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PCN-Infos du 01 juin 2003

 

LE REGNE ETOUFFANT DES MEDIAMENSONGES :
"NOS MEDIA SONT DES PUTAINS, 
NOS MEDIA SONT AMERICAINS" !

 

Suivre les media occidentaux aux ordres implique un travail constant de décryptage. La propagande et la désinformation y sont constants, la manipulation planifiée. Quitte ensuite à faire hypocritement amende honorable.

Nous avons ainsi connu – entre autres mediamensonges célèbres, tous faux, tous montés – les « charniers de Timisoara » (1), les « bébés massacrés en couveuse »  par Saddam Hussein au Koweït en 1991 (2), ou encore le « nettoyage ethnique » au Kosovo (3). Certains ont la vie dure, comme le « massacre aux gaz de la population kurde de Halabjah »  par Saddam, inlassablement reproduit depuis une décennie.

 

SADDAM HUSSEIN N’A JAMAIS GAZE LES KURDES !

Revenons sur ce cas révélateur, qui a largement contribué à diaboliser Saddam Hussein : « Le 16 mars 1988, en pleine guerre Iran-Irak, 5 000 Kurdes du village d'Halabja, situé dans le Kurdistan irakien, sont tués par des gaz. Mais les seules informations dont nous sommes sûrs est qu'une bataille entre l'Iran et l'Irak a eu lieu dans la zone d'Halabja, que les deux camps ont utilisé des gaz de combat interdits et que des civils kurdes, pris entre deux feux, ont été tués par ces gaz. En mars 1988, le massacre d'Halabja n'avait pas soulevé de protestation de la communauté internationale. A l'époque, il était admis que les civils avaient été tués « collatéralement » à la suite d'une erreur de maniement des gaz de combat. Deux ans plus tard, lorsque la guerre Irak-Iran prit fin et que les Occidentaux cessèrent de soutenir Saddam Hussein, le massacre d'Halabja fut attribué aux Irakiens. Mais un rapport classifié de l' ARMY WAR COLLEGE démontra, en 1990, que cette imputation était peu crédible. Le Washington Post du 4 mai 1990 le résuma en ces termes : « L'affirmation iranienne du 20 mars [1990] selon laquelle la plupart des victimes d'Halabja a été empoisonnée par du cyanide a été considérée comme un élément clé [...]. Nous savons que l'Irak n'utilise pas de gaz cyanide. Nous avons une très bonne connaissance des agents chimiques que les Irakiens produisent et utilisent, et nous savons ce que chacun ne fait pas. » Récemment, Stephen C. Pelletiere, analyste politique pour l'Irak à la CIA pendant la guerre Iran-Irak, puis professeur à l'Army War College qui participa à la rédaction du rapport, en confirma les conclusions. Il rappela dans le NEW YORK TIMES que le massacre d'Halabja était un crime de guerre, probablement commis par l'armée iranienne, et non un crime contre l'humanité commis par l'armée irakienne. Et, qu'en aucun cas, il ne s'est agit de l'assassinat délibéré de populations civiles » (4).

 

LES « ARMES DE DESTRUCTION MASSIVES » : 
UN PRETEXTE INVENTE PAR LE PENTAGONE

Les fameuses « armes de destruction massive » irakiennes, prétexte à la guerre coloniale anglo-britannique, se révèlent aujourd’hui, une fois de plus, un mensonge éhonté. Le « plus grand mensonge d'Etat de ces dernières années » ose écrire sans honte LE MONDE, qui s’en fit l’un des premiers propagateurs.

Dans une interview au magazine américain "VANITY FAIR", le numéro deux du Pentagone, le faucon Paul Wolfowitz, a reconnu que les « armes de destruction massive » n'avaient été qu'un prétexte sur lequel "tout le monde pouvait tomber d'accord" pour intervenir en Irak. La vraie raison de la guerre aurait été la nécessité pour les Etats-Unis de retirer leurs troupes d'Arabie saoudite, selon Wolfowitz. Une des raisons d'entrer en guerre contre l'Irak, est "énorme", même si elle est passée presque "inaperçue": « l'obligation de maintenir des troupes américaines en Arabie Saoudite pour protéger ce pays tant que Saddam Hussein était au pouvoir. Or la présence militaire américaine alimentait la colère des fondamentalistes islamiques, dont Oussama ben Laden ».

