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PCN-Infos du 29 juillet 2003

 

L'ESCROQUERIE DE LA "FEUILLE DE ROUTE" 
ET AUTRES "PLANS DE PAIX" AMERICANO-SIONISTE :
LE PROJET SIONISTE S'OPPOSE 
A TOUTE PAIX DURABLE EN PALESTINE !

 

L’un des thèmes de la propagande de Washington pour faire accepter l’agression coloniale contre l’Irak ba’athiste est la prétention à imposer la paix en Palestine, avec la fameuse « feuille de route ». Dans la réalité tragique de la Palestine occupée et du martyr du peuple palestinien, la « feuille de route » n’a rien changé. Bien au contraire, elle a simplement divisé et affaibli le camp palestinien.

Car la « feuille de route » pour fonctionner et être applicable suppose la bonne volonté des deux parties et l’impartialité de l’arbitre américain. Or ni Sharon n’est sincère, ni Washington neutre.

 

QUE VAUT LA SINCERITE DE SHARON ?

Sharon a toujours défendu ses colonies et refusé le gel des implantations dans les territoires.

« Que veut Ariel Sharon ? » demandait l’éditorialiste de LIBERATION (Paris). Et il répondait lucidement : « Certes, pas de la «feuille de route» du Quartet (Etats-Unis, Union européenne, Nations unies, Russie) pour un règlement du conflit israélo-palestinien que Mahmoud Abbas (alias Abou Mazen), Premier ministre palestinien, a accepté. L’adhésion du Premier ministre israélien à "la vision du président Bush" et ses "concessions douloureuses" ont-elles quelque réalité ? »

Cependant, Sharon a, d’ores et déjà, dévoilé ses intentions à propos des colonies, dans un entretien au JERUSALEM POST (13 mai 2003) : « Ce problème n’est pas à l’horizon immédiat... Des juifs vivront à Beth-El et à Shilo (des colonies dans les territoires hauts lieux bibliques, ndlr) ». « Sous souveraineté juive ? », l’interroge le journaliste. « Voyez-vous une possibilité que des juifs vivent sous souveraineté arabe ? », rétorque Sharon. Un mois plutôt, dans une interview à HAARETZ, le Premier ministre israélien mentionnait Beth-El, Shilo et Bethléem, « berceau du peuple juif »...

 

QUE PESE L’IMPARTIALITE AMERICAINE ?

Quant à l’impartialité américaine, elle vaut ce que vaut la propagande de l’équipe Bush. C’est-à-dire pas grand chose en termes de crédibilité.

Il y a en effet eu un « deal Bush-Sharon sur l’Irak et la Cisjordanie », fin 2002, préalablement à l’agression contre l’Irak.

« George W. Bush et Ariel Sharon ont conclu tout semble l’indiquer un accord secret relatif à la fois au sort de la Palestine et à un éventuel conflit armé américano-irakien. Le premier ministre israélien s’était rendu dans la capitale fédérale américaine, le 14 octobre 2002, à l’invitation expresse du président Bush. A l’issue de cet entretien, Ariel Sharon le qualifiait de "fructueux" et George Bush de "pas en avant" vers un règlement du problème israélo-palestinien. Les deux hommes donnaient non seulement l’impression de s’entendre à merveille, mais aussi de partager la même vision de l’avenir du Moyen-Orient après la chute programmée de Saddam HUSSEIN (…) La reprise … des contacts israélo-palestiniens vraisemblablement sous l’impulsion de l’Oncle Sam relève sans doute aussi du deal israélo-américain. L’administration Bush cherche de toute évidence à démontrer à ses clients et amis arabes avant de frapper Bagdad qu’elle n’a pas relégué aux oubliettes le conflit israélo-palestinien. La phrase clé de George Bush sur la solution du conflit reste gravée dans presque toutes les mémoires au Proche-Orient: "Deux Etats, Palestine et Israël, vivant côte à côte en bonne harmonie." Toutefois, Sharon et Bush se seraient entendus au préalable sur les termes de la pax americana: l’éviction de Yasser Arafat, puis l’émergence d’une nouvelle équipe plus maniable à la tête de l’Autorité palestinienne. Si Ariel Sharon paraît avoir accepté le principe de l’établissement d’un Etat de Palestine, il semble aussi avoir obtenu en contrepartie des Etats-Unis l’annexion formelle, ou déguisée, par Israël d’une partie (20 à 30%) de la Cisjordanie et de quelques colonies de peuplement au nord de la bande de Gaza », écrivait LE FIGARO.

