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PCN-Infos du 24 juin 2003

 

Il y a un an la "démocratie" triomphait, 
aujourd'hui elle cogne !

 

Souvenez-vous : il y a un an la gauche, la droite et l’écrasante majorité des syndicats organisaient dans la rue la grande mobilisation populaire pour l’élection de Chirac à la présidentielle au nom de la défense de la « démocratie ».

Un an après cet Etat « démocratique », symbole du « progrès social », dévoile encore une fois son vrai visage : attaque des droits sociaux fondamentaux et répression tout azimut !

Mais que pouvions-nous attendre d’autre d’un gouvernement, élu avec le soutien de toute la classe politique et autres bureaucrates syndicalistes. Car après le « devoir citoyen » de l’élection présidentielle, Raffarin avait lancé cet avertissement : « Ce n’est pas la rue qui gouverne ». La messe est dite ! Votez et fermez-là ! Voilà le message du gouvernement Chirac-Raffarin.

Oui ! Que pouvions-nous attendre d’autre lorsque qu’en février 2000 SEILLIERE, le Président du MEDEF, avait annoncé publiquement que le patronat voulait remplacer notre système de retraites par un système « construit autour de la prolongation de la durée de la cotisation et basé sur la capitalisation ». Le patronat et le gouvernement RAFFARIN sont en train de le faire. Ils veulent installer la retraite individuelle, une retraite que le salarié devra se payer comme on se paie une assurance.

Et ce n’est que le début d’une longue série d’attaque contre tous les acquis sociaux du monde du Travail.

Le gouvernement Chirac-Raffarin prépare pour cet automne la « modernisation » de la Sécurité Sociale. S’il atteignait son but la Sécu serait à son tour complètement détournée de sa mission. Il s’agit ni plus ni moins d’un énorme détournement de fonds ; des sommes supérieures au budget de l’Etat qui appartiennent aux assurés sociaux seraient mises à la disposition des assurances privées, ces grands groupes capitalistes qui en spéculant en Bourse sont responsables des plans sociaux à répétition et autres délocalisations avec leurs cortèges de licenciements massifs.

Ils veulent nous faire croire qu’il n’y aurait pas d’autre solution. Mais rien n’est plus faux !

Il y a 25 ans la part des cotisations patronales dans le financement de la Sécurité Sociale était de 50%, aujourd’hui elle n’est plus que de 35%. Et dans le même temps la part des cotisations des salariés est passée de 16 à 25%. Nous ne vous parlerons pas de la CSG avec son augmentation fulgurante en moins de 6 ans ; et encore moins des dizaines de milliards des impayés patronaux et autres exonérations jamais comblées par les gouvernements successifs.

Il en va de même pour les retraites. Des dizaines d’autres exemples montrent que l’argent ne manque pas. Il faut le prendre là où il est.

 

REFORMES-DESTRUCTIONS

Le début d’une série de « réformes-destructions » car il est également prévu une énième décentralisation de l’Etat mais cette fois-ci destructrice des services publics avec la casse de tous les statuts nationaux, l’accélération des privatisations, celle en particulier de la SNCF, de la Poste, d’EDF-GDF. Sans parler de l’Education Nationale où les mesures gouvernementales aboutiraient à la disparition du système national d’enseignement remplacé par un enseignement privé à plusieurs vitesses. La fin de l’égalité des chances par la marchandisation de la culture.

Nous sommes en face d’une attaque patronale et gouvernementale d’une très grande envergure. Car face à l’aggravation de la crise économique mondiale, la bourgeoisie veut faire payer la note aux travailleurs. Ils ne peuvent plus supporter que les travailleurs puissent bénéficier encore de ces grandes conquêtes sociales que sont les retraites, la Sécu, le droit de grève, les statuts et les garanties collectives, déjà bien mises à mal par les 35 heures de la Ministre « socialiste » (sic) Aubry.

Et c’est la même chose dans tous les pays européens.

 

Trahison et désillusion

Aujourd’hui, on voit les restes de la défunte « gauche plurielle » venir donner des leçons sur la soi-disant différence entre la gauche et la droite. Mais quand la gauche était aux commandes, du PS au PCF en passant par les Verts, elle n’a rien fait d’autre que préparer le terrain à la droite : la même politique.

Quant aux syndicats, on vient d’assister à une trahison pure et simple vis-à-vis du mouvement contestataire qui était mûr pour le déclenchement d’une grève générale. La direction de la CGT qui était un des derniers bastions contre le « réformisme » vient de prendre très clairement le virage « mutant » suivi par le PCF.

La désillusion est grande mais la colère est toujours là et elle va gronder à la rentrée.

Alors que faire ? Suivre les consignes des directions syndicales parisiennes ? Manifester gentiment dans les rues, se faire frapper dessus accessoirement par les flics et puis rentre chez soi en ayant perdu encore une bataille ?

Non ! Il est indispensable de combattre la politique de destruction en cours avec toute l'énergie et tous les moyens disponibles. Il ne s’agit pas de discussion entre "partenaires" mais d’une lutte de classe.

Mais sans détruire le Système qui génère ces attaques, elles se reproduiront fatalement. C'est le capitalisme tout entier, avec son idéologie d'exploitation et ses organisations bourgeoises et autres kollabos, qu'il  faut détruire.

Pour nous, militants Communautaristes européens, la lutte pour le Socialisme n'est pas faite de « réformes » et autres voies de garage chères aux réformistes et Trotskistes de tous bords. C’est un combat sans concession contre le Système. Ce n’est pas réformer le capitalisme, c’est le détruire !

La véritable opposition anti-capitaliste, c'est le PCN !

 

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