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PCN-Infos du 22 juillet 2003

 

POUR EN FINIR AVEC LE MYTHE 
DE LA "DEMOCRATIE ISRAELIENNE" !

 

Parmi la désinformation systématique pratiquée à propos de la situation au Proche-Orient et particulièrement en Palestine occupée, un thème revient sans cesse : Israël serait la « seule démocratie » de la Région.

La vérité est toute différente. Israël est une démocratie réservée. Réservée aux seuls Juifs qui y disposent de la plénitude des droits de citoyenneté. Pour les autres, c’est la démocratie limitée ou l’apartheid.

Démocratie limitée pour les Arabes ayant la citoyenneté israélienne, comme le rappellent les poursuites contre le député Bargoutti, un des rares députés arabes de la Knesset, ou encore les tentatives d’interdire aux élections deux partis arabes.

Apartheid colonial pour les Palestiniens, à peine tolérés sur leur propre terre.

A cela s’ajoutent la torture, légalisée par la soit-disant « Cour constitutionnelle ». et les exactions de « Tsahal », la pseudo « force de défense » sioniste, véritable armée coloniale d’agression et d’occupation.

 

ISRAËL UNE « DEMI DEMOCRATIE » 

« Israël une demi démocratie », constatait L'INTELLIGENT  (N°2210 du 18 au 24 mai 2003), qui rappelait opportunément que « Plus de la moitié de la population juive d'Israël - soit 53 % - est opposée à une pleine égalité des droits pour les citoyens arabes d'Israël. C'est ce que révèle un sondage réalisé en avril par l'Institut israélien pour la démocratie. La conclusion générale de cette enquête, formulée par le Israeli Democracy Survey, est qu'Israël est une démocratie dans la forme plus que dans la substance ».

 

EXACTIONS ET VIOLATIONS DES DROITS DE L’HOMME :
UN RAPPORT ACCABLE ISRAËL

« Tsahal » est à nouveau sous les feux de l’actualité pour ses pratiques honteuses. L'ACRI, principale organisation de défense des droits de l'homme en Israël, dénonce dans son rapport annuel les abus sans précédents de l'armée.

La principale organisation de défense des droits de l'homme en Israël rend public un rapport très critique qui dénonce « le comportement cruel et sadique de certains soldats envers la population arabe », et qui souligne que « l'armée israélienne bloque toute enquête concernant la majorité des décès de Palestiniens ».

Le rapport annuel de l' « Association des droits civils en Israël » (ACRI) dénonce des « abus sans précédent contre des innocents, palestiniens et israéliens » entre juin 2002 et juin 2003.

La partie de l'enquête consacrée à la Cisjordanie se concentre sur les violations des droits de l'homme commises par les soldats israéliens contre les Palestiniens. L'ACRI souligne que la plupart des abus « ne s'expliquent pas par une nécessité opérationnelle mais par la dureté des soldats qui reçoivent de leur hiérarchie un message de profonde indifférence pour la dignité, la liberté et la vie des Palestiniens innocents ».

« Des centaines de Palestiniens ont été tués depuis un an », note le rapport rendu public mardi mais « seulement une poignée d'enquêtes sur ces décès ont été ouvertes et toutes concernent uniquement des colons juifs soupçonnés d'actes de violence ». L'ACRI déplore que la justice militaire refuse en général d'enquêter sur les « morts qui se sont produites durant les combats », un terme qui recouvre la plupart des incidents mortels.

L'ACRI fustige le comportement de l'armée sur les barrages routiers en Cisjordanie, faisant référence au rapport de « Betselem », autre organisation de défense des droits de l'homme, qui mentionne le cas d'un soldat israélien qui avait tailladé le bras d'un Palestinien pour y graver une étoile de David.

Les barrages routiers, mis en place peu après le début de la deuxième Intifada en septembre 2000 pour empêcher les incursions de militants palestiniens, sont devenus des « centres institutionnalisés de mauvais traitements contre les Arabes et beaucoup n'ont pas d'autre but », affirme l'ACRI.

 

LES CHEKPOINTS DE LA HONTE

« Des Palestiniens sont morts à cause des barrages routiers », accuse le rapport. Certains "checkpoints" coupent des routes de manière permanente. « Si une personne en bonne santé peut trouver un moyen de passer, une femme enceinte, un malade ou une ambulance ne peuvent pas passer de l'autre côté ».

Alors que l'armée a promis à diverses reprises d'autoriser le passage des cas urgents aux barrages, l'ACRI souligne que « ces consignes ne sont pas appliquées et dans de nombreux cas, des personnes nécessitant une prise en charge médicale ne passent pas ».

