PCN-INFOS

Le réseau d'information téléphonique du PCN

 

PCN-Infos du 16 avril 2003

 

COMBATTRE LA PROPAGANDE YANKEE !
GARDER L'ESPOIR !
IRAK, PALESTINE, EUROPE :
LA LUTTE DE LIBERATION NATIONALE CONTINUE !

 

La bataille classique est terminée en Irak. L’Irak ba’athiste a été écrasé sous les bombes terroristes et l’hyper puissance militaire et technologique yankee. Place à la guerre de Guérilla et à la Résistance nationale ! Car les combats n’ont jamais cessé en Irak, y compris à Bagdad. Le combat continue, en Irak et ici aussi en Europe. Notre combat est le même : libération nationale contre l’occupant yankee et ses complices !

Beaucoup de ceux qui refusaient la guerre coloniale en Irak baissent les bras. Pas nous ! C’est maintenant que la Résistance irakienne et nos Camarades ba’athistes doivent être aidés et défendus.

 

ATTENTION : MEDIAMENSONGES ET GUERRE DES IMAGES !

A chaque fois que vous ouvrez un journal, que vous regardez une télévision : Attention mediamensonge et guerre des images !

Le tout théorisé par les stratèges du Pentagone et les spécialistes en propagande du State Department. Car les USA sont avant tout l’empire du mensonge : celui des « spin-doctors », des « psy-ops » et des media aux ordres, ceux de la prostitution intellectuelle.

La Seconde Guerre du Golfe a en effet été l’occasion de mettre en ouvre les nouvelles techniques de la « guerre de l’information ». Des concepts qui reposent sur la « maîtrise de l’information » dans le cadre d’une « stratégie globale », qui est aussi et surtout une « stratégie d’influence » (1). Le tout issu d’une autre guerre coloniale, celle d’Algérie, et des techniques de la « guerre psychologique » mise au point par l’Armée française (2).

Car nous entrons de plein pied dans un monde où « les limites deviennent de plus en plus confuses entre marketing, articles de presse, communications officielles et manœuvres psychologiques militaires ». Le but des agences gouvernementales occidentales étant d’ « exercer une influence idéologique sur les individus », avec la « connivence de certains médias vis-à vis de ces manipulations » (3).

 

LA « LIBERATION DE BAGDAD » : UNE MISE EN SCENE YANKEE

La scène spectaculaire de la chute de la statue de Saddam Hussein sur la place principale de Bagdad est un bon exemple de ces montages médiatiques du Pentagone, repris par toute la presse occidentale.

Car la soi-disant « libération de Bagdad » est un montage de la propagande yankee. Les « foules en liesse » n’existent pas ! Il s’agit de figurants, des Kollabos irakiens de Washington amenés dans les fourgons de l’US Army, après avoir été formés en Hongrie, dans la base américaine de Tulsa.

Pendant ce temps, les combats font rage dans tout Bagdad, où les milices ba’athistes résistent héroïquement.

L’ « Observatoire de la Propagande » (Paris) démonte la manipulation : « Personne n'a échappé, le 9 avril 2003 au « déboulonnage » d'une statue de Saddam Hussein sur la place Fedaous de Bagdad. Cet évènement a unanimement été décrit par la presse comme symbolisant la chute de la capitale irakienne. Cependant, il convient de replacer cette scène de liesse populaire dans son contexte pour en saisir le déroulement exact et la vraie nature. Une première dépêche AFP signale qu'un regroupement de véhicules militaires US (une douzaine, précise Reuters) a eu lieu à 12h40 GMT sur la place Fedaous, à proximité de l'hôtel Palestine où résident la plupart des journalistes occidentaux. Ce n'est qu'une heure plus tard que Reuters signale la présence d'une « foule approbatrice de plusieurs dizaines de personnes » (transformée en plusieurs « centaines de manifestants » par Associated Press) » (4).

Un plan large de la place Fedaous, photographié par Reuters (5), révèle la mise en scène : la place est encerclée par des véhicules militaires états-uniens et « la foule » se limite à quelques dizaines de personnes.  La photo de Reuters montre clairement quelques dizaines de figurants, soudards yankee et journalistes, filmés en gros plans et aucune foule. C’est un char yankee qui renverse la Statue de Saddam Hussein avec des câbles et pas le peuple de Bagdad. Celui-ci est en fait contenu par des blindés yankee et empêché de protester. Des chars yankee encerclent le périmètre et interdisent son accès à une foule hostile aux Américains.

