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PCN-Infos du 29 juin 2004

 

WASHINGTON ET L' "AXE DU MAL LATIN" :
CHAVEZ ET SA "REVOLUTION BOLIVARIENNE"
CONTRE L'IMPERIALISME YANKEE !

 

Reprenant le flambeau du combat mené par le général Peron, Castro et le « Che » Guevara, le président vénézuélien Hugo Chavez apparaît chaque jour davantage comme l’ennemi numéro Un de l’impérialisme yankee en Amérique Latine. Un ennemi que Washington associe ouvertement aux côtés de Cuba dans un « Latin Axis of evil » !

Profitant de la réunion de la Confédération parlementaire des Amériques en novembre 2003, Chavez s’est dressé contre le projet de Zone de libre-échange des Amériques (ZLEA) que les Etats-Unis tentent d’imposer au continent et propose une union latino-américaine échappant à la tutelle de Washington. En janvier 2004, Chavez a également organisé la rébellion contre Washington au « Sommet des Amériques » convoqué par Bush et qui devait acter la ZLEA et réaffirmer l’isolement de Cuba. Mais la réunion a vu la contestation de la domination des Etats-Unis sur le continent. Le président vénézuélien Hugo Chavez y a même ouvertement fait l’éloge de la coopération avec Fidel Castro. Hugo Chavez est donc devenu pour Washington l’homme à abattre.

L’arme principale de l’offensive anti-Chavez menée par la bourgeoisie compradore et soutenue par Washington est l’organisation d’un référendum – prévu par la Constitution – sur la destitution du président. Selon la Constitution bolivarienne, tout mandat public est révocable par le peuple. Si un plus grand nombre d’électeurs se prononce pour la révocation qu’il n’y en avait eu pour son élection, une nouvelle élection présidentielle sera organisée.

L’acceptation de ce référendum sur sa destitution par Hugo Chavez a surpris tous ceux qui pensaient que le dirigeant autocrate ferait tout pour l’empêcher. Toutefois, ce référendum n’a pas été obtenu facilement car l’opposition a dû faire face à ses différences et surmonter les obstacles légaux mis en place par le gouvernement. Les observateurs étrangers, le Carter Center et l’Organisation des Etats américains, ont dû rester dans le pays en dépit des menaces visant à limiter ou interdire leur présence.  Toutefois, tant que l’opposition et la communauté internationale sont résolus à organiser un référendum, le coût pour Chavez d’empêcher ce vote était trop lourd et les condamnations internationales auraient fini par lui nuire. L’Organisation des Etats américains a joué un rôle déterminant dans la crise au Venezuela en parvenant à trouver un accord entre l’opposition et le gouvernement sur la tenue d’un référendum.

Mais pour les USA une victoire de Chavez est inacceptable. Washington refuse donc à l’avance le résultat du référendum vénézuélien Roger Noriega, sous-secrétaire d’État en charge de l’Amérique latine, a indiqué que les Etats-Unis n’accepteraient qu’une seule issue au référendum vénézuélien du mois d’août : la victoire du « oui » et la révocation du président Chavez. Washington « considérera tout autre résultat comme frauduleux » (sic) et se « réservera alors le droit d’œuvrer au rétablissement de la démocratie » (resic).

Lors de la précédente consultation, M. Chavez l’avait emporté avec 57% des voix face à plusieurs adversaires. Même si son soutien s’est effrité dans la classe moyenne, il apparaît peu probable que ses adversaires unis gagnent le référendum et impossible que désunis ils emportent l’élection suivante. Washington espère susciter une guerre civile qui justifie son intervention dans un pays qui est son premier fournisseur de pétrole.

Et les événements indiquent clairement qu’il ne s’agit pas là de vaines paroles mais qu’une nouvelle tentative de putsch pro-américain est en préparation. « Au Venezuela, il ne manquait que l’épisode barbouzes pour rajouter à la confusion induite par la lutte entre le président Hugo Chavez et les partisans de son départ. Il y a dix jours, dans l’arrondissement de Baruta, au sud de Caracas, la garde nationale est tombée sur deux bus aux passagers pour le moins inhabituels : une cinquantaine de paramilitaires colombiens, vêtus d’uniformes de l’armée vénézuélienne. Pour Chavez, qui a déjà survécu à un coup d’Etat en avril 2002, et tenu bon en décembre 2002, quand une grève générale convoquée par l’opposition plongeait le pays dans la récession, cette découverte est la preuve de la volonté de déstabiliser le pouvoir à n’importe quel prix », commente Le Figaro (Paris).

« Je ne vois pas d’autre terme pour qualifier ce fait, qu’une invasion du Venezuela (...) conduite par un réseau international Miami-Colombie », a martelé Chavez, qui crie à la conspiration internationale. « Les paramilitaires du voisin colombien ne sont pas seuls en cause. Le chef d’Etat fait allusion aux Cubains installés à Miami et militant contre Fidel Castro, associés aux Vénézuéliens exilés en Floride, le tout sous le regard bienveillant des autorités américaines ». Même s’il a reconnu ne « pas avoir de preuves », Chavez a dit sa « certitude » de l’implication d’un officiel américain, le général James Hill, dans un plan visant à le renverser. Alors que les Etats-Unis sont impliqués dans la tentative de coup d’Etat d’avril 2002, l’ambassadeur américain Charles Shapiro a protesté que son pays « rejetait l’usage de la force avec des fins politiques » (sic).

« Depuis une semaine, la télévision nationale accumule les preuves d’un «triangle Miami-Colombie-Venezuela». Le gouvernement affirme avoir localisé les dortoirs des paramilitaires dans une hacienda de Roberto Alonso, un Vénézuélien d’origine cubaine notoirement membre de l’opposition. Cerise sur le gâteau, la police vénézuélienne a investi une propriété d’un des plus fameux adversaires du président, le milliardaire Gustavo Cisneros, l’une des trois premières fortunes d’Amérique latine. Parallèlement, le nombre de personnes inculpées ne cesse de progresser. Elles sont près d’une centaine, dont dix officiers vénézuéliens », précise Le Figaro. « Tout indique qu’il y a un plan pour provoquer une rébellion dont l’objectif fondamental est d’éliminer le président de la République », a déclaré Miguel Rodriguez, le patron de la Disip, la DST locale. En clair, les bus ne seraient que les prémices d’une action de grande ampleur.

 

La Cause Des Peuples
(avec le Christian Science Monitor, Le Figaro et le Quotidien du Réseau Voltaire)

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