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PCN-Infos du 17 avril 2001

SOLIDARITE AVEC SLOBODAN MILOSEVIC 

& ACTUALITE POLITIQUE FRANCAISE

Depuis début avril, l’action du PCN est concentrée sur une solidarité européenne active avec nos camarades du Parti Socialiste de Serbie, le SPS, et de la Gauche Unie Yougoslave, la JUL, dans la campagne pour la libération de Slobodan MILOSEVIC.

Depuis l’emprisonnement du Président MILOSEVIC, les accusations proférées contre lui et les membres des anciens gouvernements tombent une à une. Malgré l’empressement du gouvernorat occidental des traîtres de Belgrade, il n’y a rien. Au contraire, les enquêtes diligentées aboutissent au fait de disculper totalement Slobodan MILOSEVIC et ses ministres.

C’est bien gênant pour l’impérialisme américano-occidental et ses vassaux européens. Vous me direz alors que la libération de Slobodan MILOSEVIC est donc proche ?! Mais n’en croyez rien !

Slobodan MILOSEVIC est aujourd’hui un symbole. C’est le symbole de la résistance européenne aux prétentions du Nouvel Ordre Mondial. C’est le symbole du National-communisme européen. C’est l’Homme qui dit NON pour la dignité du peuple serbe et la liberté européenne. C’est l’Homme à abattre pour l’Occident.

Article après article, les media occidentaux, nous préparent à la mort de « Slobo », à son assassinat devrions-nous dire. Après une petite crise cardiaque fatale, pourquoi ne pas le suicider ?

La mobilisation ne doit pas s’arrêter. Amplifions-là ! Aujourd'hui comme hier, à Belgrade, le combat pour la liberté et la dignité des peuples de Yougoslavie s'incarne dans la figure exemplaire de Slobodan Milosevic.

Le devoir de tous les Européens conscients, de tous les militants anti-impérialistes, est aujourd'hui de participer à la campagne internationale qui est menée partout dans le monde pour la libération de Slobodan Milosevic, et à laquelle le PCN prend une part active et publique. Le combat des nationaux-communistes yougoslaves est le nôtre !

Mais pour autant, nous n’en oublions pas l’actualité politique française. Bien au contraire ! Après avoir traversé une longue et difficile période de tracasseries administratives diverses et de harcèlement des « services » du Régime, le PCN est de retour sur le terrain militant.

Nous n’allons pas vous parler longuement des dernières élections municipales françaises. L’analyse en est rapide : elles ont démontré une fois de plus, le divorce croissant entre la population et la classe politicarde. 40% d’abstention en moyenne jusqu’à plus de 60% dans des villes très ouvrières. Et il faut le reconnaître, c’est la gauche qui a subit les plus forts taux de désaffection dans son électorat. Et il ne faut pas être un fin analyste politique pour en connaître la raison. Les classes populaires et les travailleurs en général en ont assez des mensonges et de la trahison constante de cette « gauche plurielle ».

Et l’actualité est là pour nous donner un exemple flagrant du fait que la gauche, qu’elle soit « plurielle », dite « communiste », ou encore « républicaine et laïque » fait partie du camp du Capital, pas de celui des travailleurs.

En effet, à l’annonce des licenciements massif du groupe Danone, de Marks & Spencer, mais aussi d’Alstom, d’AOM-Air Liberté, de Valeo, de Delphi, d’Alcatel, de Bull, d’Aventis, de Moulinex-Brant, etc., Jospin, les partis de la « gauche plurielle » et toutes leurs composantes ont formé un chœur de pleureuses brodant des variations sur un thème unique : l’éloge de l’impuissance. Aux délégations d’ouvriers exigeant que le pouvoir politique interdise les licenciements, on a toujours répondu la même chose : on ne peut pas à cause de Bruxelles, à cause de la mondialisation, du respect des marchés, etc.

Mais quant il s’agit de rétablir le travail de nuit des femmes dans l’industrie ou le travail des enfants qui est actuellement en cours, ou de remettre en cause les congés de maternité, ou de privatiser les services publics, alors là, c’en est finit de l’impuissance gouvernementale. A coup d’ordonnances, de décrets, de textes votés à la hussarde par une poignée de députés, en pleine séance de nuit, on taille à la hache dans le code du travail et dans les lois sociales, on remet en cause des décennies de conquêtes ouvrières et populaires.

L’impuissance de ces gens-là est à géométrie variable. Ils sont impuissants quand il s’agit des droits des travailleurs à vivre dignement de leur travail. Ils sont, au contraire, très puissants et même brutaux quand il s’agit du droit des multinationales à préserver et à augmenter leurs profits.

Cette politique laisse-t-elle aux travailleurs un autre choix que la lutte, la lutte féroce contre le libéralisme/mondialisme qui n’est autre que la dure actualité du monde capitaliste dans lequel nous survivons ? Il n’y a pas d’autre solution que la résistance. Une résistance non pas pour faire fléchir une « gauche » qui serait sensible à la pression populaire, mais une résistance contre le Système et ses représentants.

Le discrédit de plus en plus fort du PC, et sa longue agonie hueïste, laisse envisager l’ouverture d’un formidable espace pour une recomposition radicale et révolutionnaire. C’est à ces nombreux militants communistes et syndicalistes que le PCN entend s’adresser prochainement. Nous leur dirons que l’espoir est de retour, qu’il faut mettre à profit les erreurs du passé, et que le programme de Libération nationale et sociale du Parti Communautaire National-européen est la synthèse tant attendue pour un renouveau révolutionnaire en France et en Europe. Mais de tout cela, nous vous reparlerons prochainement.

 

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