PCN-INFOS

Le réseau d'information téléphonique du PCN

 

PCN-Infos du 18 mars 2003

 

SEPT MEDIAMENSONGES CONTRE L'IRAK BASSISTE :
NON A LA PROPAGANDE AMERICANO-SIONISTE 
CONTRE LE GOUVERNEMENT LEGITIME DE L'IRAK !

 

L’agression américano-sioniste contre l’Irak, ce ne sont pas seulement les bombes qui frappent quotidiennement ce pays martyr depuis des années. Ce n’est pas non plus seulement le génocide qui frappe le peuple irakien au travers d’un embargo criminel. C’est aussi une campagne de haine et de désinformation systématique des media occidentaux aux ordres, qui visent à criminaliser le gouvernement bassiste légitime.

Les services de communication et de relations publiques qui travaillent pour les appareils d'État yankee et sionistes, c’est-à-dire la Propaganda Abteilung de Washington et Tel-Aviv, ont pour objectif de répandre certaines allégations à propos de l'Irak, de les répéter sans relâche et d'obtenir qu'elles soient relayées dans la presse. À force de répétitions par des officiels, puis par des éditorialistes de connivence, ces assertions finissent par ressembler à des évidences. C'est ainsi qu'on les retrouve au fil des articles d'actualité ou sur les plateaux de débats télévisés sans qu'aucun journaliste ne prenne plus la peine d'en vérifier l'authenticité. Les plus populaires de ces mythes sont réunis ici [1] .

 

1 : « SADDAM HUSSEIN A GAZE PLUS DE 5 000 KURDES A HALABJA EN 1988. »

Le 16 mars 1988, en pleine guerre Iran-Irak, 5 000 Kurdes du village d'Halabja, situé dans le Kurdistan irakien, sont tués par des gaz. Mais les seules informations dont nous sommes sûrs est qu'une bataille entre l'Iran et l'Irak a eu lieu dans la zone d'Halabja, que les deux camps ont utilisé des gaz de combat interdits et que des civils kurdes, pris entre deux feux, ont été tués par ces gaz.

En mars 1988, le massacre d'Halabja n'avait pas soulevé de protestation de la communauté internationale. A l'époque, il était admis que les civils avaient été tués « collatéralement » à la suite d'une erreur de maniement des gaz de combat.

Deux ans plus tard, lorsque la guerre Irak-Iran prit fin et que les Occidentaux cessèrent de soutenir Saddam Hussein, le massacre d'Halabja fut attribué aux Irakiens.

Mais un rapport classifié de l' ARMY WAR COLLEGE démontra, en 1990, que cette imputation était peu crédible. Le Washington Post du 4 mai 1990 le résuma en ces termes : « L'affirmation iranienne du 20 mars [1990] selon laquelle la plupart des victimes d'Halabja a été empoisonnée par du cyanide a été considérée comme un élément clé [...]. Nous savons que l'Irak n'utilise pas de gaz cyanide. Nous avons une très bonne connaissance des agents chimiques que les Irakiens produisent et utilisent, et nous savons ce que chacun ne fait pas. »

Récemment, Stephen C. Pelletiere, analyste politique pour l'Irak à la CIA pendant la guerre Iran-Irak, puis professeur à l'Army War College qui participa à la rédaction du rapport, en confirma les conclusions. Il rappela dans le NEW YORK TIMES que le massacre d'Halabja était un crime de guerre, probablement commis par l'armée iranienne, et non un crime contre l'humanité commis par l'armée irakienne. Et, qu'en aucun cas, il ne s'est agit de l'assassinat délibéré de populations civiles.

 

2 : « L'IRAK N'EST PAS AUTORISE A SURVOLER LES "ZONES D'EXCLUSION AERIENNES" RECOUVRANT LES DEUX TIERS DE SON TERRITOIRE. »

La zone d'exclusion aérienne qui comprend les parties de l'Irak situées au nord du 36ème parallèle et au sud du 32ème parallèle a été imposée par les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France, 18 mois après la guerre du Golfe, le 26 août 1992. Depuis, la France est revenue sur sa position et a dénoncé ces zones.

Le 3 septembre 1996, les États-Unis ont décidé unilatéralement d'étendre la zone d'exclusion du 32ème au 33ème parallèle.

