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PCN-Infos du 02 septembre 2002

 

NON A LA GUERRE IMPERIALISTE AMERICANO-SIONISTE CONTRE L'IRAK !
SOUTIEN AU PARTI BA'TH ET AU PRESIDENT SADDAM HUSSEIN !

Selon « NEWSWEEK », les Américains s’apprêtent à envahir l’Irak : « la question n’est pas de savoir si les Etats-Unis vont frapper l’Irak, la question est de savoir quand ». A Tel-Aviv on tient le même discours belliciste. Le ministre des Affaires étrangères, le travailliste Shimon Pérès, a ainsi déclaré que « le problème n'est pas de savoir s'il faut [lancer cette attaque] mais quand il faut la lancer ». Pourtant, il y a un an, Colin Powell avait promis à Jacques Chirac que les Etats-Unis n’attaqueraient pas de pays arabes, aucun d’entre-eux n’étant impliqué dans les attentats du 11 septembre. Mais, en politique, les promesses n’engagent que ceux qui y croient !

Si W. Bush se tourne vers l’Irak, c’est pour « finir le travail» commencé lors de la guerre du Golfe : renverser le régime socialiste ba’thiste, s’emparer des richesses pétrolières du pays et isoler la Résistance palestinienne face au colonialisme sioniste.

 

ISOLER LA RESISTANCE PALESTINIENNE !

La question palestinienne est une des clés de la politique d’agression américano-sioniste contre l’Irak, où les deux complices de Tel-Aviv et Washington ont partie indissolublement liée. Car, comme l’écrit « LE MONDE » (21 août 2002) sous le titre «Union sacrée contre Saddam en Israël », le gouvernement israélien « y voit le moyen d'ôter aux Palestiniens un de leurs principaux soutiens ». « Un changement de régime en Irak est essentiel dans la mesure où il affaiblira les forces radicales dans le camp palestinien, qui bénéficient de l'appui du président Saddam Hussein, il bouleversera la donne au Proche-Orient et poussera la direction palestinienne sur la voie du compromis», affirme de son côté Zalman Shoval, ex-ambassadeur d'Israël à Washington et conseiller de Sharon. « L'Irak, qui est un des plus fervents défenseurs des Palestiniens, a annoncé la mobilisation de 6,5 millions de volontaires pour «la libération de la Palestine» et fournit une aide financière aux familles des auteurs d'attentats-suicides en Israël », ajoute encore « LE MONDE ».

 

SADDAM HUSSEIN : UN INSUPPORTABLE DEFI A LA VOLONTE D’HEGEMONIE YANKEE !

Au-delà du soutien unilatéral de Washington au colonialisme sioniste en Palestine occupée, le régime de Saddam Hussein est aussi et surtout un insupportable défi à la volonté d’hégémonie planétaire de Washington. « Pour l’administration Bush, le régime au pouvoir à Bagdad est le symbole puissant d’un provocant Etat du Tiers-Monde », écrit « THE WORLD TODAY », la prestigieuse revue britannique de politique internationale (« Iraq and the Bush doctrine », Avril 2002).

Car, en dépit des pronostics du Pentagone, treize ans d’embargo barbare et près de deux millions de victimes des sanctions n'ont pas fait plier les Irakiens. Que faire, puisque Saddam Hussein est toujours au pouvoir ? Imposer de nouvelles sanctions ? La Russie, qui traite d’importants accords économiques avec Bagdad, ne veut pas, et l’opinion publique internationale crie de plus en plus au génocide. Alors, la Maison blanche va nous servir un remake de « Tempête du Désert » en version « hard ». Cette fois, les Gi’s fonceront vers Bagdad.  Objectif avoué: envahir les régions pétrolières du Nord et du Sud du pays et y créer des zones « libérées ».

 

LA MOBILISATION DES KOLLABOS IRAKIENS !

