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PCN-Infos du 04 novembre 2003

 

CONTRE LE "PARTI AMERICAIN" ET LES LOBBIES SIONISTES,
L'OPINION PUBLIQUE EUROPEENNE CONDAMNE
L'IMPERIALISME AMERICANO-SIONISTE !

 

Le dernier sondage Eurobaromètre est l’occasion d’une mobilisation massive des lobbies sionistes et du Parti américain en Europe, celui des Kollabos, qui nous ressortent à nouveau le chantage à l’antisémitisme. “Le fait que tant d’Européens perçoivent Israël et les Etats-Unis comme une menace pour la paix mondiale, comparable à l’Iran et à la Corée du Nord, témoigne d’un malaise intellectuel et idéologique profond.”, commente le très sioniste JERUSALEM POST.

Ce sondage, qui est intitulé « l'Irak et la paix dans le monde », a été réalisé en octobre par la société « EOS Gallup Europe » auprès d'un échantillon de 7.515 citoyens de l'Union européenne. Il a été commandé par la Commission européenne, mais ne «reflète pas ses opinions», précise le document.

Selon l'enquête, 68% des Européens estiment que la guerre en Irak n'était pas justifiée.

Une majorité de citoyens de l'UE (59%) estiment – et c’est la raison de la peur panique des sionistes - qu'Israël représente « la menace la plus sérieuse pour la paix dans le monde », avant les Etats-Unis, qui arrivent en deuxième position avec 53%.

Les personnes interrogées devaient se prononcer sur une liste de pays pré-sélectionnés.

L'exécutif européen s'est refusé à commenter sur le fond ce sondage. "Il n'y aura pas de réaction politique spécifique", a déclaré un porte-parole Gerassimos Thomas lors d'un point de presse. "Ce n'est pas notre travail d'interpréter chaque enquête d'opinion", a-t-il dit face à un barrage de questions. "Le sondage est ce qu'il est. Il est transparent et on le publie, un point c'est tout".

Malgré de vives protestations israéliennes, la Commission européenne n'a pas reçu de plainte officielle, a indiqué lundi le porte-parole.  Le sondage a été réalisé en octobre par téléphone.

 

LE FOSSE SE CREUSE ENTRE LE COLONIALISME SIONISTE
ET LES CITOYENS EUROPEENS

Le sondage européen révèle le fossé qui se creuse entre le colonialisme sioniste et les Citoyens de l'UE.

Les résultats du sondage ont été évidemment dénoncés par les autorités israéliennes avant même leur parution officielle. Le ministre en charge des relations avec la diaspora Nathan Chtcharansky a déclaré dimanche au quotidien YEDIOT AHARONOT que "l'UE, qui a montré qu'elle était sensible aux questions relevant des droits de l'Homme, devrait faire cesser le lavage de cerveau qui vise à diaboliser Israël (sic) avant que l'Europe ne retombe une fois encore dans les périodes sombres de son passé (resic)".

Le Premier ministre israélien Ariel Sharon, a dénoncé lui aussi cette enquête d'opinion.

Sharon a tenu ces propos lors d'une conversation téléphonique avec le Premier ministre italien Silvio Berlusconi dont le pays assure la présidence de l'Union Européenne, a ajouté ce responsable qui a requis l'anonymat. La présidence italienne a annoncé auparavant que Berlusconi avait téléphoné à Sharon pour lui exprimer "sa surprise et son indignation" après la publication de ce sondage. Il s'est dit convaincu que "ce sondage n'affecterait pas la position des Européens à l'égard d'Israël".

La présidence italienne de l'UE avait précédemment réagi pour se déclarer "surprise et contrariée" par ce sondage qui "ne reflète pas la position de l'UE", dans une déclaration du ministre des Affaires étrangères Franco Frattini.

Deux constatations : l’UE n’est donc pas en phase avec l’opinion européenne.

Et le courant passe bien entre le gouvernement post-fasciste italien et l’extrême-droite sioniste au pouvoir en Israël. Le vieil axe Mussolini-Jabotinski, au bon vieux temps des Années 30, où l’extrême-droite sioniste « révisionniste » courtisait les Fascistes à Rome et les Nazis à Berlin, semble en pleine reconstruction.

 

UNE CONDAMNATION SANS APPEL DU MILITARISME
ET DE L’APARTHEID SIONISTES

La réaction de l’opinion publique européenne est légitime et saine. La politique d’apartheid menée par le colonialisme sioniste est intolérable et aurait fait depuis longtemps d’Israël, qui a violé des dizaines de résolutions de l’ONU, un état paria sans le veto protecteur systématique de leur complice américain à l’ONU.

Israël, qui opprime le peuple palestinien après lui avoir volé par la violence de la conquête coloniale ses terres, a mené systématiquement des guerres et des raids d’agression contre ses voisins, irakien, syrien ou libanais. Seul état du Proche-Orient à détenir véritablement des armes de destruction massive, notamment atomiques, Israël est une menace permanente pour la Paix au Proche-Orient.

