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PCN-Infos du 12 octobre 2004

 

Cette semaine nous redonnons la parole à Jacques BORDE. Nous rejoignons son analyse sur le fond avec un bémol : nous n’avons aucune compassion pour ces deux journalistes auteurs d’un livre anti-Saddam Hussein à l’écriture répugnante. Mais ici, il n’est point question de ces deux personnes mais du symbole qu’ils représentent (malheureusement) dans le combat entre les restes de la diplomatie arabe française et la politique néo-coloniale de Washington.

 

Le bon grain de l’ivraie
France / Otages
Jacques Borde

 

Comment sortir nos otages d’Irak ? La question est sans doute celle qui taraude le plus l’esprit de chef de la diplomatie, Michel Barnier, qui affiche, un optimisme raisonnable quant au sort de Christian Chesnot et Georges Malbrunot.

« Au moment où je vous parle, nous avons des raisons sérieuses de croire qu'ils sont tous les deux en bonne santé et qu'une issue favorable est possible », avait déclaré Michel Barnier, à l'issue de son entretien avec le chef de l’Etat, Jacques Chirac, de retour d’Irak. Mais, avait-t-il, aussitôt, ajouté, « Notre priorité absolue reste aujourd'hui d'obtenir leur libération, notre priorité reste leur sécurité (…). Nous y travaillons de toute notre énergie, avec sang-froid, prudence et discrétion ».

Guère plus loquace, lors de l'université d'été de l'UMP, le Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin, avait souligné que « Nous espérons, nous travaillons pour leur libération (…). Je ne peux pas vous en dire plus aujourd'hui, mais sachez que nous avons des pensées très proches pour eux et aussi pour leur courage exemplaire et le courage de leur famille ».

Personnellement, je fais mienne les consignes de prudence et de discrétion du chef de la diplomatie française. En effet, tant que nos deux confrères ne seront pas en des mains amies ET françaises, il ne me semble pas souhaitable de se répandre en déclarations intempestives et révélations tapageuses.

Tout ce que je vous en confirais donc est que sa gestion par l’Elysée et le Quai d’Orsay, pour « brutale » que l’âpreté du corps à corps diplomatique déclenché par Paris ait pu paraître à beaucoup (moi, le premier, je le confesse bien volontiers), tient pour l’instant du sans-faute. Tous ceux qui pensaient – et pas seulement à Bagdad ni même en Irak, soyez en persuadés – réduire, à cette occasion, à néant la présence française – en Orient – et l’affaiblir – en France – en auront été pour leurs frais.

Jamais, depuis les déclarations historiques du général de Gaulle, en 1967, la France n’a autant fait l’unanimité autour d’elle, dans le monde, mais également au sein de l’hexagone. Ne manque plus à notre bonheur que le retour de ces deux fils de France, dont on peut douter – mais je n’en dirais pas plus pour l’instant – qu’ils aient été ravis par des Irakiens ni même des Islamistes…

Pour autant, je reste assez surpris du silence assourdissant de la thalassocratie US – puissante occupante et, par là, responsable de ce qui se passe en Irak, et dont les ténors se disputent, campagne présidentielle oblige, les plateaux télévisés – qu’on a connu plus tonitruants sur d’autres sujets, notamment ceux touchant les intérêts de Washington. Il est vrai que les otages enlevés ne sont QUE des Français…

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