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PCN-Infos du 07 septembre 2004

 

COMMENT LE SYSTEME AMERICANO-SIONISTE
MANIPULE L’INFORMATION :
LES SILENCES COMPLICES DE LA PRESSE AUX ORDRES !

 

Dans notre tribune hebdomadaire, nous revenons souvent sur les mediamensonges de la presse aux ordres. Dans cette période de contre-révolution arrogante que nous traversons depuis la chute de l’Union Soviétique – qui a été une défaite pour le camp révolutionnaire dans son ensemble –, nous pensons que le combat prioritaire est la bataille de l’information. Combattre la propagande – car l’information n’existe plus face à la monopolisation des media – insidieuse du Système, dépolluer les esprits, biser les mythes et les mensonges incapacitants de l’impérialisme et de ses valets est une tâche importante, en vue de préparer l’avenir.

Nous évoquions la semaine passée, au travers de l’exemple révélateur et significatif de la France, l’influence des milieux sionistes sur la Presse. Mais un autre aspect de cette influence néfaste concerne tout ce que les mediamenteurs nous cachent, dissimulent, évacuent.

Revenons à notre exemplaire France. Voici une nouvelle que vous n’avez pas lu dans la presse aux ordres.

Un membre du mouvement sioniste d’extrême-droite sioniste « Bétar » les amis sionistes du IIIe Reich et de Mussolini dans les années 30 Joseph Ayache, a été condamné ce 2 septembre à 4 mois de prison ferme par la 24ème chambre correctionnelle du tribunal de Paris, pour agression à caractère raciste d’un militant d’origine palestinienne, a-t-on appris auprès de son avocat.

Les faits remontent au 7 octobre 2003, lorsque avec la bénédiction du ministre de l’Intérieur de l’époque, Nicolas Sarkozy, l’homme des Américains en France, diverses organisations juives, du CRIF de Roger Cukierman à la « Ligue de Défense Juive » en passant par le « Bétar », avaient été autorisées à assiéger la Délégation générale de Palestine à Paris. On eut ce jour-là le spectacle honteux de quelques centaines d’excités, hurlant des slogans du type « Mort aux Arabe », ou « Pas d’Arabes, pas d’attentats », sous la protection de nombreux policiers. Convaincu de son impunité, une bande conduite par Ayache se dirigea vers un  Palestinien, venu sur les lieux. Sous l’œil de la caméra de i-Télévision, il fut violemment frappé d’un coup de casque, et projeté à terre.

Après le dépôt de plainte, la justice finit par ordonner le visionnage de la cassette d’i-Télévision que la chaîne, avec une grande lâcheté, s’était bien gardée de diffuser à l’antenne. On imagine les choux gras qu’auraient fait les médias avec une situation inverse, où des Palestiniens auraient tabassé un jeune juif ! Des membres de la police judiciaire reconnaissent alors, au visionnage, le nommé Ayache, qui avait donné quelques instants avant l’attaque une interview à la même chaîne i-Télévision, où il proférait des injures racistes contre les Arabes. Ayache est en effet bien connu des services de police, pour une affaire antérieure de port d’arme. Mais lorsque la police se présente à son domicile, début 2004, ses parents indiquent que leur fils « est parti en Israël, pour un bout de temps ». A l’audience, où il devait comparaître pour répondre de violences volontaires ayant entraîné une interdiction temporaire de travail inférieure à 8 jours, avec les deux circonstances aggravantes d’usage d’arme par destination (le casque) d’une part, et agression à raison de l’appartenance réelle ou supposée de la victime à un groupe racial ou ethnique donné d’autre part, Ayache n’était bien entendu pas présent.

Les faits étant limpides, l’audience a été relativement courte. Le parquet a requis 8 mois de prison ferme et, après délibéré dans la journée, le tribunal a finalement condamné Ayache à 4 mois de prison ferme. Il reste maintenant à savoir si la justice saura être conséquente, et lancera un avis de recherche à l’encontre de l’individu.

L’ « Agence France Presse » (AFP), l’un des principaux canaux de l’information en France, qui dispose de correspondants permanents au Palais de Justice de Paris, n’a jamais écrit une ligne sur cette affaire qui remonte pourtant à près de deux ans, alors qu’elle a fait la scandaleuse promotion, dans un passé récent, d’une série de fausses agressions antisémites – à commencer par l’affaire du RER D –, toutes inventées avant d’être médiatisées.

