PCN-INFOS

Le réseau d'information téléphonique du PCN

 

PCN-Infos du 24 septembre 2001

Policiers, barbouzes et flics de la pensée mobilisés 
pour défendre l'Occident yankee contre l'"ennemi intérieur" :
L'ANTI-AMERICANISME EST-IL UN DELIT ?

Alors que l'Amérique de Bush part en croisade (1), non pas contre les Arabes ou les Musulmans mais contre les peuples du monde, les exploités et les nations prolétaires, la répression s'organise dans tout l'Occident américanisé et chez ses valets "européens" ou musulmans.

L'impérialisme yankee à l'habitude du double langage et de la morale à double standard. Un bombardement de civils à Bagdad c'est une "frappe chirurgicale". Des innocents touchés par une frappe de l'Otan en Serbie, c'est un "dégât collatéral". Mais une attaque contre Wall-Street qui fauche des innocents, tout simplement parce qu'ils étaient là, comme les Irakiens ou les Serbes étaient au mauvais endroit et au mauvais moment, cela devient "un crime contre l'humanité". Parce qu'un mort américain ou occidental n'a évidemment pas la même valeur qu'une victime serbe ou arabe au sein de l'Occident du croisé Bush !

En matière de droits de l'Homme et de libertés publiques, Les USA et l'OTAN pratiquent la même hypocrisie. Bush part en guerre pour défendre la "démocratie". Mais ses flics et ceux de ses vassaux la bafouent chaque jour davantage.

Aux USA, le site Internet du groupe de rock "RAGE AGAINST THE MACHINE", qui dénonce l'impérialisme yankee, est censuré et son forum fermé sur ordres de la CIA et du FBI. Aux USA, la censure est totale, absolue, contre les dissidents : "Clear Channel, un des plus importants réseaux radiophoniques aux Etats-Unis, a demandé à ses stations de ne pas diffuser 150 chansons pour ne pas heurter les sensibilités marquées par les attentats terroristes ». Toutes les chansons du groupe contestataire Rage against the Machine sont ainsi censurées ainsi que le chant pacifiste de John Lennon « Imagine » ou le « Rock the casbah » du groupe Clash. C'est la censure culturelle contre toute chanson de contestation".

Et des centaines d'activistes et de pacifistes sont inquiétés comme "ennemis de la patrie" par une Amérique qui se souvient du Mac Carthysme. Les manifestations contre la guerre, celles des pacifistes comme l' "International Action Center" de Ramsey Clark, l'ancien procureur-général (ministre de la Justice), sont totalement occultées. Aucune chaîne de télévision américaine, à commencer par CNN, la télévision du Pentagone qui donne des leçons au monde, ne couvre l'événement. Pourtant des manifestations ont eu lieu sur 146 campus universitaires dans trente-six Etats sur les cinquante que compte l'Amérique.

Au Pakistan, gouverné par une dictature militaire imposée en octobre 1999 par Washington contre le choix électoral du peuple, on s'est rallié aux ukases de Bush et on s'apprête à poursuivre les partis anti-américains les plus radicaux.

A Athènes, un enseignant rebelle à la pensée unique de Washington, et qui voulait informer ses élèves, a été muté ! (2)

Partout en Europe, alors que les media sont censurés (3), on renforce l'appareil de répression politique sous couvert de combattre le "terrorisme". Ainsi EUROPOL, l'organisme policier "européen", créé et formé par le FBI américain, voit ses pouvoirs renforcés. "La police Europol jouera un rôle croissant dans la lutte contre le terrorisme", rapporte le journal allemand “Frankfurter Allgemeine Zeitung” qui précise qu'"Une unité spéciale sera créée à La Haye pour une durée d’au moins six mois. Elle rassemblera des agents des services de police et de renseignements nationaux. Il s’agit dans un premier temps d’“appliquer de façon plus flexible les dispositifs antiterroristes qui existent dans les différents pays. A terme, Europol devra conclure un accord formel avec les Etats-Unis" (4).

Ainsi INTERPOL, créée par la Gestapo (5) comme on l'oublie trop souvent, "a annoncé lundi à Budapest la création d'une unité de lutte anti-terroriste devant faciliter la circulation de l'information dans le monde, à la suite des attentats aux Etats-Unis. Cette unité, baptisée "11 septembre", sera installée au quartier général de l'Organisation internationale de police criminelle (OIPC-Interpol) à Lyon" (6).

