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PCN-Infos du 08 avril 2002

Face au consensus néo-libéral et capitaliste, 
une nouvelle alternative se dessine !

Dès le début des années quatre-vingt, on a commencé à nous parler de la fin des idéologies. On nous disait que la politique était une affaire de gestionnaire, de spécialistes. Les grandes causes révolutionnaires appartenaient au siècle finissant, et l'avenir était à la maturité politique occidentale. Celle des bons capitalistes libéraux, mesurés, froids et technocratiques. Les reniements de la gauche socialiste et l'effondrement de l'Union Soviétique, allaient, nous disait-on, dans le sens de l'histoire. Vers une société de compromis, de consensus, une société sans idéologie, sans protestation, sans illusion révolutionnaire. C'était cela, la fin de l'histoire.

Aujourd'hui, ce discours castrateur est en voie d'épuisement. D'abord parce que son caractère idéologique est plus éclatant que jamais. Les discours qui prônent la fin des idéologies, la fin de la politique militante et partisane, ne sont rien d'autres, on le sait, que les derniers avatars de l'idéologie bourgeoise néo-libérale. Quel meilleur moyen, en effet, pour désamorcer les alternatives au capitalisme triomphant que d'affirmer arbitrairement que le temps est au compromis, à la gestion politique, et que les utopies révolutionnaires son démodées ? En nous promettant la fin des idéologies, les grands idéologues occidentaux ne nous ont rien promis d'autre que la fin des alternatives. Tout simplement.

C'était sans compter sur les aspirations naturelles des peuples à la démocratie !

En France, les deux grandes familles politiques qui se partagent le pouvoir depuis des décennies, la droite libérale et la gauche pseudo-socialiste, ne satisfont plus les électeurs. L'incapacité des dirigeants corrompus qui se succèdent au pouvoir, leur convergence vers un néo-libéralisme à peine avoué et inféodé aux mots d'ordre impérialistes américains, poussent le peuple français à chercher une véritable alternative au système.

Il la cherche du côté des « extrêmes », c'est à dire ceux qui, de « Lutte Ouvrière » au « Front National », incarnent à ses yeux une autre voie que la pseudo démocratie de marché. Le Pen, Laguiller, et même Chevènement pourraient ainsi obtenir ensemble au premier tour près de 30 % des voix.

C'est que les dirigeants traditionnels, de droite comme de gauche, sont passés maître dans l'art de l'immobilisme, de l'irresponsabilité. Dépassés par la grandeur du projet européen, soumis aux conquêtes américaines sur le continent, ils se sont eux-mêmes exclus de la marche de l'Histoire. Ils incarnent la stagnation, le reniement, et l'épuisement d'une classe politique incapable de répondre aux attentes des citoyens. Et ils doivent aujourd'hui faire face à tous ceux que le consensus libéral qu'ils défendent a laissé dans la misère et le dénuement. Dans les banlieues, dans les zones ouvrières ou rurales, au cœur des logements sociaux, toute une population a pris conscience que la fin des idéologies et de l'Histoire impliquait aussi sa propre fin.

L'abstention, depuis le virage capitaliste sans surprise des socialistes en 1983, n'a cessé d'augmenter. Quel intérêt y a-t-il donc à voter, à exprimer son choix démocratique, lorsque les partis en lice défendent les mêmes idées, la même idéologie ? Pourquoi participer à cette mascarade dont la campagne pathétique pour les présidentielles ne fait que révéler l'ampleur ? Et ceux qui, malgré cela, sont décidés à revendiquer leur droit démocratique à l'alternative, se tournent alors vers les Trotskistes mous et sectaires de « Lutte Ouvrière », vers les réactionnaires poujadistes du « Front National », ou encore vers les piètres lambeaux de la République que Chevènement prétend arracher au néo-libéralisme.

Cette soif d'alternative est louable, mais ceux qui la fédèrent le sont beaucoup moins.

Car la véritable opposition au système ne se trouve pas chez ces quelques partis qui ne servent finalement que de soupape de sécurité aux gestionnaires du capitalisme. Ce ne sont que des protestataires maintenus en vie artificiellement par les énarques consensuels afin de donner au peuple une illusion d'alternative.

Le changement radical, l'abandon du discours capitaliste et la lutte contre les conquêtes hégémoniques américaine, ne passeront jamais par l'un de ses courants politiques. Laguiller, Le Pen, Chevènement et leurs épigones recueillent aujourd'hui les bénéfices d'une contestation dont ils ne savent que faire, faute de véritable projet radical et transnational européen.

Ces trois pôles de protestation ne font ainsi que gaspiller les aspirations anti-système du peuple.

Ils se contentent des maigres bénéfices électoraux, mais sont incapables de canaliser le rejet du consensus libéral par un projet national et continental réellement alternatif. Car le peuple de France et d'Europe, fatigué par la fin des idéologies, mérite mieux que tout cela. En son nom, c'est une autre politique qui doit être défendue. En son nom, il faut rompre avec le capitalisme. Il faut adopter une politique d'indépendance européenne. Il faut créer une force transnationale à l'échelle des peuples du continent, une force susceptible de s'opposer à l'internationale terroriste américaine.

Et le seul véritable front anti-système capable de fédérer par ses mots d'ordre tous les exclus du néo-libéralisme, d’où qu’ils viennent, c'est celui du PCN-NCP. Un front multiple, composé de diverses tendances, mais dirigé vers un but unique, la libération nationale et sociale des peuples européens.

Les Nationaux-révolutionnaires et Nationaux-bolcheviques, héritiers d'un antifascisme radical et d'un anti-impérialisme sans concessions, les militants communistes et socialistes sincères, fers de lance de la lutte anticapitaliste, et les activistes écologistes les plus combatifs, doivent aujourd'hui se retrouver unis dans le « Front noir-rouge-vert » du PCN.

Par cette alliance, la protestation populaire ne sera pas gaspillée et détournée dans des partis sans avenir ou dans des mouvements anti-mondialisation sporadiques, éphémères et utopistes. Nous balayerons le consensus, nous balayerons les gestionnaires du capitalisme ! Nous balayerons la fin de l'Histoire ! Et l'Histoire reprendra sa marche inexorable vers l'avènement des peuples et la nouvelle ère du Travailleur.

 

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