PCN-INFOS

Le réseau d'information téléphonique du PCN

 

PCN-Infos du 30 septembre 2003

 

DESCENTE DANS LES ENFERS DE LA POLITIQUE :
LE VRAI VISAGE DE LA HAINE SIONISTE

 

Le Sionisme ce n’est pas seulement les soudards de l’Armée d’occupation israélienne, où les campagnes d’intimidation et de diffamation d’une certaine presse.

Ni les belles paroles de fraternité hypocrite de certains militants sionistes sur les plateaux de TV.

C’est aussi et surtout une idéologie intolérante, qui pratique le colonialisme en Palestine occupée et la haine ailleurs. A commencer contre les Juifs qui refusent l’assimilation à l’idéologie sioniste.

 

AUX SOURCES DE L’ « ISLAMOPHOBIE »

L’actualité nous le rappelle. Un webmestre sioniste radical est en effet jugé à Paris. Le responsable du site « amisraelhai.org », Alexandre ATTALI, comparaît pour "incitation à la haine raciale", à la suite de plaintes du MRAP et d'autres personnalités, qui l'ont accusé de publier des textes racistes et d'appeler à des violences contre des personnalités dont les noms "identifiés comme juifs" sont signalés par une étoile de David !

Ce site Internet sioniste radical « amisraelhai.org » ("le peuple d'Israël vit", en hébreu) avait mis en ligne une liste de personnalités, coupables selon lui de soutenir la « Coordination des appels pour une paix juste au Proche-Orient » (CAPJPO), une association qui avait lancé avec une trentaine d'autres, un appel au boycott des produits israéliens.

Le CAPJO est la cible permanente des milieux sionistes, dits « modérés ». Ce qui a incontestablement créé un climat favorable aux dérives violentes des « radicaux ».

Alexandre ATTALI appelait les internautes à infliger « crachats et coups de battes de base-ball » à certaines personnalités d'origine juive, des noms précédés du commentaire suivant : « Cette liste fait désormais l'objet d'une nouvelle rubrique du site, destinée à boycotter toutes les vermines anti-juives. [...] Nous vous encourageons à boycotter leurs livres, films, travaux, etc. Ceux que nous avons identifiés comme juifs voient une étoile de David accolée à leur nom : non seulement ils méritent d'être boycottés, mais nous vous encourageons, si jamais vous les croisez, à leur dire verbalement et même gestuellement, tout le bien que vous pensez d'eux : un crachat ou même un bon coup de batte de base-ball dans la mâchoire, contribuera peut-être à remettre en place leur esprit tordu. »

 

LA DERIVE DU SIONISME RADICAL

« amisraelhai.org » est loin d’être une exception. Un autre site sioniste radical, celui du « Comité pour une information juive authentique » (CPIAJ) continue à publier librement des appels à l'élimination des ennemis d'Israël, un contenu pourtant très proche ce celui d’ATTALI, voire encore plus violent.

Le CPIAJ affiche d'ailleurs son soutien à ATTALI, « victime des propagandistes déchétophiles et des déchets de francekipu » (sic). Les deux sites avaient publié conjointement une liste des personnalités, accusées d'avoir appelé au boycott de produits israéliens, à l'origine de la plainte contre Amisraelhai. Cette liste est toujours disponible sur le site du CPIAJ, dans une mouture certes expurgée des étoiles de David et appels aux "coups de batte de base-ball" de sa version originale, mais qui conserve les annotations d'origine. Ainsi est-t-il vivement conseillé de "cracher à la gueule", "en attendant mieux", de Stanislas TOMKIEWICZ, chercheur à l'Inserm et "survivant, hélas, du ghetto de Varsovie", décédé en janvier 2003.

Une autre page propose de "connaître" certaines personnalités "avant de les éliminer". Parmi ces "collabo-propagandistes nuisibles", se trouvent l'écrivain Michel DEL CASTILLO pour une tribune dans « LE MONDE », la journaliste Catherine NAY d' « EUROPE-1 », ou encore la Ministre française de l'Ecologie Roselyne BACHELOT, coupable d’avoir soutenu l’Irak ba’athiste.

Mélangeant insultes, appels au meurtre et propos racistes - le terme arabe est systématiquement remplacé par celui de "déchet" - le CPIJA voit, à la différence d' « Amisraelhai », une "seule lueur d'espoir, la multiplication des sites de résistance et l'augmentation de leur fréquentation".

