PCN-INFOS

Le réseau d'information téléphonique du PCN

 

PCN-Infos du 10 février 2003

 

MYTHES DE LA PROPAGANDE AMERICANO-SIONISTE 
ET REALITES INTERNATIONALES

 

En 1987, le PCN lançait dans l’Espace francophone une grande campagne d’affiches sur le thème « Impérialisme américain – sionisme : un seul ennemi pour la Nation européenne ».

Que n’avons nous pas entendu depuis à ce propos ! Cela nous a valu de la part des milieux sionistes des accusations systématiques d’ « anti-sémitisme caché », de « maniaques du complot » et autres amabilités.

 

L’IMPERIALISME AMERICANO-SIONISTE :
MYTHE OU REALITE ?
 

Les sionistes passent toujours sous silence le rôle clairement assumé d'Israël comme complice et partenaire privilégié de l'Impérialisme yankee, qui suscite l'aversion de tous ceux qui refusent la domination planétaire des USA, en Méditerranée comme partout ailleurs.

Lorsque, par exemple, le PCN dénonce l' "impérialisme américano-sioniste", il est vivement attaqué par des journalistes sionistes qui prétendent y voir un relent d'anti-israélisme obsessionnel, voire d'antisémitisme larvé (position difficile à affirmer concernant le PCN dont les positions antiracistes et transnationales sont concrétisées par la présence dans ses rangs de militants et de candidats aux élections de toutes origines, y compris Africains, Arabes ou Juifs).

"Israël, petit soldat américain", ce n'est pourtant pas le PCN qui l'affirme mais Robert ANCIAUX, professeur d'histoire et de sociologie politique au Proche-Orient à l'"Université libre de Bruxelles" (ULB). Dans "TELEPRO" (23 avril 2001), il se livrait à quelques considérations pertinentes : "Les Etats-Unis sont en fait le seul allié de l'Etat hébreu" et ils en tirent les bénéfices : "Ils ont la mainmise sur les productions énergétiques locales et surtout le pétrole et le gaz qu'ils utilisent pour leurs propres besoins. En contrepartie, ils versent à Israël une aise de 9 milliards de dollars chaque année. Sans compter l'aide militaire et les investissements étrangers".

Un simple examen lucide de la politique internationale démontre la réalité de l’Axe Washington-Tel Aviv, et les agissements d’un lobby américano-sioniste qui manipule l’opinion publique.

L’actualité nous en offre un nouvel exemple, avec la nouvelle manipulation américano-britannique sur l’Irak.

 

Blair, Powell : 
nouveaux mensonges et manipulations contre l’Irak
 

Sous le titre « Ce plagiat britannique qui conforte les opposants à la guerre en Irak », LE MONDE dénonce « le recours, de la part d'un gouvernement démocratique, à une méthode de propagande aussi grossière ».

Le quotidien parisien démontre les méthodes de manipulation de l’Axe américano-britannique :

« A trop vouloir prouver les vices de Saddam Hussein, le gouvernement britannique a été pris en flagrant délit de... plagiat. Le 5 février, à la tribune du Conseil de sécurité, le secrétaire d'Etat américain, Colin Powell, avait attiré l'attention de son auditoire sur l'"excellent dossier présenté par le Royaume-Uni qui décrit en détail les activités de dissimulation irakiennes". Ce document avait été publié deux jours plus tôt sur le site Web du 10 Downing Street.

Quelle ne fut pas la surprise d'un chercheur américain, Ibrahim Al-Marashi, en découvrant que 4 des 19 pages de ce document reproduisaient mot pour mot des extraits de sa thèse de troisième cycle. "On a même recopié mes erreurs de grammaire et mes fautes d'orthographe !", a déclaré l'intéressé au San Francisco Chronicle. Ce travail universitaire, dont un résumé a été édité en septembre 2002 dans une revue spécialisée, ne contient, bien sûr, aucune révélation, ni même aucun indice récent sur les activités illégales du régime de Saddam Hussein. Il se fonde sur des informations vieilles de douze ans, contenues dans des dossiers abandonnés par les Irakiens en 1991 après leur fuite du Koweït et dans des documents saisis par des rebelles kurdes dans le Nord du pays. Rien à voir donc avec l'actuelle dissimulation d'armes de destruction massive dénoncée par le "dossier" britannique.

Ce texte, présenté à Londres comme émanant en partie des "services d'espionnage", contient d'ailleurs d'autres emprunts. Selon Glen Rangwala, professeur à Cambridge, 11 pages au total ont été "entièrement puisées dans des documents universitaires". Pris la main dans le sac, les services de Tony Blair ont dû faire amende honorable ».