Dans les deux semaines qui ont suivi la chute de Bagdad, les Etats-Unis ont annoncé qu'ils retiraient la plupart de leurs 5.000 militaires d'Arabie Saoudite et qu'ils allaient installer leur principal centre de commandement régional au Qatar …

 

BUSH ET BLAIR PERSISTENT ET SIGNENT …

Les déclarations cyniques de Wolfowitz ont contraint Bush, qui a entamé vendredi une tournée coloniale en Europe, et le Premier ministre britannique Tony Blair, à réaffirmer leurs mensonges. Le premier a assuré sans autre détail que "des sites de fabrication d'armes condamnées par les Nations unies" (sic) avaient été découverts en Irak, le second qu'il n'avait "aucun doute que des armes de destruction massive seraient finalement découvertes" (resic) dans ce pays. A noter que les « armes condamnées par les Nations unies » sont largement possédées par les USA et ont déjà été utilisées par eux. Sans évoquer l’allié israélien, seule menace nucléaire réelle au Proche-Orient.

"Cela laisse le monde avec une question: que devons-nous croire", a commenté l'ancien ministre danois des Affaires étrangères Niels Helveg Petersen. En Allemagne, le "FRANKFURTER ALLGEMEINE ZEITUNG" estimait de son côté que l'Amérique est en train de perdre la bataille en matière de crédibilité.

A Londres, l'ancien ministre des Affaires étrangères Robin Cook a dit clairement qu'il doutait que l'Irak possède des armes de destructions massives. "La guerre nous a été vendue sur la base de ce que l'on décrivait comme une frappe préventive: 'frappons Saddam avant qu'il ne nous frappe'", a-t-il résumé. "Il est désormais assez clair que Saddam n'avait pas de quoi nous frapper le premier".

 

LA POLITIQUE DE LA MEMOIRE COURTE :
L’HYPOCRISIE DES MEDIA EUROPEENS

Et les mêmes journalistes qui se répandaient à longueur de colonnes sur le danger irakien, s’interrogent aujourd’hui sur le fait de savoir si le caniche yankee Blair « a été manipulé » (sic) où si il « a menti à son parlement » (resic). Comment prendre les lecteurs pour des …

Les mêmes journalistes s’offusquent de la découverte de photos de soldats irakiens torturés et humiliés par les soudards britanniques (5), alors que la presse américaine a largement soutenu l’usage de la torture contre les ennemis des USA (6) et celle-ci est ouvertement et officiellement pratiquée, notamment au camps de concentration de Guantanamo. Sans parler de la « démocratie » israélienne, dont la Cour suprême a légitimé légalement le recours à la torture contre les combattants de la Résistance palestinienne.

 

AVEZ-VOUS ENTENDU PARLER DE LA GUERILLA 
BA’ATHISTE IRAKIENNE DANS LES MEDIA EUROPEENS ?

Le mediamensonge se fait aussi par omission. Il y a les nouvelles qu’on tait, parce qu’elles dérangent ou infirment la manipulation du moment.

Alors que Bush a annoncé la « fin de la guerre en Irak » (sic) et que le gauleiter yankee Bremer, qui tente de gouverner à Bagdad, a proclamé la « dissolution du Parti Ba’ath » (resic), nos camarades ba’athistes ont lancé une guerre de guérilla insurrectionnelle de grande ampleur, qui frappe partout en Irak l’occupant anglo-américain.

Les généraux yankee sont forcés de le reconnaître publiquement. Le Général William Wallace, qui commande sur le terrain les troupes d’occupation yankee, déclare à CBS : « la bataille contre les supporters déterminés de Saddam se transforme en une guerre de Guérilla urbaine ». « Les américains sont encore en train de combattre les forces de Saddam », déclare pour sa part le général McKiernan, qui ajoute qu’ « il y aura encore beaucoup de batailles ». STRATFOR, le principal institut américain d’études stratégiques et militaires précise qu’ «  une opposition a clairement été organisée et est maintenant capable de mener des attaques contre les forces US (…) ce qui semble indiquer que le Parti Ba’ath et peut-être Saddam Hussein sont passés dans la clandestinité pour organiser une guerre de guérilla » (7). Tout cela se lit quotidiennement dans la presse anglo-saxonne, paradoxalement plus libre que l’européenne, parce qu’elle est celle du maître impérialiste.

Mais dans la presse francophone, pas une ligne ! Cherchez bien dans LE MONDE, LE SOIR ou à l’AFP, où l’on parle « de l'insécurité persistante depuis la fin de la guerre » (sic) …  La chape de plomb du mediamensonge est totale. Car comment expliquer que Saddam Hussein, dont les Irakiens sont censé avoir « fêté le renversement » (sic), autre manipulation mise en scène par le Pentagone (8), et le parti Ba’ath, qui les aurait « opprimés », selon nos plumitifs, puissent organiser dans tout l’Irak une guérilla disposant d’un large soutien populaire ?

La presse européenne ressemble à la presse belge où française sous l’occupation nazie, simple rouage de la Propagandastaffel de l’occupant.
En réponse à « Radio Paris » contrôlée par les nazis, les Gaullistes avaient lancé le fameux slogan : « Radio Paris ment, Radio Paris est allemand ».
La version actuelle peut se décliner ainsi : « Nos media sont des putains, nos media sont américains » !