 

VIOLENCES GRATUITES ET ASSASSINATS CIBLES

L'organisation rapporte également des actes gratuits de violence et de harcèlement perpétrés par les soldats israéliens au sud de la ville de Hébron. Des militaires perquisitionnent ainsi parfois des maisons au milieu de la nuit, semant la destruction sur leur passage.

Une autre pratique consiste à positionner un blindé de transport de troupes près d'une maison et à faire tourner le moteur à plein régime pour la noyer sous les gaz d'échappement afin de faire suffoquer ses occupants. « Un document vidéo atteste l'existence de cette pratique », souligne le rapport.

L'ACRI détaille également les difficultés endurées par les Palestiniens soumis à de très longs couvre-feux, durant lesquels ils restent confinés chez eux pendant des jours, voire des semaines d'affilée. Le rapport recense 12 cas où des Palestiniens ont été abattus par les soldats pour avoir violé le couvre-feu entre juillet et octobre 2002.

L'organisation reproche également à Tsahal ses assassinats « ciblés » de militants palestiniens, soulignant que de nombreux civils innocents ont été tués et blessés dans ces opérations.

 

DES TRAITEMENTS INHUMAINS

La « Fédération internationale des ligues des droits de l'homme » (FIDH), elle, demande à l'Union européenne (UE) de suspendre l'accord d'association liant l'UE et Israël jusqu'à ce que les autorités israéliennes mettent un terme à la systématisation des mauvais traitements à l'encontre des détenus palestiniens. Basée à Paris et regroupant 116 ligues ou organisations des droits de l'homme sur les cinq continents, la FIDH formule cette revendication dans un rapport sur la situation des prisonniers palestiniens en Israël (1), qui fait suite à une mission d'enquête internationale s'étant déroulée du 17 au 22 février 2003.

En conclusion de cette enquête, la FIDH demande simultanément au comité des Nations unies contre la torture de se « rendre sur place et de procéder aux enquêtes nécessaires » et « à la communauté internationale d'user des moyens nécessaires afin d'amener les autorités israéliennes à respecter leurs engagements internationaux. En particulier à l'Union européenne de suspendre la mise en oeuvre de l'accord d'association liant l'Union et Israël conformément à la résolution du Parlement européen en ce sens, jusqu'à, notamment, l'adoption urgente d'engagements clairs par les autorités israéliennes, conformément aux engagements de l'État, de mettre un terme à l'usage de la détention arbitraire et au recours à la torture » (des détenus palestiniens).

La Fédération recommande par ailleurs au gouvernement israélien « de laisser un libre accès des lieux de détention et de faciliter la libre circulation des ONG israéliennes, palestiniennes ou internationales et de coopérer avec elles. De supprimer la procédure dite de détention administrative. De supprimer les juridictions militaires. De mettre un terme sans délai à tous les mauvais traitements et tortures, que ce soit lors de l'arrestation ou lors de la détention, et d'adopter une législation en ce sens. D'assurer la poursuite des membres des forces de l'ordre qui commettent des crimes et des délits, et de rendre publiques les sanctions prises et de dédommager les victimes des conséquences des actes de guerre. De ne pas autoriser l'intervention des colons, à quelque titre que ce soit, dans le cadre du maintien de l'ordre. De mettre un terme aux exécutions extrajudiciaires ».

Les membres de la mission d'enquête, qui soulignent que « les autorités israéliennes ont refusé toute entrevue », mais qui ont rencontré les ONG israéliennes et palestiniennes ainsi que des avocats israéliens spécialisés et le CICR (Croix-Rouge internationale), écrivent que « les allégations de mauvais traitements et de tortures lors des arrestations sont parfaitement fondées ». Ils indiquent qu'il « apparaît que ces faits se déroulent dans une impunité voulue et assumée par le gouvernement israélien ».

« Aucune raison, fût-elle de sécurité, ne peut conduire à légitimer les punitions collectives, la torture et les exécutions extrajudiciaires. Le respect des droits de l'homme (...) s'impose à tous et en toutes circonstances », réaffirme la FIDH. Dont le rapport met également en lumière la pratique des rafles policières massives, relevant que « certains villages ont été vidés de tout homme d'un âge supérieur à quinze ans. L'évolution récente montre que l'armée israélienne vise également la population féminine, notamment les épouses ou filles d'activistes, afin de faire pression sur ces derniers » ...

 

QUEL ETAT DE DROIT ?
LA TORTURE LEGALISEE PAR LA « COUR SUPREME » ISRAELIENNE !

