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Le réseau d'information téléphonique du PCN

 

PCN-Infos du 07 octobre 2003

 

SOLIDARITE AVEC LA SYRIE BA'ATHISTE !
NON A L'AGRESSION TERRORISTE AMERICANO-SIONISTE !
SOUTIEN AUX NATIONALISTES REVOLUTIONNAIRES ARABES !

 

L’Armée d’agression sioniste vient à nouveau ce 5 octobre de frapper un état souverain, bafouant les lois internationales, violant son espace aérien et celui de son voisin libanais. Ce raid terroriste contre la Syrie ba’athiste, et qui a frappé une zone civile, rappelle ceux contre le Liban ou encore le réacteur nucléaire irakien « Osirak ». Ou encore le raid des USA et de l’OTAN contre les populations civiles de Tripoli et Bengazi (Libye) en 1986.

Il fait suite à l’agression, tout aussi illégale, des Etats-Unis et de ses complices contre l’Irak ba’athiste. Washington a bien entendu soutenu Tel-Aviv, allant jusqu’à menacer la Syrie agressée.

Les deux complices du couple infernal américano-sioniste démontrent à nouveau qu’ils sont un danger permanent pour la paix et la sécurité des peuples, au Proche-Orient comme ailleurs.

Et que le véritable terrorisme a pour origine Washington et Tel-Aviv. Où le Droit international n’existe que lorsqu’il sert les intérêts criminels de l’impérialisme américain et du Sionisme.

 

LA SYRIE DENONCE LE RAID TERRORISTE
ISRAELIEN CONTRE DES POPULATIONS CIVILES

La Syrie a vivement condamné le raid israélien qui visait une base d'entraînement présumée du « Djihad islamique » près de Damas. Le raid israélien constituait la première opération militaire israélienne d'une telle envergure et si loin à l'intérieur du territoire syrien depuis 1974. 

« L'armée de l'air israélienne a lancé une attaque aux missiles contre une zone civile à l'intérieur du territoire syrien, dans le village d'Aïn as-Saheb, qui a causé des dégâts matériels », écrit le ministre des affaires étrangères syrien Farouk al-Chareh, dans un message adressé au secrétaire général de l'Onu, Kofi Annan. Il s'agit d' « une violation flagrante du droit international et d'une nouvelle et grave escalade ». Chareh dénonce « l'agression israélienne contre le village civil de Aïn Saheb, au nord-ouest de Damas ainsi que la violation des espaces aériens libanais et syrien par l'aviation israélienne. Cette agression prouve que le gouvernement israélien est un cabinet de guerre et non un gouvernement de paix ».

M. Chareh a demandé « une réunion immédiate du Conseil de sécurité de l'Onu » pour examiner l'agression israélienne et prendre des mesures susceptibles de « dissuader le gouvernement israélien de suivre une politique provocatrice et agressive contre la Syrie ». La Syrie estime que le Conseil de sécurité de l'Onu, dont elle est membre non permanent, constitue « le cadre adéquat pour faire face à ce développement dangereux, le condamner et empêcher qu'il ne se reproduise, car il menace la sécurité régionale et internationale », poursuit le message.

Quelques heures auparavant, le président de la Commission des relations extérieures du parlement syrien, Soleimane Haddad, avait promis que l'Etat hébreu paierait « le prix de son agression », tout en soulignant que « les prétextes et les justifications avancés par Israël pour justifier cette opération (étaient) dénués de tout fondement ».

Ce raid constitue « une violation flagrante des accords de désengagement des forces » syro-israéliennes de 1974, ainsi que « des accords internationaux et de la 4ème convention de Genève sur les droits de l'Homme » relative aux populations civiles, a ajouté M. Haddad, dans une interview à la chaîne de télévision libanaise LBCI.

 

LE PRETEXTE FALLACIEUX DES « CAMPS TERRORISTES »

Comme les fameuses « armes de destruction massive » en Irak, les « camps terroristes » ne sont ici qu’un fallacieux prétexte. Le « Djihad islamique » a nié à Gaza et Beyrouth disposer de combattants en Syrie. « Cette allégation relève de la propagande. Nous n'avons pas de base en Syrie », a déclaré le mouvement radical, dans un communiqué publié à Gaza. « Il s'agit là d'une tentative avortée des sionistes d'exporter leur crise vers d'autres pays », affirme le communiqué qui accuse Israël de tenter de « masquer son incapacité d'assurer la sécurité de ses citoyens face aux actions de la résistance » palestinienne. « Le Djihad islamique n'a pas de combattants hors des territoires palestiniens », a déclaré pour sa part à l'AFP le porte-parole de ce mouvement radical à Beyrouth, Abou Imad Rifaï.