Mais LE MONDE, s'il dénonce le procédé, n’explique pas comment cet odieux montage a été conçu ; et oublie de citer ses protagonistes sionistes.

Dénonçant une « Manipulation globale », le RESEAU VOLTAIRE est plus précis : « Le Premier ministre britannique a avoué, le 7 février 2003, avoir bidonné le rapport qu'il a distribué à la presse, aux parlementaires et au Conseil de sécurité sur le système de dissimulation d'armes de destruction massive que l'Irak aurait mis en place. Le 5 février, ce document avait servi de base à Colin Powell pour demander au Conseil de sécurité d'user de la force contre l'Irak. Le rapport a été diffusé le 4 février aux membres du Conseil de sécurité des Nations Unies ».

Le 5 février, dans son intervention devant le Conseil de sécurité, le secrétaire d'État des États-Unis, Colin Powell s'est appuyé sur le rapport en déclarant : « Je souhaite signaler à l'attention de mes collègues le document très intéressant que le Royaume-Uni a distribué hier et qui décrit avec force détails les activités menées par l'Irak à des fins de tromperie ». En fait, le pseudo rapport est « la copie au mot-à-mot d'extraits d'un article paru dans la Middle East Review of International Affairs (MERIA). L'article, intitulé « Le réseau de sécurité et de renseignement irakien : guide et analyse », reprend pour l'essentiel des informations déjà publiées par Scott Ritter, ancien chef du service de renseignement de l'UNSCOM, Endgame : Solving the Iraq Problem Once and For All (Simon & Schuster ed., 1999) ».

Cette revue, dénonce le RESEAU VOLTAIRE, est au cœur du dispositif de propagande américano-sioniste : « La revue MERIA est éditée par le Centre interdisciplinaire d'Herzliya, une université privée installée à proximité de Tel Aviv et financée par des donateurs états-uniens, principalement le trader Marc Rich (Glencore). Elle est l'émanation de l'Institut international de politique sur le contre-terrorisme, qui s'est fait une spécialité de dénoncer des liens supposés entre les mouvements palestiniens de résistance, Al Qaïda et « l'Axe du Mal ». L'institut est notoirement lié aux services secrets de l'armée israélienne, dont deux anciens directeurs siègent au Conseil d'administration : les généraux Shlomo Gazit et Eli Zeira. L'auteur de l'article est le docteur Ibrahim al-Marashi. Actuellement chercheur au Centre d'études pour la non-prolifération de l'université de Monterrey (Californie), il est aussi professeur à l'École navale de Monterrey et à l'École de guerre des Etats-Unis ».

 

Le mensonge est un procédé habituel
de la propagande américano-sioniste
 

On notera que c'est la troisième fois que les services du Premier ministre britannique publient un rapport bidonné sur l'Irak.

Le mensonge est, en effet, un procédé habituel et récurrent de la propagande occidentale. Et il sert toujours à justifier des guerres injustifiables !

Comme le rappelle opportunément le Réseau Voltaire : « Ce n'est pas non plus la première fois que les États-Unis et le Royaume-Uni mentent avec aplomb devant le Conseil de sécurité. À titre d'exemple, on se souvient qu'en 1991, l'ambassadeur des États-Unis avait organisé l'audition d'une jeune infirmière koweïtienne relatant les crimes commis par l'armée irakienne à Koweït-City. La jeune femme en larmes avait témoigné du vol des couveuses dans une maternité et de la mort des nourrissons. En réalité, la jeune femme était la fille de l'ambassadeur du Koweït à Londres. Son témoignage était une pure invention. La mise en scène avait été préparée par le cabinet de relations publiques Hill & Knowlton's, dont la directrice, Victoria Clarke, est devenue aujourd'hui porte-parole du Pentagone et participe aux réunions quotidiennes de la Structure de coordination de la propagande à la Maison-Blanche ».

 

Les « cabinets noirs » de Washington

Dès son arrivée au pouvoir, l’administration Bush a développé et renforcé l’appareil de propagande qui doit manipuler l’opinion publique. On n’a pas oublié à Washington que la guerre du Vietnam a été perdue dans les mentalités et les media avant de l’être militairement sur le terrain. Comme le rappelle pertinemment LE FIGARO, « Dans les guerres que l'Amérique livre depuis une douzaine d'années, il y a systématiquement deux phases. La guerre classique des soldats est toujours précédée d'une guerre médiatique: il s'agit, au préalable, de gagner à la cause d'une expédition militaire outre-mer l'opinion publique américaine et, si possible, les opinions publiques des grandes démocraties alliées des Etats-Unis. »

Pour ce faire, les faucons de Bush ont confié le sale travail à des cabinets « privés », où, rejoignant là aussi l’alliance de l’extrême-droite religieuse américaine qui entoure Bush avec le sionisme, Israéliens et conservateurs américains, main dans la main, conditionnent les media et élaborent les media-mensonges destinés à justifier les agressions militaires et le néo-colonialisme de Washington et Tel-Aviv.