L'Allemagne ou la Belgique, elles, ressortent les législations anticonstitutionnelles (7) et les services barbouzards créé dans les Années 80.

En Belgique, le GIA (Groupe Interforces Anti-terroriste), créé en 1984 lors de l'affaire des CCC, les "Cellules Communistes Combattantes" et jamais dissout 16 ans après l'arrestation des CCC,  va se transformer avec des pouvoirs renforcés en "Direction fédérale de la sécurité publique" (DFSP) (8). Le PCN fut une des cibles du GIA en 1984-85, qui manipulait les media, désinformait et utilisait des militants néonazis pour ses basses besognes. Le gouvernement belge "souhaite aussi que le Parlement autorise des écoutes téléphoniques plus larges, un renforcement du personnel de la sûreté ou la législation sur les repentis" (9).

La France des droits de l'homme n'est pas en reste. En collaboration avec l'appareil de répression belge, on a lancé une grande chasse à l'homme contre les activistes arabes. Parmi les faits de gloire des flics de la DST, le contre-espionnage français, la mise en garde à vue pendant quatre jours d'une femme enceinte de six mois ! Par pure intimidation, elle dut être relâchée ensuite sans qu'aucune charge ne puisse être retenue contre elle (10).

La France instaure aussi le délit d'opinion anti-américaine.

Dès le 11 septembre, "2 personnes étaient mises en garde à vue pour s'être publiquement réjouies des attaques réussies contre Le Pentagone et le World Trade Center. Elles ont été relâchées aujourd'hui mais seront poursuivies et passeront en jugement" (11).

Le préfet des Pyrénées-Atlantiques, lui, a demandé au procureur de la République de Bayonne que soient engagées des poursuites pénales pour "apologie du terrorisme" contre "Ekaïtza", un hebdomadaire basque. L'hebdomadaire, publié à Bayonne en langue basque et en français, a fait paraître un dessin représentant les deux tours du World Trade Center de New-York s'effondrant sous l'impact de deux avions de ligne, avec la légende: "Nous en avions tous rêvé... le Hamas l'a fait"... (12)

Illitch Ramirez Sanchez, dit "Carlos", le militant du FPLP emprisonné à vie après un procès partial, donne une interview à "France-Soir". Il est immédiatement poursuivi pour "apologie de crimes terroristes" (13).

En Belgique, c'est le lancement d'une grande opération de lynchage public et médiatique contre toute la mouvance anti-impérialiste.

Le 16 septembre, une manifestation de commémoration du crime de guerre sioniste de Sabra et Chatila (14), organisée par la "Ligue Euro-Arabe" et préalablement autorisée, à Bruxelles, est interdite. Protester contre la terreur sans fin d'Israël contre les Palestiniens est désormais défendu dans la Belgique démocratique. La manifestation est interdite sans préavis et les manifestants présents arrêtés (15).

En pointe dans le combat anti-impérialiste, le PCN est lui aussi attaqué durement. Ainsi la revue sioniste "RésistanceS" (sic) proche de l'appareil d'Etat belgicain et dirigée par un fonctionnaire travaillant directement pour les services du Premier ministre belge, a lancé sur son site Internet (la revue a disparu faute de lecteurs ...) une violente attaque contre notre Parti, où se mêlent diffamation et appel au lynchage. Les flics de la pensée reprochent pêle-mêle au PCN ses positions anti-américaines, mais aussi nos positions républicaines radicales contre l'entité belgicaine. "RésistanceS" nous reproche ainsi "notre haine de la Belgique". Ses animateurs se trompent. Certains philosophes font de la haine la face cachée de l'amour. Pour aimer comme pour haïr, il faut qu'il ait – ou ait eu – de l'estime. Nous ne haïssons pas le royaume bananier belgicain. Nous avons seulement pour lui, ses institutions pourries, ses politiciens et ses media gangrenés et corrompus, le plus profond mépris. Ce mépris insondable n'a d'égal que celui que nous portons aux kollabos des Américains. Dans certains cas, les deux peuvent se confondre ...

