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PCN-Infos du 16 septembre 2003

 

PROPAGANDE ET REVISIONNISME
HISTORIQUE A WASHINGTON :
LE PRESIDENT SADDAM HUSSEIN
N'A JAMAIS "GAZE DES KURDES" A HALABJA !

 

Powell, en visite en Irak, a évoqué l'attaque chimique de Halabja, à l’occasion de l’inauguration d’un « Mémorial » par les forces d’occupation yankee et leurs Kollabos kurdes. Et à nouveau les grandes orgues de la propagande yankee se déchaînent.

Jamais autant que dans ce cas exemplaire les mediamensonges de la presse occidentale n’ont été aussi évidents.

Car à Halabja, crime de guerre honteusement exploité par les impérialistes occidentaux et leurs mercenaires féodaux kurdes, c’est l’Armée iranienne qui a gazé le village kurde ! Et dans le cadre d’une opération militaire, Halabja se trouvant alors sur la ligne de Front ! Il ne s’agit donc pas de « représailles contre des populations civiles ». Et tout le monde le sait. 

 

LE MYTHE DU SOUTIEN OCCIDENTAL ET AMERICAIN
A SADDAM HUSSEIN LORS DE LA GUERRE CONTRE L’IRAN

Le massacre de Halabja à l'arme chimique remonte à mars 1988, soit à la fin de la guerre Iran-Irak, à une époque où les Américains, avec à leur tête le président républicain Ronald Reagan, étaient engagés en plein « Irangate ». C’est-à-dire qu’ils aidaient et armaient, en compagnie de leurs complices israéliens, les fondamentalistes chiites iraniens.

A ce sujet, il faut aussi dénoncer un autre mediamensonge, selon lequel ce seraient les Etats- Unis qui auraient armé l'Irak. En fait, le « STOCKHOLM INTERNATIONAL PEACE RESEARCH INSTITUTE » a montré qu'entre 1973 et 2002 l'Union soviétique puis la Russie ont fourni 57% des armes importées par Bagdad, la France 13% et la Chine 12%, contre 1% pour les Etats-Unis et moins encore pour la Grande-Bretagne !!!

Saddam a toujours été anti-américain, favorisant après la Révolution du 17 juillet 1968 le rapprochement avec l’URSS et la France gaulliste – la politique du Ba’ath irakien étant alors vue comme un « Gaullisme arabe ». L’Irak ba’athiste sera ainsi le premier état arabe à reconnaître la DDR.

Le « soutien des USA à l’Irak dans la guerre contre l’Iran islamiste » est un mythe, du autant à la propagande occidentale qu’à l’inculture historique de nombreux journalistes. Kissinger affirmera, avec son cynisme habituel, qu’il fallait « laisser les deux adversaires s’entretuer ».

 

LA VERITE SUR HALABJA EST BIEN CONNUE :
IL S’AGIT D’UN CRIME DE GUERRE IRANIEN !

La vérité sur Halabja est en effet bien connue depuis le début des Années 80. Et la presse aux ordres du Pentagone ment sciemment.

Voici ce qu’écrit à ce sujet le « RESEAU VOLTAIRE » : « Le 16 mars 1988, en pleine guerre Iran-Irak, 5 000 Kurdes du village d'Halabja, situé dans le Kurdistan irakien, sont tués par des gaz. Mais les seules informations dont nous sommes sûrs est qu'une bataille entre l'Iran et l'Irak a eu lieu dans la zone d'Halabja, que les deux camps ont utilisé des gaz de combat interdits et que des civils kurdes, pris entre deux feux, ont été tués par ces gaz. En mars 1988, le massacre d'Halabja n'avait pas soulevé de protestation de la communauté internationale. A l'époque, il était admis que les civils avaient été tués « collatéralement » à la suite d'une erreur de maniement des gaz de combat. Deux ans plus tard, lorsque la guerre Irak-Iran prit fin et que les Occidentaux cessèrent de soutenir Saddam Hussein, le massacre d'Halabja fut attribué aux Irakiens ».