Le cabinet Benador est à la pointe de ce sale combat. Ses méthodes, reposant systématiquement sur le mensonge et le faux, s’inspirent directement de la fameuse « propagande noire » des sectes, si chères au state Department.

« Le cabinet Benador, précise encore le RESEAU VOLTAIRE, représente trente-sept personnalités dont il assure les « plans médias » : participation systématique aux plateaux télévisés, tribunes libres dans les grands quotidiens, signatures de livres, etc. (…) Depuis le début de la crise, les personnalités représentées par Benador Associates sont les sources d'information quasi-exclusives des médias et des institutions publiques du monde entier sur l'arsenal dont disposerait l'Irak, sur le génocide qui aurait été commis par le régime de Saddam Hussein et sur ses liens avec Al Qaïda. Avant même que le secrétaire d'État, Colin Powell, ne prenne la parole devant le Conseil de sécurité des Nations Unies, le séminaire de Benador Associates entendait révéler à la presse le « dessous des cartes ». Elena Benador est une jeune « attachée de presse » d'origine péruvienne. Les « clients » de son cabinet forment un groupe homogène de personnalités promouvant l'attaque de l'Irak, le renversement du prince régent d'Arabie saoudite, le remodelage des frontières au Proche-Orient et la déportation des Palestiniens. La plupart de ces « clients » sont États-uniens ou Israéliens »

C’est le même cabinet qui est à l’origine des accusations récentes, prononcées par Ariel Sharon, le boucher de Sabra et Chatila, accusant la Libye « d’être l’Etat arabe le plus avancé en matière de recherches nucléaires militaires ».

Aux Etats-Unis mêmes, certains s’inquiètent du péril représenté par le parti de la guerre, rassemblant l’extrême-droite pure et dure autour de l’administration Bush.

Une enquête du magazine « THE AMERICAN PROSPECT » révèle ainsi « la puissance de ces cabinets noirs qui “fabriquent” de l’information pour servir les desseins de Dick Cheney, qui est le véritable boss de l’équipe au pouvoir ». « The American Prospect » n’est pas un brûlot extrémiste, c’est une publication “libérale et progressiste” créée en 1990. Son but était précisément de « contrecarrer l’influence dominante des journaux et des groupes de réflexion conservateurs ».

 

Quand le manipulateur se laisse prendre
à ses propres mensonges
 

La propagande est une science difficile. Il arrive fréquemment que le manipulateur se laisse prendre à ses propres mensonges. Il s’identifie alors à l’image fausse, que ses propres officines veulent donner de lui.

Un excellent exemple reste le IIIeme Reich.

La machine de propagande de Goebbels, dont le but, tout comme celui de Washington aujourd’hui, était de « vendre la guerre » au peuple allemand, avait réussi à faire oublier l’étroitesse industrielle et humaine de l’Allemagne pour donner des armées du IIIeme Reich, une image, fausse, de modernité et de puissance mécanique. Aujourd’hui encore on retient l’image d’une Wehrmacht mécanisée avec ses panzertruppen et ses stukas. Alors que jusqu’en 1945, la Wehrmacht fut principalement une armée hippomobile, reposant sur des divisions classiques d’infanterie.

Pourtant, dès la bataille de Stalingrad, en 1942, l’URSS seule produisait plus de canons et de tanks que l’Allemagne.

Les maîtres du IIIeme Reich furent les premiers dupes de leur propre propagande, rêvant jusqu’au cœur du Berlin de 1945 investi par l’Armée Rouge, à la victoire des nouvelles armes allemandes.*

De même le mépris affiché par la propagande nazie envers les « sous-hommes slaves » (sic) et la direction « judéo-bolchévique » du Kremlin (resic) a directement conduit l’appareil politico-militaire nazi a gravement sous-estimer les capacités de l’URSS et du système stalinien. Cela explique la déroute finale.

A Washington on se laisse aujourd’hui prendre aux même illusions.

La Corée du Nord nationale-communiste est là pour rappeler à l’Administration Bush qu’en matière de relations internationales, il y a loin des rêves de grandeur, les réalités.