La page de liens du CPIAJ semble effectivement prouver une vitalité certaine de la mouvance sioniste radicale sur le web : aux côtés de sites violents anti-palestiniens ou de soutien inconditionnel à l'armée israélienne, se trouvent en effet des sites à tendance raciste ou ultra-nationaliste comme SOS-Racaille, Top Racaille ou encore Algérie française. Ceux-ci liés à l’extrême-droite identitaire, celle issue notamment de l’ex « Unité Radicale » dissoute en 2002 après un attentat raté contre Jacques Chirac.

 

QUAND LE SIONISME VIRE A L’ANTISEMITISME

Le procès d’ATTALI, d'origine juive, a été marqué par un incident avec des menaces contre des témoins, dont l'ancien président de Médecins sans frontières (MSF), Rony BRAUMAN.

"J'étais en train de donner une interview à Canal+ (à l'extérieur de la salle) quand un groupe d'une quinzaine de personnes, dont la plupart assistaient au procès, nous ont encerclés. Des insultes ont commencé à fuser « Kapo, Eichmann-Brauman, Kapo on aura ta peau »", a raconté M. BRAUMAN à la barre du tribunal correctionnel de Paris.

Un journaliste israélien Michel WARSCHAVSKI a également affirmé avoir été menacé par de jeunes militants juifs extrémistes de la « Ligue de défense juive » qui l'ont traité de "kapo, sale juif" et lui ont lancé "Auschwitz n'est pas fini".

"Nous étions le gibier du gouvernement de Vichy qui nous a marqués d'une étoile jaune. Quand j'ai vu qu'on accolait à nouveau à mon nom une étoile, j'ai trouvé que c'était épouvantable de revenir à de telles discriminations", a confié au tribunal Eva TICHAUER, une ancienne déportée de 85 ans.

"Cet antisémitisme là est l'enfant naturel de l'islamophobie", a pour sa part estimé l'avocat de Rony BRAUMAN et de Mireille MENDES-FRANCE, Jean-Yves HALIMI, condamnant un discours qui "prône la haine des siens en raison de ce qu'ils pensent".

 

EXTREME-DROITE « IDENTITAIRE » ET SIONISTES RADICAUX :
L’ALLIANCE INFERNALE

Nous évoquions les  liens tissés entre l’extrême-droite et les sionistes au nom de l’Islamophobie.

Un phénomène importé des USA – car les « identitaires » - lisez racialistes - ne sont qu’une pâle copie de l’extrême-droite racialiste américaine. Aux Etats-Unis où les néo-conservateurs au pouvoir avec le régime de Bush – c’est-à-dire l’extrême-droite religieuse a fait alliance avec l’extrême-droite sioniste américaine et la droite israélienne regroupée derrière Sharon et le « Likoud ».

Ce n’est pas nouveau. La collaboration de l’extrême-droite française avec les sionistes radicaux était une tradition depuis les Années 60. Et il a fallu les dérapages de Le Pen, qui fut longtemps pro-israélien, pour y mettre un terme provisoire. On a en effet oublié la collaboration du « BETAR » avec « Ordre Nouveau » ou encore les campagnes pro-sionistes de « MINUTE ».

 

QUAND LES SIONISTES « REVISIONNISTES »
COLLABORAIENT AVEC LES NAZIS

Un phénomène qui rappelle – et ce n’est pas un hasard – les Années 30, qui virent une partie du Sionisme – celle dont le « Likoud » est directement issu – faire alliance non seulement avec l’Italie fasciste, mais aussi et surtout avec les Nazis. Les historiens ont depuis éclairé la collusion entre les Nazis et l’aile fasciste du Sionisme, celle des « révisionnistes » (1), terme poli pour désigner l’extrême-droite sioniste qui suivit les enseignements de Vladimir Jabotinski (1880-1940), le fondateur du BETAR et de l’IRGUN, le maître des Begin, Shamir et autres Sharon, l’idéologue du « Grand Israël du Nil à l’Euphrate » issu de « la colonisation de masse ».

Ces « sionistes-révisionnistes », grands admirateurs par ailleurs de Mussolini, firent plus que se compromettre avec le Reich hitlérien et la SS, allant jusqu’à faire porter dans l’Allemagne d’après 1933 la chemise brune ornée d’un brassard à étoile de David à leurs formations de jeunesse, avec la bénédiction des bâtisseurs d’Auschwitz. On oublie trop souvent cette face sombre du Sionisme et ces complicités odieuses.