Au regard du droit international et en vertu de l'article 51 de la Charte des Nations Unies, l'Irak a le droit de se défendre sur l'ensemble de son territoire, y compris au-dessus des zones déclarées « d'exclusions aériennes » par les États-Unis.

 

3 : « LES INSPECTEURS DE L'ONU ONT ETE EXPULSES D'IRAK EN 1998. »

En 1998, les inspecteurs dirigés par Richard Butler ont délibérément quitté l'Irak, sachant qu'une campagne de bombardement britanno-yankee était imminente (L'opération « Renard du désert » a été lancée le 16 décembre 1998 : 415 missiles de croisière tirés, 600 bombardements).

C'est ainsi que le Washington Post du 18 décembre 1998 relate ce retour : « Butler a ordonné à ses inspecteurs d'évacuer Bagdad, anticipant une attaque militaire, mardi soir » [2]. L'évacuation précipitée des inspecteurs n'avait pas eu le temps d'être soumise au Conseil de sécurité de l'ONU. USA TODAY du 17 décembre 1998 rapporte que « l'ambassadeur russe, Sergei Lavrov, a critiqué Butler pour son évacuation des inspecteurs d'Irak, mercredi matin, sans demander l'autorisation au Conseil de sécurité ». [3]

 

4 : « MAUVAISE FOI DE SADDAM HUSSEIN : IL PRETEND QU'EN 1998, LES INSPECTEURS DE L'ONU ETAIENT DES ESPIONS. »

C'est aussi ce qu'affirmait le NEW YORK TIMES en Une le 7 janvier 1999 : « Des officiels yankees ont déclaré aujourd'hui que des espions américains ont travaillé secrètement dans les équipes d'inspecteurs des Nations Unies. » [4]

Le 6 janvier 1999, le BOSTON GLOBE rapportait, quant à lui, que des agents secrets yankees « ont menée une ambitieuse opération d'espionnage conçue pour pénétrer les services de renseignement irakiens et suivre les mouvements du leader irakien Saddam Hussein, selon des sources des États-Unis et de l'ONU ». [5]

Le WASHINGTON POST du 2 mars suivant a indiqué en première page que les États-Unis « ont infiltré des agents et du matériel d'espionnage pendant t rois ans au sein des équipes d'inspection en armement de l'ONU en Irak afin de surveiller l'armée irakienne, à l'insu des Nations Unies. » [6]

D'après le WASHINGTON POST du 2 mars 1999, « les porte-parole de la CIA, du Pentagone, de la Maison Blanche et du département d'État ont refusé de démentir catégoriquement » [7].

En septembre 1991 déjà, l'ONU avait adressé une « réprimande publique » à David Kay, un inspecteur yankee de la commission spéciale de désarmement en Irak, accusé de fournir des informations directement à Washington avant l'ONU [8].

 

5 : « BAGDAD PRETEND QUE LES DOUZE ANS D'EMBARGO SUR L'IRAK ONT TUES DES MILLIERS D'ENFANT ET DE PERSONNES AGEES. »

Les sujets de presse sur les sanctions infligées à l'Irak commencent souvent par « Saddam prétend que… ». En fait, il existe, en la matière, des rapports précis provenant d'organismes internationaux reconnus.

Dès mars 1996, l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) publiait un rapport alarmant sur la dégradation de la situation sanitaire en Irak (Rapport - Synthèse). L'OMS attribuait directement aux sanctions l'augmentation de 600 % de la mortalité juvéno-infantile depuis 1990.

L'OMS considère également que l'embargo est la cause de la réapparition et du développement de maladies infantiles qui étaient en voie de disparition. L' UNICEF a publié un rapport, en août 1999, montrant que les sanctions contre l'Irak ont contribué à la mort de 500 000 enfants.

On se souvient que le 12 mai 1996, Madeleine Albright, alors secrétaire d'État, avait été interrogée sur les conséquences des sanctions par la journaliste Leslie Stahl qui lui demandait: « Nous avons entendu qu'un demi-million d'enfants [en] sont morts. C'est supérieur au nombre d'enfants tués à Hiroshima. Est-ce que cela en valait vraiment la peine ? »

Mme Albright avait répondu : « Je pense que c'est un choix très difficile, mais nous pensons que cela en vaut la peine » [9].

 

6 : DEBUT 2003, L'IRAK DISPOSE DE MISSILES LONGUE-PORTEE.

