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PCN-Infos du 28 octobre 2002

 

RESISTANCE A L'IMPERIALISME : 
SUR LE FRONT DES PEUPLES EN LUTTE

L’arrogance impérialiste suscite de vives oppositions un peu partout dans le monde.

En Europe occidentale, au sein de la plus grande des colonies yankee, les masses sont anesthésiées par des décennies de propagande et d’éducation forcée. Les Européens sont dans leur immense majorité des veaux, pour reprendre les termes du Général de Gaulle.

Ici, la résistance est le fait de minorités activistes et conscientes. Il en était de même jadis dans la Russie des Tsars.

Mais ailleurs, des peuples maintenus en état d’éveil par des dirigeants responsables, comme Milosevic, Castro, Kim Jong Il, Saddam Hussein ou encore Kadhafi, n’ont pas encore courbé l’échine. L’actualité nous le rappelle.

 

L’OPPOSITION PATRIOTIQUE YOUGOSLAVE UNIE MET
ECHEC ET MAT LES DEUX QUISLINGS DE BELGRADE !

Certains, parfois même dans notre camps, ont évoqué en Kostunica un « de Gaulle serbe ». Kostunica n’est pas de Gaulle, c’est Pétain ! Ou plutôt l’un des deux Quislings américanisés, avec Djindjic, de Belgrade.

Napoléon avait en son temps apostrophé Talleyrand, pour une trahison de trop, en lui disant avec justesse qu’il n’était que « de la merde dans un bas de soie ». Djindjic est de la merde drapée dans la serpillière yankee. Kostunica lui se drape dans les plis usurpés du drapeau serbe. Mais dans les deux cas l’odeur répugnante est celle de la trahison et de la prostitution politique à Washington.

En Serbie, à l’appel du Président Milosevic, lancé depuis sa prison de La Haye, l’opposition patriotique unie, réunissant les socialistes du SPS, les néo-communistes de la JUL et les nationalistes du SRS, faisait front commun derrière la candidature de Voleslaj Seselj, qui n’était nullement le « candidat de l’extrême-droite » comme l’affirment les media de l’OTAN ou les idiots utiles lobotomisés de Ral’Front et autre « RésistanceS », mais bien celui du camps national-communiste. Le même qui gouvernait la Yougoslavie avant le coup de force qui a renversé Milosevic.

Cette opposition unie a mis échec et mat à la fois le candidat libéral de Djindjic et l’imposteur Kostunica.

Le taux de participation au second tour de l'élection présidentielle en Serbie a été inférieur à 50% et le scrutin a donc été invalidé. « L'échec annoncé du second tour de la présidentielle constitue un succès pour le leader des ultra-nationalistes Vojislav Seselj, un allié de l'ancien président Slobodan Milosevic, qui avait appelé ses partisans à boycotter le deuxième tour de scrutin », précise l’AFP Selon différents analystes politiques serbes, dont Mladjan Dinkic, gouverneur de la banque central serbe, « il est évident que la Serbie a donné une chance à Seselj de se représenter », d’aucuns estimant que l’on s’achemine désormais vers un duel Kostunica-Seselj.

Comme le constatait avec dépit LE MONDE, « les vrais gagnants sont l'extrémiste nationaliste Vojislav Seselj, arrivé en troisième position au premier tour et qui avait appelé à boycotter le duel final, et son parrain, Slobodan Milosevic, qui doit savourer, de sa cellule de la prison de l'ONU à La Haye, l'échec de ses successeurs réformateurs ».

« Vojislav Seselj, chef du Parti radical serbe (SRS), arrivé en troisième position le 28 septembre avec 23,24 % des voix (contre 30,89 % à M. Kostunica et 27,36 % à M. Labus), n'y est pas allé de main morte pour convaincre ses partisans et ceux d'autres mouvements d'extrême-droite de s'abstenir », ajoute encore LE MONDE.  « Pour lui, Miroljub Labus, qui est soutenu par le premier ministre Zoran Djindjic et qui incarne une voie réformatrice et libérale, est "un espion, un mafieux, un criminel et un traître". Quant à Vojislav Kostunica, toujours selon M. Seselj, il est "le principal responsable de l'arrivée au pouvoir de la DOS", l'opposition démocratique qui a renversé Slobodan Milosevic, avant de voler en éclats suite aux affrontements entre M. Kostunica et M. Djindjic ».

