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PCN-Infos du 03 février 2003

 

D'UN ANNIVERSAIRE A L'AUTRE,
DE STALINGRAD A LA LIBERATION DE SAIGON :
LE NATIONAL-COMMUNISME 
EST LE MEILLEUR REMPART CONTRE L'IMPERIALISME !

 

Nous ne combattons pas seulement pour la liberté et l’unification de notre grande patrie continentale.

Nous combattons surtout parce que nous sommes portés par une vision du monde, celle de la doctrine globale que notre Organisation transnationale prône depuis sa fondation en 1962 : le « Communautarisme européen ».

 

L’EMPREINTE DU NATIONAL-COMMUNISME SUR LE XXe  SIECLE

Les politologues sérieux classent notre doctrine comme « nationale-bolchevique » ou « nationale-communiste » (Quand le PCN était représentés en Belgique au Parlement wallon, la questure nous avait repris sous cette étiquette). Un vocable réducteur mais qui a le mérite d’être explicite en illustrant la démarche idéologique : fusion des luttes de libération nationale et sociale.

Parmi les formes modernes de « national-communisme » on place en compagnie du PCN en Europe le KPRF de Zuganov en Russie, le SPS de Milosevic ou encore le régime de Lukashenko au Belarus. Le FLN vietnamien ou la Corée du Nord appartiennent au même univers idéologique.

L’origine de ce courant, qui a marqué de son empreinte puissante le XXième Siècle, est l’aile gauche du Parti bolchevique avant 1917, comme l’a précisé l’étude fondatrice du professeur Agursky sur « La Troisieme Rome, le National-bolchevisme en Russie ». Après la victoire de Staline, cette idéologie devait s’affirmer comme le courant dirigeant en URSS (comme vient encore de le démontrer magistralement le professeur Brandenberger dans son « National Bolshevism. Stalinist Mass Culture and the Formation of Modern Russian National Identity »).

Au travers de toute l’histoire du XXième Siècle, le National-communisme s’est révélé être le meilleur rempart contre l’impérialisme et le colonialisme. De la victoire de Stalingrad à la lutte de libération du Vietnam en passant par celle de Mao en Chine ou de Castro et du Che à Cuba, cette idéologie libératrice, qui conjugue les exigences de la question nationale et de la question sociale, est le seul rempart véritable contre l’Impérialisme.

Et ce n’est pas un hasard si au cours des 15 dernières années seuls des régimes national-communistes ont tenu tête à l’hyperpuissance américaine après l’implosion de l’URSS. La Yougoslavie de Milosevic, le Belarus de Lukashenko, la Corée du Nord en sont de bons exemples. 

L’actualité, avec notamment les anniversaires de la fin de la Guerre du Vietnam et de la bataille de Stalingrad sont là pour nous le rappeler.

 

STALINGRAD : LA VICTOIRE DU 
NATIONAL-BOLCHEVISME SUR LE NAZISME

Il y aura soixante ans, le 2 février 1943, les armées allemandes capitulaient devant l'armée soviétique. Après l’arrêt de la Wehrmacht devant Moscou en décembre 1941, C'était la première défaite, à grande échelle, du nazisme qui allait connaître un retentissement considérable. « Militairement, Stalingrad était un " tournant décisif " (l'expression est de l'écrivain Nekrassov, chroniqueur de la bataille) : l'Armée rouge avait définitivement l'avantage ; les Allemands n'avancèrent plus, dans les mois qui suivirent, ils durent tirer un trait sur le Caucase et les bassins miniers du sud. L'URSS avait virtuellement gagné la guerre. Les mouvements armés de résistance se trouvèrent confortés, portés par un nouvel élan, de la France à la Yougoslavie, de la Slovaquie à l'URSS elle-même. Pour la première fois Hitler dût avouer une défaite et décréter quatre jours de deuil national ».

Il y a aujourd’hui, dans ce domaine comme dans tant d’autres, un révisionnisme occidental qui veut faire oublier Stalingrad. Dans L’HUMANITE, L'historien Marc Ferro évoque comment la guerre froide et « l'américanisation de l'histoire » ont minimisé le rôle majeur de Stalingrad : « Dans l'ordre symbolique toutefois, la victoire de Stalingrad est beaucoup plus importante que les autres, elle signifie pour la première fois qu'une grande armée de la Wehrmacht est battue, elle souligne l'entêtement mortel de Hitler dans sa stratégie militaire qui trouve plus fort que lui. Le général Paulus contraint de se rendre, ça veut dire que le vent de l'histoire a tourné à l'Est, du côté des Soviétiques qui brisent l'invincibilité allemande. A Stalingrad, les Allemands font en effet l'expérience d'une puissance de feu et d'une capacité technologique qui leur est supérieure. Ils diront avoir été battus par l'hiver : ils l'ont surtout été par les chars et les canons fabriqués par une industrie soviétique qui a pris la relève de la vieille industrie russe et qui n'a pas baissé les bras. L'URSS, il faut le rappeler, produisait alors plus de canons que l'Allemagne. Peu à peu pourtant on oubliera Stalingrad, à cause de la guerre froide et de l'américanisation de l'histoire qui s'en suivit ».