 

Retour aux réalités internationales :
l’ « Axe du Mal » résiste !
 

Figure emblématique du nouvel « Axe du Mal », la République Populaire et Démocratique de Corée rappelle durement à Washington les réalités internationales et humilie Bush.

La Corée du Nord a averti, en effet, que des attaques préventives américaines sur ses installations nucléaires provoqueraient une "guerre totale", assurant que le pays était préparé à combattre contre les Etats-Unis. "Si les Etats-Unis lancent une attaque surprise contre nos installations pacifiques, cela déclenchera une guerre totale", peut-on lire dans un éditorial du quotidien d'Etat "RODONG SINMUN", cité par l'agence de presse officielle nord-coréenne KCNA.

A Pyongyang, un porte-parole du ministère nord-coréen des Affaires étrangères a déclaré au quotidien britannique "THE GUARDIAN" que son pays avait aussi le droit de lancer une attaque préventive contre les Etats-Unis. "Les Etats-Unis disent que nous sommes les prochains, après l'Irak", explique Ri Pyong Gap dans les colonnes du "GUARDIAN". "Mais nous avons nos propres contre-mesures. Les attaques préventives ne sont pas le droit exclusif des Etats-Unis."

Et il ne s’agit pas de rodomontades ! Les missiles nord-coréens peuvent atteindre la Corée du Sud et le Japon, deux alliés asiatiques de Washington, où sont basés près de 100.000 soldats américains. La Corée du Nord est également soupçonnée de développer des missiles balistiques qui pourraient atteindre l'Alaska ou l'île de Hawaï.

 

PYONGYANG LANCE UNE CAMPAGNE ANTI-AMERICAINE !

Pyongyang a aussi lancé une campagne nationale, qui nous réjouit beaucoup, destinée à entretenir des sentiments anti-américains au sein de sa population.

De nouvelles affiches anti-américaines ont été déployées dans les rues de Pyongyang et dans d'autres régions de la Corée du Nord, alors que les écrivains du pays font circuler des poèmes encourageant la population à mener une « bataille sacrée pour anéantir les ennemis ».

 

Washington va droit dans le mur !

Face à la volonté d’indépendance nationale affirmée par la Corée du Nord nationale-communiste, Washington va au devant de cruels revers.

LE MONDE, avec dépit, nous explique que « dans le cas coréen, les Etats-Unis n'ont en réalité d'autre choix que de négocier. La menace d'une action militaire "préventive" n'est guère envisageable. Il ne fait pas de doute que les Etats-Unis peuvent réduire Pyongyang en cendres, mais ils risquent une riposte sur la Corée du Sud et sur les forces américaines présentes dans la région, entraînant des pertes considérables militaires et civiles ».

Bel exemple de la dissuasion nucléaire du faible au fort, sur laquelle reposait notamment la doctrine nucléaire gaulliste. Une doctrine que la Corée de Kim Jong-Il reprend aujourd’hui brillamment.

LE MONDE, toujours lui, rappelle ainsi, dans un bel hommage involontaire, que « le petit Staline de Corée du Nord donne des maux de tête aux Etats-Unis ». Il ajoute qu’ « Au début d'une année que George W. Bush voudrait marquer par l'élimination de la menace irakienne, le défi nucléaire de Kim Jong-il vient bouleverser les calculs de la Maison-Blanche et narguer la toute-puissance militaire américaine ». Il précise encore que « les stratèges de la Maison-Blanche avancent un argument plus convaincant : à la différence de l'Irak, il n'existe pas de solution militaire convenable au défi nord-coréen. Le risque immédiat n'est pas la bombe de Pyongyang, mais les milliers de pièces d'artillerie à longue portée que la dictature communiste aligne de son côté de la DMZ. Avec en première ligne les 37 000 GI qui défendent le dernier front de la guerre froide, et 25 km derrière Séoul, la capitale du Sud et ses 10 millions d'habitants ».

 

L’Irak salue l’exemple de la Corée du Nord

Bagdad a salué l’exemple de Pyongyang, qui résiste à Washington sur son programme nucléaire, « Nous, Arabes, avons besoin de réviser nos comportements vis-à-vis des Etats-Unis, comme l’a fait la Corée du Nord, pour nous faire respecter par eux », écrit le quotidien AS-SAOURA, organe du Parti Baas au pouvoir.

Pour le journal de nos camarades irakiens, les Arabes doivent tirer des leçons de cet exemple pour se mobiliser dans le but d’ « empêcher une agression contre l’Irak et de prévenir la croisade américano-sioniste dans le monde arabe ».