Un rapport classifié de l' « ARMY WAR COLLEGE » (USA) démontra, en 1990, que cette imputation était peu crédible. Le « WASHINGTON POST » du 4 mai 1990 le résuma en ces termes : « L'affirmation iranienne du 20 mars [1990] selon laquelle la plupart des victimes d'Halabja ont été empoisonnées par du cyanide a été considérée comme un élément clé [...]. Nous savons que l'Irak n'utilise pas de gaz cyanide. Nous avons une très bonne connaissance des agents chimiques que les Irakiens produisent et utilisent, et nous savons ce que chacun ne fait pas. »

Récemment, Stephen C. Pelletiere, analyste politique pour l'Irak à la CIA pendant la guerre Iran-Irak, puis professeur à l'A « Army War College » qui participa à la rédaction du rapport, en confirma les conclusions. Il rappela dans le « NEW YORK TIMES » que «  le massacre d'Halabja était un crime de guerre, commis par l'armée iranienne, et non un crime contre l'humanité commis par l'armée irakienne. Et, qu'en aucun cas, il ne s'est agit de l'assassinat délibéré de populations civiles ».

 

L’ARMEE IRAKIENNE N’A JAMAIS UTILISE DE GAZ
PENDANT LA BATAILLE DE HALABJA

Dans son livre « IRAK, LA GUERRE PERMANENTE – ENTRETIENS AVEC TAREK AZIZ » (1), le journaliste Patrick DENAUD pose la question suivante au vice-président irakien : « Avez-vous utilisé des gaz mortels contre les villages kurdes, notamment à Halabja, en mars 1988 ? »

« Tout d'abord, répond Tarek Aziz, le gaz n'a pas été utilisé contre des civils. Dans les documents filmés à Halabja, le nombre des cadavres civils ne dépasse pas les doigts de la main. Tout cela pour la bonne et simple raison que le village était sur le front contre les Iraniens, et que les civils l'avaient évacué. Le village était vidé de ses habitants, depuis longtemps. Les Iraniens l'ont occupé, avec l’aide de Jalal Talabani [chef de l'Union patriotique du Kurdistan]. Halabja a été bombardé par des bombes classiques, en tant que site militaire, pas en tant que village. Ceux tués par les Irakiens ont péri dans des bombardements classiques, non par le gaz ».

 

MENSONGES YANKEE ET HYPOCRISIE KURDE

Le choix de Powell de se rendre à Halabja n'a rien d'innocent, les Etats-Unis ayant souvent cité ce massacre comme une « preuve » que l'Irak s'était dotée d'armes de destruction massive. La question de ces armes a été mise en avant pour justifier l'invasion de l'Irak fin mars mais, depuis lors, aucune arme biologique, nucléaire ou chimique, pas plus que la preuve d'un programme de fabrication, n'a été trouvée.

Présent à la cérémonie au mémorial, Djalal Talabani, surnommé « le roi des mercenaires », chef de l' « Union patriotique du Kurdistan » (UPK), dont les troupes sont entraînées par Israël, a eu des mots élogieux pour la politique actuelle des Américains: "Je suis fier qu'après tant d'années de solitude dans notre combat, nous ayons en vous des amis", a-t-il dit à Powell.

Talabani a pourtant une part de responsabilité importante dans le crime de guerre iranien de Halabja, puisque ses troupes de l’UPK combattaient aux côtés des « Gardiens de la Révolution » islamistes, qui ont utilisé l’Arme chimique dans la bataille pour le contrôle de la ville.

Talabani et Massoud Barzani, chef du « Parti démocratique kurde » (PDK), qui se sont entretués pendant trois décennies, au service de tous les impérialismes étrangers rivaux, font partie des cinq représentants kurdes du Conseil de gouvernement irakien, le gouvernement fantoche pro-américain, les Quislings de Bagdad, qui compte 25 membres, mis en place en juillet par le Gauleiter yankee Bremer.

Pour situer Barzani, rappelons qu’en août 1996 il avait fait appel à Saddam Hussein – le Nord de l’Irak étant détaché de l’autorité de Bagdad depuis 1991 et placé par Washington en « zone d’exclusion » - « pour rétablir l’ordre à Erbil et empêcher Talabani, soutenu par Washington … et l’Iran, de contrôler tout le Nord de l’Irak » (2) !

« C'était en 1996. Les troupes de Saddam avaient prêté main-forte au dirigeant kurde pour chasser la faction rivale, celle de Jalal Talabani, et les 200 à 300 militants de Chalabi (Ndla : le Quiling irakien, favori de la CIA et du lobby sioniste) terrés dans les montagnes. Qu'il était seul, à ce moment-là, le favori de Washington, malgré une manne d'au moins 60 millions de dollars ! La presse américaine avait même parlé de « plus grand fiasco de la CIA depuis la Seconde Guerre mondiale ». »

 

LE REVISIONNISME DES NEO-CONSERVATEURS

Halabja est un bon exemple du révisionnisme historique pratiqué à Washington. Le régime Bush est particulièrement en porte-à-faux sur ce sujet.