La victoire de Stalingrad n’est pas seulement celle du grand peuple russe, c’est avant tout celle d’un homme exceptionnel : le maréchal STALINE. Comme le rappelle Marc Ferro : « Staline est généralissime, il prend effectivement en main les opérations (…) Il avait donc développé une stratégie à longue vue qui, d'une certaine façon, préparait la contre-offensive ».

A Stalingrad, c’est l’idéologie stalinienne qui triomphe du Nazisme. Une idéologie conjuguant patriotisme et Léninisme qui fut mise en place dès les Années 20 et non pas après 1941 comme on le croit trop souvent.

« Sans les batailles de Russie, pas de débarquement en Afrique du Nord, en Italie, en Provence, en Normandie. Dit autrement : sans le national-bolchevisme, point de combat efficace contre le national-socialisme », écrit Jean DANIEL dans son « VOYAGE AU BOUT DE LA NATION ».

 

1973-75 : LIBERATION ET UNIFICATION 
DE LA NATION VIETNAMIENNE

L’actualité célèbre un autre anniversaire : celui de la fin de la guerre du Vietnam.

Notre excellent confrère L’INTELLIGENT-JEUNE AFRIQUE précise la portée de l’événement, qui marque « la quasi-capitulation américaine » : « Trente ans après ce 27 janvier 1973 où furent signés les « accords de Paris » censés mettre un terme honorable à la guerre du Vietnam, rien n'est venu atténuer la discrète cruauté de l'événement. Car de ses deux protagonistes, que couronnera benoîtement un double prix Nobel de la paix, l'un vietnamien, Le Duc Tho est en réalité un vainqueur qui, modeste, se retient d'en sourire ; l'autre, américain, Henry Kissinger, un vaincu qui tente de sauver la face. Le premier verra bientôt le triomphe d'une extraordinaire ténacité humaine au service d'une volonté d'indépendance que rien n'a pu affaiblir ; le second consacre l'échec d'une superpuissance mondiale à imposer ses choix, malgré la destruction du pays de l'adversaire par une barbarie technologique sans précédent ».

La longue marche du FLN pour la libération et l’unification de la Nation vietnamienne devait se terminer deux ans plus tard par une victoire totale.

Le 30 avril 1975, les chars de l'Armée nationale populaire du Vietnam appuyés par les forces de guérillas Vietcong s'emparent du palais présidentiel de Saigon. Le pouvoir fantoche des Kollabos sud-vietnamiens des USA, qui refusait depuis 1973 d’appliquer les accords de Paris, s'effondre, l'ambassadeur yankee quitte la ville dans la honte, la bannière étoilée roulée comme une serpillière sous son bras. Le long combat pour la libération nationale et sociale du Vietnam, commencé à l'aube des Années 20, est enfin terminé. L'alliance du Parti communiste et du mouvement nationaliste vietnamien a vaincu. Un petit peuple courageux de paysans-soldats a chassé la première puissance impérialiste du monde.

Le National-communisme vietnamien donne aux peuples du monde, et singulièrement à la Révolution européenne, une leçon de courage et d'espoir : OUI L'AMERIQUE PEUT ETRE VAINCUE !  

Ici aussi, et près Stalingrad, il faut dénoncer le révisionnisme occidental. Des années de négationnisme américain, de propagande occidentale visant à réécrire l'histoire de la guerre du Vietnam en faisant passer les valeureux combattants communistes de la péninsule indochinoise pour des monstres, des années de diabolisation, de xénophobie dans les livres, les films et les discours des impérialistes, n'ont pas effacé l'une des plus grandes victoires des révolutionnaires progressistes et n'ont pas empêché leur lutte historique de devenir un exemple pour tous les peuples confrontés aujourd'hui aux stratégies terroristes de Washington et de ses alliés européens.

 

LA LECON DE COURAGE DU VIETNAM AUX REVOLUTIONNAIRES 
DU MONDE : OUI LES USA PEUVENT ETRE VAINCUS !