Lors d'une rencontre avec Jose Maria Aznar, le 22 février 2003, George W. Bush a évoqué les missiles irakiens Al-Samoud 2 comme des missiles longue-portée. En fait, les missiles incriminés figuraient dans la déclaration de 12 000 pages remise par l'Irak à l'ONU, le 7 décembre 2002. Dans une interview au MONDE, Corinne Heraud, une inspectrice française de l'ONU explique qu'en octobre 2002 déjà, Bagdad avait déclaré que certains essais avaient dépassé la limite de 150 km.

Lorsque, à la demande d'Hans Blix, un groupe d'expert a rendu ses conclusions sur les Al-Samoud 2, le 12 février, John Negroponte, ambassadeur des États-Unis à l'ONU, et spécialiste des opérations noires yankee, a parlé de la « découverte » de « missiles violant les résolutions de l'ONU », suggérant qu'il s'agissait d'une trouvaille inédite. Cette mise en scène, sous forme de scoop, a été reprise par de nombreux médias . Ainsi, la RTBF ou RFI entre autres, présentaient le 12 février comme une révélation « exclusive » ce qui n'était que la confirmation officielle de ce que l'Irak avait déclaré plusieurs mois auparavant.

Selon ASSOCIATED PRESS, Hans Blix aurait annoncé en janvier que 40 essais avaient été effectués sur les missiles al-Samoud 2. Treize tirs auraient dépassé les 150 kilomètres autorisés par la résolution 687 et seul un tir aurait atteint 182 kilomètres. Le dépassement des 150 km est dû, selon le vice-Premier ministre irakien Tarek Aziz, au fait que ces tests ont été effectués avec des vecteurs non chargés (ils peuvent transporter jusqu'à 300 kg de charge) et non équipés de dispositifs de guidage.

L'ambassadeur irakien auprès des Nations Unies, a déclaré le 12 février que son gouvernement souhaitait qu'une commission vienne vérifier la portée réelle des missiles.

 

7 : « LA GUERRE PERMETTRA DE DESARMER EFFICACEMENT L'IRAK. »

De 1991 à 1998, la première série d'inspections a permis d'éliminer bien plus d'armes que les 6 semaines de bombardements. En 1994, l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) se déclarait « convaincue que, par suite des mesures de destruction, d'enlèvement et de neutralisation, qui ont été prises jusqu'ici, il n'est matériellement plus possible à l'Irak de produire des armes nucléaires ou des matières utilisables dans les armes nucléaires ».

Selon Scott Ritter, ancien inspecteur américain de l'UNSCOM, « depuis 1998, l'Irak est grosso modo désarmé : de 90 à 95% de ses capacités en armes de destruction massive ont été éliminées, et ce de façon vérifiable » [10].

 

Sources :

Réseau Voltaire, site du collectif FAIR (Fairness & Accuracy In Reporting).

 

Notes :

[1] D’après Jack Naffair et Réseau Voltaire (mars 2003).

[2] « Butler ordered his inspectors to evacuate Baghdad, in anticipation of a military attack, on Tuesday night ».

[3] « Russian Ambassador Sergei Lavrov criticized Butler for evacuating inspectors from Iraq Wednesday morning without seeking permission from the Security Council. »

[4] « United States officials said today that American spies had worked undercover on teams of United Nations arms inspectors. » (Copie de l'article).

[5] « Carried out an ambitious spying operation designed to penetrate Iraq's intelligence apparatus and track the movement of Iraqi leader Saddam Hussein, according to U.S. and U.N. sources ». (Copie de l'article).

[6] « Infiltrated agents and espionage equipment for three years into United Nations arms control teams in Iraq to eavesdrop on the Iraqi military without the knowledge of the U.N. agency. » (Copie de l'article).

[7] « Spokesmen for the CIA, Pentagon, White House and State Department declined to repeat any categorical denials », Washington Post, 2 mars 1999 (Copie de l'article).

[8] Le Monde du 3 octobre 1991 : « Controverse à l'ONU sur la mission nucléaire en Irak. Les informations recueillies à Bagdad n'auraient pas dû être transmises d'abord aux États-Unis ».

[9] Emission « 60 minutes » sur CBS, le 12 mai 1996. Leslie Stahl : - We have heard that a half million children have died. I mean that's more children than died in Hiroshima. And - you know - is the price worth it ? Madeleine Albright : - I think this is a very hard choice, but the price - we think the price is worth it.

[10] Interview réalisée par The Guardian.

 

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