PCN-INFOS

Le réseau d'information téléphonique du PCN

 

PCN-Infos du 27 janvier 2003

 

L' "AXE DU MAL" PASSE PAR CARACAS !

Pourquoi Washington veut faire tomber Chavez président du Venezuela ?

 

D’abord un peu d’histoire pour commencer

Le lieutenant-colonel Chavez conduisit le 4 février 1992 un coup d'Etat avorté contre le président Carlos Andres Perez, ce qui lui valut un séjour en prison. Il fut libéré en 1994 par le nouveau président Rafael Caldera. Mais cet homme charismatique n'est pas un adversaire à se laisser abattre aussi facilement. Puisque la force n'a pas marché, il emprunte la voie légale et crée le « Mouvement pour la V République » en 1997. 
Il remporte la présidentielle de 1998 (56%), pour un mandat de quatre ans, avec le soutien d’une coalition allant de la gauche aux nationalistes-révolutionnaires bolivariens en passant par l’extrême-gauche.
En juillet 1999, les élections de l'Assemblée constituante aboutissent à une majorité de 90 % des sièges pour la coalition de gauche/nationalistes-révolutionnaires/extrême-gauche qui soutient Hugo Chavez. Après avoir fait révisé la Constitution, il est réélu en 2000, pour un mandat de six ans.

Ses visites en Libye et en Irak, son amitié avec Fidel Castro et sa position "neutre" vis-à-vis des FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie) provoquent la colère de Washington. Le président vénézuélien s’oppose ainsi très activement au « Plan Colombie », l’intervention militaire intensive des soudards Yankees en Colombie. Il a également critiqué les frappes yankees en Afghanistan en octobre 2001.
Mais un des autres points d’achoppements avec Washington est le refus de Chavez de signer les propositions en faveur de l’ALCA (accord libre-échangiste étendu aux deux Amériques). Il propose même, en lieu et place, l’ALBA (Alternative Bolivarienne pour les Amériques).

Intégrer maintenant le fait que la République Bolivarienne du Venezuela de Chavez est le 4e exportateur mondial de pétrole, le 3e fournisseur d’or noir des Etats-Unis, confrontés actuellement à un déficit énergétique. Vous avez alors tous les éléments pour comprendre la tentative de déstabilisation actuelle de l’impérialisme yankee.

 

Septembre noir, le plan de l'opposition pour renverser Chavez

« Ces derniers jours, au Venezuela, les manoeuvres de l'opposition (« Coordination Démocratique » si si !) se sont accomplies selon la chronologie préétablie par un plan-modèle. Avec trois mois de retard, l'opération "septembre noir" de la dénommée Coordination Démocratique pourrait se transformer en un "février rouge". Les grands groupes patronaux du pays se sentent puissants et se préparent à prendre d'assaut le "Palais d'Hiver" de Miraflores. Objectif : faire tomber le président constitutionnel Hugo Chavez, ce qui signifierait ni plus ni moins que de mettre le pays au bord de la guerre civile.

Après des jours de graves incidents émaillés d'actes terroristes (1), d'auto-attentats, de sabotages contre les centres névralgiques de l'économie vénézuélienne et de manipulation médiatique permanente de la part des journaux (2), radios et télévisions privées sous contrôle de quelques monopoles, les secteurs de l'oligarchie, regroupés autour de FEDECAMERAS (l'association patronale nationale), ses alliés du syndicat corrompu CTV (Centrale des Travailleurs du Venezuela) et des membres de la droite conspiratrice qui s'agitent depuis leur exil, animés par l'ex-président Carlos Andrès Perez ("social-démocrate"), tous croient que le jour "J" approche...

La grève insurrectionnelle est directement impulsée par le patronat industriel, les grands propriétaires terriens et éleveurs, la nomenklatura technocratique de l'entreprise nationale pétrolière (PDVSA) - parmi lesquels on distingue le général Guaicaipuro Lameda, Enrique Tereja Paris, Salas Romer, la famille Mendoza et le président de FEDECAMERAS, Carlos Fernandez; tous devenus d'ardents « léninistes » ! Cette grève, qui est menée avec une combinaison de tactiques de violences urbaines au niveau national de la part de véritables commandos fascistes, pourrait déboucher à court terme sur une nouvelle tentative de coup d'Etat. Un coup d'Etat à forte odeur de pétrole...