AS-SAOURA défend le droit de Pyongyang de vouloir posséder la technologie nucléaire et salue « sa position courageuse », estimant qu’elle est conforme la loi internationale. 

 

Pourquoi il n’y pas d’arme atomique arabe

S’il n’y a pas aujourd’hui d’arme atomique Arabe, c’est parce que l’entité sioniste n’a pas hésité à mener une opération de piraterie internationale : le bombardement du réacteur « Osirak » en 1981 !

La France avait, en effet, vendu deux réacteurs nucléaires à l’Irak à la fin des années 70. L'un d'eux, Osirak, devait produire du plutonium, ce qui avait d'autant plus inquiété les Israéliens que Saddam Hussein avait déclaré qu'il s'agissait là d'un « premier pas concret vers la fabrication de l'arme atomique arabe ». Paris et l'Agence internationale de l'énergie atomique, dont les inspecteurs étaient sur place, eurent beau jurer leurs grands dieux que ce type de plutonium était impropre à un usage militaire, l'aviation israélienne détruira Osirak en juin 1981 dans un raid terroriste.

On attend toujours que la « communauté internationale frappe militairement l’entité sioniste pour ce raid, comme elle l’a fait en Yougoslavie ou en Irak. On attend encore les mêmes mesures d’embargo qui ont touché l’Irak ou la Libye !

Pour l’anecdote, Ilan Ramon, cet ancien pilote de l'armée de l'air de l’entité sioniste, qui vient de mourir dans l’explosion de la navette Columbia, avait notamment participé aux commandes de son chasseur-bombardier au raid contre le réacteur nucléaire irakien d'Osirak en 1981. Ceci, pour ceux qui seraient ému par le « drame »…

Mais ce n’est pas tout. En même temps, le MOSSAD s'était occupé de l'atomiste Egyptien qui dirigeait Osirak. On l’a retrouvé mort dans une chambre d'hôtel à Paris … Auparavant, le MOSSAD avait déjà détruit en France même une première version d’Osirak. L’explosion du réacteur Osirak à La Seyne sur Mer fut attribuée à de soi-disant « commandos écologistes ». Belle méthodes d’un véritable Etat voyou !

Aujourd’hui, deux décennies après l’agression contre « Osirak », le résultat est le déséquilibre de la terreur au Proche-Orient, où l’entité sioniste, avec plusieurs centaines de têtes nucléaires, fait régner une menace permanente.

Car, rappelons-le inlassablement, c’est Israël qui est le seul « état » de la région à détenir des armes de destruction massive !

 

La doctrine de la guerre préventive

En politique internationale, tout se tient actuellement.

L’Administration Bush prône, en effet, une nouvelle doctrine militaire américaine : celle de la guerre préventive.

C’est pour appliquer cette doctrine que Bush a définit l’ « Axe du Mal ».

C’est au nom de celle-ci que les Etats-Unis se préparent à frapper l’Irak et menacent la Corée du Nord. Mais cette doctrine n’a pas été définie par le Pentagone. Et encore moins expérimentée par l’US Army.

Elle constitue depuis les années 60 la base de l’action militaire israélienne, qui pratique systématiquement la guerre préventive, au mépris du droit international. C’est donc au nom de cette doctrine que l’entité sioniste a frappé « Osirak » en 1981. Un exemple ouvertement salué par les faucons qui entourent Bush et pour qui le viol des lois internationales et les raids terroristes est légitime.

Une anecdote révélée par ARUTZ SHEVA ISRAEL (02/2003) est à ce propos éclairante : Bush, à la fin des cérémonies organisées pour les sept astronautes de Columbia, s’est approché des parents de Ilan Ramon, et leur a déclaré « Ilan a fait exploser le réacteur nucléaire irakien (en 1981) et je vais finir le travail » !

Il y a bien aujourd’hui un « Axe du Mal » qui menace la paix mondiale : l’Axe Washington – Tel Aviv !

Il y a bien aujourd’hui deux « états voyous » : les Etats-Unis et Israël !

Il y a bien aujourd’hui deux états qui détiennent des armes de destruction massive, nucléaires notamment, et qui se déclarent ouvertement prêt à les utiliser, contre l’Irak particulièrement : Les Etats-Unis et l’entité sioniste !

 

Luc MICHEL

(avec AP, Le Figaro, Le Monde et le Réseau voltaire)

 

* Consulter à ce sujet la remarquable étude de Jean-Luc LELEU, « L’image de l’armée allemande en guerre : une analyse des messages de la propagande allemande », in « MAGAZINE 39-45 », n°184, novembre 2001.

 

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