La campagne conte le PCN n'a d'ailleurs pas été initiée par "RésistanceS", mais depuis près d'un an par le groupe néonazi et barbouzard "L'Assaut", animé par d'anciens militaires de carrière de l'Armée belge (16). Elle est doublée d'une enquête totalement illégale (17) d'Interpol contre notre Parti et son soutien à la cause arabe.

Les sionistes de "RésistanceS" ne sont apparemment guère gênés de travailler contre le PCN en compagnie des Néonazis de l'Assaut et des flics d'Interpol, dont les premiers combats furent dirigés contre les résistants anti-nazis (18) sous la présidence de l'Obergruppenführer SS Reynhardt Heydrich, le boucher de Prague.

Mais lorsqu'on voit un tel attelage en tête de la campagne haineuse menée contre notre Parti, on ne s'interroge plus sur les motivations et les commanditaires des uns et des autres !

Le but de toutes ces attaques contre les milieux anti-impérialistes n'est nullement la "lutte anti-terroriste", mais bien le contrôle de l'opinion publique européenne. Car à la grande surprise des Américains et de leurs valets, et malgré les mensonges des media de l'OTAN, de larges segments des masses sont partagés entre l'indifférence et un fort sentiment anti-américain. Le refus de la guerre yankee est total.

L'exemple du "Monde" à Paris est significatif. "Le "Nous sommes tous américains" qui fut lancé, au lendemain des attentats, par l'éditorial du Monde, puis par plusieurs dirigeants politiques, a ainsi suscité bon nombre d'oppositions qui s'expriment clairement sur les sites des journaux ou dans les forums des associations anti-mondialisation", commente avec dépit le quotidien parisien (19). Fait significatif, confronté à la colère de trop nombreux lecteurs, le médiateur du "Monde" doit publier un article rectificatif intitulé "Tous Afghans ?" (20).

Il s'agit donc d'instaurer un terrorisme intellectuel afin de contrôler l'opinion publique, étouffer les oppositions à la guerre impérialiste et surtout, en frappant et en intimidant les mouvements d'avant-garde les plus radicaux, comme le PCN, d'empêcher la radicalisation de l'anti-américanisme et des éléments les plus conscients de la mouvance anti-globalisation.

Policiers, barbouzes, flics de la pensée : le système est à l'image de ses prétoriens : méprisable !

HASTA LA VICTORIA SEMPRE !

Luc MICHEL

 

NOTE :

(1) La croisade précédente de l'Occident débuta le 21 juin 1941. Elle s'appelait "croisade contre le Bolchevisme" et son guide d'alors était un certain Hitler.

(2 ) "Un professeur de lycée athénien a tenté de faire cours habillé «en taliban» mais a été refoulé par la directrice de l’établissement et muté", a raconté le 13 septembre 2001 la chaîne privée grecque Mega. "La chaîne a montré ce jeune professeur d’anglais, Ioannis Georgiou, se préparant à rentrer au lycée public d’une banlieue athénienne revêtu d’une longue tunique blanche et coiffé d’un keffieh, sous les applaudissement de lycéens. Il a affirmé avoir «téléphoné à l’ambassade du Pakistan» pour mettre au point son costume «de taliban», visant à «manifester son soutien à l’Afghanistan». Il a aussi indiqué avoir eu l’intention de lire à ses élèves des textes dénonçant «l’impérialisme et le colonialisme»", précise l'AFP. Selon Méga, "la directrice de l’établissement lui a refusé l’entrée du lycée et averti ses supérieurs. Il a appris jeudi sa mutation à un poste administratif, a ajouté la chaîne".

(3) L'AFP (22 septembre 2001) donne quelques exemples de cette censure totale et insidieuse qui vise à rectifier les esprits : "Conséquence indirecte des attentats du 11 septembre contre le World Trade Center et le Pentagone, quelques chansons dont le contenu ou le titre ont une résonance malencontreuse avec l'actualité, "L'hôtesse de l'air" de Jacques Dutronc ou "Tombé du ciel" de Jacques Higelin, sont provisoirement privées d'antenne. Interrogés par l'AFP, les responsables de la programmation musicale de plusieurs stations de radio ont indiqué que l'actualité les a conduits à "prendre des mesures de bon sens pour ne pas choquer les sensibilités des auditeurs".