Coïncidences

Le climat de violence patronale qui est vécu aujourd'hui au Venezuela est fort similaire à celui qu'avait connu l'Iran de 1953 où le Premier ministre nationaliste Mohammed Mossadegh avait tenté de nationaliser l'industrie pétrolière. La CIA avait alors orchestré en représailles un blocus économique et un coup d'Etat, suivi par le massacre généralisé des dirigeants nationalistes de gauche. C'est également le même climat de subversion patronale et d'étranglement de l'économie qu'avait connu le Chili en 1973 peu avant le renversement du président socialiste Salvador Allende par le général Augusto Pinochet. Sa chute s'était aussi terminée par un véritable bain de sang et par l'instauration d'une longue dictature soutenue par ses tuteurs de Washington. Aujourd'hui, plus que jamais, le pétrole vénézuélien est l'objectif géopolitique prioritaire du Département d'Etat US et dans l'agenda secret des conspirateurs figure en bonne place la privatisation de l'entreprise Petroleos De Venezuela S.A, actuellement un monopole public. PDVSA sera, une fois accompli le coup d'Etat, le gros butin à partager.

C'est pour cela que la bataille qui se livre aujourd'hui pour le contrôle de cette compagnie, sorte d'Etat dans l'Etat, pourrait être décisive. En accord avec la stratégie subversive qui figure dans le dossier Confidentiel n°5 élaboré par une équipe de conseillers pour la Commission de Stratégie de la Coordination Démocratique (daté du 30 août 2002), la "grève civique" de caractère "quasi-insurrectionnelle" doit se combiner avec une "grève" dans PDVSA, le tout servant de "répétition générale" pour une vaste opération de coup d'Etat appelé "septembre noir" selon le slogan propagandistico-médiatique imaginé par César Miguel Rondon.

Mais pour assurer le triomphe d'une telle opération à partir de l'entreprise pétrolière contre l'Etat constitutionnel, la subversion oligarchique a besoin d'un soulèvement de militaires de hauts rangs contre le chef suprême des forces armées (le président Chavez), un aspect sur lequel les conspirateurs travaillent avec acharnement depuis leur échec du 11 avril dernier. Dans son dossier confidentiel, les "stratèges ès coup d'Etat" recommandent en effet de mener des tâches de renseignement et d'infiltration parmi les officiers de troisième et quatrième rangs de l'armée, soit ceux qui contrôlent l'essentiel des unités des forces armées.

Ils soulignent notamment qu'il faut "avoir une attention spéciale à l'encontre du général Carneiro et des commandants des unités de Fuerte Tiuna" (base de Caracas). Cette stratégie, dont le but est créer des fractures et des divisions au sein de l'armée, recommande également de réserver un "traitement spécial" contre le général Raul Baduel (qui avait joué un rôle clé dans la mise en échec du coup d'Etat du 11 avril et dans le retour de Chavez à la présidence) en le traînant médiatiquement dans la boue sous l'accusation d'être un officier sans valeur doté d'un "caractère mystique éloigné de nos valeurs chrétiennes et d'une personnalité autoritaire avec des ambitions de pouvoir".

Selon les rapports reçus depuis Caracas, le général conspirateur Medina Gomez serait l'un des auteurs intellectuels de l'agenda occulte de la grève insurrectionnelle en cours. Il serait secondé par un groupe de 70 officiers dissidents sans commandement de troupes (la majorité appartiennent aux services administratifs de l'armée) qui, depuis le mois d'octobre dernier, se mettent en scène de manière pathétique dans un spectacle médiatique sur la Place Francia (quartier d'Altamira de Caracas), cette dernière ayant été baptisé "territoire libéré".