Dans cette perspective, les USA tentent de regrouper sans grand succès les factions kurdes en une Alliance du Nord-bis, les troupes américaines dans le Golfe sont constamment renforcées et Washington sonne le ban et l’arrière-ban des Kollabos irakiens, éclatés en factions multiples, corrompues et incapables, notamment le « Mouvement pour une monarchie constitutionnelle » (CMM), basé à Londres, et le « Congrès national irakien », directement constitué sous l'impulsion des Américains en 1992.

Un clone du roi Zaher Chah, Chérif Ali, de la branche irakienne des Hachémites, descendant du dernier roi d’Irak, est dans les starting block à Londres dans l’espoir d’accéder au trône à Bagdad … Et un autre, le prince Hassan de Jordanie, oncle de l'actuel roi Abdallah II, de la branche rivale des Hachémites transjordaniens, piaffe d’impatience à Amman et se verrait bien lui aussi aux commandes à Bagdad. Tout cela « ne dépasse pas le cercle des quelques milliers de nostalgiques de l'époque monarchique », écrit « LE TEMPS » (« Et si un roi succédait à Saddam Hussein ? », Lausanne, 31 août 2002)

Les Kollabos irakiens, une opposition fantôme, artificielle, corrompue, discréditée même en Occident et contrôlée par la CIA, sont donc mobilisés.

Seuls problèmes pour Donald Rumsfeld, secrétaire d’Etat à la Défense : le peuple irakien a  une grande capacité de résistance, le parti Ba’th n’est pas le mouvement des Talibans, l’opposition irakienne est inexistante sur le terrain, et Saddam Hussein bon tacticien. En d’autres termes : l’Irak n’est pas l’Afghanistan.  Mais, comme les faucons du Pentagone  règlent les « problèmes »  sous un déluge de bombes et de missiles à l’uranium appauvri, 2002 est pour l’Irak l’année de tous les dangers.

 

L’EUROPE IMPUISSANTE !

L’Europe, la fausse Europe des valets de Washington et de l’OTAN, a-t-elle encore voix au chapitre au Proche-Orient ?

Le Quai d’Orsay a beau s’opposer au projet d’invasion de l’Irak, l’ « allié » américain n’en a cure. A Washington, qui se soucie  du  point de vue des Français et des autres Européens ? Paris n’a plus de politique irakienne depuis longtemps, comme si les Etats-Unis avaient convaincu l’Elysée et Matignon qu’il ne sert à rien de parler d’avenir avec les dirigeants du pays. Résultat : à Bagdad, la France a perdu une part de la considération qu’on lui portait ; TotalElfFina n’a plus qu’un champ pétrolier sur les deux qui lui étaient alloués, et les exportations vers Bagdad s’effondrent. A la dernière Foire internationale de Bagdad, début novembre 2001, les  entreprises françaises ont  fait  les frais de cette politique aveugle.

Le risque que fait courir au monde la volonté hégémonique des Etats-Unis est d’une actualité brûlante. Qui, parmi les faibles politiciens européens, osera tenir tête à la toute puissance yankee, et dire qu’il lèvera l’embargo de l’Irak ?

Tony Blair, le fidèle caniche de Washington, « le caniche d’un allié arrogant et stupide » ajoute le « GUARDIAN », pourtant quotidien pro-Labour et pro-gouvernemental, lui s’est déjà rangé aux côtés de son maître. Ce qui n’a rien de nouveau. Car quotidiennement depuis des années les avions britanniques bombardent les populations civiles d’Irak aux côtés de l’US Air Force. Malgré l’opposition de la majorité de la population britannique, qui, selon une récente enquête publique, accorde à Bush et à sa politique la plus forte côte d’impopularité !

 

QUI MENACE LA PAIX AU MOYEN-ORIENT ? LA PUISSANCE NUCLEAIRE SIONISTE OU BAGDAD ?

Le prétexte avancé par la propagande occidentale ce sont les fameuses et fantomatiques « armes de destruction massive irakiennes ». Il faut rappeler que jusqu’à présent seuls les USA ont utilisé de telles armes, sous leur version nucléaire, à Hiroshima et Nagasaki, contre des populations civiles, crime de guerre jamais jugé.

