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PCN-Infos du 26 février 2002

PAS UNE VOIX POUR LES CANDIDATS DE LA BOURGEOISIE !

L’actualité politique française va être focalisée dans les semaines qui viennent sur les élections présidentielles et législatives.

Nous n’aborderons pas aujourd’hui les programmes des candidats. Nous le ferons semaine après semaine, candidat après candidat, sujet après sujet dans nos prochains messages.

Le but du PCN étant la révolution européenne, nous allons vous parler de cette gauche du système qui se proclame alternative au mondialisme capitaliste.

Quel est donc l’argument des parlementaires de gauche aujourd'hui ?

Les communistes de Margarine du P « c » F, comme les appellait STALINE, disent « nous sommes contre la thèse de la chaise vide ». L’extrême-gauche institutionnelle, essentiellement trotskiste, c’est-à-dire révisionniste et sociale-démocrate derrière son language virulent, dit se « servir de la Tribune » pour faire connaître ses points de vue sectaires. En réalité. ils sont pour ne pas laisser la chaise vide au Parlement quand ils peuvent y obtenir un siège (Parlement européen, conseillers municipaux) et les prébendes qui l’accompagnent.

Le P « c » F nie la nécessité de renverser l’Etat bourgeois. Il a adopté la thèse révisionniste du passage pacifique au socialisme, le dépassement du capitalisme en conquérant la majorité au Parlement, il reproche à ses alliés P « s » et Verts de n’être pas « assez à gauche », argument repris par les divers sectes trotskistes, qui les unes et autres ont préconisé elles aussi l’ « Union de la gauche », un gouvernement P « s » - P « c », ce qui rejoint le « s’ancrer résolument à gauche » de ce dernier.

Mais les faits sont têtus, et le P « c » F s’y enfonce, car englué dans sa théorie du passage pacifique au socialisme (sic), du dépassement du capitalisme (resic), de la conquête de la majorité au Parlement, et autres sucreries réformistes, il n'offre plus de perspectives crédibles.

Les sectes trotskistes parlent de « contrôle ouvrier », mais ne parlent jamais de la prise du pouvoir par les masses, du renversement de l’Etat bourgeois, de sa destruction et de l’instauration de la République populaire. Lénine a pourtant dit : « Par rapport à la féodalité, la république démocratique et le suffrage universel constituaient un immense progrès : ils ont permis aux masses d’atteindre à ce degré d’union, de cohésion, qui est le sien aujourd'hui ; de former les organisations disciplinées qui mènent une lutte systématique contre le capital... Sans le parlementarisme », sans le principe électif, cette évolution de la classe ouvrière eût été impossible. Voilà pourquoi le tournant semble si difficile. Les hypocrites fieffés, les savants et les curés ne sont pas seuls à entretenir et à défendre le mensonge bourgeois selon lequel l'Etat est libre. Ceux qui sont directement soumis à la bourgeoisie, qui sont assujettis au joug du capital ou sont corrompus par lui… ».

Certains diront que nous ne sommes plus à la même époque, que nous vivons dans des pays hautement développés, où il y aurait la démocratie établie. Citant la Suisse et les USA, Lénine rappellait déjà que « nulle part la domination du capital n'est aussi cynique et impitoyable ».

Peut-on dire que la situation a changé aujourd'hui dans les pays développés ou dans les pays opprimés ?

La dictature du capital, la ploutocratie hypocrite que les capitalistes et leurs valets de gauche ou d'extrême-gauche appellent « démocratie », n'a jamais été aussi forte. Il n'y a qu’à demander aux SDF jetés sur le pavé, aux chômeurs, aux licenciés de Moulinex, aux petits boulots à la Mac Do, et autres contrats précaires, ce qu'ils en pensent. Mais la gauche et l'extrême gauche institutionnelle pensent pour eux et leurs concoctent sur les bancs de l'Assemblée nationale ou dans les associations et autres ONG, des réformes pour les faire patienter dans l'attente d'un véritable « changement pacifique », sans détruire l'appareil d'Etat bourgeois capitaliste, sans poser la question de l’impérialisme et du néo-colonialisme yankee en Europe, sans envisager concrètement la nécessité du Parti d’avant-garde, en rejetant l’expérience de l'édification des expériences socialistes, avec tous ses défauts à dépasser et ses avancées.

Certains opposants à l'intérieur du P « c » F poursuivent dans la voie parlementaire en espérant inverser la tendance à la social-démocratisation complète du P « c » F. Ils veulent en revenir à l’époque où leur parti avait quelque éclat, mais ne veulent pas voir que la processus de liquidation complète auquel ils assistent à ses racines non seulement dans les thèses révisionnistes et la « mutation-trahison » de Robert Hue, mais bien avant et bien plus profondément avec la déstalinisation kroutchevienne et l’ « euro-communisme ».

Les thèses sur l' « eurommunisme », l' « Union de la Gauche », le socialisme aux couleurs de la France, pour finir aujourd'hui par ce que l'on appelle la « gauche plurielle », dont chacun peut juger du caractère de « gauche », sont des échappatoires pour tromper les masses et les maintenir sous la dictature du Capital.

De notre point de vue si les militants de ce courant veulent progresser, il faut qu'ils abandonnent leurs illusions électoralistes et reviennent aux principes du Parti d’avant-garde, qui ne refuse pas de se présenter dans certaines élections selon les conditions du moment, mais qui travaille principalement et sans cesse à la construction de l’appareil révolutionnaire de rupture avec le Système.

PAS UNE VOIX POUR LES CANDIDATS DE LA BOURGEOISIE !

PAS UNE VOIX POUR LES CANDIDATS DU SYSTEME, DE DROITE, DE GAUCHE, D'EXTREME-GAUCHE INSTITUTIONNELLE, D'EXTREME DROITE NAZIE-LIBERALE !

A BAS LE CIRQUE ELECTORAL !

BOYCOTTONS LES ELECTIONS !

PREPARONS LA REVOLUTION EUROPEENNE !

 

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