Il se révélera ensuite qu’il s’agissait de camps de réfugiés civils dirigés par une organisation palestinienne laïque, le « FPLP-Commandement général ».

 

WASHINTON ET TEL-AVIV CONTRE LE MONDE ENTIER

Le monde entier, à l’exception significative de Washington, a condamné l’agression sioniste. Ainsi, le Quai d'Orsay a précisé que le raid « constitue une violation inacceptable du droit international et des règles de souveraineté ». Le ministère français des Affaires étrangères souligne que dans « un Moyen-Orient fragilisé par les crises, il est de la responsabilité de tous, tout particulièrement des Etats de la région, de ne pas ajouter à l'instabilité et à la tension ».

Amr Moussa, secrétaire général de la Ligue arabe a rappelé que "Le raid constitue du terrorisme d'Etat, il traduit les intentions agressives d'Israël à l'égard des Arabes, élargit la confrontation dans la région et nous éloigne de la voie de la paix".

 

AUX NATIONS-UNIES, WASHINGTON SOUTIENT
L’AGRESSION SIONISTE ET MENACE LA SYRIE

Mais au Nations-Unies, qui se révèlent chaque jour davantage comme un jouet impuissant sous contrôle yankee, Washington a bloqué sine die le débat et le projet de résolution syrien,  et empêché toute condamnation d’Israël.

L’attitude américaine est claire : soutien inconditionnel à l’agression sioniste et menaces contre la Syrie !

L'ambassadeur de Syrie auprès de l’ONU, Fayçal Mekdad, a estimé que "l'agression flagrante d'Israël n'était pas un incident isolé." Il a accusé l'Etat hébreu de continuer "à faire fi de la Charte des Nations unies au point où les Arabes et de nombreux peuples de par le monde ont le sentiment qu'Israël est au-dessus de la loi, au-dessus du droit international, et agit en dehors des résolutions adoptées par ce conseil." Fayçal Al Mekdad a fort justement qualifié le raid israélien de « concrétisation du terrorisme israélien de la façon la plus flagrante. Cette agression est une violation dangereuse des conventions internationales et de l'accord de cessez-le-feu de 1974. C'est l'expression la plus claire du caractère terroriste du gouvernement israélien, alors que l'Etat hébreu revendique, de la façon la plus mensongère, sa lutte contre le terrorisme (…). Ce n'est qu'une justification de la politique expansionniste israélienne visant à détruire les principes de Madrid, et l'ensemble du processus de paix ».

L'ambassadeur américain auprès de l'ONU, John Negroponte, spécialiste des coups de force et des opérations noires de la CIA en Amérique Latine,  a réitéré sa demande « de retenue » (sic) faite dans l'après-midi de dimanche aux deux parties afin « d'éviter que les tensions ne montent encore » (resic), et a soutenu l'attaque israélienne. Il a fait écho à la déclaration israélienne stipulant que « la Syrie abritait des terroristes ».

"Les Etats-Unis pensent que la Syrie est du mauvais côté dans la guerre contre le terrorisme", a déclaré Negroponte. "Nous pensons qu’il est dans l'intérêt de la Syrie, et plus largement dans l'intérêt de la paix au Proche-Orient, d'arrêter d'abriter et d'aider des groupes terroristes". Negroponte, précisant qu'il parlait au nom des Etats-Unis, a ajouté qu'une "nouvelle résolution sur le Proche-Orient n'était pas nécessaire". "Ce qui est nécessaire, a-t-il poursuivi, c'est que la Syrie démantèle les terroristes se trouvant à l'intérieur de ses frontières."

 

ENCOURAGE PAR LES USA, TEL-AVIV PERD TOUTE RETENUE

Encouragé par l’impunité assurée par son complice américain, Israël a perdu toute retenue. Le représentant d'Israël à l'ONU, Dan Gillerman, a violemment pris à partie la Syrie, accusée de faire partie d'un "axe du Mal", avec l'Irak et l'Iran, des pays apportant selon lui leur appui aux terroristes. Il a également menacé Damas : "La Syrie n'a pas encore été l'objet d'une action internationale concertée contre le terrorisme". "Pas encore", a-t-il répété d'une voix plus forte !