« Dès le début du rassemblement, Associated Press Television Network (APTN), l'agence de presse vidéo états-unienne, filme en plan serré la place Fedaous et retransmet les images en direct sur son réseau, comme si elle savait que quelque chose allait se produire. Le fait que la manifestation se déroule à proximité de l'hôtel Palestine est une véritable aubaine pour les quelques 200 journalistes, dénombrés par Associated Press, qui ne tardent pas à se masser sur la place. Les manifestants, a proximité desquels Indymedia a identifié un membre de la milice d'Ahmed Chalabi (les « Free Iraqi Forces »), peuvent commencer la mise en scène » (5).

Toute l’opération avait auparavant été décidée à Washington : « Fin mars, le Bureau des communications globales (Office of Global Communications - OGC), a requis une étude sur la manière de rehausser l'image de la Coalition dans les médias internationaux. L'OGC réunit chaque jour à la Maison-Blanche les responsables états-uniens de la propagande et par vidéo-conférence ceux du 10 Downing Street. Le rapport remis à l'OGC a été réalisé par le Groupe tactique d'opérations psychologiques (Psychological Operations Tactical Group - PsyOpsTG) du Commandement des forces spéciales d'infanterie basé au Koweït (ARCENT-Koweit). Il a été intercepté par le FSB russe et transmis aux officiers qui réalisent « à titre privé » le site iraqwar.ru. Dans ce rapport, le PsyOpsTG préconisait de réunir devant la presse les prisonniers de guerre irakiens de manière à ce que la vision d'un groupe nombreux face croire que les redditions étaient massives. Surtout, le PsyOpsTG a proposé de mettre en scène la « libération de Bagdad » et des « manifestations de liesse populaire » de manière à corriger l'image coloniale de la Coalition. C'est chose faite grâce avec l'épisode de la place Fedaous » (6). « Cette image arrive à point nommé. Elle conforte l'action militaire. Et tout une dynamique se remet en place, la bourse repart à la hausse. C'est une arme psychologique décisive », constate Alain De Neve, membre du Réseau multidisciplinaire d'études stratégiques, dans LA LIBRE BELGIQUE (Bruxelles).

Spécialiste renommé de Géopolitique et de géostratégie, Aymeric Chauprade confirme : « Contrairement à ce qu'une soirée de désinformation orchestrée par les images américaines a voulu nous faire croire, ce sont surtout les pillards qui ont accueilli l'Amérique en libératrice » (7).

Honte aux journalistes-putains qui ont participé à ce montage et le propage. Tous les media occidentaux SAVENT et sont complices !

 

NON L’IRAK BA’ATHISTE NE S’EST PAS EFFONDRE SANS COMBATTRE !

Avant tout, il faut rendre justice à l’Irak ba’athiste, qui ne ‘est pas « effondré ». « Le régime irakien baasiste n'était pas le produit d'un homme mais celui d'une géographie politique et d'une histoire. Si l'Irak ne s'effondra pas immédiatement face à l'envahisseur, c'est d'abord parce que le régime ne se résumait pas à un homme et à un clan. Car vingt jours de combats contre l'armée américaine, dont le budget égale la somme du budget militaire cumulé du reste du monde, n'ont rien de ridicules. C'est le colossal déséquilibre des forces et non l'absence de volonté à résister qui explique évidemment l'effondrement de l'armée irakienne », écrit Aymeric Chauprade (8).

Le NOUVEL OBSERVATEUR (Paris) fait la même analyse : « Y a-t-il de quoi pavoiser ? Au bout de trois semaines de guerre, le géant militaire américain et son allié britannique viennent une nouvelle fois de triompher d’un ennemi redoutable : l’armée et les forces paramilitaires d’un Etat ruiné par plus de vingt ans de guerre, douze ans de sanctions économiques, trente ans de dictature. Un Etat de toute façon infiniment plus modeste que ce que représente la puissance conjuguée de ses deux conquérants. Après la Grenade en 1983, Panamá en 1989, la Serbie en 1999 et l’Afghanistan des talibans en 2001-2002, un autre nain politique et militaire vient de succomber à l’écrasante supériorité des Etats-Unis (…) Pour hâter la chute du régime, les troupes américaines ont mis en œuvre dans Bagdad une violence inconnue depuis le début de la guerre. Bombardements incessants, chars d’assaut déchaînés, infanterie tirant sur tout ce qui bouge: la guerre des rues a provoqué de véritables tueries dans la capitale irakienne ». Ceci pour les naïfs qui croient encore que Bagdad serait « tombée sans combattre » …

