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PCN-Infos du 24 février 2003

 

1940-45, D'UN OCCUPANT A L'AUTRE :
LE MYTHE DE LA "LIBERATION" 
DE L'EUROPE PAR LES ETATS-UNIS

 

La crise irakienne a révélé des velléités de révolte chez les vassaux français, belges et allemands de Washington. Une révolte où les intérêts économiques, ceux de Total-Elf-Fina en Irak notamment, sont très présents.

Ce qui a déchaîné une campagne de propagande yankee dans la presse anglo-saxonne, où la bassesse se dispute à l’insulte et à la violence. Tout cela révèle une xénophobie anti-européenne virulente et fait craquer le vernis humaniste du combat yankee. Où sont la démocratie, la liberté d’expression et les droits de l’homme pour lesquels Washington prétend combattre dans ce torrent de boue ?

Cette campagne est aussi l’occasion de nous resservir le vieux mythe éculé de la « libération de l’Europe » par les Américains en 1944-45. Le NEW YORK POST titre, par exemple, sa Une avec une photo d’un cimetière américain de Normandie et le commentaire « Ils sont morts pour la France mais la France les a oubliés ».

 

CE QU’A VRAIMENT ETE L'INVASION YANQUEE :
LE SOLDAT RYAN N’EST PAS VENU LIBERER L’EUROPE !

La machine de propagande américaine s'est à nouveau mise en branle. Après Hollywood et le film de Spielberg « Il faut sauver le soldat Ryan », la presse anglo-saxonne veut une fois de plus nous faire croire que les américains ont débarqué en Normandie le 6 juin 1944 pour « libérer l'Europe ».

C'est faux ! Et d'ailleurs pour les historiens américains l'opération s'appelle toujours « l'invasion ».

Et six décennies après le 6 juin 1944,  les troupes américaines occupent toujours l'Europe. L'anti-civilisation yankee nous envahit avec ses sodas, ses hamburgers, ses films, ses séries débiles et sa fausse morale.

 

C’EST L’ARMEE ROUGE DU MARECHAL STALINE QUI A VAINCU LE NAZISME

Il faut le rappeler inlassablement : ce n'est pas l'armée américaine qui a libéré l'Europe mais l'Armée rouge. Et sans le sacrifice de 30 millions de Soviétiques conduit avec détermination par le Maréchal STALINE, les nazis auraient gagné la guerre. Ce sont les glorieux combattants de l'Armée rouge qui ont pris Berlin et libéré l'Europe de la domination nazie, ouvrant les portes de la liberté aux déportés des camps d’extermination nazis.

La propagande américaine, largement reprise par celle du système libéral qui nous domine, veut nous faire croire que ce seraient « les américains qui nous auraient libérés ». La propagande d'Hollywood, en particulier le récent "Soldat Ryan", accrédite auprès des masses européennes cette affirmation historiquement fausse. HITLER a été vaincu dans les plaines de Russie, d'Ukraine et du Caucase; il a été vaincu devant Moscou, Leningrad, Stalingrad et à Berlin au cœur même du IIIe Reich.

Comme nous le rappelle Jean Daniel dans son essai « Voyage au bout de la Nation »: « Pour De Gaulle, c’est en apprenant, à Londres, les premiers succès soviétiques dans la résistance de leurs armées contre l’envahisseur allemand qu’il se persuade que la victoire des alliés sera acquise plus vite que prévu. Sans les batailles de Russie, pas de débarquement en Afrique du Nord, en Italie, en Provence, en Normandie. Dit autrement : sans le national-bolchévisme, point de combat efficace contre le national-socialisme ».

 

PROPAGANDE YANKEE, 
« AMERICANISATION DE L’HISTOIRE » ET REVISIONNISME HISTORIQUE

Sans Moscou et sans Stalingrad, sans les trente millions de morts soviétiques (pour quelques dizaines de milliers chez les "libérateurs" yankee), sans la fermeté inflexible de STALINE aux heures les plus sombres de 1941-42, il n'y aurait jamais eu de débarquement allié en Méditerranée ou en Normandie.

C’est cette évidence que la propagande libérale dominante tente de dissimuler maladroitement, au nom d’un révisionnisme occidental reposant sur la manipulation de l’Histoire et que dénonce courageusement l’historien Marc Ferro.

Dans L’HUMANITE, L'historien Marc Ferro évoquait récemment comment la guerre froide et « l'américanisation de l'histoire » ont minimisé le rôle majeur de Stalingrad : « Dans l'ordre symbolique toutefois, la victoire de Stalingrad est beaucoup plus importante que les autres, elle signifie pour la première fois qu'une grande armée de la Wehrmacht est battue, elle souligne l'entêtement mortel de Hitler dans sa stratégie militaire qui trouve plus fort que lui. Le général Paulus contraint de se rendre, ça veut dire que le vent de l'histoire a tourné à l'Est, du côté des Soviétiques qui brisent l'invincibilité allemande. A Stalingrad, les Allemands font en effet l'expérience d'une puissance de feu et d'une capacité technologique qui leur est supérieure. Ils diront avoir été battus par l'hiver : ils l'ont surtout été par les chars et les canons fabriqués par une industrie soviétique qui a pris la relève de la vieille industrie russe et qui n'a pas baissé les bras. L'URSS, il faut le rappeler, produisait alors plus de canons que l'Allemagne. Peu à peu pourtant on oubliera Stalingrad, à cause de la guerre froide et de l'américanisation de l'histoire qui s'en suivit ».

 

EN 1944-45, L’US ARMY A REMPLACE LA WEHRMACHT, NI PLUS NI MOINS !

Aujourd'hui, l'Europe n'est plus la vassale de l'Allemagne mais celle des Etats-Unis. Ce ne sont plus la Wehrmacht, les SS et la Gestapo qui nous occupent, mais l'OTAN, l'US Army et la CIA, qui espionne notamment toutes les communications en Europe.

Aujourd'hui l'Europe est toujours sous la domination militaire, politique, économique et diplomatique d'une puissance étrangère. Et c'est toute la classe politique européenne, les nouveaux kollabos, qui collabore avec les Américains.

Le soldat Ryan n’est pas venu libérer l’Europe. Il est venu y défendre et y imposer les intérêts politiques de Washington et économiques de Wall-Street. C’est-à-dire une entreprise coloniale, où les USA n’étaient rien de plus que les rivaux impérialistes du IIIeme Reich.

Le 6 juin 1944 ne représente qu'une seule et unique chose, la fin pathétique de l'impérialisme européen au profit de la domination colonialiste de Washington.

 

LIBERATION ET UNIFICATION DE LA NATION-EUROPE :
YANKEE GO HOME !

Hier, l'Europe, grâce aux sacrifices héroïques des Soviétiques, s'est libérée des nazis. Aujourd'hui, elle doit se libérer des Etats-Unis, de l'injustice capitaliste et de la domination impérialiste du Nouvel Ordre Mondial. Et ce combat pour la liberté, elle doit le mener avec tous les peuples du monde qui refusent l’esclavage yankee.

YANKEE GO HOME ! CARTHAGO DELENDA EST !

 

Luc MICHEL

 

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