La Cour suprême d'Israël, rappellent les auteurs du texte, autorise le recours aux méthodes de torture « sur le fondement de la légitime défense, en cas de danger imminent et d'une particulière gravité ». Le type de discours qui avait déjà beaucoup servi au colonialisme français pour justifier l'institutionnalisation de la « question » durant la guerre d'Algérie... « Ces méthodes d'interrogation et de torture sont parfaitement codifiées, et leur mise en oeuvre scrupuleusement suivie et documentée par les officiers et enquêteurs israéliens », précise la FIDH, citant parmi « les plus fréquemment utilisées », outre les traditionnels passages à tabac et les menaces à l'encontre des proches du détenu : attacher le détenu dans des positions douloureuses pendant des heures ou des jours jusqu'à obtention d'aveux ; privation de sommeil et d'alimentation ; enfermement dans de minuscules alcôves...

« Il est donc légal de torturer, sous certaines conditions, en Israël », souligne le rapport, dénonçant des dispositions qui reviennent « à conférer une impunité quasi absolue aux forces armées israéliennes », impunité d'ailleurs « fermement dénoncée par les ONG israéliennes ». Une annexe reproduit notamment le dossier de Hosni Ali Ahmed Amer, arrêté le 7 avril 2002 dans le camp de réfugiés de Jénine, dont le corps sera amené vingt-quatre heures plus tard par la police militaire israélienne au centre Abu Kabir de Tel-Aviv. L'autopsie confirmera qu'il avait été battu à mort. Le rapporteur spécial contre la torture de l'ONU a été saisi de ce cas par l'organisation Al Haq. 

 

ISRAËL CONDAMNE POUR MASSACRES A L'ENCONTRE DU PEUPLE PALESTINIEN

Ces faits expliquent aussi pourquoi Israël a été condamné en avril dernier par la « Commission des droits de l'homme de l'ONU » pour « les massacres perpétrés par ses autorités militaires d'occupation » et « la pratique de 'liquidation' ou d''exécutions extrajudiciaires'" à l'encontre du peuple palestinien ».

Cette résolution a été votée par 33 voix favorables, 15 abstentions et 5 votes contre (Etats-Unis, Australie, Canada, Allemagne et Pérou). Dans des termes énergiques, ce texte dénonce « la dégradation continue » de la situation dans les territoires palestiniens, « les bouclages, les châtiments collectifs, les détentions arbitraires, le siège de villes et villages, le bombardement par l'aviation, les chars et la marine israéliens de quartiers résidentiels, les incursions dans les villes et les camps, le meurtre d'hommes, de femmes et d'enfants ».

En 2002 déjà, à l'époque de l'occupation du camp de Jenine, une autre résolution dénonçait les  « massacres » de « Tsahal » et affirmait le « droit légitime à résister ».

 

LES COLONIES ET LE MUR DE LA HONTE SIONISTES DENONCEES PAR l’UNION EUROPEENNE

Une autre résolution,  traditionnellement présentée par l'Union européenne pour condamner les  colonies de peuplement israéliens, a aussi été massivement adoptée en avril 2003 par 50

pour, 2 abstentions (Australie, Costa Rica) et une voix contre (Etats-Unis).Elle appelle l'Etat hébreu à « renoncer à sa politique d'implantation dans les  territoires occupés, y compris Jérusalem-Est, et, à titre de premier pas sur la voie de leur démantèlement, de mettre un terme immédiat à l'expansion des colonies existantes ».

Elle demande aussi au gouvernement israélien d'arrêter les restrictions de déplacements des travailleurs palestiniens et la construction d'une « barrière dite de sécurité », ainsi que les confiscation de terres et démolitions de maisons qu'elle entraîne.

La délégation palestinienne a rappelé que la question des colonies « ne peut être négociée, car elles sont un crime de guerre ». Elle a salué le progrès que constitue, selon elle, cette résolution, qui évoque un démantèlement à terme des colonies.

Meilleur allié du colonialisme sioniste, les Etats-Unis, par la voix de l'ambassadeur Michael Southwick, ont estimé que ces deux résolutions ne sont pas équilibrées (sic), et devraient condamner toutes les attaques, notamment des commandos suicide, ainsi que « ceux qui abritent les groupes terroristes »  (resic) sur leur territoire.

Israël a été aussi condamnée sur deux autres résolutions présentées chaque année devant la CDH : la première pour son occupation du Golan syrien, votée par 31 voix, 21 abstentions et une voix contre (Etats-Unis). La seconde, pour sa politique d'occupation des territoires palestiniens par 51 voix, une abstention (Guatémala) et une voix contre (Etats-Unis).

 

Israël pseudo-démocratie et « Tsahal » sanglante armée d’occupation : voilà la véritable nature du colonialisme sioniste !

 

(1) FIDH : les Prisonniers palestiniens en Israël : conditions inhumaines des détenus politiques. Rapport numéro 365, juillet 2003. 
L'intégralité du rapport, au format PDF (nécessité de l'ouvrir avec Acrobat Reader) est accessible à l'adresse : http://www.fidh.org/magmoyen/rapport/2003/ps365f.pdf

 

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