 

Luc MICHEL, 
Président du PCN-NCP.

 

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Visitez le site des Comités Irak de Base

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NOTES ET RENVOIS :

(1) les soi-disant victimes de la « répression de Ceausescu » étaient en fait des décès hospitaliers.

(2) le tout était orchestré par la fille de l’ambassadeur du Koweït, faussement présentée à la tribune de l’ONU comme une victime qui témoignait, et planifié par une officine de propagande, dont la directrice est aujourd’hui en charge de la propagande noire du Pentagone.
Le Réseau Voltaire écrit à ce sujet : « on se souvient qu'en 1991, l'ambassadeur des États-Unis avait organisé l'audition d'une jeune infirmière koweïtienne relatant les crimes commis par l'armée irakienne à Koweït-City. La jeune femme en larmes avait témoigné du vol des couveuses dans une maternité et de la mort des nourrissons. En réalité, la jeune femme était la fille de l'ambassadeur du Koweït à Londres. Son témoignage était une pure invention. La mise en scène avait été préparée par le cabinet de relations publiques Hill & Knowlton's, dont la directrice, Victoria Clarke, est devenue aujourd'hui porte-parole du Pentagone et participe aux réunions quotidiennes de la Structure de coordination de la propagande à la Maison-Blanche »

(3) les « centaines de milliers de victimes albanophones » se résument à quelques milliers, des deux côtés, dues à la guerre et aux bombardements de l’OTAN. Les terroristes albanais patronnés par l’OTAN ont depuis, eux, épuré ethniquement réellement la province serbe, vidée par la terreur de ses habitants serbes, roms, turcophones.

(4) Voir à ce sujet pour plus d’informations :
PCN-Infos Hebdo, 18 mars 2003, « SEPT MEDIAMENSONGES CONTRE L'IRAK BASSISTE »

(5) Un soldat britannique a été arrêté dans le cadre d'une enquête sur des tortures qui auraient été commises contre des prisonniers irakiens pendant la guerre, a annoncé vendredi 30 mai 2003 à Londres le ministère britannique de la Défense. Le ministère affirme avoir ouvert une enquête suite aux allégations, rapportées par "The Sun", selon lesquelles ce militaire était en possession d'une bobine de pellicule photo montrant un prisonnier irakien pris dans des filets et suspendu du haut d'un camion. Selon le quotidien, les photos montraient aussi des militaires ayant des relations sexuelles à côté de prisonniers irakiens. "Nous confirmons qu'une enquête est en cours sur des allégations de photos témoignant de mauvais traitements sur des prisonniers irakiens", a reconnu le ministère (AFP).

(6) Ainsi, « le professeur Henry Mark Holzer plaide pour l'usage de la torture aux États-Unis afin de prévenir les attentats d'Al Qaïda. Bien que prohibée par la loi fédérale, elle serait légitime lorsqu'elle vise à obtenir des informations permettant de sauver des innocents. D'ailleurs, affirme-t-il dans Front Page Magazine, la jurisprudence de l'État de Floride la tolère déjà. Là, le Droit n'est qu'un habillage de la force ».
Henry Mark Holzer est avocat constitutionnel et de procès d'appel et professeur émérite à la Brooklyn Law School.
Il écrit sans honte, sous le titre « En défense de la torture » : « les gens réalistes utiliseraient la torture au nom d'un impératif moral et ils auraient raison. Lors d'une affaire d'enlèvement en Floride, la justice a reconnu que la confession obtenue sous la torture du kidnappeur Jean Leon, dont un complice menaçait la victime Louis Gachelin dans un endroit inconnu, était recevable. La police a donc le droit, dans certain cas, d'avoir recours à la coercition physique et il doit en être de même, dans un cadre juridique précis, pour sauver les vies de milliers d'États-uniens ».
Sources : Réseau Voltaire, « La légalisation de la torture aux Etats-Unis », TRIBUNES LIBRES INTERNATIONALES, Numéro 42,
Et Henry Mark Holzer, "In Defense of Torture“, FRONTPAGEMAGAZINE.COM, November 29, 2002.

(7) Sur la guérilla de résistance ba’athiste, consulter :
« General : Guerrilla Warfare In Iraq », STARS AND STRIPES, May 29, 2003;
“US ‘still fighting Saddam forces' ”, BBC NEWS, 29 May, 2003 ;
STRATFOR, Geopolitical Diary, Monday, May 26, 2003.