Jean-Patrick Laurent, directeur de la programmation musicale de Oui FM, affirme "prendre garde à ne pas diffuser de titre pouvant prêter à équivoque". Ont été ainsi déprogrammés de l'antenne de la radio rock parisienne des chansons comme "Safe In The USA" du groupe australien AC/DC ou "Aeroplane" des Californiens Red Hot Chili Peppers. "Le grand incendie", un des extraits du nouvel album de Noir Désir ("Y'a le feu partout, emergency/Babylone, Paris s'écroulent/New York City : Iroquois qui déboulent"), a aussi été déprogrammée. La composition du groupe bordelais sera toutefois diffusée dimanche dans une émission d'actualité, "Stereopress", "ce qui nous permettra de la situer dans son contexte, de faire un travail de pédagogie auprès des auditeurs", souligne Jean-Patrick Laurent.

Les chansons à connotation aérienne ou qui évoquent New York sont les premières victimes des déprogrammations : RTL 2 a ainsi retiré de son antenne "Tombé du ciel" de Jacques Higelin, "Comme un avion sans ailes" de CharlElie Couture, "New York avec toi" de Téléphone. Elle a aussi cessé de diffuser le groupe français les Avions. Disparu également : "Born In The USA" de Bruce Springsteen. Les chansons de Couture et de Higelin ont aussi été provisoirement suspendues de diffusion sur RFM, station qui a également supprimé un autre "Gold" (standard ou classique en argot de programmateur) : "L'hôtesse de l'air" de Jacques Dutronc. A RTL, on indique que les attentats américains n'ont pas eu d'incidence sur la programmation mais un membre de la programmation précise que la station "fait attention à des termes qui peuvent être sensibles, tels ++explosion++, «+avion+» ou à tout ce qui peut évoquer New York". "Il n'y a toutefois aucune consigne, on réagit de façon adulte", précise ce membre de la programmation musicale qui considère comme "un peu excessive" la liste de 150 titres déclarés inaptes à la diffusion établie par la compagnie texane Channel Communications, propriétaire de 1.170 stations de radio aux Etats-Unis. Les attentats ont eu aussi comme conséquence d'amputer sur le temps consacré à la programmation musicale. A Europe 1, on indique ainsi "qu'à partir du 11 septembre, la musique a été réduite à la plus simple expression, cantonnée aux horaires de nuit, l'info a pris le pas". Directeur général de Skyrock, radio parisienne dédiée au rap, Laurent Bouneau, précise qu'"après réflexion, nous avons décidé de ne rien changer à notre programmation". Toutefois, la station a demandé au rappeur Sully Sefil de remanier sa chanson "Avant qu'il soit trop tard", dont les paroles ("S'il existe, qu'il se manifeste") prenaient une résonance particulière après les attentats. Remixée avec "Imagine" de John Lennon, la chanson a alors été diffusée vendredi 14 septembre, lors de la journée d'hommage aux victimes des attentats."

(4) “Frankfurter Allgemeine Zeitung”, 19 septembre 2001.

(5) Interpol s'appelait alors l'"Internazional Kriminalenpolizei Kartel". l'IKK fut une création de la Gestapo et de la SS et était présidé par l'Obergruppenführer SS Reinhardt Heydrich, le bras droit de Himmler, qui dirigeait le RSHA, le regroupement des services de sécurité et de police nazi. Nommé "Reichprotecteur de Bohême-Moravie" en 1938, Heydrich sera exécuté par la Résistance à Prague en 1941. Les premiers faits d'armes de l'IKK fut la traque aux résistants antinazis avant 1940.