Il faut aussi préciser que le seul état du Moyen-Orient qui dispose d’un armement nucléaire, c’est Israël, le fidèle complice de Washington. Dans un article putassier, outrageusement intitulé « Israël organise la résistance contre l'Irak » (sic), alors que c’est l’Irak qui est l’agressé et qui est livré au lent génocide suscité par l’Embargo occidental, « LE SOIR » de Bruxelles (17 août 2002) précise que « L'armée israélienne se dit prête à utiliser le feu nucléaire » contre l’Irak et ajoute que « Pour l'Etat hébreu, l'hypothèse d'une future intervention militaire américaine en Irak ne fait plus de doute. Non seulement, Israël l'appelle de ses vœux, mais autorités et population s'y préparent sérieusement ». Selon un sondage publié le 16 août par le quotidien « MAARIV », 57 % des Israéliens se prononcent en effet en faveur d'une frappe américaine sur l'Irak.

La lettre américaine spécialisée « NUCLEAR NOTEBOOK », dont les informations sont confirmées par le quotidien israélien « HAARETZ » (19 août 2002), affirme que « les avions de combat F-16 pourraient servir de vecteurs aux armes nucléaires d'Israël et qu'un petit nombre de pilotes israéliens avaient déjà été entraînés à des frappes nucléaires à partir d'une ou de plusieurs bases du pays ».

« LE SOIR » nous informe également que le Premier ministre Ariel Sharon a adressé « un message à l'administration américaine pour l'inciter à « ne pas retarder les opérations prévues en Irak ». La presse, qui multiplie les révélations sur cette affaire, affirme également que le Premier ministre aurait écrit au président Georges Bush qu'il « ne trouvera pas de meilleures conditions » pour lancer son offensive militaire ».

 

STALINGRAD SUR TIGRE !

Mais la promenade militaire rêvée par les faucons de Bush et de Sharon risque de tourner au cauchemar. « Attaquer l’Irak, c’est risquer un Stalingrad-sur-Tigre ». La formule est brutale mais, selon le “NEW YORK TIMES”, elle traduit bien les inquiétudes américaines en cas de guerre contre le régime de Saddam Hussein.  « En cas d’attaque américaine, le régime essaiera de compenser sa faiblesse militaire en agitant le spectre d’une bataille de rues au coeur même de Bagdad (…) Saddam Hussein aurait renforcé ses positions défensives autour de Bagdad. De plus, les militaires irakiens dispersent leur défense aérienne dans tout le pays et font manoeuvrer des bataillons de l’armée de terre afin de les rendre moins vulnérables à des attaques aériennes surprises (…) cette fois, le but de Saddam Hussein n’est pas de se projeter dans de nouvelles conquêtes territoriales, mais bien de sauver son régime », commente encore avec angoisse le quotidien new-yorkais.

 

LE FRONT ANTI-IMPERIALISTE PASSE PAR BAGDAD !

Face à la volonté dé résistance de l’Irak, le devoir de tous les militants anti-impérialistes est de soutenir Bagdad sans réserve. Le PCN réaffirme à cette occasion son soutien inconditionnel aux camarades du Parti Ba’th socialiste arabe et au Président Saddam Hussein, qui représentent le seul pouvoir légitime en Irak et la seule force capable de maintenir l’unité de l’Etat irakien, que l’on veut démembrer aussi bien à Washington qu’à Tel-Aviv. Car notre soutien ne va pas seulement à un peuple mais surtout à un système politique socialiste et révolutionnaire, qui fait face avec un courage indomptable à la superpuissance américaine et à son allié sioniste et qui est en première ligne dans le combat commun des Peuples des quatre continents pour leur liberté.

Comme l’écrivent nos camarades du quotidien « AS-SAOURA », organe du parti Ba’th à Bagdad, « L’Amérique n’est pas un loup-garou terrifiant et, même si elle possède la puissance militaire pour terroriser les peuples du monde, elle ne pourra pas vaincre un peuple qui croit en ses droits, en ses richesses, en ses capacités ».

Aujourd’hui, La cause des Peuples se défend aussi et surtout à Bagdad !

 

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