A court terme, l'un des objectifs des conspirateurs semble être de générer un climat généralisé de chaos et de dysfonctionnements afin d'obliger le "dictateur" Chavez à adopter des mesures d'exception ou de violation de la Constitution bolivarienne, ce qui ouvrirait la voie pour une intervention militaire et une ingérence directe des Etats-Unis via l'Organisation des Etats Américains (OEA) sur base de sa Charte Démocratique. Il s'agit, il faut le souligner, d'une bien étrange "dictature" puisqu'elle ne compte aucun prisonnier politique, qu'elle ne pratique pas la torture ni les "disparitions" d'opposants et qu'elle garantit une totale liberté d'expression pour les médias de masse contrôlés par quelques monopoles privés aux mains de l'opposition conspiratrice. Le mensonge médiatique se concentre tout spécialement dans les principales chaînes de TV privées; Canal 2 (RCTV), Venevision (Cana 4), Televen (Canal 10) et Globovision (Canal 33) en plus de CNN en espagnol qui émet depuis sa centrale d'Atlanta aux Etats-Unis.

Ces derniers jours, le modèle suivi par les médias commerciaux vénézuéliens reprend au pied de la lettre les techniques de guerre psychologique de la CIA qui furent appliquées dans le passé dans d'autres processus de déstabilisation, par exemple contre le sandinisme au Nicaragua, au Panama et avant cela au Chili.

Parmi les lignes directrices d'une telle politique qui utilise les médias comme une source d'opérations secrètes et où la "propagande noire" (mensongère) est présentée comme une "information", figure l'objectif de générer un climat de chaos économique, social et politique à travers la presse en exagérant la "nature négative" du régime nationaliste de Chavez, présenté comme un "dictateur", un "assassin" et la cause de tous les "maux" du pays. Cette politique utilise sans vergogne pour ses fins la rumeur et le mensonge et tente d'exploiter les désirs émotionnels de la population à travers la persuasion, la suggestion et la haine de classe (3). Au cours de l'actuelle opération conspiratrice, les médias font circuler des rumeurs sur le non-approvisionnement en vivres et en essence et se rangent clairement dans le camp conspirateur en appelant 24 heures sur 24 à renforcer la grève politique et l'étranglement de l'industrie pétrolière nationale. »

(Sources : La Jornada, Mexique)

 

FASCISTES, TERRORISTES

Actuellement, la dite « opposition démocratique » a beau faire de l'intox, le Venezuela semble peu à peu se rétablir des assauts subis. La production vénézuélienne de pétrole atteint 1,32 millions de barils par jour et le pays devrait pouvoir augmenter sa production jusqu'à 2,7 millions de barils par jour d'ici un mois.

Le Vice-président du Venezuela a même osé citer Marx. Ce dernier avait dit que l'histoire se répète toujours deux fois : la première, c'est sérieux (le putsch d'avril dernier); la deuxième,  c'est en farce (cette "grève générale").

En réalité, il s’agit d’un mouvement initié par la Fédération patronale vénézuelienne qui a fermé les portes des usines. Dans nos chères démocraties bourgeoises, la police interviendrait pour rétablir « le droit au travail ». Aux Etats-Unis, ils seraient même poursuivis pour atteinte à la sécurité nationale comme pour la dernière grève des dockers nord-américains.

Chavez contre-attaque ainsi en dénonçant « l'élite putschiste » qui veut le renverser : « J'appelle tous les Vénézuéliens à défendre notre industrie pétrolière », a-t-il lancé. Sans les citer, il a accusé des secteurs internes et internationaux de vouloir la privatisation de PDVSA. « Le plan fasciste et putschiste de l'oligarchie n'obtient pas l'appui des secteurs militaires ».

Et pour marquer le coup, Chavez a annoncé qu'il réduirait les pénuries en envoyant les troupes prendre le contrôle des entrepôts de nourriture. La première action fut toute symbolique avec la prise de contrôle d'une usine de mise en bouteille affiliée à Coca Cola et d'un entrepôt privé d’alimentation par des soldats vénézuéliens. Luis Felipe Acosta Carles, général de la Garde nationale, a déclaré : « Nous distribuons ces produits à la population car l'intérêt collectif est plus important que l'intérêt individuel ».

Le signal est clair. Il dit : nous ne sommes pas un protectorat yankee, nous ne sommes pas une colonie !

