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PCN-Infos du 13 janvier 2004

 

LE SYSTEME AMERICANO-CAPITALISTE
S'ATTAQUE AUSSI A NOTRE AVENIR :
"GEORGE W. BUSH, 
LE PREDATEUR NUMERO 1 DE LA PLANETE"

 

David King, le conseiller en chef du gouvernement britannique pour la Science : « La politique des Etats-Unis sur le climat est beaucoup plus dangereuse pour la planète que le terrorisme » 

Georges W. Bush : « le mode de vie des Américains n'est pas négociable »

On connaît l’impérialisme militaire yankee, qui frappe directement les peuples ou fait chanter leurs dirigeants.

On n’ignore pas la guerre économique menée par l’impérialisme du Dollar, qui rappelle les grandes heures du colonialisme.

On perçoit parfois la guerre culturelle, celle où l’anti-civilisation yankee, celles symbolisée par la Coca-colonisation et la Mcdonisation des quatre continents, agression sournoise qui vise à tuer les peuples et les cultures.

Mais on oublie trop souvent que l’impérialisme yankee s’attaque aussi à notre avenir. Et qu’il n’est, comme le soulignait le Che Guevara, que la tête d’un système impérialisme : le capitalisme libéral. Un système qui pratique une politique systématique d’exploitation des richesses mondiales, sans aucun souci de l’avenir de notre planète, de notre Mère-Terre, souillée, épuisée, polluée.

 

LES ETATS-UNIS SONT UN DANGER POUR LE MONDE

Georges Bush, avec son équipe fascisante de néo-conservateurs et leurs visées de domination mondiale, est à ce titre exemplaire. « George W. Bush, le prédateur numéro 1 de la planète », ce n’est pas seulement nous qui le disons, mais le très régimiste « Courrier International » : « Au moment où une étude alarmante sur l'avenir de la biodiversité met en cause l'inertie mondiale devant les conséquences du réchauffement climatique, le conseiller en chef du gouvernement britannique pour la Science se fâche, et accuse les Etats-Unis d'être un danger pour le monde », explique l’hebdo parisien.

Sir David King, le conseiller en chef du gouvernement britannique pour la Science, n'y va en effet pas par le dos de la cuillère : « La politique des Etats-Unis sur le climat est beaucoup plus dangereuse pour la planète que le terrorisme », affirme-t-il dans l'hebdomadaire américain « Science ». Une opinion reprise par le quotidien anglais « The Independent », qui cite les propos du scientifique : « L'administration Bush ne prend pas le changement climatique global suffisamment au sérieux. Toute sa politique repose sur des incitations financières et un appel à la bonne volonté ».

Sans compter que la Maison-Blanche conteste la réalité du réchauffement climatique : « Et, là encore, elle a tort », s'insurge sir David King, car « les dix années les plus chaudes de l'histoire du globe ont commencé en 1991 et la température moyenne a augmenté de 0,6 °C en un siècle ».

Pour le conseiller en chef du gouvernement britannique pour la Science, les Etats-Unis sont à la fois coupable de ne rien faire, en refusant notamment de ratifier le Protocole de Kyoto, et d'être d'énormes pollueurs, « responsables de 20 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre » (alors qu'ils ne représentent que 4 % de la population du globe). D'accord, reconnaît le chercheur, « les Britanniques produisent aussi des gaz à effet de serre, mais seulement à hauteur de 2 % des émissions mondiales. En outre, notre gouvernement s'est engagé à réduire ces émissions à 60 % du niveau de 1990, et ce d'ici à 2050 ».

 

UN AVENIR TERRIFIANT

Des résultats « proprement terrifiants » vont en effet résulter de l’exploitation capitaliste et de l’égoïsme inconscient yankee. Et sir David King de rappeler que « si rien n'est fait, des millions d'être humains supplémentaires seront exposés à la faim, à la soif, aux catastrophes naturelles ou à des maladies comme la malaria. En se souvenant que les habitants des pays pauvres seront de toute manière les plus exposés. Par exemple, si nous maintenons notre consommation d'énergies fossiles, en 2008 des centaines de millions de personnes seront victimes d'inondation dans les régions de delta des grands fleuves ».