 

L’ETAT PALESTINIEN « NE SERAIT
QU’UNE SORTE DE CAMP DE CONCENTRATION »

Le projet américano-sioniste fait, lui, que, selon les termes de Méron Benvenisti, ancien maire-adjoint (juif) de Jérusalem et un des plus virulents opposants à l’occupation israélienne des territoires palestiniens, du futur « Etat » palestinien « une sorte de camp de concentration ».

Il ajoute que Sharon a « lancé les mots d’ "occupation", d’ "Etat palestinien", des slogans dont le monde va s’apercevoir que ce ne sont que des slogans (…) l’Etat palestinien ne serait qu’un bantoustan de quelques milliers de kilomètres carrés, une sorte de camp de concentration entouré de barrières ».

Il dénonce aussi l’hypocrisie concernant les colonies juives : « Israël exerce un monopole sur tout le territoire en Cisjordanie : l’ensemble des colonies et des implantations, illégales ou pas, c’est 5 % du sol. Mais les barrages ont tout transformé : 80 % de l’espace géographique est débarrassé de tout Palestinien. Ce qui compte vraiment, c’est l’emprise de l’armée sur la vie des Palestiniens : elle sert d’abord les intérêts des colons, comme une sorte de milice (…) Derrière cette barrière, les Palestiniens seraient bien bêtes de proclamer leur Etat, qui ne serait qu’une sorte de camp de concentration. Car, alors, le monde pourrait leur dire : vous avez un Etat, un drapeau, un siège à l’ONU, que voulez-vous de plus ? Les Arabes d’Israël seraient, eux, délégitimés ».

 

LA COLONISATION S’EST ACCRUE
DANS LES TERRITOIRES PALESTINIENS

De fait, la colonisation s’est accrue dans les territoires palestiniens. « Le nombre de colons juifs dans les territoires palestiniens a encore augmenté durant le premier semestre de l’année 2003 pour atteindre le chiffre record de 231.443 personnes », indique le ministère israélien de l’Intérieur. Selon ce recensement, « 5.400 colons se seraient installés en Cisjordanie et dans la bande de Gaza au cours des six derniers mois », implantations jugées illégales par toutes les résolutions internationales.

Maalé Adoumim, à l’est de Jérusalem, est la plus grande colonie en territoire palestinien avec 28.000 habitants, suivie par Modin Illit, à l’ouest de Ramallah, avec 23.000 résidents et Beitar Illit, au sud de Bethléem, avec 21.500 résidents, deux colonies de religieux ultra-orthodoxes. Au centre de la ville de Hébron, 532 juifs radicaux vivent barricadés dans un pâté de maisons, protégés par des centaines de soldats et 7.700 colons sont domiciliés dans la bande de Gaza. Certains n’y vivent pas mais profitent des énormes avantages fiscaux que leur accorde Israël. Le Conseil des colonies de Judée-Samarie et de la bande de Gaza, la principale organisation de colons, s’est félicité « que la colonisation soit plus forte que le terrorisme et que la gauche », affirmant que « la croissance de la population dans les implantations sera encore plus rapide au cours du second semestre de l’année ». La « feuille de route », accord de paix approuvé par Israël et l’Autorité palestinienne, prévoit pourtant le gel de la colonisation dans les territoires palestiniens ! 

 

LES COLONIES SAUVAGES SE MULTIPLIENT AUSSI !

Et il ne s’agit là que des colonies « officielles ». Les colonies sauvages se multiplient aussi, toujours  en dépit des engagements de les démanteler  pris, début juin, par le Premier ministre israélien lors du sommet d’Aqaba (Jordanie).

Depuis, une dizaine d’entre elles ont bien été démantelées au cours d’opérations de l’armée fortement médiatisées, mais les colons juifs radicaux les ont aussitôt remplacées.

« Il s’agit d’une tentative de tromper les Israéliens, les Palestiniens et la communauté internationale en refusant de payer le prix de la paix », affirme Dror Etkes, un militant juif de LA PAIX MAINTENANT.

Ne s’en étonneront que ceux qui ont bien facilement oublié que Sharon a longtemps été pour les colons le champion de la colonisation à outrance. Pourtant son appel de 1998 de « se saisir de toutes les collines de Judée Samarie » (Cisjordanie) est encore dans toutes les mémoires. « Il y a cinq ans, était le principal avocat de ces mini-colonies qui devaient matérialiser la présence israélienne sur toutes les collines », rappelle LE TEMPS.