Dans son dernier discours « sur l'état de la nation », devant l'Assemblée nationale, Chavez a de nouveau dénoncé ses ennemis : « Vous avez devant vous un gouvernement démocratique qui combat des fascistes, des terroristes qui fomentent des coups d'Etat », a-t-il expliqué. Dans ce combat, « il ne peut y avoir de dialogue et il n'y aura pas de dialogue ».

 

ECHEC DU COUP DE FORCE LEGAL

La dernière carte des patrons-putschistes a alors été de tenter de violer la constitution du Venezuela pour tenter d’organiser un référendum sur la démission d’Hugo Chavez le 2 février.

A trois voix contre deux, les membres du Conseil national électoral (CNE) prirent la décision d’organiser un référendum populaire à la suite d’une initiative des putschistes. L'un des deux magistrats opposés au référendum, Romulo Rangel, assura que cette convocation était illégale, car elle devait être obligatoirement prise à la majorité de quatre des cinq membres du CNE. Qui plus est, il est impossible d'organiser de référendum avant le milieu de mandat présidentiel de six ans, soit en août 2003. Celui-ci n’a en plus qu’une valeur consultative et non révocatoire -ce qui signifie que Hugo Chavez ne sera pas obligé de se plier à ses résultats si ceux-ci lui sont défavorables- ce que la dite « opposition » a reconnu publiquement.

L’illégalité fut donc constatée par le Tribunal suprême de Caracas qui a suspendu ce référendum.

 

la LUTTE CONTINUE ! 

Aujourd’hui avec le groupe des « pays amis » du Venezuela, c'est bien parti pour essayer de contraindre Chavez à devenir « raisonnable » (4). Ce groupe avec à sa tête le Brésil se compose des Etats-Unis, du Chili, du Mexique, de l'Espagne et du Portugal.

Malgré la demande insistante de Chavez auprès de Lula pour y inclure la France, la Russie et Cuba afin de contre-balancer les Etats-Unis et l’Espagne (ces deux pays avaient soutenu la tentative de coup d’Etat en avril 2002), le nouveau président de « gauche » du Brésil a refusé d’élargir le « Groupe des pays amis du Venezuela ».

« Nous avons expliqué à Chavez que la composition de ce groupe obéissait à un équilibre délicat (entre pays pro et anti-Chavez, ndlr) », a déclaré le chef de la diplomatie brésilienne. Lula signifie ainsi à Chavez que son soutien a des limites : ne pas contrarier les Etats-Unis.

Il paraît, donc, de plus en plus clair que le rôle du fraîchement élu président du Brésil, Lula da Silva, s'inscrit dans le cadre d'une stratégie des USA en Amérique Latine. Et que c'est la raison pour laquelle la Maison Blanche n'avait pas fait campagne contre le PT brésilien l'année dernière et avait laissé Lula da Silva se faire confortablement élire avec le soutien de nombre de réactionnaires et sociaux-démocrates.

La lutte est donc loin d’être terminée. Le rapport de force est toujours présent. Les prochains jours seront décisifs pour l’avenir du Venezuela. Ce qui est en jeu, c’est la survie d’un projet nationaliste-révolutionnaire panaméricain à l’avantage du peuple face aux énormes intérêts économiques de la grande bourgeoisie vénézuélienne et des Etats-Unis.

 

LA croisée des chemins

A l’occasion d’un congrès international en septembre 2000, j’ai pu rencontre à Benghazi en Libye des cadres du Movimiento V República (MVR), le mouvement politique de Chavez. Ces camarades me donnèrent la vision d’Hugo Chavez sur la révolution bolivarienne.

Selon eux, ils devaient renforcer le pouvoir populaire afin d’instaurer les bases d’une véritable démocratie directe dans tout le pays. Il était question d’approfondir ce processus démocratique afin de faire un pas en avant en direction du socialisme. Ils m’indiquèrent également que la construction d’une telle société ne pouvait que rencontrer le profond désir de libération qui anime l’Amérique latine toute entière.

La similitude idéologique entre la révolution bolivarienne du MVR et le communautarisme européen du PCN, nous surprit agréablement. Le hasard ne devait rien à notre rencontre : nous étions de la même famille politique dans la défense de la cause des peuples.

