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PCN-Infos du 15 juillet 2002

ATTENTAT CONTRE JACQUES CHIRAC :
QUI SE CACHE DERRIERE "UNITE RADICALE" ?
QUI PROTEGE "UNITE RADICALE" ?

L’attentat contre Jacques Chirac a porté au premier plan de l’actualité le groupuscule néonazi « Unité Radicale ». Mais la grande presse est resté muette sur l’arrière-plan dissimulé derrière ces fanatiques de la « guerre ethnique ».

UR est la composante française d’un réseau barbouzard qui comprend les skins de « L’ASSAUT » en Belgique, ou encore les nervis de « Forza Nuova » en Italie (impliqués dans les provocations policières du sommet de Gênes). Ce réseau a aussi des liens de travail et de collaboration avec une scission de la « Nouvelle Droite », le groupuscule « Synergie ».

L’une des caractéristiques de ce réseau est que nombre de ses animateurs étaient liés au groupe néonazi européen des Années 85-92 connu sous le nom de « pédonazis » et dont certains animateurs ont été condamnés en France et en Allemagne pour pédophilie.

Une autre de ses particularités est d’être lié à une secte satanique, l’OTO (« Ordo Templi Orientis »), qui mêle maçonnerie (notamment en contact avec les loges du rite « Menphis Misraim »), ésotérisme de pacotille, néo-templiers et pratiques sexuelles « extrêmes » (voir le dernier livre de C. Bourseiller sur « les extrémistes du sexe »). Christian Bouchet, un des gourous d’UR, les « pédonazis » allemands, ou encore certains animateurs de « Synergie » sont des dirigeants de cette secte aux multiples ramifications.

Enfin, ce réseau évolue dans un monde barbouzards, fait d’opérations d’entrisme et de provocations diverses, généralement tournées contre les milieux anti-impérialistes. TF1 a consacré en 1997 une émission à ce réseau protéiforme sous le titre explicite « Les Templiers de l’OTAN ».

Parmi les nombreuses provocations menées par ce réseau :

- Les provocations policières organisées contre les milieux anti-mondialistes à Gênes par des militants de « Forza Nuova », ou à Bruxelles par « L’Assaut » lors du Sommet de Laeken en septembre dernier.

- L’infiltration des VERTS français ou des milieux nationaux-communistes européens.

- La constitution en France et en Belgique de multiples groupuscules fantômes destinés à discréditer la mouvance anti-impérialiste ou anti-mondialiste.

- L’affaire « Skandrani », militante des VERTS, actuellement sous les feux de l’actualité pour publication de textes sur deux sites Internet liés aux animateurs d’UR.

Ce qui fait la dangerosité de ce réseau, ce n’est pas ses membres, souvent de minables paumés, à l’image de l’agresseur de Chirac. Ce n’est pas l’idéologie psychiatrique de ses animateurs. Ce n’est même pas l’implication de ses animateurs en France dans le FN (ainsi derrière le pseudonyme de Frédéric Larsen, animateur répugnant du site d’UR, se dissimule un brillant cadre FN de la Mairie d’Orange), puis le MNR (car tous étaient candidats MNR aux dernières élections), parfois à un niveau élevé (un des gourous d’UR, proche de Brunerie, a organisé le dernier congrès du MNR à Nice). Mais bien ceux qui l’utilisent et le protègent. Car ce réseau ne relève pas de la politique mais du monde barbouzard des polices politiques.

A titre d’exemple de ces protections, le procureur de Nice révélait en 1999 les protections dont bénéficiaient les animateurs du GUD et d’UR, en raison de leurs liens avec certains milieux maçonniques. 

Depuis 10 ans, les animateurs de ce réseau bénéficient en France comme en Belgique de l’étrange mansuétude des milieux judiciaires. Pourtant ces milieux sont dangereux. En Belgique, des armes ont été découverts récemment chez des dirigeants de « L’Assaut ». En Russie vient de s’ouvrir à Saratov le procès pour terrorisme et trafic d’armes d’un des dirigeants russe du Réseau. En France, l’attentat contre Chirac est inquiétant. Au moment où le moindre militant antisioniste se voit traîné devant les tribunaux, les animateurs d’UR peuvent ainsi évoquer en toute impunité la « guerre ethnique » qu’ils préparent.

Nous exigeons :

- L’ouverture de commission d’enquêtes parlementaires sur UR en France et « L’ASSAUT » en Belgique et leurs protections,

- La dissolution de ces groupuscules, non pour motifs politiques, mais pour association de malfaiteurs.

 

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