C’est cette politique raciste, colonialiste et militariste que l’opinion publique européenne condamne légitimement. Comme le soulignait la presse arabe, à l’instar de AL BAYANE (Maroc) : « Les milieux conservateurs de l'Union européenne et les médias inféodés aux lobbies sionistes, procèdent à une véritable levée de boucliers à l'encontre de leur opinion publique ». « Nous nous limiterons à la moins polémique, qui n'est pourtant pas la moins intéressante, analyse LE PROGRES. C'est en effet la première fois qu'apparaît à la Une de l'actualité une opinion européenne qui ne soit pas celle d'une institution, d'un Etat ou d'un groupe d'influence. Et son avis est en contradiction avec celui des instances qui sont censées la représenter ».

 

LE CHANTAGE A L’ANTI-SEMITISME

Le chantage à l’antisémitisme est par ailleurs inacceptable, comme le rappelle LE NOUVEL OBSERVATEUR : « On comprend bien ce que les sondés ont voulu dire : que le conflit israélo-palestinien était à leurs yeux la principale source d’instabilité, que la politique actuelle d’Israël était source de guerre, que la situation de désespoir dans laquelle sont de plus en plus relégués les Palestiniens avait des conséquences géopolitiques incalculables, y compris en Europe. Ariel Sharon a immédiatement dénoncé cette enquête en espérant que « tous ceux qui soutiennent Israël et ceux qui s’opposent à la montée de l’antisémitisme l’emporteront sur ceux qui s’opposent à Israël ». Au lieu de faire réfléchir les autorités de Tel-Aviv, la réaction est toujours la même. On identifie toute opposition à la politique d’Ariel Sharon à une forme de résurgence de l’antisémitisme. Cela a un nom : ce n’est rien d’autre qu’une forme de prise d’otage intellectuelle. Depuis la Shoah, cette expérience unique de barbarie dans l’histoire de l’humanité, l’antisémitisme a pris une autre dimension et un autre sens. Il s’agit d’une volonté d’extermination. On ne peut donc pas galvauder ce terme, comme le font systématiquement les gouvernants de Tel-Aviv ».

Par ailleurs, dans des situations scandaleuses récentes, on n’a pas entendu les professionnels sionistes de l’anti-antisémitisme. Lorsque Bush, dont la fortune familiale provient de l’exploitation des juifs dans les camps nazis et de la collaboration économique avec le IIIe Reich, est allé parader à Auschwitz, ils se sont tus. Lorsque Berlusconi, qui venait juste de nier l’antisémitisme de l’Italie fasciste, a reçu le prix annuel d’une organisation juive américaine, on ne les a gère plus entendus. Ce double langage démontre bien que pour ces milieux sionistes l’exploitation du génocide nazi est une affaire politique, au service du colonialisme israélien.

 

LE CHANTAGE A L’ANTISEMITISME DENONCE EN ISRAEL MEME !

Le chantage à l’antisémitisme est par ailleurs dénoncé en Israël même, où certains refusent courageusement la politique d’apartheid du Gouvernement Sharon.

Akiva Ekdar écrit dans un éditorial de HAARETZ (3 novembre 2003) consacré à l'enquête européenne : « L'antisémitisme existe depuis bien avant la création de l'État d'Israël et beaucoup d'ennemis d'Israël n'ont pas besoin des photos d'Israéliens pénétrant dans une ville palestinienne pour développer leur haine envers les juifs. Mais il y aussi en Israël des hommes politiques qui, par leurs déclarations, transforment un conflit régional en une confrontation religieuse et globale. Et ils sont ainsi responsables de la sécurité des juifs à travers le monde. Lorsqu'il y avait en Israël un gouvernement prêt à mettre fin à l'occupation, l'antisémitisme a cédé la place en Europe et dans certains pays arabes à une sympathie pour Israël. Il est plus facile de prétendre que le monde entier est contre nous plutôt que de reconnaître que l'État d'Israël, qui est né avec la mission d'être un refuge pour ses citoyens, est devenu, pour eux, moins sûr et moins juif. De même qu'accuser d'antisémitisme ceux qui considèrent que la politique israélienne actuelle est un danger pour la paix, c'est réduire l'antisémitisme. »

Certains s’interrogent aussi sur l’alliance américaine (Que deviendra Israël lorsque la Vie Flotte yankee quittera la Méditerranée ?). Le MAARIV cite Guidéon Meïr, directeur général adjoint du ministère des Affaires étrangères, qui tente d'expliquer les résultats de ce sondage : « Les sentiments anti-américains en Europe, en particulier durant la guerre en Irak, ont entraîné une haine grandissante envers Israël qui est perçu comme l'allié des Etats-Unis ».

