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PCN-Infos du 26 octobre 2004

 

MINSK N’EST NI BELGRADE NI TBILISSI :
LE PRESIDENT LUKASHENKO MET EN ECHEC
LES MENEES OCCIDENTALES AU BELARUS !

 

Alexander Lukashenko, président du Belarus :
« Il n’y aura pas de scénario à la yougoslave ou à la géorgienne en Biélorussie »

La stratégie américaine en Europe de l’Est vise à isoler la Russie, comme Zbigniew Brezenzski l’expose dans son « Grand échiquier ». Et l’amitié aussi opportuniste qu’éphémère de Poutine pour Bush ne doit pas faire illusion. A Washington, certains, et non des moindres, rêvent d’une nouvelle guerre froide.

Après la Yougoslavie de Milosevic, le Belarus du Président Lukashenko est en Europe le prochain objectif du State Department. Comme Milosevic hier, Lukashenko a le double tord d’être un patriote qui défend son pays face à l’impérialisme et à l’OTAN et un socialiste qui défend les acquis de justice sociale et d’égalité face à la colonisation de l’Europe orientale par le capitalisme international. Moteur de l’Union Slave entre la Russie et le Belarus, malgré les sabotages du régime de Poutine, Lukashenko est aussi à ce titre une cible prioritaire de Washington et de l’OTAN qui ne veulent pas d’une reconstruction politique impériale à l’Est.

Comme en Yougoslavie hier, l’impérialisme américain et ses valets européens déversent des millions de dollars pour financer une opposition fantoche, au travers de plus de 300 pseudo ONG. Les media occidentaux, eux, organisent depuis des années une campagne agressive et permanente de désinformation et de diffamation qui vise à isoler le président Lukashenko, que soutient une large majorité des ouvriers et des paysans du Belarus, et qui, rappelons-le a gagné toutes les élections depuis 1994.

Le Belarus fait face à une offensive occidentale. Les Bélarusses se sont en effet rendus ce 17 octobre aux urnes pour des législatives et surtout un référendum visant à permettre au président Alexandre Lukashenko, aux affaires depuis 1994, de briguer un troisième mandat.

La participation a été de quelque 90%. Les électeurs bélarusses ont approuvé la révision de la Constitution supprimant les limites aux mandats présidentiels, a annoncé la présidente de la Commission électorale.

L’opposition, financée par les USA et leurs complices occidentaux, a, pour ne pas changer, dénoncé « des fraudes massives » et une « farce électorale ». « Les autorités font des déclarations qui font penser que ce scrutin n’est pas démocratique », a déclaré Alexander Voïtovitch, directeur de « l’initiative citoyenne Pour des élections justes » (sic), un machin pro-occidental, lors d’une conférence de presse au siège du parti d’opposition d’extrême-droite – une appartenance sur laquelle nos media sont restés bien silencieux « Front populaire ». Les ambassadeurs à Minsk des Etats-Unis, de Grande-Bretagne, de France, d’Italie, de Pologne et de Lituanie notamment y ont assisté. Visiblement pas gênés de soutenir un parti néo-fasciste.

Mais le président bélarusse a rejeté les doutes émis par la communauté internationale, notamment par les Etats-Unis, sur la régularité du scrutin dans cette ancienne république soviétique. « Je pense que vous avez des problèmes analogues chez vous, occupez-vous donc de vos problèmes », a-t-il répondu à des journalistes, dans un bureau de vote du centre de Minsk où il a voté, évoquant l’élection de Bush en 2004 sur un scrutin manipulé.

« Si le peuple vote Oui, cela signifiera que nous sommes sur le bon chemin », a encore dit le Président Lukashenko, après avoir offert un bouquet de roses et de lys à la secrétaire du bureau de vote.

Excédé par les pressions de l’Union européenne et des Etats-Unis, Alexandre Loukachenko avait déjà violemment réagi contre l’Occident, qualifié de corrupteur, il y a quelque semaines.

« Récemment, j’ai obtenu des informations complémentaires selon lesquelles [l’Union européenne et les Etats-Unis] envisagent même une éviction par la force du président [de Biélorussie] », avait-il déclaré le 28 septembre dernier, lors d’une réunion du Conseil de sécurité de Biélorussie. En se posant comme la cible d’un complot, Lukachenko donne un avertissement à l’Occident. Et Lukachenko n’a pas ménagé celui-ci, « qui tente de faire de nos compagnes des prostituées, qui nourrit nos concitoyens de drogues ».

« Il n’y aura pas de scénario à la yougoslave ou à la géorgienne en Biélorussie », a encore prévenu Lukachenko, cité par les IZVESTIA.