 

ZEEV STERNHELL :
QUAND LE SIONISME VIRE AU « NATIONALISME INTEGRAL »

Le phénomène de fascisation du Sionisme n’est pas récent. Dès mai 1988, dans « GLOBE » (numéro spécial. Les 40 ans de l’Etat hébreu), l’historien israélien Zeev STERNHELL, spécialiste du Fascisme, dressait le constat de l’inquiétante mutation du Sionisme sous le titre « Le nationalisme intégral ». Un titre non innocent qui renvoie le Sionisme à une parenté sulfureuse avec la doctrine de MAURRAS, en France, l’un des piliers de l’extrême-droite française, en qui STERNHELL voit un « précurseur du Fascisme » !

 « L’élément national s’imposera-t-il au détriment de l’idée d’une société juste, égalitaire … 1967, où est ta victoire ? » s’interrogeait STERNHELL, qui ajoutait « Depuis la guerre de Six jours, l’alliance du nationalisme et de la religion, le fardeau des territoires font peser autant de menaces sur la démocratie » et dénonçait la « montée d’une certaine intolérance voire d’une inclinaison pour certaines formes d’autoritarisme au sein de la jeunesse ».

Lire STERNHELL éclaire la dérive des Sionistes, que ce soit dans la construction de l’Apartheid israélien où dans la montée de la haine en France : « Le Nationalisme israélien a subi un bouleversement en profondeur. Il est devenu extrémiste, intégral (pour reprendre une catégorie bien française). A n’en pas douter, 1967 constitue un pivot et la victoire des Six jours représente un véritable désastre national : cette guerre … nous a plongé dans une situation coloniale qui ne fait qu’alimenter ce nationalisme intégral qui nous devient propre. Ce phénomène, toutefois, plonge ses racines dans l’histoire du sionisme, comme mouvement national (…)

Au risque d’écorner la légende, j’affirme que David Ben Gourion porte une part de responsabilité personnelle dans ce processus … il a laissé l’élément national s’imposer au détriment de l’idée d’une société juste, égalitaire, meilleure. Lorsque 1967 survient, tout est donc en place pour une mutation mentale qu’alimentent le nationalisme et la religion. Prétendre alors constituer une société différente faisait désormais sourire. « Sionisme ! », disait-on naguère, en manière d’ironie, avant que le terme ne revêtit la coloration nationaliste et néo-messianique qu’il affiche aujourd’hui (…) Aujourd’hui, nationalisme et extrémisme religieux se nourrissent l’un l’autre (…)

Il va sans dire que l’occupation de la Cisjordanie porte atteinte non seulement aux droits des Palestiniens mais aux fondements de notre démocratie. Une société démocratique ne peut voir s’instaurer sans dommages deux catégories d’hommes en son sein. »

 

SIONISME RIME AVEC RACISME ET COLONIALISME

STERNHELL est loin d’être le seul intellectuel juif à dénoncer le racisme sioniste. « Nous devons admettre que le mouvement sioniste, en se présentant comme le mouvement de libération nationale du peuple juif, contribue à entretenir la confusion entre l'appartenance à la communauté ou au peuple juif, l'adhésion à l'idéologie sioniste et le soutien inconditionnel à la politique des dirigeants israéliens », écrivent des intellectuels juifs dans « LE SOIR » (Bruxelles, mai 2002)

« Toute l'ambiguïté du sionisme, c'est qu'il renferme dès l'origine à la fois un mouvement de libération nationale et un mouvement colonial. En ce sens, il comporte une part de racisme  », dénonce Rony BRAUMA, ancien président de Médecins sans frontières, dans LE MONDE (mai 2002)

« Le « Grand Israël », synthèse presque achevée de la théocratie, du colonialisme et de la discrimination ethnique est déjà une réalité concrète, édifiée étape par étape », écrivait déjà Simone Bitton dans « LE MONDE DIPLOMATIQUE », en octobre 1991.

 

LA TRAHISON DE LA MEMOIRE

La haine commune des néo-nazis et des sionistes, qui aurait cru revoir cela à l’aube du 3e Millénaire, six décennies après Auschwitz ?