Dans le cadre d’une visite tapageuse à Auschwitz, Bush, avec un culot monstre – les néo-conservateurs en ont tous – dénonça comme « révisionnistes » ceux qui refusaient la version impérialiste américaine de l’histoire. La visite de George Bush a en effet fourni une occasion au président des États-Unis « d'instrumentaliser l'Histoire et de justifier son action à coup de simplifications et d'amalgames » (3).

« Cela nous rappelle également de manière forte que le monde civilisé ne doit jamais oublier ce qu'il s'est passé à cet endroit », a déclaré sans honte le président américain, qui a déposé une gerbe au pied du monument célébrant la mémoire des prisonniers politiques polonais victimes des nazis. A des journalistes qui l'interrogeaient, peu avant son départ de Washington, il avait cité l'Holocauste comme « l'une des plus grandes leçons du passé » « sur la présence du mal dans le monde ». « Nous devons affronter le mal quand nous le débusquons », a encore déclaré le président américain, à la télévision polonaise. S'adressant sur place à la presse, George W. Bush a évoqué « les millions » de personnes qui furent assassinées à Auschwitz II. Puis, prononçant un discours à Cracovie, il s'est félicité de la victoire de son pays sur le nazisme et sur « l'impérialisme communiste ». Il a établi un parallèle entre l'invasion de la Pologne par le IIIème Reich et les attentats du 11 septembre aux États-Unis, et un autre parallèle entre les nazis d'une part et les Taliban et le régime de Saddam Hussein d'autre part » (4).

Curieusement, les propos de George W. Bush n'ont pas soulevé de polémique. « Tout se passe comme s'il importait peu qu'il réduise la « solution finale » au seul complexe d'Auschwitz, qu'il oublie que le camp a été libéré par les Soviétiques, et qu'il efface toute distinction entre la « solution finale » et les crimes de dictatures », écrit encore le « RESEAU VOLTAIRE » (5).

 

LA FORTUNE DES BUSH PROVIENT DE
L’EXPLOITATION DES CAMPS NAZIS

Le führer yankee avait perdu là une bonne occasion de se taire, comme le rappelait le « RESEAU VOLTAIRE » (6) :

« George et Laura Bush se sont recueillis, le 31 mai 2003, à Auschwitz II-Birkenau. Le camp, construit en 1940, est devenu, en 1942, le principal centre d'extermination du IIIème Reich. Entre 1 100 000 et 1 500 000 personnes y furent assassinées. Des détenus furent aussi exploités comme main d'œuvre gratuite par les compagnies liées au régime nazi. C'est ainsi que prospéra à Oswiecim une usine appartenant à Prescott Bush, le grand-père de l'actuel président des Etats-Unis. Ce dernier a accepté sans états d'âme d'hériter du sinistre patrimoine (…) George W. Bush est le troisième président états-unien à visiter un camp d'extermination nazi. Gérald Ford s'était lui aussi rendu à Auschwitz, en 1975, et Ronald Reagan à Bergen-Belsen, en 1985. A cette occasion, le président Reagan visita également le cimetière de Bitburg où il se recueillit sur les tombes de quarante-huit Waffen SS, suscitant une polémique internationale sur sa volonté d'honorer pareillement les victimes et les bourreaux. George Bush père se rendit aussi à Auschwitz, mais alors qu'il n'était que le vice-président de Ronald Reagan ».

 

L’INDECENT SILENCE COMPLICE DES SIONISTES

Ce révisionnisme, que ne condamnent aucune de ces « grandes consciences » qui nous donnent des leçons et qui, à l’instar des Glucksman, Bernard-Henry Levy, Adler et autres Klarsfeld, sont si prompt à assimiler abusivement Saddam Hussein, le « De Gaulle arabe » (7), à Hitler, est pourtant particulièrement indécent dans la bouche du Bush.

En effet, « Prescott Bush, ami personnel de nombreux dirigeants du IIIème Reich, multiplia les joint-ventures avec les autorités nazies durant la période 1933-1941. Il continua à « faire des affaires » avec le régime nazi pendant la Seconde Guerre mondiale » (8).