Et comment pourrait-il en être autrement, alors que Washington a approuvé le raid avant même qu’il ne soit perpétré. Le quotidien « ASHARQ AL AWSAT » souligne en effet que selon « un haut responsable américain, Washington a été informé de l'imminence du raid israélien contre le territoire syrien plusieurs heures avant qu'il n'ait lieu ».

 

BUSH : « QU'ISRAËL NE DOIT PAS SE SENTIR LIMITE
EN TERME DE DEFENSE DE SON TERRITOIRE »

George W. Bush s'est ensuite refusé à critiquer Israël pour son raid aérien en Syrie, déclarant que l'Etat hébreu avait "le droit de se défendre"."J'ai fait savoir clairement au Premier ministre, comme je l'ai fait à de nombreuses reprises, qu'Israël disposait du droit de se défendre, qu'Israël ne devrait pas se sentir limité en terme de défense de son territoire", a expliqué le président américain, évoquant sa conversation téléphonique, la veille, avec Ariel Sharon.

Toutes les billevesées occidentales sur le « rôle des Etats-Unis dans le processus de paix au Proche-Orient » et autres sucreries sur la « feuille de route » ne sont plus acceptables. Il n’y aura pas de Paix au Proche-Orient tant que la VIe Flotte yankee imposera en Méditerranée l’ordre américano-sioniste.

 

ISRAEL, « EN PHASE AVES SON ALLIE AMERICAIN »,
BENEFICIE DE LA NOUVELLE DONNE STRATEGIQUE
APRES LA GUERRE CONTRE L’IRAK

Nous avions dit que la Guerre d’agression contre l’Irak ba’athiste était aussi une Guerre pour Israël, qui en retire aujourd’hui tous les avantages stratégiques.

« Avec ce coup de semonce, Sharon prend acte de la nouvelle donne stratégique, nettement plus favorable à Israël depuis le renversement de Saddam Hussein, écrit l’éditorialiste du « FIGARO » (…) A Washington, le Congrès fait de la surenchère et menace de voter une loi, le «Syria Accountability Act» qui imposerait au pays un régime de sanctions du type de celui en vigueur contre l'Irak de Saddam Hussein. En portant le fer en Syrie – très symboliquement le jour du trentième anniversaire de la guerre du Kippour –, Ariel Sharon est donc en phase avec ses alliés américains. Il a même dû avoir un feu vert avant de décider d'agir. Car si tout le monde s'inquiète d'une extension du conflit israélo-palestinien, ce n'est pas George W. Bush qui va lui reprocher sa «guerre préventive» contre le Djihad islamique. Au contraire: l'Administration américaine n'a, elle-même, renoncé à agir contre Damas que parce que Bagdad monopolisait toute son attention ».

Ce raid représente aussi tout le bellicisme sioniste. Symboliquement, les avions israéliens ont mené leur première opération en Syrie depuis plus de vingt ans le jour même du trentième anniversaire de la guerre du Kippour, au début de laquelle les chars syriens avaient bousculé les forces israéliennes.

Selon l'historien libanais Samir Kassir, Sharon « essaie de tirer profit au maximum de la nouvelle donne régionale », dont le secrétaire d'Etat américain, Colin Powell, qui avait fait le voyage de Damas pour présenter au président syrien la « nouvelle situation stratégique », a précisé personnellement les contours au président syrien, Bachar el-Assad, peu après la prise de Bagdad. « Ariel Sharon fait monter les enchères et modifie les anciennes règles du jeu », dit-il.

« Israël pousse son avantage en exploitant les divergences au sein de l'Administration américaine », explique le politologue Walid Charara. « Sharon exploite le nouveau contexte régional pour marquer des points sur deux fronts simultanés, affirme-t-il : d'une part, il donne davantage de corps à sa menace de représailles sur le territoire syrien en cas de nouvelle opération du Hezbollah libanais à la frontière israélienne. En juillet 2001, l'aviation israélienne avait déjà bombardé une station radar syrienne au Liban, en guise d'avertissement. D'autre part, il tente d'enlever à la Syrie toute influence sur le conflit israélo-palestinien ».