Sous le titre « Le danger du retour d’un nationalisme radical », le quotidien libéral"DANAS" (Belgrade) analysait la crise qui frappe les putains yougoslaves de l’OTAN :

« Quels sont les messages de ce second tour ? Primo, que les gagnants désunis de l’an 2000, avec tout ce qu’ils ont fait depuis cette date, n’ont même pas le soutien de la moitié du pays. Secundo, que la majorité qui a refusé de se rendre aux urnes n’a pas confiance dans les hommes politiques qui se sont présentés. Tertio, que les confrontations de plus en plus violentes au sein du bloc démocratique risquent de renforcer cette méfiance, voire de provoquer une homogénéisation et une consolidation des forces nationalistes et populistes qui étaient au pouvoir en Serbie dans les années 90 (…) Déchirés par leurs querelles internes, les démocrates seront-ils capables de trouver un compromis entre eux et de tenir tête au bloc nationaliste ? »

 

LA COREE DU NORD :
UNE VISION GAULLIENNE DE L’INDEPENDANCE NATIONALE

Il n’y a pas qu’en Serbie que le camp anti-impérialiste vient de connaître un échec. En Corée du Nord, on a aussi choisi la voie de l’indépendance nationale, de la liberté et de la dignité.

En affirmant son entrée dans le camp des possesseurs de l’arme atomique, Pyongyang n’a rien fait de plus que de choisir la même voie que celle empruntée par le général de Gaulle en son temps. Car seule l’arme atomique garantit l’indépendance.

LE MONDE, ce moniteur de l’Américanisme, avec un dépit sous-jacent encore plus vif qu’en ce qui concerne la Serbie, écrivait ce qui suit, évoquant « la thèse nord-coréenne d'un programme à caractère défensif et non pas offensif » : « Pyongyang cherche avant tout à assurer la survie du régime, et la bombe atomique n'est pas tant faite pour menacer ses voisins que pour prévenir une attaque (…) Dans le cas coréen, les Etats-Unis n'ont en réalité d'autre choix que de négocier. La menace d'une action militaire "préventive" n'est guère envisageable. Il ne fait pas de doute que les Etats-Unis peuvent réduire Pyongyang en cendres, mais ils risquent une riposte sur la Corée du Sud et sur les forces américaines présentes dans la région, entraînant des pertes considérables militaires et civiles ».

Une excellente illustration de la thèse gaullienne de la dissuasion du faible au fort, base de la théorie militaire nucléaire française, dont le père est le général Gallois, dont on connaît l’engagement dans le camp anti-américain.

 

QUI MENACE LA PAIX ?

A propos de l’arme nucléaire nord-coréenne, les media de l’OTAN nous rabâchent les oreilles avec le danger que ferait peser sur le monde les petites puissances nucléaires. Mais quelle est la réalité et qui menace la paix ?

L’AFP présente ainsi l’état de la question :
« Pays dotés de manière confirmée d'armements nucléaires: 
- Etats-Unis: environ 6.000 armes stratégiques (portée intercontinentale); 1.670 à 3.300 armes tactiques (courte portée). 
- Russie: environ 5.500 armes stratégiques; 3.000 à 4.000 armes tactiques. 
- Chine: environ 400 armes stratégiques et tactiques. 
- France: 384 armes stratégiques, 60 à 80 missiles armes. 
- Grande-Bretagne: 185 armes stratégiques. 
- Inde: 30 à 100 armes. 
- Pakistan: 15 à 50 armes. 
Pays soupçonnés de posséder des armements nucléaires:
- Israël: 100 à 200 armes. 
- Corée du Nord: une ou deux armes. »

Les USA, qui sont jusqu’à présent les seuls à avoir utilisé l’arme atomique à deux reprises, dans un but terroriste et non stratégique ou tactique, contre les populations civiles d’Hiroshima et Nagasaki, crime de guerre sans précédent, sont la première menace au monde. Et leur allié sioniste, avec plusieurs centaines de têtes, face à un Monde arabe qui ! n’en possède aucune, est bien la menace majeure au Moyen-Orient.