 

RENDRE JUSTICE AUX COMBATTANTS DE L’IRAK LIBRE

Aymeric Chauprade, qui n’est nullement un extrémiste, rend un hommage mérité aux combattants de l’Irak libre : « Songeons … aux milliers d'Irakiens qui viennent de périr sous le feu de la puissance américaine. Tous ces hommes ont fait le sacrifice ultime pour préserver à l'Irak son bien le plus précieux, sa souveraineté. D'autres vont les suivre qui, ayant quitté l'uniforme, vont former l'armée des ombres pour continuer le combat de la souveraineté nationale. L'Empire a gagné une bataille, mais l'histoire saura rendre justice aux peuples. L'équilibre des nations est la seule réponse, pour demain, au besoin de paix et de justice entre les peuples » (9).

 

LA RESISTANCE IRAKIENNE S’ORGANISE

Car le combat continue partout en Irak, où la Résistance s’organise et où tombent les occupants yankee et leurs complices. « Les Américains ont mis à bas le régime irakien, mais pas les forces vives de l'Irak qui vont se réorganiser. Quatre mille ans d'histoire mésopotamienne et irakienne le prouvent : l'Irak est une nation indomptable dans la durée » (10).

Cette Résistance a la sympathie de la Syrie et des masses arabes. Le président syrien Assad compare les situations libanaise et irakienne, en insistant sur le fait que « l'Irak pourrait très bien réussir ce que le Liban a accompli vingt ans plus tôt : le retrait de force des troupes britanniques et américaines face à une résistance tenace et sanglante ». Selon lui, « les Etats-Unis et la Grande-Bretagne ne pourront pas contrôler l'Irak ».

Annonçant que «la résistance populaire arabe» face à l'invasion américaine s'est propagée dans toute la région, Bachar El-Assad a fait référence au nombre croissant d'Arabes, Syriens inclus, qui se sont portés volontaires pour aller combattre en Irak aux côtés des soldats de Saddam et qui résistent glorieusement en ce moment même à Bagdad. Le président Assad a déclaré que les « Arabes s'opposeront aux efforts américains pour réorganiser la région à sa guise, pour contrôler les richesses pétrolières et ménager les intérêts israéliens ».

Cette résistance va largement compter avec les cadres du Parti Ba’ath. On le sait à Washington et à Tel-Aviv et les menaces ouvertes contre la Syrie ba’athiste n’ont pas d’autre but. « Les mises en garde adressées à Damas semblent être destinées, avant tout, à éviter que les restes du régime baasiste irakien ne se regroupent en Syrie pour entretenir une résistance à l'occupation américaine » (11).  

 

LA HAINE DES IRAKIENS POUR L’OCCUPANT AMERICAIN

La résistance à l’occupant américano-sioniste, symbolisé par le Général yankee Garner, gauleiter yankee en Irak et proche de Sharon et du Likoud, dont la nomination est une insulte voulue au monde arabe, va aussi et surtout trouver des racines profondes dans la haine du peuple irakien pour les envahisseurs occidentaux. Bagdad offre un bon exemple de ce qui attend les Américains : « Bagdad est en feu. Les bâtiments qui symbolisent le pouvoir de Saddam Hussein sont tour à tour pillés et incendiés. La ville est livrée aux bandits. L'immense majorité des Bagdadis est en colère (…) Les relations entre les Bagdadis et les occupants ne vont pas en s'améliorant. Les foules étaient déjà extrêmement réduites pour saluer l'arrivée des "libérateurs" … le peuple irakien … n'approuve souvent pas la méthode américaine, qui a causé la mort de milliers de civils et entraîné le pays dans le chaos. Pendant que les hordes de pillards remercient les soldats d'outre-Atlantique à coups de retentissants "Thank you !" et autres "America very good !", les habitants de Bagdad vivent reclus, apeurés et amers. Le dilemme est clair. Si l'armée américaine offre leur liberté aux Bagdadis, ce sont les pillards qui tiennent la ville, et si elle restreint leur liberté à coups de check-points et de couvre-feu, elle crée d'autres insatisfactions et renforce le sentiment qu'elle est une force d'occupation. Dans tous les cas, elle renforce son impopularité. En l'absence totale d'Etat, les GI et les Bagdadis vont avoir des jours difficiles » (12).

