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PCN-Infos du 14 mai 2002

REFORMISME OU REVOLUTION ?

Lors de l’élections présidentielles, nous avons assisté au rejet de la « gauche » sociale-démocrate, clairement exprimé par les classes populaires. Et le début de la campagne pour les législatives en France est plein de leçons.

Face au chaos de la gauche gouvernementale, nous voyons fanfaronner nos chers Trotskistes de la LCR, qui déclarent saisir l’occasion pour créer un « nouveau grand parti de gauche » (sic). Arlette Laguillier, nous ayant déjà fait le coup lors des dernières élections européennes, cela ne mériterait, selon certains, aucun commentaire. Mais la politique d’infiltration et d’encadrement de ces sociaux-traitres dans les luttes périphériques en général et dans le combat anti-mondialisation en particulier mérite toutefois d’y prêter attention.

Il faut dénoncer ce piège tendu à la classe ouvrière et à la jeunesse populaire. Encore une fois, les Trotskistes tentent d’engager les forces vives qui ont manifesté leur refus du Système dans la voie sans issue du réformisme. Et ce n’est pas une nouvelle couche de vernis pseudo-révolutionnaire à la sauce Besancenot qui permettra de dégager la voie à la Révolution.

Commençons par dénoncer le « gauchisme » qu’ils veulent faire avaler aux masses ! Nous allons donc aborder cette semaine un thème cher aux révisionnistes trotskistes : l’anti-mondialisation.

 

LES DESSOUS DE LA MONDIALISATION

Globalisation, mondialisation, anti-mondialisme, alter-mondialisme, ultra-libéralisme sont des mots que l'on retrouve de plus en plus souvent dans les média. Et on y souligne encore plus particulièrement  une prise de conscience de l'opinion publique face aux menaces d'asservissement économique, politique, social, culturel que fait peser la mondialisation sur les nations du monde.

Cette opposition à l'ultra-libéralisation et à sa manifestation actuelle, la mondialisation de l'économie, avec comme base la destruction de toutes les entraves à la dictature des puissances financières multinationales, s'est traduite par une série de manifestations - Seatlle, Nice, Rome, Bruxellles, Davos, Porto Allegre - qui avaient pour espoir de freiner, retarder le processus en cours et même d'arrêter sa marche un  jour ou l'autre.

 Mais il est plus que dangereux de considérer le combat contre la mondialisation de l'économie comme un but en soi, en la sortant de son contexte. Le capitalisme est passé par plusieurs phases au fil des développements économiques et de l'évolution de la société. Mais son principe et ses objectifs n'ont jamais changé : il lui faut toujours réaliser le profit maximum le plus rapidement possible par l'exploitation de l'homme par l'homme et l'affirmation du "droit" à la propriété privée des moyens de production.

La mondialisation en cours n'est que la suite logique de ce principe. C'est pourquoi les grands patrons de la mondialisation n'aiment pas que l'on  leur fasse une mauvaise publicité et tentent de contrôler les opposants. Comment ? En corrompant ce que l'on appelle l' « aristocratie ouvrière », lui permettant de s'emparer des postes de commandes dans les syndicats. Ils forment donc  avec les éléments petits-bourgeois le noyau actif  des partis dit de « gauche », créant ainsi un opportunisme qui tend à subordonner le mouvement ouvrier aux intérêts de la bourgeoisie. Les opportunistes jouent le rôle d'agents de la bourgeoisie et empêchent les masses de conjuguer leurs forces pour abattre le capitalisme.

Les capitalistes comptent donc sur leurs laquais : ils ne veulent pas apparaître au grand jour et c'est à leurs sous-fifres de favoriser la division des opposants à la mondialisation. Que l'on se souvienne dans les années soixante, comment les dirigeants "socialistes", d’obédience ou d’origine trotskistes la plupart du temps, ont berné les travailleurs en leur faisant croire que les "réformes de structure" étaient la panacées universelle contre le capitalisme.

Il est juste, il est indispensable de combattre la mondialisation en cours avec toute l'énergie et tous les moyens disponibles. Mais si l'on ne détruit pas le Système qui génère cette phase, elle se reproduira fatalement. C'est la capitalisme tout entier, avec son idéologie de domination et d'exploitation, et sa direction impérialiste, qu'il  faut détruire. 

Pour nous, militants communautaristes européens, la lutte pour le Socialisme n'est pas faite de "réformes" et autres voies de garage chères aux réformistes et Trotskistes de tous bords. C’est un combat sans concession  contre le Système. Ce n’est pas réformer le capitalisme, c’est le détruire ! Ce n’est pas débattre avec l’impérialisme, c’est le chasser de notre Grande Nation continentale !

La véritable opposition anti-capitaliste, c'est le PCN avec sa stratégie de "FRONT NOIR-ROUGE-VERT".

 

Richard RAMAEKERS & Fabrice BEAUR.

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