Car le sionisme, après avoir utilisé le génocide du peuple juif pour justifier le colonialisme israélien, n’hésite plus à trahir la mémoire et l’histoire.

Nous dénoncions dans un précédent éditorial le silence des associations juives sur l’impudent discours d’Auschwitz de Georges BUSH, alors que la fortune de la famille Bush provient en grande partie de l’exploitation des juifs dans les camps nazis.

L’attitude des associations juives dans cette affaire est par ailleurs indéfendable, écrivions-nous, citant le « RESEAU VOLTAIRE » : « aucune association de survivants n'a dénoncé l'indécence de M. Bush venant se recueillir à Auschwitz alors qu'une partie de l'héritage qu'il a reçu de son grand-père, Prescott Bush, provient précisément de l'exploitation d'une usine installée à Oswiecim et fonctionnant en réduisant en esclavage les prisonniers du camp d'Auschwitz (…) aujourd'hui, où l'administration Bush est la principale alliée du gouvernement Sharon, des associations défendant la mémoire des victimes du IIIème Reich ont décidé de fermer les yeux et de se taire » (2)

 

LES COMPLAISANCES SIONISTES POUR LES « NEGATIONNISTES » UTILES

Ce silence n’est pas isolé. « A new York, une organisation juive veut décerner un prix à Berlusconi : ce qui suscite de vives réactions » écrit « LA REPUBBLICA » (21 septembre 2003)  

« Franco Modigliani, Paul A. Samuelson et Robert L. Solow, tous trois professeurs émérites à l'Institut de Technologie du Massachusetts, expriment leur désaccord sur le prix qui doit être décerné par une organisation juive à Berlusconi, à New York. L'organisation juive veut en effet récompenser le Premier ministre italien pour son soutien à Israël et à Ariel Sharon », commente « PROCHE-ORIENT INFOS », un site sioniste.  « Or les trois professeurs définissent cet acte « comme une erreur pour les juifs, pour l'Italie, pour les États-Unis et aussi pour Israël. Ceux qui connaissent l'histoire ne peuvent qu'être choqués. Pour ne parler que d'évènements récents, rappelez-vous simplement les derniers propos de Berlusconi sur Mussolini (« Mussolini n'a jamais tué personne. Il envoyait les exilés en vacances hors d'Italie »). ».

Mais « PROCHE-ORIENT INFOS » reste étrangement muet sur cette association juive. Il s’agit d’une fondation liée directement à l’ « Anti Defamation League », proche du Rabin extrémiste KAHAN. Dont le parti a été interdit en Israël pour avoir été un peu trop loin dans le racisme anti-arabe et l’appel au meurtre. C’était il y a quelques années, quand Israël se voulait encore un état de droit.

La Fondation, interrogée sur le bien fondé de la remise de ce prix à un chef de gouvernement ayant tenu quelques jours plus tôt des propos falsifiant l¹histoire du peuple juif et de ses souffrances (ce qui est très exactement du négationnisme), a répondu que « l¹important était le soutien de Berlusconi à la politique de l¹Etat d¹Israël ». Berlusconi lui-même ne venait-il pas de déclarer sans pudeur à un meeting de l’ADL que « l’antisionisme c’est de l’antisémitisme » (3).

Conclusion ahurissante : pourvu que vous soyez pro sioniste, vous pouvez vous laisser aller à tenir les propos négationnistes les plus débridés.

Un intellectuel juif, Zvi Schuldiner, a crié son indignation légitime dans le quotidien italien « IL MANIFESTO » : « Mais il suffit que Monsieur Berlusconi se prononce contre la terreur et appuie la politique criminelle de Sharon, pour qu¹il soit bien vu par de nombreux juifs qui, pour les le piège facile et dangereux de l¹appui inconditionnel à la politique du gouvernement israélien. La Anti-defamation League, qui luttait au nom de l¹histoire, a oublié l¹histoire. Pire encore, elle a oublié toute notion de honte. Donner un prix à ce Berlusconi, nouvel historien du fascisme, équivaut à cracher sur la mémoire des victimes, cracher sur les camps d¹extermination. C¹est simplement une honte ! ».

Une honte que renforce le silence des professionnels sionistes de l’anti-fascisme journalistique – celui qui n’a jamais fait reculer un seul néo-nazi – les pro-sionistes de « RésistanceS » et autre « Ral’l Front ».