(8) La scène spectaculaire de la chute de la statue de Saddam Hussein sur la place principale de Bagdad est un bon exemple de ces montages médiatiques du Pentagone, repris par toute la presse occidentale.
Car la soi-disant « libération de Bagdad » est un montage de la propagande yankee. Les « foules en liesse » n’existent pas ! Il s’agit de figurants, des Kollabos irakiens de Washington amenés dans les fourgons de l’US Army, après avoir été formés en Hongrie, dans la base américaine de Tulsa.
Pendant ce temps, les combats font rage dans tout Bagdad, où les milices ba’athistes résistent héroïquement.
L’ « Observatoire de la Propagande » (Paris) démonte la manipulation : « Personne n'a échappé, le 9 avril 2003 au "déboulonnage" d'une statue de Saddam Hussein sur la place Fedaous de Bagdad. Cet évènement a unanimement été décrit par la presse comme symbolisant la chute de la capitale irakienne. Cependant, il convient de replacer cette scène de liesse populaire dans son contexte pour en saisir le déroulement exact et la vraie nature. Une première dépêche AFP signale qu'un regroupement de véhicules militaires US (une douzaine, précise Reuters) a eu lieu à 12h40 GMT sur la place Fedaous, à proximité de l'hôtel Palestine où résident la plupart des journalistes occidentaux. Ce n'est qu'une heure plus tard que Reuters signale la présence d'une « foule approbatrice de plusieurs dizaines de personnes » (transformée en plusieurs « centaines de manifestants » par Associated Press) ».
Un plan large de la place Fedaous, photographié par Reuters, révèle la mise en scène : la place est encerclée par des véhicules militaires états-uniens et "la foule" se limite à quelques dizaines de personnes. La photo de Reuters montre clairement quelques dizaines de figurants, soudards yankee et journalistes, filmés en gros plans et aucune foule. C’est un char yankee qui renverse la Statue de Saddam Hussein avec des câbles et pas le peuple de Bagdad. Celui-ci est en fait contenu par des blindés yankee et empêché de protester. Des chars yankee encerclent le périmètre et interdisent son accès à une foule hostile aux Américains.
« Dès le début du rassemblement, Associated Press Television Network (APTN), l'agence de presse vidéo états-unienne, filme en plan serré la place Fedaous et retransmet les images en direct sur son réseau, comme si elle savait que quelque chose allait se produire. Le fait que la manifestation se déroule à proximité de l'hôtel Palestine est une véritable aubaine pour les quelques 200 journalistes, dénombrés par Associated Press, qui ne tardent pas à se masser sur la place. Les manifestants, a proximité desquels Indymedia a identifié un membre de la milice d'Ahmed Chalabi (les « Free Iraqi Forces »), peuvent commencer la mise en scène ».
Toute l’opération avait auparavant été décidée à Washington : « Fin mars, le Bureau des communications globales (Office of Global Communications - OGC), a requis une étude sur la manière de rehausser l'image de la Coalition dans les médias internationaux. L'OGC réunit chaque jour à la Maison-Blanche les responsables états-uniens de la propagande et par vidéo-conférence ceux du 10 Downing Street. Le rapport remis à l'OGC a été réalisé par le Groupe tactique d'opérations psychologiques (Psychological Operations Tactical Group - PsyOpsTG) du Commandement des forces spéciales d'infanterie basé au Koweït (ARCENT-Koweit). Il a été intercepté par le FSB russe et transmis aux officiers qui réalisent "à titre privé" le site iraqwar.ru. Dans ce rapport, le PsyOpsTG préconisait de réunir devant la presse les prisonniers de guerre irakiens de manière à ce que la vision d'un groupe nombreux face croire que les redditions étaient massives. Surtout, le PsyOpsTG a proposé de mettre en scène la "libération de Bagdad" et des "manifestations de liesse populaire" de manière à corriger l'image coloniale de la Coalition. C'est chose faite grâce avec l'épisode de la place Fedaous ». « Cette image arrive à point nommé. Elle conforte l'action militaire. Et toute une dynamique se remet en place, la bourse repart à la hausse. C'est une arme psychologique décisive », constate Alain De Neve, membre du Réseau multidisciplinaire d'études stratégiques, dans LA LIBRE BELGIQUE (Bruxelles).
Spécialiste renommé de Géopolitique et de géostratégie, Aymeric Chauprade confirme : « Contrairement à ce qu'une soirée de désinformation orchestrée par les images américaines a voulu nous faire croire, ce sont surtout les pillards qui ont accueilli l'Amérique en libératrice ».

A ce sujet, consulter sur le Site des « COMITES IRAK » : http://comitesirak.free.fr/mm1.htm

 

A LIRE SUR LE MEME SUJET :

Luc MICHEL, « MYTHES DE LA PROPAGANDE AMERICANO-SIONISTE ET REALITES INTERNATIONALES », PCN-INFOS HEBDO, 10 février 2003.

Luc MICHEL, « COMBATTRE LA PROPAGANDE YANKEE ! », PCN-INFOS HEBDO, 16 avril 2003.

 

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