La guerre du Vietnam, à travers les leçons que tous les militants révolutionnaires du monde peuvent encore en tirer, ne s'est pas terminée pourtant à Saigon en 1975, mais continue sa marche implacable trois décennies plus tard. L'unité du Vietnam, l'union d'un peuple divisé trop longtemps par l'impérialisme occidental, doit être un exemple pour une Europe que la domination bourgeoise internationale cherche à morceler et à démanteler. Le peuple vietnamien, par un élan qui symbolise des milliers de Valmy, par ses sacrifices, ses millions de victimes assassinées par les soudards yankee qui, malgré leur supériorité technologique, ont finis brisés à jamais par l'éclat lumineux de la révolution nationale-communiste triomphante, montre à présent au peuple européen comment il doit traiter l'envahisseur impérialiste. Et si l'uranium appauvri d’Irak et de Yougoslavie a remplacé le gaz orange du Vietnam, la stratégie meurtrière de l'impérialisme est toujours la même, à une différence près.

La guerre du Vietnam a été perdue car l'opinion internationale dans son ensemble s'est retournée contre les exactions américaines, et depuis Washington a développé une machine de propagande médiatique si puissante qu'elle est à même de manipuler des nations entières. Les média occidentaux, esclaves de l'impérialisme, prostitués de la domination capitaliste, petits Kollabos pour qui les célébrations à venir au Vietnam impliquent forcément quelques critiques bien apprises sur l'évolution du régime progressiste, empêchent à dessein le peuple européen d'ouvrir les yeux sur le colonialisme moderne des Etats-Unis.

Nous saluons de tout cœur la fierté légitime du communisme vietnamien, mais nous n'oublions pas que si la guerre là-bas s'est arrêté en 1975, elle continue partout dans le monde. Les dizaines de milliers de soldats américains et les centaines de milliers de collabos impérialistes du Sud-Vietnam qui ont perdu la vie face à l'indomptable élan du communisme national et révolutionnaire, doivent être autant de signes d'espoir pour chaque militant européen progressiste, à l'Ouest comme à l'Est, et l'impérialisme occidental, qui triomphe à présent là où le Nazisme avait été finalement vaincu, a trop vite oublié, lui, l'avertissement donné par Ho Chi Minh et son peuple libéré à tous ceux qui veulent réduire le monde en esclavage.

La honte hypocrite des Etats-Unis, son mea culpa cynique vis à vis des méthodes utilisée aux Vietnam et, en général, du soutien américain aux dictatures réactionnaires de nombreux pays, masque de nouvelles exactions perpétrées de nouveau au nom du monde libre, de la démocratie capitaliste et de la morale impérialiste.

La victoire du national-communisme au Vietnam, unissant étroitement libération nationale et sociale, est l'héritage des militants révolutionnaires européens et internationaux.

 

REQUIEM POUR LA YOUGOSLAVIE

L’actualité, c’est aussi la mort de la Yougoslavie, programmée à Washington et Berlin dès 1991, après un répit de dix ans du au combat courageux du Président Milosevic.

A près de 74 ans, la Yougoslavie vit ses derniers jours avec la décision, prise la semaine précédente par la majorité de ses députés aux ordres de l’Occident, de lui substituer l'Etat de Serbie-Monténégro. Les parlements de Serbie et du Monténégro qui composent depuis 1992 la Yougoslavie moribonde d'aujourd'hui, ont adopté la Charte constitutionnelle de la nouvelle entité fédérale que les deux républiques vont former très prochainement. Il ne reste plus au parlement sortant de la Fédération yougoslave qu'à entériner à son tour le document constitutionnel et proclamer solennellement le nouvel Etat, ce qui devrait intervenir dans les jours à venir. Ainsi une page de l'Histoire de cette région des Balkans sera définitivement tournée. Bientôt, le seul nom de la Yougoslavie n'évoquera plus que le passé, souvent empreint de nostalgie.

Comme celle de l’URSS, la disparition de la Yougoslavie était préparée par les Etats-majors impérialistes dès le début des Années 90. Mais un homme osa se dresser seul contre les ukases impérialistes : Slobodan Milosevic. Conjuguant un patriotisme progressiste et le maintien du système socialiste, la Yougoslavie nationale-communiste de Milosevic devait défier pendant 10 ans l’Occident néocolonialiste. Avant de s’effondrer sous les bombes de l’OTAN et les dollars de la subversion qui ont porté au pouvoir les Quislings jumeaux Djindjic et Kostuniza après le coup d’état d’octobre 2000.

Ici aussi, comme dans cette autre oasis socialiste européen qu’est le Belarus du Président Lukashenko, c’est un régime de type national-communiste qui a pu, seul, organiser la résistance alors que tout s’écroulait !

 

Luc MICHEL et Jacques COMPTERE

 

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