Dans notre dernière discussion, et à l’aune de l’actualité vénézuélienne, ils reconnaissaient alors la faiblesse de l’organisation du mouvement populaire. Chavez bénéficie d’un soutien très large auprès de la population mais en dehors de sa figure, il manque singulièrement d’une direction claire. Ils me dirent en avoir pris conscience. Leur objectif actuel étant de reprendre la main pour ensuite radicaliser la révolution bolivarienne avec l’accélération des réformes dans les trois ans qui viennent.

Le Venezuela est donc à la croisée des chemins. Soit il approfondit et accélère le processus de changement, non pas de régime mais de société, soit il stagne dans le compromis, prémisse d’un retour à l’ordre ancien ; avec tout son cortège de vengeance que ne manqueraient pas d’appliquer les opposants d’aujourd’hui.

Face aux agissements de l’impérialisme yankee et de ses kollabos, nous apportons notre total soutien au président Chavez. L’existence de la République Bolivarienne du Venezuela est non seulement un symbole de l’indépendance retrouvée, mais surtout une nécessité pour le développement du mouvement révolutionnaire, non seulement en Amérique Latine, mais également au niveau international.

Pour la libération nationale et sociale de l’Amérique latine !

Vive Hugo Chavez !

Vive la République Bolivarienne du Venezuela !

 

Fabrice BéAUR,
Secrétaire-Général européen du PCN-NCP.

 

Merci aux Camarades Rodrigez, Carlos et Raul du MVR pour leurs informations.

 

Notes

(1) Vendredi 10 janvier un attentat terroriste a été perpétré à Caracas contre la résidence de l’Ambassadeur de la République Algérienne Démocratique et Populaire, Monsieur Mohamed Khelladi. Une semaine auparavant l’ambassadeur d'Algérie à Washington fut convoqué par le département d'état américain pour lui signifier le mécontentement de la maison blanche devant « l'ingérence inadmissible de l'Algérie dans les affaires vénézuéliennes ».
Selon la presse le président Bouteflika aurait en effet dépêché des experts au Venezuela pour aider les autorités du pays à faire redémarrer la production pétrolière. Une cause à effet flagrante !

(2) Début janvier, une manifestation organisée à Caracas par les opposants au président vénézuélien a dégénéré en affrontements entre pro et anti-Chavez. Le lendemain, le mouvement prit un tour tragique à Caracas avec la mort par balles de deux personnes. Des dizaines d'autres ont été blessées, parfois par arme à feu.
Nos media-mensonges occidentaux se sont ainsi complaisamment étendus sur le sujet en laissant croire que ces morts étaient des opposants à Chavez. Mais la réalité est toute différente. C’est en fait, la police métropolitaine qui est intervenue en ouvrant le feu contre les manifestants pro-Chavez. On tue des manifestants pro-Chavez mais c’est Chavez le responsable des meurtres des milices de la dite « opposition ».

(3) Répondant à l'appel des partisans du président, soulignant du même coup la polarisation de plus en plus radicale de la société, une contre-manifestation intitulée "Marche pour la paix et la démocratie" a déferlé dans les rues de la capitale le 13 octobre, aux cris de "Non au chantage putschiste ! Respect de la Constitution !".
Des sources indépendantes ont reconnu qu'elle avait mobilisé plus de monde que l'opposition. Pour en rendre compte, la presse d'opposition a dû parfois avouer sa partialité : « Nous ne sommes pas des menteurs et des nazis, alors nous n'allons pas dire que cette marche fut pauvre et que l'Avenue Bolivar n'était pleine qu'à moitié ou que les images télévisées sont un montage », a avoué à contrecœur le quotidien Tal Cual.
Mais le naturel raciste et bourgeois revenant vite au galop, El Mondo (journal de l’oligarchie anti-Chavez) ajouta avec mépris que « des familles entières sont descendues des collines avec leurs charrettes rouillées et leurs banderoles écrites au cirage et bourrées de fautes d'orthographe ».

(4) Ce qui semble bien être l'objectif de la CIA. Le renverser ouvertement n’est plus une option actuelle (enfin pour le moment) maintenant qu'il est en passe de s'en sortir et qu'il annonce déjà une production de plus d'un million de barils de pétrole par jour.

 

Retour à l'accueil