(6) Le correspondant de l'AFP à Budapest (24 septembre 2001) donne d'intéressantes précisions sur les projets d'Interpol, qui revient à ses premières activités : "Cette unité, baptisée "11 septembre", sera installée au quartier général de l'Organisation internationale de police criminelle (OIPC-Interpol) à Lyon, a indiqué le secrétaire général d'Interpol Ronald Noble, à l'ouverture de la 70è assemblée générale de l'organisation qui se poursuivre jusqu'à vendredi dans la capitale hongroise."Cette unité a été créée pour faciliter la circulation des informations (sur le terrorisme, ndlr) dans le monde", a précisé M. Noble. La nouvelle unité doit notamment permettre d'accélérer l'échange d'informations entre le quartier général d'Interpol et ses bureaux régionaux dans le monde ainsi qu'avec le Federal Bureau of Investigation (FBI), la police fédérale américaine, a-t-il précisé."Les pays membres (d'Interpol), tels la Grande-Bretagne, l'Allemagne et l'Italie, ont joué un rôle prééminent pour fournir aux Etats-Unis des pistes" sur les attentats de New York et de Washington, a-t-il également dit. Le président d'Interpol, Jesus Espigares Mira, a par ailleurs estimé que la réunion était un "symbole" et que "la lutte contre le terrorisme devait figurer en tête des sujets à l'ordre du jour après les attentats du 11 septembre". "Notre but est d'apporter une réponse appropriée au terrorisme", a-t-il déclaré. L'assemblée de l'organisation devrait décider "de réaffecter des fonds du domaine judiciaire classique à la lutte contre le terrorisme, de faciliter l'échange d'informations et de permettre à ses membres d'accéder plus facilement aux technologies de l'information et de la communication", a-t-il ajouté. L'assemblée devrait en outre préparer une résolution de soutien aux Etats-Unis, ont indiqué MM. Mira et Noble. "Le monde veut savoir comment la plus grande organisation de police internationale va réagir", a déclaré M. Noble. "Nous réagirons par la solidarité, en condamnant ces actes terroristes et en décidant d'amener les responsables devant la justice par tous les moyens légaux", a-t-il ajouté."Ces attaques terroristes ont eu lieu sur le sol américain. Mais elles n'étaient pas seulement dirigées contre les citoyens américains, elles étaient dirigées contre le monde", a encore affirmé M. Noble."

(7) "Immediately following the tragic events on September 11 in New York and Washington, a debate started in Germany on restricting democratic rights in general and tightening up laws governing immigration and foreign residents in particular (...) the Social Democratic Party (SPD)/Green Party government agreed several measures to reinforce internal security. These included the expansion of the disputed Paragraph 129a in the penal code, which makes it an offence to establish or support a criminal organisation. Paragraph 129a had been introduced in 1976 as part of the anti-terror laws, at the time when the Red Army Faction (RAF) was undertaking terrorist attacks in Germany. The law was used to undertake wide-ranging and arbitrary monitoring by the state. It led to numerous false accusations and suspicions being raised against those with non-conformist political views. Instead of being abolished—as the Green Party until recently demanded—the law is to be extended by the addition of a Paragraph 129b, which can be used against supporters of foreign organisations who live in Germany. A draft by the Justice Ministry has already been presented to the cabinet for consideration (...)

The cabinet also decided to remove privileges granted to religious associations from the laws governing voluntary organisations as quickly as possible, in order to enable the banning of Islamic groups. Under the 1964 law relating to voluntary associations, religious communities and “community groups supporting and cultivating a particular world view” were to a large extent protected against state interventions.

To finance the packet of measures aimed at strengthening internal security, the cabinet decided additional expenditure of $1.4 billion. The cash is to be recouped by a “moderate increase” in taxes levelled on tobacco and insurance products (...) The proposals of SPD Interior Minister Otto Schily (who in the 1970s was a defence lawyer representing several RAF activists) stretched from including fingerprints on ID papers to the use of the Bundeswehr (armed forces) for domestic security duties, which the constitution presently only permits in cases of serious disasters. The security services, police and immigration authorities are to cooperate even more closely. He announced restrictions to data protection provisions, or even their abolition where they “protected terrorists”. The expansion of computerised data trawling for evidence was also “among the things being checked out”, said Schily’s spokesman Rainer Lingenthal.

There should be no restrictions on monitoring telephone calls and using CCTV to observe public places and also private dwellings. Closer surveillance of the Internet and email is again on the agenda. Those involved in data protection point out that existing laws already extend wide powers to the state. Telephones can be bugged without judicial permission, if there is a “danger in delay”." ("German government restricts democratic rights", Elizabeth Zimmermann, WSWW, 22 September 2001).