 

DANS LES POUBELLES DE LA POLITIQUE

Il y aussi d’autres convergences, plus obscures, à l’odeur fétide. Celle des milieux barbouzards issus de l’ex « Unité Radicale », où l’on souffle à la fois le chaud – un antisémitisme dissimulé en faux antisionisme – et le froid, la collaboration avec les sionistes.

Deux exemples sont significatifs.

Quelques jours avant le procès d’« amisraelhai.org », on jugeait aussi à Paris un militant étiqueté néo-nazi, Florian Scheckler, qui avait projeté de commettre un attentat-suicide à la Grande mosquée de Paris. Florian Scheckler fréquentait les organisations de jeunesse d'extrême droite et le milieu catholique intégriste de l'église de Saint-Nicolas-du-Chardonnet. Il voulait «déclencher une nouvelle guerre de religion» en France. C'était une connaissance de Maxime Brunerie, qui avait tiré sur Jacques Chirac le 14 juillet 2002 et un membre d’ « Unité Radicale ».

Mais l’ombre du personnage mérite sa part de lumière. La « LETTRE DE DIFFUSION DU FN » (26 septembre 2003), toute heureuse de dédouaner les amis de Le Pen,  apporte en effet d’intéressantes précisions : « Il est à noter que les dépêches d’agence –Afp et Reuters- relatant certains éléments du dossier évoqué lors des débats ont été soigneusement expurgés. Certes, quelques journaux ont noté que Trouchaud-Sheckler s’était adressé, vainement, au BETAR, un groupuscule extrémiste sioniste, pour obtenir des explosifs. Mais son ascendance juive et la relation homosexuelle qu’il entretenait avec un skinhead, ont été passées à la trappe, cela faisait apparemment tâche dans le décor et ne devaient pas intéresser les lecteurs de nos medias consensuels... Ajoutons qu’à notre connaissance, seule la lettre d’informations confidentielles Faits et Documents, dans son édition du 15 au 28 février 2003, a évoqué les liens étroits entre Scheckler-Trouchaud et « Adeline Rimoux, fille de Lionel Rimoux, chef de cabinet du ministre de la justice Dominique Perben, laquelle avait déjà fourni un pistolet automatique à l’un des camarades nationalistes (de Brunerie et de Trouchaud-Sheckler) qui devait se suicider avec en octobre 2002 »… ».

Le second exemple suscitera de salutaires interrogations. Il concerne le gourou du « Réseau Radical », l’un des deux groupuscules issu d’ « Unité Radicale ». Au « Réseau » on cultive un antisionisme radical, une certaine islamophilie, une admiration affichée pour l’Iran de Khomeyni. La librairie en ligne du « Réseau » vend, elle, les classiques du néo-nazisme et du négationnisme. Un seul détail fait tâche dans tout cela : le gourou en question, outre de solides relations dans la presse sioniste, était marié à une française de confession israélite et a fait son voyage de noce à Tel-Aviv.

Tout ce monde immonde, où la haine - et parfois la haine de soi - sert de ciment, disqualifie définitivement le sionisme.

Et confirme pourquoi l’Assemblée générale de l’ONU, au temps où celle-ci n’était pas un gadget aux mains des USA, considérait le 10 novembre 1975 « QUE LE SIONISME EST UNE FORME DE RACISME ET DE DISCRIMINATION RACIALE ».

 

Luc MICHEL

(Citations et sources : AFP, REUTERS, PROCHE-ORIENT INFO, GLOBE, LE SOIR, LE MONDE, LE MONDE DIPLOMATIQUE, RESEAU VOLTAIRE, LA REPUBBLICA, IL MANIFESTO)

 

NOTES ET RENVOIS :

(1) cfr. Notamment : 
Marius Schattner, HISTOIRE DE LA DROITE ISRAELIENNE DE JABOTINSKI A SHAMIR, Ed. Complexe, Et Justin Raimondo, “Israel's taliban, the rising tide of Israeli extremism”, (ANTIWAR.COM)BEHIND THE HEADLINES, 17 mai 2002.
(2) Luc MICHEL, “PROPAGANDE ET REVISIONNISME HISTORIQUE A WASHINGTON”, PCN-INFOS HEBDO, 16 septembre 2003.
Texte complet sur : http://www.pcn-ncp.com/PIH/pih-030916.htm 
Lire aussi : Toby ROGERS, « LA FORTUNE DES BUSH ENTACHEE DU SANG DES DEPORTES », http://perso.cs3i.fr/do/textes/PrescottBush.htm 
(3) Fred MAZELIS, “The ADL and Berlusconi: honoring a “flawed” friend of Zionism”, WSWS, 25 September 2003.

