailleurs cette unicité du Système yankee de façon caricaturale : que ce soit le candidat républicain ou le candidat démocrate, tous deux développent les mêmes positions bellicistes et impérialistes et tous deux font assaut de soutien à l’entité sioniste. Il n’y a donc rien à attendre d’un pareil Système.

Les positions politiques oppositionnelles, comme celles de certains mouvements écologistes ou de Ralph Nader, qui a eu le courage de dénoncer le contrôle de la politique américaine par les milieux sionistes, n’ont plus, au sein de ce Système, qu’une voix marginale. Le Système électoral américain et son mode de financement qui réserve totalement aujourd’hui l’élection présidentielle à des milliardaires va aussi dans le sens d’une suppression complète de toute opposition au sein du monde politique traditionnel. En ce qui concerne particulièrement la guerre d’agression contre l’Irak, on notera que tous les leaders démocrates ont voté la guerre de Bush, en particulier Hillary Clinton ou John Kerry.

Il faut donc particulièrement être vigilant et dénoncer le discours en vogue dans certains milieux altermondialistes qui réduisent la critique de l’Impérialisme américain aux excès du régime de George Bush et de ses idéologues néo-conservateurs.

En ce sens, la position d’un Michael Moore est particulièrement révélatrice et exemplaire, car si Moore dénonce, avec talent et souvent de fausses perspectives d’analyse historique, Bush et les néo-conservateurs, il appelait à voter Kerry, c’est-à-dire qu’en prétendant dénoncer la guerre, il choisissait un des candidats du parti de la guerre. Particulièrement, le dernier film de Michael Moore est révélateur de cette escroquerie intellectuelle. « SEPTEMBER 9/11 » démarre en effet par une scène de la convention démocrate où l’on regrette la défaite d’Al Gore et du sénateur Liebermann qui aurait été son vice-président. Il faut savoir que Liebermann est un des piliers du lobby sioniste aux États-Unis, et qu’il a participé notamment à la création de la politique d’embargo et de sanctions économiques contre des pays arabes, comme la Libye ou la Syrie.

« Casser du Bush », comme le font les altermondialistes, n’est pas une position politique. Le quotidien LE TEMPS de Genève a publié en juillet 2004 une intéressante étude de prospective politique qui démontrait qu’une présidence Gore associée à la vice-présidence de Liebermann aurait conduit de façon inéluctable également à une agression contre l’Irak ba’athiste. Notons pour en finir avec le cas de Michael Moore qu’il soutenait, au début de la course présidentielle américaine, la candidature de l’ancien général Wesley Clark, commandant en chef des forces de l’OTAN et qui fut le boucher des Balkans et le responsable de l’agression contre la Yougoslavie socialiste en 1999.

Ce que Moore n’explique pas ou ne veut pas expliquer, c’est qu’il y a un consensus au sein des élites dirigeantes américaines pour établir une hégémonie globale des USA : que ce soit donc Bush, Gore, au Kerry qui soit président, la volonté de domination mondiale yankee est inévitable. « Casser du Bush » revient tout simplement à éviter de poser la question cruciale, celle de l’Impérialisme américain, celle de la crise historique et structurelle du capitalisme américain, qui cherche une échappatoire dans une politique belliciste d’agressions.

La réélection de Bush tord par ailleurs le cou à un autre mythe altermondialiste : celui du « bon peuple américain », qui s’opposerait à un Bush isolé et minoritaire. Ce mythe est une des nombreuses sucreries idéologiques sociale-démocrates, qui paralysent la montée de la seule réponse adaptée à la question de l’impérialisme : l’Anti-américanisme radical.

« Le président américain aura d’autant plus les mains libres vis-à-vis des autres pays que sa légitimité est aujourd’hui incontestable », comme le souligne DIE PRESSE à Vienne. « La victoire de Bush est cristalline. Plus de 59 millions de votes, mieux que tous les présidents américains à ce jour, huit millions de votes de plus qu’en 2000 », explique à cet égard le CORRIERE DELLA SERA. « La réélection de George W Bush, avec un consensus supérieur à celui de tous ses prédécesseurs, clôt pour toujours la question de la légitimité du président, née d’un résultat contesté en 2000 », conclut son compatriote LA STAMPA.

Ajoutons que tout ceci donne raison à nos analyses depuis 40 ans : l’Impérialisme américain n’est pas un régime, transitoire, mais bien un système permanent. Qu’il faut détruire !

Comme jadis sous le IIIe Reich, il y a une adhésion des masses américaines, lobotomisées par la propagande médiatique et le conditionnement social, au Système et à son oligarchie dominante. Le tout autour d’un consensus idéologique à coloration religieuse qui repose sur les fondements mêmes de l’Idéologie américaine.