(8), (9) "Entendu mardi au Sénat, le ministre de l'Intérieur Antoine Duquesne a fait le point sur les mesures de sécurité prises en Belgique après les attentats américains. Selon le ministre, la Belgique n'est pas l'objet actuellement de menaces. Mais la vigilance s'impose, dit-il, les terroristes ayant déclaré la guerre à toutes les démocraties. Devant les parlementaires, le ministre a précisé que les mesures de protection passaient par une coopération renforcée avec les Etats-Unis, les pays de l'Union européenne mais aussi les candidats de l'est de l'Europe. A l'avenir, Antoine Duquesne souhaite aussi que le Parlement autorise des écoutes téléphoniques plus larges, un renforcement du personnel de la sûreté ou la législation sur les repentis.

Il a également confirmé le projet de complète réforme du GIA. Rien à voir avec les terroristes du Groupe islamique armé. Côté autorités, le GIA, c'est le Groupe interforces antiterroriste, une structure censée recueillir et faire circuler toutes les infos sensibles sur les terroristes. Un échec, selon le ministre Duquesne, qui veut le remplacer par une Direction fédérale de la sécurité publique (DFSP) au sein de son département. Ce nouveau service sera chargé de recueillir et d'analyser les informations relatives à la sécurité publique (et pas seulement le terrorisme), d'évaluer les risques de troubles et de proposer des mesures ou des actions visant à les prévenir ou à en limiter les effets, explique le ministre. La DFSP assurera le lien entre le ministère de l'Intérieur et la police fédérale, la Sûreté de l'Etat et le Service général de la sécurité et du renseignement. La DFSP alimenterait tant le ministre de l'Intérieur que celui de la Justice, après avoir recueilli des informations auprès des services de police et de sécurité, tant civil que militaire mais aussi de la police judiciaire. Antoine Duquesne a encore exprimé son souhait d'impliquer davantage l'Office des Étrangers et le ministère des Affaires étrangères dans l'analyse des situations à risques" (Dépêche de l'Agence BELGA, 19/09/2001).

La "Sûreté de l'Etat", elle, demande plus de moyen selon la RTBF. Un porte-parole de la sûreté de l'Etat, au journal télévisé de la RTBF, a expliqué que "cette institution manquait cruellement de moyens et d'hommes". Au niveau des moyens, ce représentant se plaint de ne pouvoir "faire plus d'écoutes téléphoniques et de de décryptage de courriers électroniques". Comme l'a clairement dit le commentateur de la RTBF, "la Sûreté profite du climat pour présenter ses doléances.

Si celles-ci sont prises en compte et reçoivent une réponse positive, tout militant politique sortant du cadre prédéterminé du politiquement correct est en droit de s'inquiéter encore davantage".

(10) "La jeune femme interpellée samedi à Bastia par la DST relâchée mercredi soir", tire le correspondant d'AP à Bastia : "La jeune femme d'origine marocaine interpellée samedi soir à Bastia (Haute-Corse) par les inspecteurs de la Direction de la surveillance du territoire (DST) dans le cadre de l'enquête sur les attentats perpétrés aux Etats-Unis a été relâchée mercredi soir après quatre jours de garde à vue, a-t-on appris de sources proches de l'enquête. Âgée d'une vingtaine d'années, cette personne est considérée comme la compagne de Nizar Trabelsi, un islamiste radical présumé, arrêté le 13 septembre en Belgique. (...) Enceinte de six mois, la jeune femme avait été placée en garde à vue dans une chambre-cellule de l'hôpital de Bastia. C'est là qu'elle a été interrogée pendant quatre jours, temps maximum de garde à vue autorisé dans les affaires de terrorisme. Aucune charge n'a été retenue contre elle".

(11) Flash d'information de "France Inter", 13/09/2001 (20h00).

(12) "Le Préfet des Pyrénées-Atlantiques (sud-ouest) a saisi le procureur de la République à Bayonne afin que l'hebdomadaire basque Ekaïtza paru jeudi soit poursuivi pour apologie des attentats du 11 septembre aux Etats-Unis, a indiqué vendredi la Préfecture.

Dans son édition du 13 septembre, l'hebdomadaire basque, bilingue français-euskara (langue basque) et proche des indépendantistes, a publié un dessin représentant les deux tours du World Trade Center de New-York s'effondrant sous l'impact de deux avions, avec, en légende: "nous en avions tous rêvé... le Hamas l'a fait!".