Mais cela n’empêche pas les braillements des putains de Washington contre l’Irak baasiste, pays martyr livré au lent génocide de l’embargo.

 

SADDAM HUSSEIN OU
LA LEGITIMITE DE LA RESISTANCE NATIONALE ARABE

En Irak on se prépare à la guerre. Et malgré les illusions de la propagande yankee, les masses populaires d’Irak ne se sont pas détournées du régime bassiste, qui a apporté à l’Irak la dignité.

LE SOIR (Bruxelles) doit bien en convenir et évoque « La haine de l'Amérique » :

« Malgré tout, la défiance face à l'Amérique domine. Dans la cafétéria de la grande université Al-Mustansinyah, l'interview individuelle d'une quinzaine d'étudiants confirme la résolution des Bagdadis. Les Américains ne savent pas dans quel guêpier ils mettraient les pieds en envahissant l'Irak; nous nous battrons tous jusqu'à la mort, nous dit ainsi avec conviction Hocine, 22 ans, qui termine ses études d'histoire.

Nabila, bientôt psychologue, précise : Vous savez, nous, les Irakiens, avons une personnalité spéciale : de tout temps, nous avons refusé les occupations étrangères, de toutes nos forces. A l'université, phénomène récent, tous les étudiants sont inscrits au parti Baas.

Rencontré dans le hall de l'hôtel Rachid, qui héberge les hôtes de marque, un homme d'affaires irako-français tient un même langage. Les Américains viennent de commettre une grosse erreur quand Powell (le secrétaire d'Etat) a confirmé qu'ils étudiaient la possibilité de désigner un de leurs généraux comme gouverneur de l'Irak, comme ils l'avaient fait au Japon en 1945 : ce néocolonialisme donne la nausée aux gens, et même ceux qui, en fait, n'aiment pas le président vont se dresser à ses côtés contre l'envahisseur.

Une question de dignité, Monsieur, confie ainsi un intellectuel critique. Et puis, il faut savoir que tout le monde hait les Etats-Unis ici. Nos souffrances, l'embargo, les millions de morts (au moins un million et demi, d'après l'Unicef) nous les devons à l'intransigeance américaine. Et cette guerre qu'on veut nous infliger n'a qu'une explication : le pétrole, ils veulent notre pétrole !

Une antienne répétée par tous avec force, depuis le petit commerçant chrétien du quartier Karrada jusqu'aux étudiants universitaires, en passant par d'innombrables taximen ou les habitants du misérable secteur de Gawad Chouker, près du centre ».

Alors que l’on n’a de cesse que de décrire ici le fossé qui séparerait Saddam Hussein de son peuple, celui-ci est en train de l’armer. Quelle meilleure illustration de la confiance qui lie le raïs irakien à son peuple ? Qui, ici en Europe occidentale, au sein de l’OTAN, oserait faire de même ?

« Le régime se prépare à la guerre », précise LE SOIR, « Des armes légères ont commencé à être distribuées. Les militants du Baas, le parti unique, en disposaient déjà; de nombreux habitants disent tabler sur de longs combats de rue ». Certains journaux yankee, effrayés ou plus réalistes que les faucons néofascistes qui conseillent Bush, l’homme de l’extrême-droite conservatrice américaine (comme Sharon est celui de l’extrême-droite fasciste sioniste, ce qui explique la parfaite entente des deux assassins), évoquent, eux « Stalingrad-sur le Tigre » à propos de l’invasion de Bagdad.

Mais c’est aussi et surtout dans l’ensemble du monde arabe que Saddam Hussein incarne aujourd’hui la légitimité de la résistance nationale, nouveau Nasser surgit de l’humiliation des masses arabes, qui conjugue à la fois le combat pan-arabe et la cause palestinienne.

