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PCN-Infos du 21 janvier 2002

AVEC LE PCN POUR RETABLIR LA LOI ET L'ORDRE ! 

A moins de cent jours de l’élection présidentielle française, coup de théâtre dans la magistrature : le juge Eric Halphen démissionne.

Celui qui a enquêté de 1994 à 2001 sur les HLM de Paris, les Tibéri, les premiers emplois fictifs du RPR, les fausses factures de Méry, perquisitionné à la Mairie de Paris, avant de convoquer en vain, Jacques Chirac, estime que « ce n’est plus possible ».

« Quand je suis devenu magistrat, déclare Halphen dans un entretien exclusif avec le journal LE PARISIEN,  j’avais un idéal de justice. La même justice pour tous ». Mais aujourd’hui « il faut ouvrir les yeux. (…) Rien n’a changé pour le voleur de sac à main… alors que certains détournent des sommes considérables et ne sont pas jugés ». « On a un président qui est soupçonné d’avoir fait bénéficier son parti d’argent public pendant des années et on dit que vous ne pouvez pas en quêter sur lui. Comment peut-on continuer à enquêter sur les autres ? »

Et le juge Halphen continu de vider son sac en indiquant que « les dossiers politiques sont exactement comme les dossiers mafieux. Personne ne parle (…) Les hommes politiques, des personnages pourtant publics, en sont réduits, devant les soupçons et les démonstrations des dossiers, à se taire comme de grands truands. Ils sont exactement comme les braqueurs ou les trafiquants de drogues pris la main dans le sac. A les croire, ils ne sont au courant de rien, ne décident de rien, et ne sont censés être au courant de rien. Cette attitude en dit long sur l’état de notre démocratie. Pour moi, un homme politique doit avoir le courage d’assumer ses erreurs ».

Rappelons simplement que depuis la fameuse maxime « responsable mais pas coupable », cette classe politique corrompue n’a plus aucun scrupule. Tout est une question de vocabulaire pour un même résultat : impunité totale face aux malversations et autres truanderies !

Mais non, nous dirons certains défenseurs des voleurs au pouvoir. « C’est du passé. Et puis ce n’était qu’un tour de passe-passe. Avez-vous perdu de l’argent personnellement ? »

Oui, nous avons perdu de l’argent ! Laissons là encore la parole à Halphen : « Concrètement, à l’Office HLM de Paris, des gens sont venus m’expliquer que des ascenseurs sont en panne régulièrement, qu’au lieu des deux couches de peinture prévues il y en a parfois qu’une seule, qu’on a oublié de poser des portes blindées et que des fenêtres bas de gamme, qui ferment mal, ont remplacé de meilleurs modèles. Pour chaque fausse facture, c’est le bien-être des habitants d’HLM qui est atteint ». Fin de l’exemple. Nous pourrions en citer bien d’autres mais ce message ne suffirait pas pour en faire la simple énumération.

Mais pourquoi ce juge si médiatique et pourtant fort silencieux jusqu’ici a-t-il décidé de parler ? Le magistrat répond très clairement « pour défendre mon honneur. Faire savoir que j’ai été calomnié et que mon instruction sur l’affaire des HLM a été sabotée. On m’a mis des bâtons dans les roues tout le temps. On a sans cesse voulu m’empêcher d’enquêter ». «  A chaque fois que je découvrais un nouveau levier pour comprendre, il m’étais retiré ».

Mais le plus important dans cet entretient, une première dans l’histoire politico-judiciaire française, c’est qu’il s’agit de déclarations publiques. Eric Halphen indique donc qu’il a « découvert les ombres d’un système (…) et qu’il est difficile, voir impossible, d’aller plus loin » ; qu’il avait peur lorsqu’il tournait les clefs de sa voiture le matin et que les « Renseignements Généraux », cette Gestapo à la française, structurée sous Pétain pour faire la chasse aux résistants et aux communistes, « font des enquêtes parallèles totalement anormales et dignes d’une police politique ».

Le juge et bientôt ex-juge Eric Halphen a tout à fait raison. Il démontre que l’état de délabrement de la justice et de la classe politique en général n’est pas le fruit des élucubrations populistes des révolutionnaires, mais bel et bien une réalité.

Face à cette réalité, les propositions du PCN sont claires et ont toujours été les mêmes. Rappelons-les.

Notre système judiciaire est en crise : scandales à répétitions, lois et codes dépassés et inadaptés, manipulations politiques, moyen mise à sa disposition insuffisant, mauvaise justice… Le citoyen, avec raison,  ne croit plus aux lois, il n’a plus confiance en ses juges. Et pour cause !

Rénover les fondements d’une nation serait une absurdité si l’on ne rénovait pas également les moyens et la manière dont la justice y est rendue. Notre programme social est basé sur l’équité. Nous prônons également une justice équitable.

Si la justice doit être rendue, c’est dans l’intérêt d’une nation et de ses citoyens. Il ne faut pas que ce soit l’inverse qui se produise. Or c’est ce qui se passe en Europe en général et en France en particulier. En effet, les procédures sont telles que c’est finalement la personnalité, les moyens mis en œuvre de la défense et le carcan des jurisprudences qui fondent la décision de justice. Et plus la Loi.

Nous voulons une justice plus rapide avec la simplification des procédures. La justice doit servir ses citoyens et non pas fonctionner en vase clos avec comme seule référence les jurisprudences qui font force de loi à la place de la Loi.

Quant à la corruption endémique, elle est un crime contre le peuple et l’Etat et doit être rendue passible de la peine de mort.

Alors si l’analyse est bonne, il faut avoir le courage de pousser la réflexion jusqu’à sa conclusion finale : ce ne sont pas des réformettes qu’il faut mais bel et bien un autre système, un changement radical.

Seule une force politique de rupture peut être porteur de cela. La Justice égale pour tous, telle est aussi le programme du PCN

 

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