Une alerte qui se fait, coïncidence, l'écho d'une étude parue jeudi ce 8 janvier 2004 dans l'hebdomadaire anglais scientifique de référence « Nature » et qui indique « qu'à cause du réchauffement global de la planète, environ un million d'espèces auront disparu de la surface et des airs du globe en 2050 ». « The Guardian », relayant « Nature », révèle qu'environ « un quart des animaux et des plantes terrestres seront conduits à l'extinction dans les cinquante prochaines années à cause de températures moyennes de plus en plus élevées ». Les chercheurs ont étudié pendant deux ans « 1103 espèces de plantes, mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens et insectes dans six régions tests, à savoir l'Europe, l'Afrique du Sud, l'Australie, le Brésil, le Mexique et le Costa Rica », précise encore « The Independent ».

 

100 000 ESPECES SONT INELUCTABLEMENT CONDAMNEES !

Et les résultats sont « proprement terrifiants », selon le professeur Chris Thomas, de l'université de Leeds, qui a conduit l'étude, réalisée par des chercheurs de chacune des régions « pilotes ». 100 000 espèces sont en effet inéluctablement condamnées : « Ces espèces vont disparaître parce qu'elles ne trouvent plus nulle part où vivre, nul lieu climatique qui leur convienne », explique le « Financial Times ». « C'est aussi pour cela que les insectes et les plantes sont plus affectés par les changements climatiques que les oiseaux ou les mammifères, qui sont plus mobiles » et peuvent donc aller chercher fortune ailleurs. Toutefois, note le quotidien, « ces plus gros animaux sont également condamnés, par manque de nourriture, une fois que les plus petits et les plantes auront disparus ». Par exemple, « en Australie, sur 24 sortes de papillons étudiées, dont certaines sont uniques, seules 3 devraient survivre. En Afrique du Sud, une réserve aussi célèbre et importante que le parc Kruger va perdre 60 % de ses espèces protégées. Au Brésil, sur les 163 espèces d'arbres considérées, 70 vont disparaître », rapporte « The Guardian ».

Pour les chercheurs, seul un arrêt « immédiat » de toutes les activités générant des gaz à effet de serre pourrait permettre d'éviter le désastre ! Et encore ! Même ainsi, « au moins 100 000 espèces sont inéluctablement condamnées », car le réchauffement climatique est un phénomène à retardement, qui ne peut être arrêté instantanément. Chris Thomas est d'ailleurs extrêmement pessimiste : « Notre étude ne tient pas compte de facteurs non climatiques comme, par exemple, les interactions du climat avec la destruction des habitats ». Du coup, leurs prédictions sont peut-être... optimistes !

Pourtant, Bush a refusé de signer le Protocole de Kyoto. La Maison-Blanche a depuis longtemps déclaré que « le mode de vie des Américains n'est pas négociable ». Les USA sont bien l’ ennemi du genre humain que dénonçait le Che Guevara !

 

(Sources: Courrier International, Nature, The Guardian, The Independant, The Financial Times)

 

LE PCN ET L’ECOLOGIE RADICALE 

La défense de l’environnement et de la nature a toujours été une des préoccupations du PCN dès le début des Années 80. Notre président Luc MICHEL ayant, lui, animé de nombreuses structures écologistes dès le milieu des Années 70. Des militants écologistes radicaux ont participé à la fondation du PCN et ont régulièrement soutenu le combat de notre parti, notamment au sein du « Courant vert radical » du PCN.

Les écologistes radicaux sont en effet une des composantes essentielles du « Front Noir-Rouge-Vert » dans lequel le PCN veut unifier les opposants radicaux au Système.

Ils sont organisés dans l’Association « EUROPE-ECOLOGIE », fondée en 1985, qui est la Fraction radicale verte du « Communautarisme européen » et qui est la correspondante d’ « EART FIRST ! », le mouvement de la « deep ecology », dans l’Espace francophone.

 

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