Conformément à la «feuille de route», le plan de paix international lancé à Aqaba et prévoyant la création d’un Etat palestinien d’ici 2005, Israël doit démanteler la soixantaine de colonies sauvages crées en Cisjordanie depuis l’entrée en fonction de M. Sharon en mars 2001.

Mais pour Dror Etkes, le gouvernement Sharon n’a pas la volonté politique nécessaire pour maîtriser les colons. « C’est une question de volonté politique. Il (le gouvernement) ne veut pas s’y résoudre. Il ne le dit pas, mais il ment », dit-il.

Car le projet sioniste c’est essentiellement la colonisation. « Des juifs ont vécu ici depuis la nuit des temps », dit à l’AFP Alain, 30 ans, un juif français de Paris arrivé ici il y a un an. « Vivre en Cisjordanie est, selon lui, la seule manière de se faire une idée de la "réalité" d’Israël ».

 

QUELS SONT LES BUTS DU SIONISME ?
« IL DOIT ETRE CLAIR POUR NOUS QU’IL N’Y A PAS
DE PLACE POUR DEUX PEUPLES DANS CE PAYS »

Il faut rappeler quels sont les buts du Sionisme, invariables,  selon les paroles mêmes de ses dirigeants.

En 1945, Youssef Weitz directeur du « Fond national juif » déclarait : « Il doit être clair pour nous qu’il n’y a pas de place pour deux peuples dans ce pays. Si les arabes le quittent, il nous suffira. Il n’existe pas d’autre moyen que de les déplacer tous ; II ne faut pas laisser un seul village, une seule tribu. Il faut expliquer à Roosevelt et à tous les chefs d’Etats amis, que la terre d’Israël n’est pas trop petite si tous les arabes s’en vont ».

Golda Meir affirmait pour sa part au Sunday TIMES : « Il n’y a pas de peuple palestinien. ce n’est pas comme si nous étions venus les mettre à la porte et leur prendre leur pays. Ils n’existent pas ».

Les réactions actuelles de certains opposants à la « feuille de route » s’inscrivent en droite ligne dans la même vision sioniste : « Nous n’avons jamais couru pareil danger ! » s’est exclamé le rabbin Elyakim Levanon, de la colonie d’Elon Moreh, en Cisjordanie. « Le gouvernement a accepté une souveraineté étrangère sur la Terre d’Israël et le sol brûle sous nos pas ». « Personne au monde, a renchéri l’ex-grand rabbin séfarade Mordechai Eliyahou, depuis les porteurs d’eau ou les tailleurs de pierre jusqu’aux Premiers ministres, n’a le droit de livrer un seul grain de la Terre d’Israël. Le Saint, béni soit-Il, nous a donné la Terre d’Israël. Il y a de la sainteté dans le moindre grain ». 

Ces propos, qualifiés d’ « appel au meurtre » par l’ex-président de la Knesset, Avraham Burg, (lui-même juif orthodoxe et fils de feu Yossef Burg, ancien chef du Parti national religieux). ont été tenus suite à la réunion, à Jérusalem, le 23 juin, de quelque cinq cents rabbins d’extrême-droite, liés au mouvement des colons, venus protester contre la feuille de route et la création d’un État palestinien. « Quiconque a le pouvoir de s’opposer à l’application de la feuille de route et s’en abstient, transgresse l’injonction : "Tu ne resteras pas dans le sang de ton frère" » déclare leur motion finale.

 

QUE PENSENT LES NEO-CONSERVATEURS
AMERICAINS DE LA « FEUILLE DE ROUTE » ?

Aux Etats-Unis mêmes, on entend les mêmes discours de haine. Pas dans des milieux extrémistes marginaux. Mais au sein de la coalition néo-conservatrice, alliance sulfureuse de l’extrême-droite américaine et de l’extrême-droite sioniste, qui dirige aujourd’hui le Parti républicain et forme la majorité sur laquelle le régime de Bush, qui en est directement issu, s’appuie.

« Des membres du Parti républicain et des rabbins opposés à la Feuille de route », nous explique ACTUALITE JUIVE (N° 800, 12 juin 2003), dénoncent le projet de Bush. « Exercer tant de pressions sur Israël pour l’obliger à négocier avec des terroristes au moment où l’Amérique fait la guerre au terrorisme est à la fois moralement insoutenable et intellectuellement non fondé. Nous sommes préoccupés par le fait qu’un nombre croissant de citoyens américains, aussi bien en Israël qu’aux USA, songent à démissionner du Parti républicain du fait de l’insistance de votre administration à appliquer la Feuille de route », ont écrit à George W. Bush les deux co-présidents de la branche israélienne des Républicains à l’étranger.