 

LA SYRIE ISOLEE ET REJETTEE DANS « L’AXE DU MAL »

« Les bombes lancées hier rappellent à la Syrie que le monde a changé, commente encore « LE FIGARO ». Damas, qui avait pris fait et cause pour Saddam Hussein et condamné «l'offensive satanique des Américains», vient de faire l'expérience concrète de son nouvel environnement. Un grand vide s'est ouvert à l'Est. En attendant la stabilisation de l'Irak, la chute de Saddam complète l'encerclement de la Syrie, déjà encadrée par deux Etats hostiles, Israël au sud et la Turquie au nord. Damas se retrouve soudain dans un club d'Etats «radicaux» rétréci, en compagnie de la Libye et de l'Iran. Une situation optimale pour Israël, qui a tiré le premier coup de semonce du nouveau monde régional engendré par les Etats-Unis. Et sans doute avec leur accord. »

 

UNE GUERRE IDEOLOGIQUE CONTRE LE NATIONALISME ARABE :
APRES BAGDAD, DAMAS ET TRIPOLI SONT EN LIGNE DE MIRE !

Les vautours du régime de Bush ne sont pas allés en Irak uniquement pour les dollars du pétrole et du pillage – la soi-disant « reconstruction » du pays. Ils sont là aussi, et surtout, pour des motifs idéologiques. Ceux des néo-conservateurs yankee, alliance sulfureuse des extrême-droites yankee, sioniste et israélienne.

Comme le soulignait récemment « AL-AHRAM HEBDO », la guerre coloniale contre l’Irak est « une tentative américano-israélienne pour faire installer une idéologie proche-orientale en substitut à l'idéologie du nationalisme arabe ».

« La politique américano-israélienne au Proche-Orient est fondée sur l'hostilité envers le nationalisme arabe, doctrine qui considère que les Arabophones forment une nation unique, et non une collection d'États, qui doit s'affranchir de la tutelle étrangère », précisait Edward Saïd, professeur à l'Université de Columbia à New-York, dans « DAR AL HAYAT ».

Ce nationalisme arabe, révolutionnaire, laïque, unitaire et anti-sioniste qu’incarne le Ba’ath, dans ses versions syriennes ou irakiennes. Ou encore aux yeux de Washington la Libye de Kadhafi, bien que le guide de la Révolution libyenne se soit réorienté aujourd’hui avec succès vers le pan-africanisme.

Face à ce qu’ils nomment « l’idéologie arabe », les néo-conservateurs qui dirigent la politique du régime Bush prônent la « démocratie ». Mais veulent dans la pratique instaurer une balkanisation du Proche-Orient, livré aux fanatismes religieux – notamment celui des fondamentalistes chiites, alliés objectifs de Washington depuis les Années 80 - et aux guerres civiles. Un monde arabe fragmenté et impuissant est en effet la meilleure garantie de pérennité pour l’hégémonie américano-sioniste dans la région.

 

L’IRAK N’EST QUE LA PREMIERE PARTIE D’UNE
OFFENSIVE GENERALISEE CONTRE LE MONDE ARABE

La destruction de l’Irak ba’athiste, cette « Prusse du Proche-Orient », était le premier objectif de Washington. Mais il ne s’agit là que d’un début. Le général Wesley Clark, le boucher des Balkans qui s’y connaît en guerre d’agression, avoue que la politique de Bush « vise sept pays ». « Notre chemin commence à Bagdad » est le titre cynique du livre-programme de Bill Kristol, le chef de file des néo-conservateurs. Un livre d’intentions, comme l’était « Mein Kampf » pour les Nazis.

Les prochaines cibles de Washington sont connues. Il suffit de lire la presse américaine ou sioniste – c’est souvent la même - : il s’agit de Damas et de Tripoli. Chaque semaine, comme ce fut le cas pour l’Irak, de nouveaux mensonges sont proférés, de nouvelles provocations organisées contre ces deux pays.

Comme le précise l'éditorialiste de « AL HAYAT », quotidien arabe de Londres, « la guerre israélo-américaine contre la Syrie ne fait que commencer » ! Il ajoute que « Le plan était déjà préparé et Israël n'attendait qu'une occasion pour s'attaquer à la Syrie ».