Les Etats-Unis caressent en effet régulièrement l’espoir d’organiser un coup d’Etat rampant à Minsk, comme celui qui a renversé Slobodan Milosevic à Belgrade en Octobre 2000, ou encore celui qui vient d’amener l’extrême-droite néofasciste au pouvoir à Tbilissi. Mais le président du Belarus, qui voit le coup venir depuis longtemps, a pris les mesures nécessaires pour empêcher la victoire de la contre-révolution. Face au flot de Dollars et d’Euros déversés sur une opposition compradore, il a su organiser l’endiguement. En particulier en mettant sur pied un Front de la jeunesse patriotique qui barre la route aux exactions des hooligans contre-révolutionnaires organisés dans le « groupe Bison », la version locale de Otpor utilisée en Serbie contre Milosevic (les Madelin-jungend disaient nos camarades serbes avec humour, évoquant le financement de Otpor par la secrétaire d’Etat US Albright).

La position des Etats-Unis à l’égard de Loukachenko est en effet on ne peut plus claire. C’est le sénateur John McCain qui l’exprime le mieux, dans un « rapport sur la démocratie en Biélorussie », affirmant que « le changement de régime en Biélorussie est prévu non pas par la voie des armes, mais sous la pression internationale ». Entendez que l’on va tenter de faire avec les dollars de la trahison ce que le peuple refuse. En outre, Washington a lancé une autre attaque : son ministère des Finances a accusé la banque Infobank, proche des autorités biélorusses, « d’avoir blanchi l’argent de Saddam Hussein ».

Le tout est accompagné d’une nouvelle campagne de haine et de mensonge dans les media occidentaux, et singulièrement « européens ». Lukashenko y est accusé d’ « être le dernier dictateur d’Europe », alors qu’il a été plébiscité par son peuple et a gagné toutes les élections depuis 10 ans. L’oscar du mensonge revient sans aucun doute à ARTE, la télévision publique franco-allemande, qui tentait 4 jours avant le scrutin du Belarus de faire endosser à Lukashenko, arrivé aux affaires en 1994, la responsabilité … du désastre de Tchernobyl, la grande catastrophe du nucléaire soviétique, survenue en 1986 aux frontières des actuelles Ukraine et Belarus. Vous avez dit mediamensonges ?

On y ressortait aussi les vieux poncifs sur la « détresse du pays ». Qui, selon des études occidentales indiscutables, et grâce sans aucun doute au maintien des acquis du Socialisme par Lukashenko, est le seul pays de l’Est qui a vu croître l’espérance de vie de ses citoyens, alors qu’elle s’est effondrée ailleurs.

Après dix ans d’un pouvoir efficace et intègre (pas d’oligarches ou de mafias triomphantes au Belarus !), qui a donné un coup d’arrêt au bradage du Pays au capitalisme occidental et à la corruption, le Président Loukachenko ne pouvait pas se présenter une nouvelle fois à la fin de son deuxième mandat en 2006, la Constitution l’interdisant. Extrêmement populaire parmi le peuple qui l’appelle affectueusement « Papa », vainqueur de toutes les élections depuis 10 ans, il ne faisait pas mystère de son assurance d’être plébiscité par le peuple, dont le oui au référendum permettra d’amender la Constitution. Et il disait compter sur une victoire absolue de ses partisans aux législatives organisées à la même occasion. C’est chose faite ; et bien faite. Le soutien populaire au président Lukashenko repose surtout sur la préservation des acquis du Socialisme. Exemple unique en Europe depuis la fin de la Yougoslavie de Milosevic. La Constitution bélarusse sera donc modifiée, permettant au Président Lukashenko de continuer son œuvre de redressement national.

Face aux menées des USA et de l’Occident, le président Lukashenko a su prendre les mesures qui s’imposaient pour préserver l’ordre constitutionnel contre les factieux financés par l’OTAN. Et le peuple en le plébiscitant triomphalement a choisi la voie du patriotisme, de la justice sociale et de la dignité.

Alexander Lukashenko a à nouveau arrêté l’OTAN dans sa marche vers Minsk.

Victoire pour Lukashenko ! Lukashenko pobedit !

Bravo Papa !

 

Luc MICHEL

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Sur le combat du Président Lukashenko et la vérité sur le Belarus :
Luc MICHEL, « FACE A LA NOUVELLE OFFENSIVE DES USA, DE L’OTAN ET DES VALETS « EUROPEENS » DE WASHINGTON : SOUTENONS LE PRESIDENT LUKASHENKO ! JUSTICE ET VERITE POUR LE BELARUS SOCIALISTE ! », PCN-INFOS HEBDO, 4 août 2003.

Consultez le site du « COMITE INTERNATIONAL SOLIDARITE-LUKASHENKO » (bilingue Français-Anglais, avec des informations en Russe) :
Le but du comité est de soutenir l’action du Président Lukashenko, au Belarus et dans le monde slave, de faire connaître ses réalisations, de mener une campagne permanente d’information afin de rétablir la vérité face aux mensonges de la propagande occidentale. Le Comité soutient également les initiatives du Président Lukashenko en faveur de la Construction et de l’élargissement de l’Union slave. 

Sur l’idéologie du président Lukashenko :
Luc MICHEL, « L’IMPACT DU « COMMUNAUTARISME EUROPEEN » A L’EST », 1ère partie : « DU KPRF AU PCN : LA MOUVANCE NATIONAL-COMMUNISTE », « LA CAUSE DES PEUPLES », Paris-Bruxelles, n° 21 (2004).

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