A Najaf, un Kollabo, Abdel Majid al-Khoï, un chef chiite irakien fils du grand ayatollah al-Khoï, amené de Grande-Bretagne pour diriger la région a déjà été abattu. Il n’y a eu que le porte-parole de la Maison Blanche, le très sioniste Ari Fleischer, pour le pleurer.

C’est le sort qui attend la clique répugnante des traîtres irakiens arrivés dans les fourgons de l’US Army. En Irakien, « Quisling » se traduit par Chalabi !

Dans les grandes villes irakiennes, comme Bagdad ou Mossoul, les premières manifestations contre l’Occupant yankee et ses Kollabos sont organisées, dans le silence complice des principaux media. A Mossoul, les soudards yankee ont tiré dans la foule. « A Mossoul, un dernier bilan fourni par le directeur de l’hôpital des urgences, Ayad Al-Ramadhani, fait état de «12 morts et de 60 blessés » à la suite de tirs attribués aux forces américaines », écrit l’AFP.  « Plusieurs témoins interrogés par l’AFP ont raconté que la fusillade avait commencé alors que Mashan Al Juburi, le nouveau gouverneur auto-proclamé prononçait un discours pro-américain ». Celui-ci a alors ordonné le feu. Vous avez dit « libération » ?

 

LA FIGURE DE SADDAM HUSSEIN INSPIRE LA RESISTANCE
ET LE RENOUVEAU DU NATIONALISME ARABE

Cette résistance va aussi être portée par le renouveau du nationalisme arabe qui trouve sa nouvelle source dans le combat héroïque de l’Irak ba’athiste et de Saddam Hussein. «L'entrée des troupes anglo-américaines en Irak a été un formidable choc pour les peuples arabes. Voilà donc l'immense plaie arabe, autrefois ouverte par la création de l'Etat d'Israël puis entretenue par l'expansion sioniste et le non-règlement de la question palestinienne, qui vient de s'agrandir brutalement. Certes, les Arabes sont divisés politiquement ; certes, depuis toujours, ils se sont mis d'accord pour ne pas être d'accord comme dit l'adage. Oui mais la rue arabe brandit les portraits de Nasser et de Saddam, les deux seuls leaders du XXe siècle à s'être battus pour la réunification du monde arabe. Cette vague d'enthousiasme pour la résistance à l'Amérique a fragilisé une fois de plus les régimes arabes proaméricains. Par leur agression contre l'Irak, les Etats-Unis ont dopé le nationalisme arabe » (12).

« pour nous Saddam Hussein restera un héros car il était le seul leader arabe à tenir tête aux Etats-Unis et à Israël. La présence américaine dans la région est tout simplement inacceptable», confie un Palestinien de Gaza à l’AFP.

Le Parti ba’ath arabe socialiste fait de la foi et du sacrifice la base de l’engagement de ses militants au service de la mission révolutionnaire. Il nous montre la voie. Foi, espérance, courage : IRAK, PALESTINE, EUROPE : LA LUTTE DE LIBERATION NATIONALE CONTINUE !

 

Luc MICHEL

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Visitez le site des « Comités Irak de Base » : WWW.COMITEIRAK.FREE.FR

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NOTES :

(1) Entretien avec le général Loup Francart, « Regards stratégiques. Maîtrise de l’information et stratégie Globale », in DIPLOMATIE MAGAZINE, Paris, n° 2, mars-Avril 2003.

(2) Entretien avec François Géré (Directeur de l’Institut Diplomatie et Défense, auteur de « La Guerre psychologique », « Guerre de l’information et guerre psychologique », in DIPLOMATIE MAGAZINE, Paris, n° 2, mars-Avril 2003.

(3) , (4) , (6) Réseau Voltaire, « La fin de quelle guerre ? », in OPÉRATIONS PSYCHOLOGIQUES, Paris, 15 avril 2003.

(5) Voir sur le site des « Comités Irak » :

(7) , (8) , (9) , (10) , (13) Aymeric Chauprade, « Pour les Irakiens libérés, la défense de leur souveraineté nationale prime-t-elle l'exigence de démocratie ? Irak, les dix enseignements d'une guerre », in LE FIGARO, Paris, 15 avril 2003.

(11) Patrick Jarreau, « Pour le président George  Bush, la guerre continue. La Maison Blanche a lancé un avertissement à la Syrie », LE MONDE, 12 avril 2003.

 

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