« AL HAYAT » précise aussi que « maintenant qu'Israël peut bénéficier de ses acquis stratégiques avec l'occupation américaine de l'Irak, il commence à élargir le cercle de la confrontation en s'attaquant à la Syrie. Probablement, estime le quotidien, Israël poursuivra ses agressions contre le Liban et l'Iran. L'État hébreu s'attaque à tous les pays où se trouvent des Palestiniens. Mais cette politique n'a pas produit le succès escompté (…) En tout état de cause, s'en prendre à la Syrie est un danger qu'il faut prendre au sérieux. Car Israël vise, à travers son raid, à consacrer une nouvelle donne dans la région. Il s'appuie sur les revendications américaines à l'égard de Damas portant sur la nécessité de fermer les bases palestiniennes » (…) maintenant, on comprend mieux pourquoi les choses se sont précipitées depuis les révélations sur les espions de Guantanamo, leurs liens supposés avec Damas, et l'évocation de centaines de combattants arabes qui déferlent sur l'Irak via le territoire syrien. Ce qui signifie que la guerre israélo-américaine contre la Syrie ne fait que commencer. Ce qui prouve également que les sanctions contre la Syrie, dans le cadre du Syria Accountability Act, seront cette fois effectives et non plus de simples menaces ». « AL HAYAT » conclut que « ce calendrier est conforme à l'agenda des faucons de l'administration américaine qui cherchent une sortie de secours depuis l'échec de leur politique en Irak ».

 

LA RESISTANCE NATIONALISTE ARABE QUE
L’ON N’ATTENDAIT PAS A WASHINGTON !

Un seul écueil pour les plans américains : la résistance ba’athiste irakienne imprévue. Et pourtant très prévisible – nous l’annoncions dès la chute de Bagdad par trahison - pour ceux qui connaissaient le véritable Parti Ba’ath. Car l’ « idéologie panarabe » que détestent tant yankee et sionistes, résiste. Et a toujours été la seule force de résistance réelle aux menées impérialistes au Proche-Orient. Le Ba’ath, ce phénix politique dont le nom même signifie en arabe « résurrection », s’est en effet révélé un adversaire plus coriace que prévu pour les charognards américano-sionistes. Aujourd’hui l’ « Intifada de Saddam » - dixit un rapport de la CIA-, met en échec la politique néocoloniale yankee.

En s’attaquant au Ba’ath syrien, tout aussi résolu que son jumeau irakien, Washington peut s’attendre à de nouvelles déconvenues.

Nos camarades syriens du quotidien « AL BA’ATH » soulignent dans leur éditorial que la coïncidence entre « la commémoration de la victoire arabe du 6 octobre 1973 et le raid israélien contre le territoire syrien, prouvent, si besoin était, la nécessité de renforcer l'esprit d'Octobre. (…) Car la victoire en 1973 n'aurait pas eu lieu sans la coopération, la concertation et l'unité des Arabes. Aujourd'hui, la situation nécessite le renforcement de l'esprit militant et résistant né de la victoire de 1973… ». Ils en appellent à « la solidarité arabe, actuellement plus nécessaire que jamais ».

Quant aux patriotes européens, arabes ou africains, au PCN comme ailleurs, leur devoir est de soutenir sans réserve les pays de la ligne de Front, Syrie et Libye, et les Résistances irakienne et palestinienne.

Aujourd’hui plus que jamais, le front de la Cause des Peuples passe par le Proche-Orient.

 

Luc MICHEL

(sources et origines des citations : Al-Ba’ath (Syrie), AP, Reuters, Teshreen (Syrie), Asharq Al Awsat, The Washington Post, Le Monde, Le Figaro, The New-York Times, Al-Ahram Hebdo, Dar Al Hayat)

*****

Vu l'urgence de l'actualité, nous publions ici l'éditorial de Luc MICHEL dans l'édition du 7 octobre (N° 765) du "QUOTIDIEN DU PCN", la publication en ligne du Parti.

Pour la recevoir gratuitement chaque jour : info@pcn-ncp.com

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L'AGRESSION AMERICANO-SIONISTE EST UNE GUERRE
IDEOLOGIQUE CONTRE LE NATIONALISME ARABE :
APRES BAGDAD, DAMAS ET TRIPOLI SONT EN LIGNE DE MIRE !