Une légitimité qui est une bombe à retardement allumée au sein des colonies arabes de Washington, comme le décrit LE MONDE : « Les régimes arabes sont confrontés à une forte mobilisation de leurs opinions publiques (…) Les pays les plus touchés sont ceux qui dépendent fortement de l'aide américaine, l'Égypte ou la Jordanie ou ceux qui abritent des centres de commandement de l'armée américaine, Bahreïn et Qatar. Des lendemains difficiles se préparent...  La forte mobilisation que connaissent les différents pays du Maghreb et du Moyen-Orient met les régimes dans une situation particulièrement délicate. Ils se retrouvent coincés entre, d'une part, la pression exercée par les nombreuses manifestations qui se déroulent en dépit, parfois, d'interdiction et, d'autre part, les alliances passées avec les Etats-Unis (…) Les populations arabes réagissent contre ce qu'elles considèrent comme de l'attentisme face à la dégradation de la situation dans les territoires palestiniens. Les pays les plus exposés sont ceux qui entretiennent des liens privilégiés avec Washington »

Face à la sujétion des caniches arabes de Washington, Saddam Hussein est un des rares dirigeants à ne pas avoir explicitement condamné les attentats du 11 septembre 2001 à New York. Dans une lettre publique, il expliquait même - tout en niant toute responsabilité - que les Etats-Unis récoltaient les fruits de leur politique. Des paroles qui ont rencontré le sentiment majoritaire au sein des populations arabes soumises à des gouvernements eux-mêmes inféodés aux Etats-Unis. Ce faisant, Saddam Hussein s’est donné une nouvelle posture face à l'opinion publique arabe. Surtout, il continue à se placer comme le meilleur garant de la lutte des Palestiniens contre Israël.

 

KADHAFI : « LES ARABES DOIVENT CESSER DE MENDIER
LA RESTITUTION DE 42% DE LA PALESTINE »

La faillite des dirigeants arabes pro-américains n’est pas seulement dénoncée par Saddam Hussein.

Champion de la cause des peuples et leader du panafricanisme, la Libye de Kadhafi vient d’informer officiellement la Ligue arabe de son intention de se retirer de cette organisation.

La Libye avait déjà menacé dans le passé de se retirer de la Ligue arabe à qui elle a souvent reproché de ne pas avoir été en mesure de trouver un règlement à la question palestinienne.

Le 2 mars dernier, Moammar Kadhafi avait, dans un discours, demandé au Congrès général populaire (Parlement libyen) d'étudier un retrait de son pays de la Ligue arabe qui, avait-il dit, a échoué sur le dossier palestinien.

Le numéro un libyen, qui se pose en champion de l'Afrique, a souvent eu des mots durs à l'égard de la Ligue arabe : «Les Arabes doivent cesser de mendier (la restitution) de 42% de la Palestine alors que les Africains n'ont pas lâché un seul pouce de leur territoire », avait-il lancé en juillet dernier en demandant aux Arabes d' « adhérer à l'Union africaine ».

En juillet, Kadhafi avait, après avoir qualifié de «folie extrême » les menaces américaines de frappe contre l'Irak, critiqué les Arabes pour leur «crédulité » à l'égard des Etats-Unis.

En claquant la porte, la Libye dénonce l’ «inefficacité» de la Ligue arabe dans la gestion de la crise irakienne et du conflit palestinien.

L’hégémonie néo-colonialiste de Washington n’est pas seulement contestée à Bagdad ou à Tripoli. La Syrie, l’autre régime bassiste arabe, qui s’est rapproché de Bagdad après trois décennies de rivalités, propose, elle, la création d un « front arabe anti-américain » !

Au lendemain du 11 septembre, le PCN affirmait que le combat contre l’impérialisme américain venait de connaître un tournant capital, que la défaite de Washington tenait tout entière dans ses crimes, sa brutalité et son arrogance.

Le combat des peuples démontre que la fin de l’Histoire n’est écrite nulle part. La Cause des peuples est un combat juste, légitime, que rien n’arrêtera.

Cartago delenda est !

 

Luc MICHEL

 

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