 

LE « MUR » ET LA COLLUSION AMERICANO-SIONISTE :
UN « NETTOYAGE ETHNIQUE » PROGRAMME

Pour les naïfs qui auraient encore des doutes sur la collusion américano-sioniste, il y a aussi le lourd dossier du « mur », que les sionistes construisent pour enfermer les territoires Palestiniens. Officiellement une « barrière de sécurité » (sic) pour arrêter les « terroristes » (resic). Le Premier ministre palestinien voit les choses autrement : « un nouveau grignotage de leurs terres, pour permettre aux colonies israéliennes d’être reliées à l’Etat hébreu. La barrière sinueuse, partout où elle passe, multiplie les nouveaux problèmes inextricables. C’est une autre route vers la guerre ».

« Le «mur », alors, a-t-il un autre objectif, difficilement avouable ? C’est ce qu’affirment les Palestiniens. Et ce qui se passe le long de la barrière leur donne raison. Des villages sont placés dans des conditions où la vie n’est plus possible. Leurs habitants sont en fait incités à partir, et cela ressemble à du nettoyage ethnique », affirme LE TEMPS (Genève).

La « barrière de sécurité » sioniste n’est jamais mentionnée dans la « feuille de route ». Sa construction a pourtant commencé il y a un an ! Son « tracé de cette protection, jamais publié, s’est peu à peu déplacé vers l’est pour englober de plus en plus de terres palestiniennes (10 à 12%). Officiellement, la barrière doit empêcher l’infiltration en Israël de porteurs de bombes. D’un point de vue palestinien, le mur a un tout autre sens : il cherche à rattacher à Israël les colonies les plus importantes, en créant une continuité territoriale. Le problème est devenu d’autant plus aigu que la barrière, dans les zones les plus sensibles, sépare des villages de leurs champs cultivables ou de la ville palestinienne voisine ; certains se retrouvent franchement isolés du côté israélien », commente LE TEMPS.

 

BETHLEEM : UN EXEMPLE PARMI TANT D’AUTRES

Bethléem, ville palestinienne chargée d’histoire, est elle aussi victime du « mur ». Robert Tabash, directeur de l’hôpital de la Sainte-Famille, explique que « Les bulldozers israéliens érigent des murs et construisent des routes qui grignotent encore sur le futur Etat palestinien, et cela fait douter des chances de la paix (…) les habitants ont le sentiment de vivre dans une grande prison ».

« La cité est désormais entourée d’une véritable frontière de 20 mètres de large, avec clôture électrifiée et chemin de rond », commente LE MONDE. « Depuis un mois, les permis de sortie sont délivrés plus facilement, mais seulement pour la journée, de 7 heures à 19 heures, et beaucoup de Palestiniens se refusent à quémander ce document. Au nord de la ville, la colonie de Har Homa continue de grossir avec force routes d’accès à travers des champs palestiniens. Le tombeau de Rachel, lieu saint juif, qui reste hermétiquement protégé, oblige les automobilistes à faire un détour pour se rendre au centre-ville ».

 

170 MILLIONS DE DOLLARS POUR LE « MUR » !

Alors qu’Ariel Sharon était à Washington pour « discuter de l’avenir de la feuille de route » (sic), la Knesset a voté ce 28 juillet le budget de construction du « mur » de séparation entre l’Etat hébreu et la Cisjordanie. Belle illustration de la politique sioniste habituelle du fait accompli !

La commission des Finances du Parlement israélien a en effet voté l’octroi de 750 millions de shekels (170 M USD) pour financer la construction de la « clôture de sécurité ». Ces fonds vont être financés grâce à des coupes de 220 millions de dollars dans le budget de l’Etat. La décision de la commission a été votée par 12 députés de la majorité et des partis ultra-orthodoxes, tandis que 5 députés d’opposition ont voté contre.

Lorsque l’on sait que l’économie coloniale d’Israël est en faillite permanente, notamment en raison de ses dépenses militaires, et qu’elle ne survit que grâce à l’aide permanente de Washington, on comprend que ce sont les dollars yankee qui vont financer le « mur ». Tout le reste n’est qu’hypocrisie, slogans creux et manœuvres !

 

PROMESSES AMERICAINES ET REALITES SIONISTES

La construction du « mur » bénéficie bien entendu de la complicité de Washington : « Pour le moment, George Bush, qui marche sur des œufs électoraux, ne demande apparemment qu’une modification du tracé de la barrière. Pour le reste il cultive, dans ses échanges avec le premier ministre israélien, une unité de ton antiterroriste. Mais la paix n’est pas au bout de ce ressassement ».