A ce jour, l’AFP, entreprise financée par le contribuable français, n’a toujours pas rendu compte du jugement. Une association palestinienne, la Coordination des Appels pour une Paix Juste au Proche-Orient (CAPJO), a pourtant fourni à l’AFP tous les détails pratiques lui permettant de faire son travail de manière indépendante (numéro de la chambre correctionnelle concernée, coordonnées de l’avocat de Zouhair, etc.). A noter aussi, la manière dont les média ont tous occulté l’affaire.

Mais on ne demandera évidemment pas au CRIF, à la LICRA ou à SOS-Racisme de se démarquer de leur compère condamné.

Restons en France. On a beaucoup entendu par contre les media gloser sur l’affaire de l’incendie du Centre social juif de la rue Popincourt à Paris, la nouvelle fausse affaire antisémite. L’AFP, citant des sources policières, a annoncé l’arrestation de l’auteur présumé de cet incendie criminel, assorti d’inscriptions nazies et antisémites, qui a ravagé fin août un centre de bienfaisance juif du XIème arrondissement de la capitale.

L’auteur présumé de l’acte criminel, est un ancien employé du centre, lui-même d’origine juive, ajoute l’AFP, citant les mêmes sources policières. Aucun autre détail n’a été publié, notamment sur les motivations de ce spécimen supplémentaire d’antisémitisme juif.

On ne saura qu’éventuellement plus tard si l’individu s’est inspiré de Marie L., la mythomane du RER D qui regarde un peu trop la télé, de « Phineas », l’homme qui profane un cimetière juif quand il constate que son agression, à la hache, d’un Arabe ne fait pas une ligne dans les journaux, ou encore d’Alexandre Moïse, ce dirigeant de la « Fédération sioniste de France » pincé il y a quelques mois après avoir porté plainte pour des menaces anti-juives dont il était lui-même l’auteur.

Malgré l’accumulation hallucinante de fausses affaires antisémites (« fausses », façon de parler dans le dernier cas, car l’auteur de l’incendie de la rue Popincourt a bien maculé les murs du centre d’inscriptions du type « Hitler avait raison », et « Mort aux Juifs », et on verra bien maintenant si Raffarin est capable de répéter qu’il encourt 20 ans de prison), la classe politique et les médias ont géré le fait divers sans la moindre prudence, une fois de plus.

Le gouvernement français, avec l’appui ostentatoire d’une personnalité de premier plan de l’opposition, le Maire de Paris Delanoë – l’homme qui salue l’entreprise colonialiste sioniste en Palestine en faisant donner le nom de « Théodore Herzl » à une rue de Paris –, a même trouvé le moyen d’ajouter une touche d’ignominie supplémentaire, dans l’affaire de la rue Popincourt. Il a déroulé le tapis rouge au ministre israélien des Affaires étrangères, Sylvan Shalom, qui avait exigé de venir à Paris, sitôt l’incendie connu, pour se poser en gardien et protecteur des intérêts des Français juifs. Shalom s’était entre autres distingué en critiquant la mollesse supposée des tribunaux français face aux auteurs d’actes antisémites, ce qui constitue un mensonge éhonté de plus.

Tout ceci au moment même où en Israël des voix juives condamnent sans appel l’entreprise sioniste. Ainsi le journaliste israélien, Gideon Levy, appelle dans le quotidien HAARETZ du 29 août dernier, l’opinion publique internationale à accentuer sa pression sur Israël et à ne « pas se limiter à des paroles véhémentes », mais à « aller vers une action non moins véhémente ».  « Le régime d’apartheid, écrit-il, a finalement été aboli grâce à des actes et par l’excommunication de la famille des nations. C’est, malheureusement, semble-t-il, la seule voie pour en finir avec l’occupation israélienne (…) Mais il y a le soutien américain et les hésitations européennes devant la perspective d’une démarche plus agressive. Aujourd’hui, il y a un peu d’espoir que la corde ait été trop tendue. Il n’y a plus aucune entité internationale, depuis l’Organisation mondiale de la santé jusqu’à la Banque mondiale, en passant par l’Union européenne et l’Organisation des nations non-alignées, mis à part les agences des Nations unies, qui n’ait lancé des accusations sévères contre Israël… »

Nous partageons l’analyse et les conclusions du CAPJO : « Tout comme l’antisémitisme, le chantage à l’antisémitisme est une folie criminelle, avec cette circonstance aggravante qu’il obéit, lui, à une stratégie calculée : empêcher par ce moyen l’expression de toute dénonciation des agissements du gouvernement israélien en Palestine occupée. Au-delà de l’incendiaire de la rue Popincourt, espérons que tous ceux, des institutions pro-israéliennes françaises (CRIF, LICRA, etc.) à la classe politique en passant par les médias moutonniers, qui ont créé un climat favorable à de telles entreprises, auront eux aussi un jour des comptes à rendre ».

 

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