 

DOCUMENT
Assemblée générale de l’ONU – 1975 :
« LE SIONISME EST UNE FORME DE RACISME
ET DE DISCRIMINATION RACIALE »

L’Assemblée » générale, rappelant sa résolution 1904 (XVIII) du 20 novembre 1963, dans laquelle elle a proclamé la Déclaration des Nations Unies sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale et notamment, a affirmé que « toute doctrine fondée sur la différenciation entre les races ou sur la supériorité raciale est scientifiquement fausse, moralement condamnable et socialement injuste et dangereuse » et s’est déclarée alarmée devant « les manifestations de discrimination raciale qui se constatent encore dans le monde, dont quelques-unes sont imposées par certains gouvernements au moyen de mesures législatives, administratrices ou autres ».

Rappelant également que, dans sa résolution 3151 G (XXVIII) du 14 décembre 1973, l’Assemblée générale a condamné en particulier l’ « alliance impie entre le racisme sud-africain et le sionisme ».

Prenant note de la Déclaration de Mexico de 1975 sur l’égalité des Femmes et leur contribution au développement et à la paix, proclamée par la Conférence mondiale de l’Année internationale de la femme, tenue à Mexico du 19 juin au 2 juillet 1975, qui a promulgué le principe selon lequel « la coopération et la paix internationale exigent la libération et l’indépendance nationales, l’élimination du colonialisme et du néo-colonialisme, de l’occupation étrangère, du sionisme, de l’apartheid et de la discrimination raciale sous toutes ses formes, ainsi que la reconnaissance de la dignité des peuples et de leur droit à l’autodétermination ».

Prenant note également de la résolution 77 (XII) adoptée par la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Organisation de l’Unité africaine, à sa deuxième session ordinaire, tenue à Kampala du 28 juillet au 1er août 1975, qui a estimé « que le régime raciste en Palestine occupée et les régimes racistes au Zimbabwe et en Afrique du Sud ont une origine commune, constituent un tout et ont la même structure raciste et sont organiquement liés dans leur politique tendant à la répression de la dignité et l’intégrité de l’être humain ».

Prenant note également de la Déclaration politique et de la stratégie pour renforcer la paix et la sécurité internationales et renforcer la solidarité et l’aide mutuelle des pays non alignés, adoptée à la Conférence des ministres des affaires étrangères des pays non alignés, tenue à Lima du 25 au 30 août 1975, qui a très sévèrement « condamné le sionisme comme une menace à la paix et à la sécurité mondiales et a demandé à tous les pays de s’opposer à cette idéologie raciste et impérialiste ».

CONSIDERE QUE LE SIONISME EST UNE FORME DE RACISME ET DE DISCRIMINATION RACIALE.

(2400E Séance plénière - 10 novembre 1975.)

 

*****

Lire aussi :

 PCN-Infos du 29 juillet 2003
L'ESCROQUERIE DE LA "FEUILLE DE ROUTE"
ET AUTRES "PLANS DE PAIX" AMERICANO-SIONISTE :
LE PROJET SIONISTE S'OPPOSE
A TOUTE PAIX DURABLE EN PALESTINE !

PCN-Infos du 22 juillet 2003
POUR EN FINIR AVEC LE MYTHE
DE LA "DEMOCRATIE ISRAELIENNE" !

PCN-Infos du 07 octobre 2002
DIRE NON A L'APARTHEID ET A LA COLONISATION SIONISTE EN PALESTINE !

PCN-Infos du 15 juillet 2002
ATTENTAT CONTRE JACQUES CHIRAC : 
QUI SE CACHE DERRIERE " UNITE RADICALE " ? QUI PROTEGE " UNITE RADICALE " ?

PCN-Infos du 01 avril 2002
ENSEMBLE, LUTTONS POUR LA VICTOIRE DE LA PALESTINE !

PCN-Infos du 11 mars 2002
HALTE A LA PROPAGANDE SIONISTE EN EUROPE !

PCN-Infos du 21 mai 2001
LE VRAI VISAGE D'ISRAËL : GUERRE COLONIALE ET CRIMES DE GUERRE

 

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