 

L’OPINION ARABE LEGITIMEMENT SATISFAITE

La presse arabe, en phase avec l’opinion publique arabe, estime que ce sondage de l'UE sur Israël est un "grand soulagement" pour les Arabes. Un journal jordanien a estimé que "C'est avec grand soulagement et satisfaction que beaucoup dans le monde arabe ont accueilli la nouvelle qu'une majorité de citoyens européens considèrent Israël comme une menace pour la paix dans le monde", affirme le quotidien de langue anglaise JORDAN TIMES dans un éditorial.

Ce sondage montre que les Européens s'inquiètent de l'évolution de la situation au Proche et au Moyen-Orient, estime le journal. "Ce que les Européens semblent avoir clairement compris - plus que quelques-uns de leurs dirigeants - est que la politique d'Israël est en train de condamner la région de la Méditerranée, le Moyen-Orient et la communauté internationale à l'instabilité et au sous-développement", poursuit le JORDAN TIMES.

"Le sondage semble indiquer que le public européen n'a pas été trompé par la puissante machine de propagande d'Israël", estime encore le quotidien jordanien, qualifiant d'"hypocrite" l'indignation exprimée par Israël après la publication des résultats de l'enquête.

Pour le Jordan Times, au contraire, ce sondage n'est pas le signe d'une manifestation d'antisémitisme mais reflète une réaction à la politique du gouvernement israélien à l'encontre des Palestiniens, qui vivent sous occupation. Les Européens "ont compris qu'Israël opprime et réprime par la violence et le sang les aspirations légitimes d'une nation qui combat pour son droit à l'auto-détermination et à l'indépendance", estime le journal.

La vérité historique et politique est simple : le sionisme n’est pas le « mouvement de libération nationale du peuple juif ». C’est l’organisation coloniale de la spoliation du peuple palestinien et de la terre arabe. Et le complice de l’impérialisme yankee. Ni plus ni moins !

 

LA GUERRE EUROPE-USA EST EN MARCHE !

La polémique avec les milieux sionistes a fait oublier le principal axe de ce sondage révélateur : la condamnation des USA et e leur sale guerre d’agression coloniale contre le peuple irakien et son gouvernement ba’athiste légitime. Une condamnation qui éclaire le fossé qui se creuse irrémédiablement entre Washington et l’Europe en marche. Et qui remet en mémoire le fait qu’un Français sur trois, dès avril 2003, et malgré les grandes orgues de la propagande américano-sioniste, souhaitait la victoire du président Saddam Hussein.

Les déterminismes géopolitiques et géo-économiques inscrivent dans la marche de l’histoire le conflit entre le futur Empire européen – la Quatrième Rome, puissance continentale – et l’empire néo-carthaginois américain – puissance maritime. Le conflit éternel entre Terre et Mer. On a bien oublié – à tord - les enseignements de la géopolitologue anglo-saxonne Mary KALDOR, auteur notamment de « THE DESINTEGRATING WEST », et qui soulignait le conflit inéluctable entre l’Europe et les USA, soulignant notamment – et le mot nous plait – les tendances « bonaparto-socialistes » de l’unification européenne.

La guerre économique Europe-USA est une réalité et l’actualité nous le rappelle avec les sanctions que l'Union européenne imposera à partir du 1er mars prochain aux Etats-Unis dans le contentieux des FSC (Foreign Sales Corporation), un mécanisme d'aide aux exportateurs américains condamné par l'Organisation mondiale du commerce (OMC). Elles sont estimées à 290 millions d'euros en 2004 et 614 millions d'euros en 2005, a indiqué mercredi une porte-parole de la Commission européenne. "Il s'agit du montant le plus élevé jamais imposé dans le cadre d'une affaire OMC". La Commission a décidé de taxer les importations américaines en Europe à partir du 1er mars 2004, pour un montant correspondant à 5% des quatre milliards de dollars de sanctions au maximum autorisés par le jugement de l'OMC, soit 200 millions de dollars. Si la législation américaine autorisant les FSC n'est pas modifiée d'ici là par le Congrès des Etats-Unis, le niveau des droits supplémentaires imposés sur un certain nombre de produits importés des Etats-Unis sera augmenté chaque mois d'un point de pourcentage, pour atteindre un plafond de 17% en mars 2005.

En fonction du volume des importations des produits placés sur la liste des sanctions, la proposition de règlement que la Commission va transmettre au conseil des ministres européens estime que les sanctions représenteraient un montant de 290 millions d'euros en 2004 et de 614 millions d'euros en 2005. Les sanctions, qui doivent encore être approuvées par le conseil des ministres des Quinze, seront appliquées sur une longue liste de produits que la Commission avait publiée en mai 2003.

Le conflit euro-américain est déjà en cours. Il est aujourd’hui économique.
Il sera demain politique. En attendant mieux !

 

Luc MICHEL

(sources : AFP, AP, LE NOUVEL OBSERVATEUR, LE PROGRES, THE JORDANIAN TIMES, MAARIV, HAARETZ).

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