Selon le communiqué de la Préfecture, "le Préfet suggère que soient engagées des poursuites pénales pour apologie du terrorisme"." (AFP, dépêche du 14 septembre 2001).

 (13) "Le parquet de Paris a ouvert jeudi une enquête préliminaire après la publication mardi par France-Soir d'une interview de Carlos, incarcéré à la maison d'arrêt de la Santé à Paris, dans laquelle le terroriste se réjouit des attentats commis aux Etats-Unis, a-t-on appris de sources judiciaires", commente l'AFP (Dépêche du 20 septembre 2001)qui ajoute que "L'enquête préliminaire devra déterminer d'une part les conditions dans lesquelles cet entretien s'est déroulé, et d'autre part si les propos tenus par Carlos ne sont pas assimilables à une apologie de crimes terroristes".

''En regardant les attaques à la télévision, j'ai eu un très profond soulagement'', explique Illich Ramirez Sanchez. Il précise avoir approuvé après la guerre du Golfe en 1991, ''avec d'autres responsables anti-impérialistes'', le ''principe de frappes aériennes contre ces mêmes objectifs ennemis (tours du World Trade Center et le Pentagone) à New York et Washington''.

(14) perpétré par les alliés de Tel-Aviv, les milices d'extrême-droite phalangistes, contre des camps de réfugiés palestiniens, dans une zone sous contrôle de Tsahal et sous le commandement d'Ariel Sharon, l'actuel premier ministre israélien.

(15) "The Arab european league will go through with picket action in brussels to comemorate sabra shatilla victims despite threats, intimidation and harassment", communiqué de presse de l'Arab European League, 16 septembre 2001.

(16) Aujourd'hui, il existe dans chaque pays européen des groupuscules infiltrés et contrôlés par les polices politiques, quant ils ne sont pas tout simplement créés de toutes pièces par celles-ci. Ces groupuscules provocateurs agissent en toute impunité et sont protégés par les polices politiques ou directement par les services spéciaux de l'OTAN et parfois le MOSSAD israélien. Parés artificiellement des couleurs de l'extrême-droite néo-nazie, de l'extrême-gauche ou encore agissant sous les drapeaux "rouge-bruns", ces groupuscules et leurs meneurs barbouzards préparent l'Europe de la répression.

Le rôle dévolu en Italie aux pseudo "anarchistes", qui se sont illustrés à Gênes, est joué en Belgique depuis le milieu des Années 80 par un groupuscule devenu depuis 2 ans soi-disant "rouge-brun" et en réalité authentiquement néonazi, issu de la milice privée nazie L'ASSAUT et lié au réseau barbouzard à direction sectaire de l'UNITE RADICALE française. Dès le 13 juin dernier, et sous-couvert d'un fantomatique  "comité nationaliste contre l'OTAN", les barbouzes néonazis ont pu perturber une manifestation contre la venue de Georges Bush devant le siège e l'OTAN. Directement protégés par les forces de police, les provocateurs para-policiers, dirigés par d'anciens militaires belges, ont pu en toute impunité insulter et attaquer les manifestants pacifistes, la police dispersant après le tout et arrêtant les pacifistes. La police a même facilité la retraite des néonazis, lesquels sont partis sans être inquiétés. Un scénario qui annonçait Gênes !

(17) L'article 3 des statuts d'Interpol lui interdit toute activité politique et dispose que "toute activité ou intervention dans des questions ou affaires présentant un caractère politique, religieux ou racial, est rigoureusement interdite à l'organisation". L'enquête "parallèle" menée par Interpol contre le PCN depuis plusieurs mois – dont des prises de photos clandestines - est donc totalement illégale.

(18) notamment contre deux des premiers réseaux de Résistance antinazis, les nationaux-bolcheviques de "Widerstand" dirigé par Ernst Niekisch (réseau décimé par la Gestapo en 1937), et le "Front Noir" d'Otto Strasser, traqué en Tchécoslovaquie et en France en 1936-38.

(19), (20) Robert Solé, "Tous Afghans ?", "Le Monde", 22 septembre 2001.  

 

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