(in LE QUOTIDIEN DU PCN - PCN-NCP’S DAILY NEWS –EL DIARIO DEL PCN - N° 765 – 7 oct. 2003)

Les vautours du régime de Bush ne sont pas allés en Irak uniquement pour les dollars du pétrole et du pillage – la soi-disant « reconstruction » du pays. Ils sont là aussi, et surtout, pour des motifs idéologiques. Ceux des néo-conservateurs yankee, alliance sulfureuse des extrême-droites yankee, sioniste et israélienne.

la Guerre d’agression contre l’Irak ba’athiste était aussi une Guerre pour Israël, qui en retire aujourd’hui tous les avantages stratégiques.

 

ISRAËL A TIRE LE PREMIER COUP DE SEMONCE DU NOUVEAU
MONDE REGIONAL ENGENDRE PAR LES ETATS-UNIS

Le raid terroriste de l’Aviation sioniste – qui a aussi violé l’espace aérien libanais - contre des camps de réfugiés civils palestiniens en Syrie nous le démontre une fois de plus. Symboliquement, les avions israéliens ont mené leur première opération en Syrie depuis plus de vingt ans le jour même du trentième anniversaire de la guerre du Kippour, au début de laquelle les chars syriens avaient bousculé les forces israéliennes.

« Les bombes lancées hier rappellent à la Syrie que le monde a changé, commente fort justement « LE FIGARO ». Damas, qui avait pris fait et cause pour Saddam Hussein et condamné «l'offensive satanique des Américains», vient de faire l'expérience concrète de son nouvel environnement. Un grand vide s'est ouvert à l'Est. En attendant la stabilisation de l'Irak, la chute de Saddam complète l'encerclement de la Syrie, déjà encadrée par deux Etats hostiles, Israël au sud et la Turquie au nord. Damas se retrouve soudain dans un club d'Etats «radicaux» rétréci, en compagnie de la Libye et de l'Iran. Une situation optimale pour Israël, qui a tiré le premier coup de semonce du nouveau monde régional engendré par les Etats-Unis. Et sans doute avec leur accord. »

 

UNE TENTATIVE AMERICANO-ISRAELIENNE POUR FAIRE INSTALLER
UNE IDEOLOGIE PROCHE-ORIENTALE EN SUBSTITUT A L'IDEOLOGIE
DU NATIONALISME ARABE

Comme le soulignait récemment « AL-AHRAM HEBDO », la guerre coloniale contre l’Irak est « une tentative américano-israélienne pour faire installer une idéologie proche-orientale en substitut à l'idéologie du nationalisme arabe ».

« La politique américano-israélienne au Proche-Orient est fondée sur l'hostilité envers le nationalisme arabe, doctrine qui considère que les Arabophones forment une nation unique, et non une collection d'États, qui doit s'affranchir de la tutelle étrangère », précisait Edward Saïd, professeur à l'Université de Columbia à New-York, dans « DAR AL HAYAT ».

Ce nationalisme arabe, révolutionnaire, laïque, unitaire et anti-sioniste qu’incarne le Ba’ath, dans ses versions syriennes ou irakiennes. Ou encore aux yeux de Washington la Libye de Kadhafi, bien que le guide de la Révolution libyenne se soit réorienté aujourd’hui avec succès vers le pan-africanisme.

Face à ce qu’ils nomment « l’idéologie arabe », les néo-conservateurs qui dirigent la politique du régime Bush prônent la « démocratie ». Mais veulent dans la pratique instaurer une balkanisation du Proche-Orient, livré aux fanatismes religieux (contre lesquels les états nationalistes révolutionnaires arabes sont le meilleur remède) – notamment celui des fondamentalistes chiites, alliés objectifs de Washington depuis les Années 80 - et aux guerres civiles. Un monde arabe fragmenté et impuissant est en effet la meilleure garantie de pérennité pour l’hégémonie américano-sioniste dans la région.

 

L’IRAK N’EST QUE LA PREMIERE PARTIE D’UNE
OFFENSIVE GENERALISEE CONTRE LE MONDE ARABE

La destruction de l’Irak ba’athiste, cette « Prusse du Proche-Orient », était le premier objectif de Washington. Mais il ne s’agit là que d’un début. Le général Wesley Clark, le boucher des Balkans qui s’y connaît en guerre d’agression, avoue que la politique de Bush « vise sept pays ». « Notre chemin commence à Bagdad » est le titre cynique du livre-programme de Bill Kristol, le chef de file des néo-conservateurs. Un livre d’intentions, comme l’était « Mein Kampf » pour les Nazis.