Qualifié de « problème » (sic), le « mur » a été vite oublié lors de la récente rencontre de cette fin juillet entre Bush et Sharon. « L’essentiel de ce qui a été dit concernait les besoins de la sécurité israélienne, la solidarité entre les deux Etats et la nécessité de "démanteler les organisations terroristes". Quinze mois avant une élection décisive aux Etats-Unis, ces propos publics étaient inévitables ».

A cette occasion, Sharon a réaffirmé son véritable programme : « La construction de la ligne de sécurité en Cisjordanie continuera mais tous les efforts seront faits pour en minimiser les conséquences sur la vie quotidienne des Palestiniens (…) J’ai expliqué au président l’importance de la clôture et le fait que cela apportera la sécurité qui nous permettra d’arriver à la paix » (sic).

Côté palestinien, on a évidemment une autre vision de la politique de « sécurité » sioniste. « Les déclarations de Sharon sont totalement négatives car il y annonce son intention de poursuivre la construction du Mur, qu’il n’entend pas geler la colonisation et qu’il va continuer sa politique sécuritaire (…) Les positions (de Sharon) constituent un grand obstacle à la mise en oeuvre de la feuille de route », a déclaré M. Amr, ministre palestinien de l’Information. Les Palestiniens « modérés » - en fait les naïfs qui ont cru aux nouvelles promesses américaines - ont tous exprimé leur « déception » après les déclarations du président américain George W. Bush à l’issue de sa rencontre avec Sharon, se plaignant que M. Bush se place toujours du côté israélien sur les questions les plus importantes.

A la Maison Blanche, après sa rencontre avec M. Sharon, le président Bush a en effet demandé aux Palestiniens d’aller encore plus loin dans le « démantèlement des organisations terroristes », lisez de la Résistance palestinienne armée, la seule qui compte. Bush n’a pas pressé M. Sharon d’arrêter la construction du « mur de sécurité », et n’a pas non plus exigé de son interlocuteur la libération des milliers de prisonniers palestiniens.

LE MONDE expose crûment la collusion américano-sioniste, qui est aussi une complicité idéologique basée sur une même vision du monde, celle de l’extrême-droite religieuse : « L’entretien de M. Sharon avec le président Bush, le huitième depuis l’entrée en fonctions du président américain, a été une nouvelle fois particulièrement cordial. Les deux dirigeants ont fait assaut d’amabilités, s’appelant par leurs prénoms lors de la conférence de presse commune (…) Bush a d’abord réaffirmé son engagement pour "la sécurité d’Israël en tant qu’Etat juif et la sécurité du peuple d’Israël". Il a également appelé l’Autorité palestinienne à "entreprendre des opérations ciblées et efficaces contre ceux qui sont engagés dans le terrorisme et à démanteler les capacités et les infrastructures terroristes" ».

La paix n’est pas pour demain ! L’alliance de l’impérialisme yankee avec l’entité sioniste la rend impossible. La première condition du retour de la Paix au Proche-Orient n’est pas le démantèlement des colonies sionistes. C’est l’expulsion de la VIe flotte américaine de Méditerranée !

 

Luc MICHEL
(avec AFP, Haaretz, Jerusalem Post, Sunday Times, Libération, Le Figaro)

 

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SUR LE SIONISME LIRE AUSSI :

Revue de Presse des Comités Irak du 24 juillet 2003
ISRAËL A L'ASSAUT DE L'IRAK POUR
"CONQUERIR LE PAYS DE SADDAM"

PCN-Infos du 22 juillet 2003
POUR EN FINIR AVEC LE MYTHE
DE LA "DEMOCRATIE ISRAELIENNE" !

PCN-Infos du 07 octobre 2002
DIRE NON A L'APARTHEID ET A LA COLONISATION SIONISTE EN PALESTINE !

PCN-Infos du 27 juin 2002
Contre l'impErialisme amEricano-sioniste !
Pour la Victoire de la Palestine !

PCN-Infos du 01 avril 2002
ENSEMBLE, LUTTONS POUR LA VICTOIRE DE LA PALESTINE !

PCN-Infos du 11 mars 2002
HALTE A LA PROPAGANDE SIONISTE EN EUROPE !

PCN-Infos du 21 mai 2001
LE VRAI VISAGE D'ISRAËL : GUERRE COLONIALE ET CRIMES DE GUERRE

 

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