Georges W. Bush n'est aucunement responsable des crimes de son grand-père, nous direz-vous. « Cependant, les profits réalisés par la Consolidated Silesian Steel Company furent gérés par le financier d'Hitler, Fritz Thyssen, jusqu'à sa mort, en Argentine, en 1951. Un million et demi de dollars furent alors récupérés par Prescott Bush, via l'Union Banking Corporation, et placés dans une société anonyme créée pour l'occasion, l'Overby Development Company. À la mort de Prescott, cet argent revint à George Bush père qui en confia la gestion à un homme de confiance, William Farish III (actuel ambassadeur des Etats-Unis à Londres), lui-même petit-fils du financier états-unien de la société IG Farben qui fabriqua le gaz mortel utilisé dans les chambres d'Auschwitz. En 1980, George Bush père, ayant été élu à la vice-présidence des États-Unis, organisa sa propre succession de son vivant en donnant sa fortune à un trust appartenant à ses enfants. George W. Bush accepta alors l'argent du crime » (9).

L’attitude des associations juives dans cette affaire est par ailleurs indéfendable : « aucune association de survivants n'a dénoncé l'indécence de M. Bush venant se recueillir à Auschwitz alors qu'une partie de l'héritage qu'il a reçu de son grand-père, Prescott Bush, provient précisément de l'exploitation d'une usine installée à Oswiecim et fonctionnant en réduisant en esclavage les prisonniers du camp d'Auschwitz (…) aujourd'hui, où l'administration Bush est la principale alliée du gouvernement Sharon, des associations défendant la mémoire des victimes du IIIème Reich ont décidé de fermer les yeux et de se taire » (10).

Ainsi l’UPJF (« Union des Progressistes Juifs de France ») n’hésite pas sur son site à propager la rhétorique hypocrite de Bush, déclarant devant les vestiges des chambres à gaz, « qu'Auschwitz et Birkenau devaient permettre de se souvenir de la puissance du mal et de la nécessité de résister face au mal » (11).  La complicité devant un tel mensonge est inacceptable !

Seule la vérité est révolutionnaire, affirmait Lénine.

De Halabja à Auschwitz, les mensonges des néo-conservateurs yankee, dont beaucoup proviennent d’une dérive obscène du Trotskisme, nous rappellent la justesse de notre combat pour la Cause des Peuples.

Et disqualifient définitivement les pesants donneurs de leçons qui confondent prostitution et journalisme.

 

Luc MICHEL

 

Notes et renvois :

(1) Patrick DENAUD, « IRAK, LA GUERRE PERMANENTE – ENTRETIENS AVEC TAREK AZIZ », Ed. du Félin, Paris, 2001.

(2) Gilles MUNIER, « GUIDE DE L’IRAK », Les Guides Picollec, Paris, 2001.

(3), (4), (5), (6),  (8), (10) Thom SAINT-PIERRE, « Leur fortune vient en partie des camps de la mort. Les Bush et Auschwitz, une longue histoire », Réseau Voltaire, 2003.

Textes complets sur : http://www.reseauvoltaire.net/article9723.html

(7) cfr. Charles SAIN­T-PROT, « SADDAM HUSSEIN, UN GAULLISME ARABE », Albin Michel, Paris, 1987.

(9) Ces faits sont parfaitement connus et ont fait l'objet de nombreuses publications, notamment : Wall Street and the Rise of Hitler, par Antony C. Sutton, 1976 ; Trading with the Enemy, An Expose of the Nazi-American Money Plot 1939-1944, par Charles Higham, Delacorte Press éd., 1983 ; George Bush, The Unauthorized Biography, par Webster Griffin Tarpley et Anton Chaitkim ; The Secret War Against the Jews, par John Loftus et Mark Aarons, St Martin Press éd., 1997 ; « Heir to the Holocaust, How the Bush Family Wealth is Linked to the Jewish Holocaust », par Toby Rodgers, in Clamor Magazine, mai-juin 2002. Ils ont rarement été portés à la connaissance du public francophone, hormis dans La Guerre des Bush, les secrets inavouables d'un conflit, par Éric Laurent, Plon éd., 2003. Ils ont été corroborés par des documents rendus publics, en 2001, par les archives néerlandaises et expertisés par John Loftus, président du Florida Holocaust Museum.

Lire aussi : Toby ROGERS, « LA FORTUNE DES BUSH ENTACHEE DU SANG DES DEPORTES »,  http://perso.cs3i.fr/do/textes/PrescottBush.htm 

(11) Cfr. : http://www.upjf.org/documents/showthread.php?&threadid=4543

 

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