Les prochaines cibles de Washington sont connues. Il suffit de lire la presse américaine ou sioniste – c’est souvent la même - : il s’agit de Damas et de Tripoli. Chaque semaine, comme ce fut le cas pour l’Irak, de nouveaux mensonges sont proférés, de nouvelles provocations organisées contre ces deux pays.

Comme le précise l'éditorialiste de « AL HAYAT », quotidien arabe de Londres, « la guerre israélo-américaine contre la Syrie ne fait que commencer » ! Il ajoute que « Le plan était déjà préparé et Israël n'attendait qu'une occasion pour s'attaquer à la Syrie ».

« AL HAYAT » précise aussi que « maintenant qu'Israël peut bénéficier de ses acquis stratégiques avec l'occupation américaine de l'Irak, il commence à élargir le cercle de la confrontation en s'attaquant à la Syrie. Probablement, estime le quotidien, Israël poursuivra ses agressions contre le Liban et l'Iran. L'État hébreu s'attaque à tous les pays où se trouvent des Palestiniens. Mais cette politique n'a pas produit le succès escompté (…) En tout état de cause, s'en prendre à la Syrie est un danger qu'il faut prendre au sérieux. Car Israël vise, à travers son raid, à consacrer une nouvelle donne dans la région. Il s'appuie sur les revendications américaines à l'égard de Damas portant sur la nécessité de fermer les bases palestiniennes » (…) maintenant, on comprend mieux pourquoi les choses se sont précipitées depuis les révélations sur les espions de Guantanamo, leurs liens supposés avec Damas, et l'évocation de centaines de combattants arabes qui déferlent sur l'Irak via le territoire syrien. Ce qui signifie que la guerre israélo-américaine contre la Syrie ne fait que commencer. Ce qui prouve également que les sanctions contre la Syrie, dans le cadre du Syria Accountability Act, seront cette fois effectives et non plus de simples menaces ». « AL HAYAT » conclut que « ce calendrier est conforme à l'agenda des faucons de l'administration américaine qui cherchent une sortie de secours depuis l'échec de leur politique en Irak ».

 

LA RESISTANCE NATIONALISTE ARABE QUE
L’ON N’ATTENDAIT PAS A WASHINGTON !

Un seul écueil pour les plans américains : la résistance ba’athiste irakienne imprévue. Et pourtant très prévisible – nous l’annoncions dès la chute de Bagdad par trahison - pour ceux qui connaissaient le véritable Parti Ba’ath. Car l’ « idéologie panarabe » que détestent tant yankee et sionistes, résiste. Et a toujours été la seule force de résistance réelle aux menées impérialistes au Proche-Orient. Le Ba’ath, ce phénix politique dont le nom même signifie en arabe « résurrection », s’est en effet révélé un adversaire plus coriace que prévu pour les charognards américano-sionistes. Aujourd’hui la guerilla ba’athiste, l’ « Intifada de Saddam » - dixit un rapport de la CIA-, met en échec la politique néocoloniale yankee.

En s’attaquant au Ba’ath syrien, tout aussi résolu que son jumeau irakien, Washington peut s’attendre à de nouvelles déconvenues.

Nos camarades syriens du quotidien « AL BA’ATH » soulignent dans leur éditorial de ce 6 octobre que la coïncidence entre « la commémoration de la victoire arabe du 6 octobre 1973 et le raid israélien contre le territoire syrien, prouvent, si besoin était, la nécessité de renforcer l'esprit d'Octobre. (…) Car la victoire en 1973 n'aurait pas eu lieu sans la coopération, la concertation et l'unité des Arabes. Aujourd'hui, la situation nécessite le renforcement de l'esprit militant et résistant né de la victoire de 1973… ». Ils en appellent à « la solidarité arabe, actuellement plus nécessaire que jamais ».

Quant aux patriotes européens, arabes ou africains, au PCN comme ailleurs, leur devoir est de soutenir sans réserve les pays de la ligne de Front, Syrie et Libye, et les Résistances irakienne et palestinienne.

Aujourd’hui plus que jamais, le front de la Cause des Peuples passe par le Proche-Orient.

 

Luc MICHEL

(Sources et origines des citations : Al-Ba’ath (Syrie), AP, Reuters, Teshreen (Syrie), Le Figaro, Al-Ahram Hebdo, Dar Al Hayat)

 

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