On ne notera jamais assez que cette élection, comme les précédentes, ne s’est pas déroulée entre majorité et opposition, entre droite et gauche. Mais entre conservateurs, entre la droite démocrate et la droite et l’extrême-droite républicaine. Et cette élection s’est gagnée à l’extrême-droite, autour de l’adhésion aux thèses idéologiques des néo-conservateurs, cette sulfureuse alliance de l’extrême-droite yankee et de la droite et de l’extrême-droite sionistes et israéliennes, qui a imposé ses « valeurs », comme dit hypocritement la presse du système.

Il faut ici ouvrir une parenthèse pour dénoncer – une fois de plus – l’imposture de nos media aux ordres. Que n’a-t-on entendu tonner nos journalistes contre les succès sans aucun avenir des Le Pen et autre Haider et hurler au « fascisme ». Mais lorsque la première puissance mondiale voit son système virer idéologiquement à l’extrême-droite, nos journalistes parlent de « valeurs conservatrices » (sic) et se taisent sur la fascisation du Régime yankee.

Car c’est bien de cela qu’il s’agit.

Mais venions en à une analyse du point de vue européen et anti-américain qui est le nôtre. Nous ne nous en cacherons pas, la réélection de Bush était notre souhait. Car la meilleure arme contre l’impérialisme yankee, c’est l’arrogance et le bellicisme des faucons néo-conservateurs, course à l’abîme qui conduit les USA à leur isolement et à leur perte.

On est conscient au sein du Parti yankee en Europe, la cohorte des Kollabos de Washington.

Ecoutons la presse mondiale : Ainsi, selon l’AFP, « la presse européenne s’inquiète d’une fracture grandissante entre les Etats-Unis et le reste de la planète avec la réélection de George W. Bush, estimant qu’il est désormais temps de proposer une vision du monde concurrente de celle des républicains américains ».

Le quotidien belge LA DERNIERE HEURE résume l’opinion d’une bonne partie des journaux du Vieux continent en redoutant « quatre années durant lesquelles l’Amérique risque à nouveau d’être arrogante, sûre de son bon droit et trop souvent sourde à ses amis et alliés européens ». « L’empire empire », ironise à ce propos le français LIBERATION, l’INDEPENDENT britannique constatant, lui, que « l’Amérique a voté pour Bush et que le monde doit vivre avec les conséquences ». Le président américain « poursuivra sa politique étrangère consistant à former le monde à son image », renchérit le STANDARD autrichien. En Turquie, qui sort chaque jour davantage de l’orbite américaine, RADIKAL et STAR n’hésitent pas à titrer à l’unisson : « D’un côté le monde, de l’autre Bush », et CUMHURIYET juge que « le monde est la merci de Bush ».

« Une réconciliation avec les Etats-Unis sous Bush semble impensable pour beaucoup de nations, avant tout en Europe et naturellement dans le monde arabe », avertit le journal allemand SUEDDEUTSCHE ZEITUNG. Le quotidien néerlandais TROUW renchérit en notant que si « les chances sont minces qu’un président Bush plus modéré n’apparaisse (…) l’Europe et les autres pays du monde doivent parvenir à une vision commune, susceptible d’entrer en compétition avec celle des Etats-Unis ». « L’élection d’un « Maître de la planète grâce à Dieu » pose non seulement des questions, mais suscite aussi des peurs, le pire peut arriver au monde si l’opinion publique internationale ne se réveille pas et ne remplace pas les points de vue religieux et les peurs par les vraies valeurs humaines et morales », lui emboîte le pas, en Grèce, ELEFTHEROTYPIA.

Et « c’est en grande partie à l’Europe qu’il revient d’offrir une alternative crédible à cette Amérique ‘bushiste’ tentée par un nouvel impérialisme » (sic), écrit en France le journal LA PROVENCE.

La guerre que les USA mènent contre les peuples du monde depuis le XIXème siècle, au nom des « valeurs » religieuses de la « Manifest destiny » qui fondent l’Idéologie yankee, va donc se poursuivre.

Dans ce combat, nos camarades irakiens sont en première ligne. Car c’est en Irak, grâce au sursaut admirable et héroïque de la Résistance ba’athiste, que les projets des néo-conservateurs connaissent un coup d’arrêt décisif. Et c’est en Irak qu’ils doivent définitivement s’enliser, avant d’y connaître une défaite sans gloire. Certains camarades européens n’ont pas encore pris conscience de cela.

Soutenir la Résistance irakienne, c’est combattre pour notre libération !

 

Luc MICHEL

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